AINA Logo
Publications

 


Prevalence and abundance of Cyamid "whale lice" (Cyamus ceti) on subsistence harvested bowhead whales (Balaena mysticetus)   /   Von Duyke, A.L.   Stimmelmayr, R.   Sheffield, G.   Sformo, T.   Suydam, R.   Givens, G.H.   George, J.C.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 331-3400, ill., map
ASTIS record 82708

We present findings on the prevalence and abundance of cyamid ectoparasites (Cyamus ceti) or "whale lice" on bowhead whales (Balaena mysticetus) harvested for subsistence in the Bering, Chukchi, and Beaufort Seas from 1973 to 2015. Cyamids were present on 20% of the 673 whales that were examined for cyamid ectoparasites. Logistic regression was used to determine factors associated with cyamid prevalence. The probability of cyamid presence increased with age, length, and improving body condition, but decreased over the past 35 years. Cyamid presence was also more probable on whales harvested in the spring than on those harvested in the fall. When present, cyamid abundance was typically low(< 10 per whale). Case histories provide ancillary information about the relationships between abundance of cyamids and their bowhead hosts. Environmental change and increasing anthropogenic disturbances are expected to occur in the Arctic regions inhabited by bowheads. We recommend continued monitoring of subsistence harvested whales for cyamids, as well as further investigations into the roles of environmental and anthropogenic variables in cyamid prevalence and abundance, as part of a comprehensive program of Arctic ecosystem assessment.

Nous présentons nos constatations en matière de prévalence et d'abondance de l'ectoparasite cyamidae (Cyamus ceti) ou « pou des baleines » se trouvant sur la baleine boréale (Balaena mysticetus) capturée à des fins de subsistance dans la mer de Béring, la mer des Tchouktches et la mer de Beaufort entre 1973 et 2015. Les cyamidae étaient présents sur 20 % des 673 baleines qui ont été examinées dans le but d'y trouver des ectoparasites cyamidae. La régression logistique a servi à déterminer les facteurs liés à la prévalence de cyamidae. La probabilité de la présence de cyamidae augmentait en fonction de l'âge, de la longueur et de l'amélioration de l'état corporel, mais elle a diminué au cours des 35 dernières années. De plus, la présence de cyamidae était également plus probable chez les baleines capturées au printemps que chez les baleines capturées à l'automne. Lorsque présents, les cyamidae étaient généralement de faible abondance (< 10 par baleine). Les cas types fournissent des renseignements supplémentaires sur les relations entre l'abondance de cyamidae et les baleines hôtes. Des changements environnementaux et de plus grandes perturbations anthropiques sont attendus dans les régions arctiques où évolue la baleine boréale. Nous recommandons la surveillance continue des baleines attrapées à des fins de subsistance pour en détecter les cyamidae. Nous recommandons également des études plus approfondies afin de déterminer le rôle des variables environnementales et anthropiques en matière de prévalence et d'abondance des cyamidae, dans le cadre d'un programme exhaustif d'évaluation de l'écosystème arctique.


Observations of heterospecific courtship behaviour in an isolated population of Ross's Gulls (Rhodostethia rosea)   /   Maftei, M.   Davis, S.E.   Mallory, M.L.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 341-345, ill.
ASTIS record 82709

Heterospecific sexual behaviour is notable because it should be strongly deterred by natural and sexual selection. Here we report observations of both male and female Ross's Gulls (Rhodostethia rosea) routinely engaging in sexual displays directed towards other species during the breeding season at a small, remote colony in the Canadian High Arctic. We suggest that in small, reproductively isolated populations, directing stereotyped courtship displays towards heterospecific partners may allow individuals to advertise fitness and experience to both male and female conspecifics and also accelerate hormonal development and readiness to mate during the brief and unpredictable High Arctic breeding season.

Le comportement sexuel hétérospécifique est remarquable, car celui-ci devrait être fortement dissuadé par la sélection naturelle et sexuelle. Ici, nous faisons mention d'observations de mouettes rosées mâles et femelles (Rhodostethia rosea) exhibant régulièrement des comportements sexuels envers d'autres espèces pendant la saison de reproduction dans une petite colonie éloignée de l'Extrême-Arctique canadien. Nous suggérons qu'au sein des petites populations reproductivement isolées, le fait d'axer la pariade stéréotypée sur des partenaires hétérospécifiques pourrait permettre aux individus de faire état de leur forme physique et de leur expérience à leurs congénères mâles et femelles, en plus d'accélérer le développement hormonal et l'état de préparation à l'accouplement pendant la brève saison imprévisible de reproduction dans l'Extrême-Arctique.


Changes in fish catch rates in the presence of air gun sounds in Prudhoe Bay, Alaska   /   Streever, B.   Raborn, S.W.   Kim, K.H.   Hawkins, A.D.   Popper, A.N.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 346-358, ill., maps
ASTIS record 82710

Air guns used in oil industry seismic surveys have the capacity to change fish catch rates, but no previous work has demonstrated this effect in shallow water or in Arctic oilfields. Long-term monitoring of fish catches using four fyke nets allowed assessment of changes in catch rates during a 2014 seismic survey in Prudhoe Bay, Alaska. Fyke net locations were instrumented with both conventional hydrophones and vector sensors. Catch rates were generally within the range of those found in 27 previous sampling seasons. The effect of air guns on eight species was assessed using a modified Before-After/Control-Impact analysis, with historical data and 2014 data as the Before-After components of the analysis and days without and with air gun activity as the Control-Impact components. Results showed significant changes associated with air guns in catch rates at one or more nets at p < 0.1 for all eight species and at p < 0.05 for seven of the eight. Changes included both increased and decreased catch rates, perhaps reflecting displacement of fish in response to air gun sounds throughout the study area. Measured sound pressure levels associated with air gun pulses were low and usually undetectable close to the fyke nets, reflecting the loss of low frequencies in shallow water (~1.5 m). Attempts to measure particle velocities failed when wind-driven surface waves overwhelmed vector sensors. However, fish responses may have been related to changes in particle motion associated with air gun sounds.

Les armes à air comprimé dont on se sert pour faire les levés sismiques dans l'industrie pétrolière ont la capacité de changer le taux de capture des poissons, mais aucune étude n'a jamais démontré l'effet de ces armes dans les eaux peu profondes ou dans les champs pétrolifères de l'Arctique. La surveillance à long terme des prises de poissons à l'aide de quatre verveux a permis d'évaluer les changements en matière de taux de prises pendant un levé sismique qui a eu lieu à Prudhoe Bay, Alaska, en 2014. Les emplacements de verveux ont été munis d'hydrophones classiques et de capteurs de vecteur. De manière générale, les taux de prises coïncidaient avec la gamme répertoriée au cours des 27 saisons d'échantillonnage précédentes. L'effet des armes à air comprimé sur huit espèces a été évalué au moyen d'une analyse modifiée avant-après/contrôle-impact, les données historiques et les données de 2014 représentant les composantes avant-après de l'analyse, puis les jours avec et les jours sans activité d'armes à air comprimé représentant les composantes contrôle-impact de l'analyse. Les résultats ont permis de constater d'importants changements liés à l'emploi d'armes à air comprimé pour ce qui est des taux de prises à un ou plusieurs verveux, à p < 0,1 pour les huit espèces, et à p < 0,05 pour sept des huit espèces. Les changements se sont caractérisés à la fois par des taux de prises plus élevés et moins élevés, ce qui reflétait peut-être le déplacement des poissons en raison du son des armes à air comprimé dans la zone visée par l'étude. Les niveaux de pression sonore mesurés en lien avec les impulsions d'armes à air comprimé étaient faibles et habituellement indétectables à proximité des verveux, signe de la perte des ondes kilométriques dans l'eau peu profonde (~1,5 m). Les tentatives de mesure des vitesses acoustiques des particules ont échoué lorsque les ondes de surface poussées par le vent submergeaient les capteurs de vecteur. Toutefois, la réaction des poissons aurait pu être liée aux changements sur le plan du mouvement des particules découlant du son des armes à air comprimé.


Bowhead and gray whale distributions, sighting rates, and habitat associations in the eastern Chukchi Sea, summer and fall 2009-15, with a retrospective comparison to 1982-91   /   Clarke, J.T.   Kennedy, A.S.   Ferguson, M.C.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 359-377, ill., maps
ASTIS record 82711

We analyzed data from line-transect aerial surveys for marine mammals conducted in the eastern Chukchi Sea (67 - 72 N, 157 - 169 W) in July to October of 2009 - 15 to investigate bowhead and gray whale distributions, behaviors, sighting rates, and habitat selection preferences, the last of which allowed direct comparison with results from data collected in this area in 1982 - 91. Bowhead whales use the eastern Chukchi Sea primarily for migrating between the Beaufort Sea and the Bering Sea, while gray whales use the area to feed on locally abundant benthic amphipods and other prey. Bowhead whales were observed during all survey months and were distributed up to 300 km offshore west and southwest of Point Barrow, Alaska, but without a defined migratory corridor in either summer (July-August) or fall (September-October). Bowhead whale sighting rates (whales per km on effort) were highest in the shelf/trough (51 - 200 m North) depth zone in the northeastern Chukchi Sea in both summer and fall. This pattern was reflected in habitat selection ratios, which found bowhead whales in summer and fall selecting primarily shelf/trough habitat in the northeastern Chukchi Sea, with shelf habitat (36 - 50 m) being preferred secondarily. Gray whales were observed in all survey months and were distributed primarily within ~95 km of shore between Point Barrow and Icy Cape in the northeastern Chukchi Sea, and about 60 - 115 km southwest of Point Hope in the southern Chukchi Sea. In both summer and fall, gray whale sighting rates and habitat selection ratios were highest in the shelf/trough (51 - 200 m South) depth zone in the southern Chukchi Sea. In the northeastern part of the study area, gray whale sighting rates and habitat selection ratios both identified coastal habitat ( 35 m) as preferred habitat in summer and shelf/trough (51 - 200 m North) as preferred habitat in fall. Distribution and habitat associations of bowhead and gray whales remained similar over the 34-year time sp an with one exception: gray whale preference for shelf/trough habitat in the southern Chukchi Sea is now evident throughout summer and fall, whereas three decades ago gray whale preference for that area was limited to fall only.

Nous avons analysé les données provenant de levés aériens par transects linéaires à l'égard de mammifères marins, levés effectués dans l'est de la mer des Tchouktches (67 - 72 N, 157 - 169 O) d'octobre à juillet 2009 à 2015 afin de prélever des données sur la répartition des baleines boréales et des baleines grises, sur leurs comportements, sur leurs taux d'observation et sur leurs préférences en matière d'habitat. Ce dernier élément nous a permis de faire des comparaisons directes avec les résultats de la collecte de données effectuée dans cette région entre 1982 et 1991. Les baleines boréales se servent principalement de l'est de la mer des Tchouktches pour migrer entre la mer de Beaufort et la mer de Béring, tandis que les baleines grises empruntent cette région pour se nourrir des amphipodes benthiques qui y abondent ainsi que d'autres proies. Des baleines boréales ont été observées pendant tous les mois visés par les levés, et celles-ci étaient réparties sur une distance allant jusqu'à 300 km au large, à l'ouest et au sud-ouest de Point Barrow, en Alaska, sans toutefois emprunter un couloir migratoire particulier à l'été (juillet et août) ou à l'automne (septembre et octobre). Les taux d'observation de baleines boréales (nombre de baleines par km à l'effort) étaient plus élevés dans la zone de profondeur de plateformes et de dépressions (de 51 à 200 m nord) faisant partie du nord-est de la mer des Tchouktches, tant à l'été qu'à l'automne. Cette tendance se reflète dans les rapports de sélection d'habitats, selon lesquels les baleines boréales choisissent principalement, l'été et l'automne, un habitat de plateformes et de dépressions dans le nord-est de la mer des Tchouktches, l'habitat des plateformes (de 36 à 50 m) constituant une préférence secondaire. Des baleines grises ont été observées pendant tous les mois visés par les levés. Elles se répartissaient principalement à l'intérieur de ~95 km de la côte, entre Point Barrow et Icy Cape, dans le nord-est de la mer des Tchouktches, et à environ 60 à 115 km au sud-ouest de Point Hope, dans le sud de la mer des Tchouktches. Tant à l'été qu'à l'automne, les taux d'observation et les rapports de sélection d'habitats des baleines grises étaient à leur point le plus élevé dans la zone de profondeur des plateformes et des dépressions (de 51 à 200 m sud) du sud de la mer des Tchouktches. Dans le secteur nord-est de la région visée par l'étude, les taux d'observation et les ratios de sélection d'habitats des baleines grises ont tous deux permis d'affirmer que l'habitat côtier ( 35 m) était l'habitat préféré pendant l'été, et que l'habitat des plateformes et des dépressions (de 51 à 200 m nord) était l'habitat préféré à l'automne. Les associations en matière de répartition et d'habitat des baleines boréales et des baleines grises sont demeurées semblables au cours de la période de 34 ans, à une exception près : la préférence de la baleine grise pour l'habitat des plateformes et des dépressions dans le sud de la mer des Tchouktches est maintenant évidente à l'été et à l'automne, tandis qu'il y a trois décennies, la préférence de la baleine grise pour cet habitat se limitait à l'automne.


Dating and digging stratified archaeology in circumpolar North America : a view from Nunalleq, southwestern Alaska   /   Ledger, P.M.   Forbes, V.   Masson-MacLean, E.   Knecht, R.A.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 378-390, ill., maps
ASTIS record 82712

Through the case study of the Thule-era village site of Nunalleq (GDN-248), this paper presents 14C dating results and perspectives on the issues associated with radiocarbon dating stratified archaeological sites in circumpolar North America. The objective was to investigate relative variation in the 14C age of ecofacts with the aim of establishing a hierarchy of dating suitability for Nunalleq that could more widely inform 14C sample selection on archaeological sites across the North American sub-Arctic and Arctic and Greenland. Owing to the complexities associated with interpreting and establishing the relative chronology of the deeply stratified sod deposits at Nunalleq, we adopted open-area excavation and single-context recording methods. This approach, we suggest, allowed us to eliminate stratigraphic complexity as a source of variation in 14C measurements and to assess the taphonomic issues associated with dating different ecofacts. In total, 16 samples were submitted for dating, comprising two sets of eight different ecofacts, one from each of two stratigraphically contemporary but spatially discrete contexts. In most instances, the 14C ages of ecofacts were statistically indistinguishable between the two contexts and support the relative chronological relationships established by excavation. Only Elymus arenarius (grass) manufactures and Heleomyzidae (fly) puparia produced different ages in the two contexts, variations that suggest that these items are unreliable dating materials. As noted in previous studies, Phoca sp. (seal) and Oncorhynchus sp. (salmon) bone collagen demonstrated a strong marine reservoir effect (c. 700 14C yr.). Picea sp. (wood chips) were marginally older than seeds from edible berries (Rubus chamaemorus and Empetrum nigrum) and caribou (Rangifer tarandus) bone collagen, which provided the most consistent ages.

Par le biais d'une étude portant sur le village de Nunalleq (GDN-248), appartenant à l'ère thuléenne, cet article présente les résultats de datations par le carbone 14 ainsi que les problèmes liés à la datation des sites archéologiques stratifiés situés dans la zone circumpolaire de l'Amérique du Nord. L'objectif consistait à examiner les variations relatives entre les âges C14 obtenus pour différents types d'écofacts, dans le but d'établir une hiérarchie pour Nunalleq qui pourrait plus largement informer la sélection de matériel à dater sur les sites archéologiques à l'échelle des régions subarctiques et arctiques de l'Amérique du Nord ainsi que du Groenland. Afin de faciliter l'interprétation et l'établissement d'une chronologie relative pour les dépôts de tourbe profondément stratifiés à Nunalleq, nous avons effectué des fouilles archéologiques à aire ouverte et adopté le « single context recording » comme système d'enregistrement. Nous suggérons que cela nous a permis d'éliminer la complexité stratigraphique comme source de variation dans les mesures de l'activité radiologique du carbone 14 et d'examiner les processus taphonomiques liés à la datation de différents types d'écofacts. Au total, 16 échantillons, comprenant deux séries de huit types d'écofacts différents provenant d'unités archéologiques stratigraphiquement contemporaines, mais spatialement distinctes, ont été soumis pour datation par le radiocarbone. Dans la plupart des cas, les datations obtenues pour chaque type d'écofact sont statistiquement indiscernables pour les deux contextes, soutenant ainsi les relations concernant la chronologie relative établie lors des fouilles archéologiques. Seuls les objets faits avec Elymus arenarius (herbe) et les puparia Heleomyzidae (mouche) ont produit des âges qui diffèrent entre les contextes, ce qui suggère que ces types d'écofacts ne sont pas recommandables comme matériaux à dater. Comme anticipé, le collagène osseux de Phocas sp. (phoque) et Oncorhynchus s p. (saumon) démontre un fort effet 'réservoir marin' (environ 700 ans C14). Les copeaux de bois (Picea sp.) sont marginalement plus âgés que les graines de baies comestibles (Rubus chamaemorus et Empetrum nigrum) et le collagène osseux de caribou (Rangifer tarandus), qui ont produit les datations les plus cohérentes.


Cumulative effects of environmental change on culturally significant ecosystems in the Inuvialuit Settlement Region   /   Tyson, W.   Lantz, T.C.   Ban, N.C.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 391-405, ill., maps
ASTIS record 82713

The Inuvialuit Settlement Region (ISR) in the western Canadian Arctic is experiencing environmental changes that affect subsistence harvesting practices and are of concern to local communities. In order to assess the impacts of multiple disturbances on culturally important ecosystems in the ISR, we created a cumulative disturbance map that represents relative intensity of terrestrial disturbances across the study region. We then assessed the relative level of environmental disturbance in important harvesting areas and management zones. Subsequently, we modeled nine future disturbance scenarios that included combinations of increased human impacts and more frequent and widespread wildfires. Using the conservation planning software Marxan, we assessed the potential to conserve large, contiguous areas of unaffected harvesting lands across all scenarios. Our results show that important management zones, wildlife harvesting areas, and community planning zones are all affected by environmental disturbances. Marxan optimizations show that existing disturbance levels create thresholds for current conservation potential and indicate that future disturbances will further limit conservation potential. These results suggest that conservation planners in the region must take steps to anticipate more widespread natural and human-caused disturbance in the ISR and work to maintain large contiguous landscapes that can support wildlife harvesting in the face of ongoing environmental disturbance.

La région désignée des Inuvialuit (RDI) dans l'ouest de l'Arctique canadien connaît des changements environnementaux qui ont des incidences sur les méthodes de récolte. Ces incidences sont également à la source d'inquiétudes chez les collectivités de la région. Afin d'évaluer les incidences de perturbations multiples sur les écosystèmes de la RDI revêtant une importance culturelle, nous avons créé une carte des perturbations cumulatives représentant l'intensité relative des perturbations terrestres dans toute la région visée par l'étude. Ensuite, nous avons évalué le degré relatif de perturbation environnementale dans les zones de gestion et les aires de récolte importantes. Par la suite, nous avons modélisé neuf scénarios de perturbations futures tenant compte d'un ensemble d'incidences accrues attribuables à l'être humain et de feux irréprimés plus fréquents et généralisés. À l'aide du logiciel de planification de la conservation Marxan, nous avons évalué la possibilité de conserver de grandes zones contiguës de terres de récolte intactes dans tous les scénarios. Nos résultats montrent que les zones de gestion importantes, les aires de récolte d'animaux sauvages et les zones de planification communautaire sont toutes touchées par les perturbations environnementales. Les optimisations réalisées à l'aide de Marxan montrent que les degrés de perturbation existants créent des seuils pour potentiel de conservation actuel et indiquent que les perturbations futures auront pour effet de restreindre le potentiel de conservation. Ces résultats suggèrent que les responsables de la planification de la conservation de la région doivent prendre des mesures pour prévoir des perturbations généralisées de nature humaine et naturelle dans la RDI et travailler dans le but de maintenir de grands paysages contigus qui peuvent permettre des récoltes d'animaux sauvages à la lumière des perturbations environnementales continues.


Inuit methods of identifying polar bear characteristics : potential for Inuit inclusion in polar bear surveys   /   Wong, P.B.Y.   Murphy, R.W.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 406-420, maps
ASTIS record 82714

As a result of their close proximity to and frequent interactions with polar bears, Inuit hunters are aware of changes in polar bear population ecology and characteristics. This valuable information could contribute to any polar bear research or monitoring program. Understanding how Inuit gather ecological information on polar bears and how this knowledge is shaped by individual experiences can also overcome any barriers to Inuit inclusion in bear monitoring and management. On the basis of interviews in four Nunavut communities, we report Inuit hunting experiences and methods of identifying polar bear sex, age, body size, and health status. Across communities, Inuit share techniques in identifying and distinguishing bear characteristics that overlap with scientific methods, suggesting that Inuit could provide immediate and inexpensive information to polar bear research programs. Hunting preferences are shaped by individual experiences with polar bears (e.g., through hunting or bear encounters), as well as familiarity with polar bear research and management. Identifying and incorporating community perspectives in management will be necessary to sustain local support for programs that affect Inuit knowledge formation and persistence.

En raison de leur grande proximité des ours polaires et de leurs interactions fréquentes avec ceux-ci, les chasseurs inuits prennent connaissance de changements qui s'opèrent sur le plan de l'écologie et des caractéristiques de la population d'ours polaires. Cette précieuse information pourrait jouer un rôle dans n'importe quel programme de recherche ou de surveillance d'ours polaires. Le fait de comprendre comment les Inuits recueillent des renseignements de nature écologique sur les ours polaires et comment ces connaissances sont moulées par les expériences de chacun pourrait permettre de surmonter les obstacles en matière d'inclusion des Inuits aux travaux de surveillance et de gestion des ours. À la lumière d'entretiens réalisés dans quatre collectivités du Nunavut, nous faisons état des expériences de chasse des Inuits ainsi que de leurs méthodes de détermination du sexe, de l'âge, de la taille et de l'état de santé des ours polaires. Dans les collectivités visées, les Inuits se servent de techniques communes pour déterminer et distinguer les caractéristiques des ours. Ces techniques recouvrent les méthodes scientifiques en partie, ce qui suggère que les Inuits pourraient fournir de l'information immédiate et à bon marché aux programmes de recherche sur les ours polaires. Les préférences de chasse sont façonnées par les expériences de chacun avec les ours polaires (par le biais de la chasse ou de rencontres) de même que par la familiarisation avec les travaux de recherche et de gestion des ours polaires. Il y aura lieu de déterminer les perspectives communautaires et de les intégrer aux travaux de gestion pour maintenir le soutien local envers les programmes qui ont des incidences sur la persistance et la formation des connaissances des Inuits.


Using RADARSAT to identify sea ice ridges and their implications for shipping in Canada's Hudson Strait   /   Mussells, O.   Dawson, J.   Howell, S.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 421-433, ill., maps
ASTIS record 82715

Ridges in sea ice and the convergent forces that form them are a serious hazard to ships traveling in the Arctic, but few studies have examined ridge distribution at a basin level in the Canadian Arctic. The Hudson Strait, which connects Hudson Bay and the North Atlantic, is a site of ongoing winter shipping where vessels frequently encounter pressured ice conditions and ridging. Here, RADARSAT-1 and RADARSAT-2 ScanSAR Wide images were used to identify ridges manually in a winter shipping corridor in the Hudson Strait for the period 1997 to 2012. Ridge count peaked in the month of March. No significant linear trend in the number of ridges was identified on either a monthly or annual scale, which is the result of great variability from year to year. However, spatial patterns of ridging distribution were evident: ridging occurred primarily in the eastern and western sectors of the study area, both in the region between Charles Island and the Quebec coastline and at the eastern entrance to the Hudson Strait. Seasonal sea level pressure (SLP) patterns from years of high and low ridge density were compared, but consistent correlations between SLP and ridge density were not found. The impacts of one-time storm events on ridge densities were also investigated. More analysis is needed to understand the factors influencing ridge density in the Hudson Strait.

Les crêtes de glace de mer et les forces convergentes qui donnent naissance à ces crêtes constituent un grand danger pour les navires naviguant dans l'Arctique. Cependant, peu d'études se sont penchées sur la répartition des crêtes au niveau d'un bassin dans l'Arctique canadien. Le détroit d'Hudson, qui relie la baie d'Hudson à l'Atlantique Nord, est un lieu d'activité maritime constante en hiver, où les navires font souvent face à des conditions de glaces sous pression et à la formation de crêtes. Dans le cadre de cette étude, nous avons utilisé des images de RADARSAT-1 et de RADARSAT-2 ScanSAR Wide afin de repérer les crêtes manuellement dans un couloir de navigation hivernal du détroit d'Hudson pour la période allant de 1997 à 2012. Le nombre de crêtes atteignait son maximum au mois de mars. Aucune tendance linéaire importante quant au nombre de crêtes n'a été déterminée, tant à l'échelle mensuelle qu'à l'échelle annuelle, ce qui est le résultat d'une grande variabilité d'une année à l'autre. Cependant, les profils spatiaux de la répartition des crêtes étaient évidents : la formation de crêtes se produisait principalement dans les secteurs est et ouest de la zone à l'étude, tant dans la région située entre Charles Island et le littoral du Québec qu'au point d'entrée est du détroit d'Hudson. Nous avons comparé les profils de pression saisonnière au niveau de la mer (PNM) pendant les années de forte et de faible densité de crêtes, mais aucune corrélation uniforme n'a été trouvée entre les PNM et la densité des crêtes. Nous avons également examiné les effets d'événements pluviohydrologiques uniques sur la densité des crêtes. Il y a lieu de pousser les analyses plus loin pour comprendre les facteurs qui exercent une influence sur la densité des crêtes dans le détroit d'Hudson.


Gunther Abrahamson (1926-2016)   /   Usher, P.J.   MacDonald, J.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 441-443, ill.
ASTIS record 82717

Gunther Abrahamson, who died in Ottawa on 8 April 2016, steered federal government programs in the North for three critical decades. He entered government service in 1959, at the time of John Diefenbaker's Northern Vision. As the federal government expanded its role in northern administration, Gunther oversaw the development of its Inuit economic, social, and cultural programs, and later their devolution to the territorial governments and to Inuit organizations. He was instrumental in the formation of the Beverly-Qamanirjuaq Caribou Management Board (BQCMB), the first wildlife co-management board in northern Canada. Gunther was born in Berlin on 27 October 1926. In July 1939, his widowed mother sent him to safety in England on the Kindertransport. His older sister had been sent to Palestine shortly after Kristallnacht in November 1938. They did not see each other again until many years after the war, but they had been saved from extermination. Their mother, however, was deported and murdered. Gunther arrived in England still young enough to regard his recent experience as a temporary adventure. After a brief stay in a refugee camp, he was sent to a children's home in Selkirk, Scotland. He bridled at its strict discipline, but he was soon taken in by a nearby farming family, with whom he formed an enduring bond. After the war he resumed his schooling and entered the local college of agriculture and then the University of Edinburgh, from which he graduated in 1949 with a degree in agriculture. He then taught at an agricultural college in England for three years. Believing his opportunities would be limited in Britain, he left to work his way around world. He arrived in Canada in 1952 but got no farther. While crossing the country by train, he struck up a conversation with a forester, who told him that if he left Canada without seeing the Arctic he would forever regret it. So Gunther went north to Yellowknife and found work at Consolidated Gold Mine's smelter operation. He liked the environment, the people, the long summer nights, and especially the opportunity to explore Great Slave Lake by canoe and sailboat. In 1959, he entered government service as superintendent of the reindeer reserve east of the Mackenzie Delta, in charge of the Canadian government's reindeer industry. Two years later, serving as game management Officer in Aklavik, he was responsible for, among other things, the organization of registered trapping areas and trappers' councils. While visiting nearby Tuktoyaktuk, he met Inge Hamann, a dental surgeon who had recently emigrated from Germany. They were married there in 1960. In April 1962, Gunther moved to Ottawa to head the Area Economic Survey program in the Department of Northern Affairs' Industrial Division. The Area Surveys were designed to identify local resource potential, as well as local economic needs and capacities, in the Inuit lands across the Arctic. On the basis of their recommendations, the Industrial Division initiated economic development projects; these included small-scale manufacture of arts, crafts, and country food, producer cooperatives, and arrangements for their marketing in the south. The Industrial Division promoted a vision of community economic development, with roots in Saskatchewan's cooperative movement and parallels in Newfoundland outport survival efforts in the face of resettlement. Gunther typified the kind of person the Industrial Division was looking for: he was experienced in the Arctic, used to the rigours of northern life, and comfortable in his relationship with Inuit. Gunther led the Area Economic Survey in the Tuktoyaktuk-Cape Parry region in 1962 and in the Coppermine-Holman region in 1963. He assumed responsibility for implementing the Industrial Division's programs in 1964 and was made responsible for coordinating the Northern Administration Branch's economic development, education, social, and engineering services across the Central and Eastern Arctic the follo wing year. After 1970, when many of the Branch's responsibilities were devolved to the Territorial Government in Yellowknife, Gunther became head of the Social and Cultural Development Division, responsible for the federal government's residual obligations for Inuit across the Arctic. In this new environment, the premium was on being able to work with both the territorial and provincial governments in Inuit territory and the newly developing Inuit organizations in the context of comprehensive land-claim negotiations. Gunther interpreted his mandate broadly, and with a small staff provided support in innovative ways for Inuit art, language, music, traditional games, film, television, publishing, vocational training, cooperative development, and even trans-boundary caribou management, acting as liaison with Inuit organizations. He made the best of what his department could offer, identifying and taking full advantage of opportunities to make a difference. Today, the legacy of the Division's collaborative work is seen throughout the Arctic and beyond. It is reflected in the international renown of Inuit art and artists, in the television programs of the Inuit Broadcasting Corporation, in standard Inuktitut writing systems supported by digital syllabic fonts, in Inuktitut dictionaries and specialized lexicons, in published Inuit authors, and in the continuation of Inuktitut magazine. A generation of Inuit leaders graduated from the Division's vocational training programs. ...


Impact of climate change on flowering and fruiting times of Nunavut Arctic plants   /   Panchen, Z.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 444-449, ill., map
ASTIS record 82718

... Long-term phenology monitoring and herbarium specimens (pressed plants) are two sources of historical flowering and fruiting phenology data that record the timing of flowering or fruiting at a specific location in a specific year (Fig. 1) and can be used to assess changes in flowering and fruiting times over the years. ... My research objectives were to determine (1) flowering and fruiting times of Arctic plants in Nunavut, Canada, are changing with climate change, (2) the phenological temperature-sensitivity of Nunavut Arctic plants, and (3) how the climate in Nunavut is changing. The first step in my research was to understand the phenology of Nunavut Arctic plants, and for that I established sites at two field locations to monitor the flowering and fruiting times of a broad spectrum of plant species commonly found in Nunavut. I used my monitoring data to inform my decisions on which species to use in my subsequent studies on the impacts of climate change on flowering and fruiting times of Nunavut Arctic plants and to aid in interpreting the results from those studies. I studied the impact of climate change on Nunavut Arctic plants using three different methods: long-term phenological monitoring; herbarium specimens as a source of historical phenological records; and an elevation gradient, with its associated temperature gradient, as a proxy for climate change. Broadly speaking, my research employed different spatial and temporal scales to assess Nunavut Arctic plant responses to climate change and the implications of those responses. ... I followed the flowering phenology at Lake Hazen, Quttinirpaaq National Park, Ellesmere Island (82 N) and Iqaluit, Baffin Island (64 N) in 2013 and 2014 (Figs. 2 and 3). I monitored 50 common Nunavut Arctic plant species, 20 of them at both Lake Hazen and Iqaluit. Twice per week, I counted the number of flowers on tagged plants of each species at multiple sites at one or both locations (30 tagged plants per site). I determined the start, peak, finish, and duration of flowering by comparing these counts. For example, the start of flowering was the date when the flower count changed from zero flowers to one or more flowers, and peak flowering, the date with the maximum flower count. For each of the 20 species monitored at both locations, I compared flowering times of conspecific plants between the two locations and between different microclimates at each location. I found, much to my surprise, that many of the plants at Lake Hazen flowered earlier than their conspecifics at Iqaluit (Panchen and Gorelick, 2016). I was expecting the opposite, given that Iqaluit's growing season temperatures are 2C warmer than Lake Hazen's (Environment Canada, 2016) and that plants tend to flower earlier with warmer temperatures. I therefore suggest that the plants at Lake Hazen are evolutionarily adapted to the colder, shorter growing season farther north (Clausen et al., 1941; Weber and Schmid, 1998; Wagner and Simons, 2009; Anderson et al., 2012). My analysis of the flowering times at the Lake Hazen and Iqaluit locations showed that the microclimates at a location had a much more significant relationship with the timing of flowering than either the location or the elevation. I therefore suggest that these plants showed phenotypic plasticity across microclimates at a location. ...


The role of food in snowshoe hare - Canada lynx cycle   /   Majchrzak, Y.
Arctic, v. 69, no. 4, Dec. 2016, p. 450-453, ill.
ASTIS record 82719

... The primary objective of this project is to examine the effects of food limitation on the ecology and physiology of adult hares by examining specific aspects of hare demography, population dynamics, and physiological profile throughout the peak and decline phase of the cycle. As well, this project will determine the cross-generational effects on reproduction and offspring quality that result from nutritional stress. In addition, by applying similar physiological measurements and techniques to the lynx, the project will be able to assess the influence of increased cortisol in hares on lynx physiology, as well as what lynx experience throughout the cycle. To accomplish this, I will radio-collar hares in the Kluane Lake region of the Yukon (61 N, 138 W). Treatment hares will be individually fed throughout the winter, with known amounts of commercial rabbit chow from selective feeders (Fig. 1). These feeders allow controlled access to only a specified individual hare, ensuring the appropriate animals are supplemented. I will then monitor daily survival of each of these individuals using VHF telemetry to assess differential survival rates between control animals and food-supplemented animals (Fig. 2). In addition, I will take blood and fecal samples and measure a suite of physiological metrics to determine whether food supplemented hares experience less stress than control hares and whether they are in better condition. I will also determine whether this potential increased stress from food limitation results in maternal effects on the offspring (e.g., higher baseline cortisol, decreased body condition, smaller litters) by taking body measurements (weight, sex, and foot length) and tissue samples from juveniles at birth. If food limitation is a key mechanism in the hare cycle, I expect to see dramatically different responses between the two treatments. In particular, I predict that food-supplemented animals will show increased survival rates, decreased stress, less participation in risky behavior, larger litters, and higher quality offspring in terms of body condition and stress state. This portion of the project is being carried out with the help and support of the Arctic Institute of North America's Kluane Lake Research Station, Charles Krebs from the University of British Columbia, Murray Humphries from McGill University, and Dennis Murray from Trent University, as well as collaborations with PhD students from McGill University, Trent University, and the University of Toronto. Food Effects on Canada Lynx: In order to characterize the physiological state of lynx during various points of the cycle, I am collecting lynx samples from the Yukon, where hares are at their peak and moving into the crash, and samples from Alaska, where hares and lynx are in the low phase of their cycle. My focus is mainly on areas where snowshoe hare abundance is currently being monitored, as I plan to collect fecal samples from hares in those areas in order to better understand the lynx environment and correlate the stress status of the two species. Sample collection will involve collecting blood, feces, and hair from both live lynx and lynx carcasses. ...


© Arctic Institute of North America. Records from this database may be used freely for research and educational purposes, but may not be used to create databases or publications for distribution outside your own organization without prior permission from ASTIS.