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Emergent rainy winter warm spells may promote boreal predator expansion into the Arctic   /   Sokolov, A.A.   Sokolova, N.A.   Ims, R.A.   Brucker, L.   Ehrich, D.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 121-129, ill., maps
ASTIS record 82198

Climate change has been characterized as the most serious threat to Arctic biodiversity. In addition to gradual changes such as climate warming, extreme weather events, such as melting temperatures in winter and rain on snow, can have profound consequences for ecosystems. Rain-on-snow events lead to the formation of ice layers in the snow pack, which can restrict access to forage plants and cause crashes of herbivore populations. These direct impacts can have cascading effects on other ecosystem components, often mediated by trophic interactions. Here we document how heavy rain in early winter, leading to the formation of a thick layer of ice, was associated with dramatic mortality of domestic reindeer on Yamal Peninsula, Russia. In the subsequent summer, breeding of two boreal generalist predators, red fox and Hooded Crow, was recorded for the first time in a monitoring area in the Low Arctic tundra of this region. We suggest that the resource pulse created by the abnormally high reindeer mortality and abundance of carrion may have facilitated these breeding events north of the known breeding range of the two species. Our observations provide an example of how specific emergent weather events may indirectly pave the way for more abrupt, although possibly temporary, species range changes.

Le changement climatique a été caractérisé comme la plus grande menace à la biodiversité de l’Arctique. En plus des changements graduels comme le réchauffement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes comme les températures positives en hiver et la pluie tombant sur la neige peuvent avoir de profondes conséquences sur les écosystèmes. La pluie tombant sur la neige mène à la formation de couches de glace dans le manteau neigeux, ce qui peut avoir pour effet de restreindre l’accès aux plantes fourragères et d’entraîner l’effondrement des populations herbivores. Ces impacts directs peuvent avoir des effets en cascade sur d’autres composantes des écosystèmes, et cette propagation passe souvent par des interactions trophiques. Dans cette communication, nous décrivons comment une pluie abondante en début d’hiver, menant à la formation d’une couche de glace épaisse, a été accompagnée par une mortalité dramatique des rennes domestiques dans la péninsule de Yamal, en Russie. L’été suivant, la reproduction de deux prédateurs boréaux généralistes, soit celui du renard roux et celui de la corneille mantelée, a été enregistrée pour la première fois dans une aire d’étude de la toundra du Bas-Arctique de cette région. Nous suggérons que l’abondance de ressources créée par le taux de mortalité anormalement élevé de rennes et l’abondance de charognes aurait pu susciter ces épisodes de reproduction au nord de l’aire de répartition connue des deux espèces. Nos observations fournissent un exemple selon lequel des phénomènes météorologiques émergents particuliers peuvent, indirectement, ouvrir la voie à des changements plus abrupts en matière d’aire de répartition des espèces, bien que ces changements puissent être temporaires.


Infrastructure development accelerates range expansion of trembling aspen (Populus tremuloides, Salicaceae) into the Arctic   /   Ackerman, D.   Breen, A.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 130-136, ill., maps
ASTIS record 82199

Interacting forces of climate change and increased human activity in the Arctic are driving rapid changes in ecosystem structure, function, and biodiversity. One such change is the northern range expansion of tree species. We present the first account of the boreal tree species trembling aspen (Populus tremuloides, Salicaceae) growing beyond the latitudinal treeline in the northern foothills of the Brooks Range, Alaska. The four trembling aspen stands described in this paper are located on abandoned gravel roads or pads created for construction purposes. We hypothesize that gravel pads create islands of substrate suitable for tree growth within the Arctic by providing greater rooting depth, well-drained microsites, an extended growing season, and acid-buffering capacity. Further, traffic along the south-to-north oriented Dalton Highway from the boreal forest in Interior Alaska to the Arctic may aid seed dispersal across the topographic barrier of the Brooks Range. Therefore, increased development in the Arctic will likely accelerate the establishment of trees as climate becomes more favorable for tree growth. Tree colonization associated with infrastructure development would contrast sharply with prior conceptual models of gradual treeline advance following disturbance.

Dans l’Arctique, les forces interactives du changement climatique et de l’activité humaine accrue donnent lieu à des changements rapides dans la structure, la fonction et la biodiversité de l’écosystème. Un de ces changements prend la forme de l’expansion des espèces d’arbres dans l’aire de répartition septentrionale. Nous présentons le premier compte rendu au sujet de l’espèce boréale du peuplier faux-tremble (Populus tremuloides, Salicaceae) qui pousse au-delà de la limite forestière latitudinale dans les piémonts du nord de la chaîne de Brooks, en Alaska. Les quatre peuplements de peupliers faux-trembles décrits dans ce texte se trouvent sur des routes ou des remblais de gravier abandonnés créés à des fins de construction. Nous formulons l’hypothèse selon laquelle les remblais de gravier produisent des îlots de substrat qui conviennent à la croissance des arbres dans l’Arctique en raison de la plus grande profondeur d’enracinement, de la présence de microsites bien irrigués, d’une saison de croissance prolongée et de la capacité de tamponnage de l’acide. De plus, la circulation le long de la route Dalton, orientée du sud au nord, depuis la forêt boréale de l’intérieur de l’Alaska jusqu’à l’Arctique pourrait favoriser la dissémination des graines à l’échelle de la barrière topographique de la chaîne de Brooks. Par conséquent, le développement accru de l’Arctique accélérera vraisemblablement l’établissement d’arbres, au fur et à mesure que le climat deviendra plus favorable à la croissance des arbres. La colonisation des arbres liée au développement de l’infrastructure entrerait en contraste marqué avec les modèles conceptuels antérieurs de l’avancement graduel de la limite forestière à la suite de perturbations.


Utility of pop-up satellite archival tags to study the summer dispersal and habitat occupancy of Dolly Varden in Arctic Alaska   /   Courtney, M.B.   Scanlon, B.S.   Rikardsen, A.H.   Seitz, A.C.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 137-146, ill., maps
ASTIS record 82200

In Arctic Alaska, Dolly Varden Salvelinus malma is highly valued as a subsistence fish; however, little is known about its marine ecology. New advances in electronic tagging, such as pop-up satellite archival tags (PSATs), provide scientists with a fishery-independent means of studying several aspects of this species’ movement and ecology. To evaluate the usefulness of this technology, we attached 52 PSATs to Dolly Varden in the Wulik River, which flows from northwestern Alaska into the Chukchi Sea, to study several characteristics of the marine habits of this species. Overall, PSATs provided unprecedented information about summer dispersal of Dolly Varden, including the first evidence of offshore dispersal in the Chukchi Sea, as well as previously documented dispersal types such as movement to other rivers and southerly nearshore movements in northwestern Alaska. On the basis of minimal observable evidence of tag-induced behavioral effects, as well as movements of more than 450 km by fish at liberty (i.e., between tag deployment and release or recapture), we conclude that PSATs offer an effective alternative method for studying several aspects of Dolly Varden dispersal and ecology in areas where it is not practical or feasible to capture these fish, such as coastal and offshore regions of Arctic Alaska.

Dans l’Alaska de l’Arctique, l’omble du Pacifique, Salvelinus malma revêt une grande importance en tant que poisson de subsistance. Toutefois, on en sait peu sur son écologie marine. Les progrès réalisés en matière de traçabilité électronique, notamment en ce qui a trait aux étiquettes de collecte de données par satellite (PSAT) permettent aux scientifiques d’étudier plusieurs aspects des déplacements et de l’écologie de cette espèce sans dépendre de la pêche. Afin d’évaluer l’utilité de cette technologie, nous avons fixé 52 PSAT à des ombles du Pacifique de la rivière Wulik, qui s’écoule depuis le nord-ouest de l’Alaska jusqu’à la mer des Tchouktches, pour étudier plusieurs caractéristiques des habitudes aquatiques de cette espèce. Dans l’ensemble, les PSAT ont permis de recueillir des renseignements sans précédent au sujet de la dispersion estivale de l’omble du Pacifique, y compris la première preuve de dispersion extracôtière dans la mer des Tchouktches et d’autres types de dispersion anciennement documentés, comme les déplacements vers d’autres cours d’eau et les déplacements sublittoraux en direction sud, dans le nord-ouest de l’Alaska. D’après un minimum d’éléments de preuve observables quant aux effets découlant de la présence d’étiquettes sur le comportement ainsi que d’après les déplacements de plus de 450 kilomètres des poissons en liberté (c’est-à-dire entre l’installation des étiquettes et le relâchement ou la recapture), nous concluons que les PSAT présentent une méthode de rechange efficace pour étudier plusieurs aspects de la dispersion et de l’écologie de l’omble du Pacifique dans des endroits où il n’est pas pratique ou réalisable de prendre ces poissons, comme dans les régions côtières et extracôtières de l’Alaska de l’Arctique.


Wild resources, harvest data and food security in Nunavut’s Qikiqtaaluk region : a diachronic analysis   /   Wenzel, G.W.   Dolan, J.   Brown, C.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 147-159
ASTIS record 82201

The security of the Inuit food system is the focus of extreme concern in Nunavut today. Despite this concern, little detailed analysis of the system’s traditional resource component has been done, primarily for lack of comprehensive recent information on harvesting. An exception is the harvest surveys carried out by the Nunavut Wildlife Management Board (NWMB) from 1996 to 2001. This comprehensive survey provides potentially important, albeit temporally limited (five year), information on recent Inuit wildlife use. To overcome this temporal limitation, we compared the NWMB data to information from the Baffin Regional Inuit Association (BRIA) 1980 to 1984 harvest survey for the 13 communities of the Qikiqtaaluk-Baffin Region. Together, these datasets provide two five-year “windows” on wild resource use in Nunavut’s most populous region. This comparison indicates declines in the total volume and per capita availability of wild foods in most communities relative to the early 1980s. We conclude that a partial cause for this change was hunters’ reduced access to monetary resources after the collapse of the European sealskin market (ca. 1983 – 84). When coupled with rising harvesting costs, this change significantly reduced the number of intensively engaged harvesters relative to the region’s growing population.

En ce moment, la sécurité du système alimentaire inuit est une source de préoccupation extrême au Nunavut. Malgré cette préoccupation, peu d’analyses détaillées ont été effectuées au sujet de la composante des ressources traditionnelles de ce système, principalement en raison d’un manque d’information récente et exhaustive sur les récoltes. Le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut (CGRFN) a toutefois effectué une enquête sur les récoltes entre 1996 et 2001. Même si elle est limitée dans le temps (cinq ans), cette enquête approfondie fournit des renseignements susceptibles de revêtir de l’importance à propos de l’utilisation récente de la faune par les Inuits. Afin de surmonter cette limitation dans le temps, nous avons comparé les données du CGRFN à l’information de la Baffin Regional Inuit Association (BRIA) puisée dans son enquête sur les récoltes entre 1980 et 1984 relativement à 13 collectivités de la région Qikiqtaaluk-Baffin. Ces ensembles de données présentent deux « fenêtres » de données de cinq ans au sujet de l’utilisation des ressources sauvages dans la région la plus peuplée du Nunavut. Cette comparaison laisse entrevoir la diminution du volume total et de la disponibilité par habitant de la nourriture issue de la nature dans la plupart des collectivités comparativement au début des années 1980. Nous concluons qu’une cause partielle de ce changement est attribuable à l’accès réduit des chasseurs aux ressources monétaires après l’effondrement du marché des peaux de phoque en Europe (vers 1983-1984). Jumelé aux coûts des récoltes à la hausse, ce changement a eu pour effet de diminuer considérablement le nombre de récolteurs consacrant beaucoup de temps aux récoltes par rapport à la population grandissante de la région.


Public opinion on Canadian Arctic sovereignty and security   /   Landriault, M.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 160-168, ill.
ASTIS record 82202

Previous research on Canadian Arctic sovereignty and security has focused on governmental actions and policy recommendations. While these studies have produced some fine scholarship on those matters, Canadian public opinion on Arctic issues has been mostly assumed or analyzed on an anecdotal basis. This paper aims to correct this shortcoming by drawing the contours of public preferences on Arctic issues and assessing the impact of government activism on those preferences. An examination of 18 opinion polls conducted between 2006 and 2015 that questioned respondents directly or indirectly on circumpolar affairs concluded that Canadians do not prioritize the Arctic among other national priorities, although they rank it high as a foreign policy and defense priority. Additionally, even though increasing military presence in the Arctic seems at first glance to receive an exceptionally high level of support, a more careful examination of the data suggests that a majority of Canadians supports an approach to Arctic sovereignty that is rooted in compromises and negotiations.

Par le passé, les études effectuées en matière de souveraineté et de sécurité dans l’Arctique canadien portaient principalement sur les actions du gouvernement et sur les recommandations de politiques. Bien que ces études aient permis d’obtenir de l’excellente information à ce sujet, l’opinion publique des Canadiens à propos des enjeux de l’Arctique a été soit largement présumée, soit analysée en fonction d’anecdotes. Ce document vise à remédier à ce manque en présentant les grandes lignes des préférences du public au sujet des enjeux propres à l’Arctique et en évaluant les incidences de l’activisme du gouvernement à l’égard de ces préférences. L’examen de 18 sondages d’opinion réalisés entre 2006 et 2015, sondages comprenant des questions directes ou indirectes à l’égard des affaires circumpolaires, a permis de conclure que les Canadiens ne classent pas l’Arctique au rang des autres priorités nationales, et ce, même s’ils considèrent l’Arctique comme un sujet important en matière de politique étrangère et de priorité de défense. En outre, même si, a priori, l’intensification de la présence militaire dans l’Arctique semble recevoir un soutien exceptionnellement grand, l’examen plus approfondi des données suggère que la majorité des Canadiens appuie une approche envers la souveraineté de l’Arctique qui est enracinée dans les compromis et les négociations.


Physical activity policy for older adults in the Northwest Territories, Canada : gaps and opportunities for gains   /   Brooks-Cleator, L.A.   Giles, A.R.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 169-176
ASTIS record 82203

In the Northwest Territories (NWT), Canada, the population of older adults is increasing, and this population reports much poorer health than other age cohorts. Given the number of benefits that physical activity (PA) can have for older adults, we analyzed policies concerning older adults and PA of both the NWT government and non-governmental organizations in the health, recreation, and sports sectors. Our findings indicate that although the majority of the organizations had no PA policies specific to older adults or Aboriginal older adults, some organizations completed all five stages of the policy cycle (agenda setting, policy formulation, decision making, implementation, and evaluation). Our analysis suggests that PA for older adults is not on the agenda for many organizations in the NWT and that often the policy process does not continue past the decision-making stage. To address the need for connections between all stages of the policy cycle, we suggest that organizations collaborate across multiple sectors and with older adults to develop a territory-wide, age-friendly rural and remote community strategy that is applicable to the NWT. Prioritizing age-friendly communities would, in turn, facilitate appropriate PA opportunities for older adults in the NWT and thus contribute to a healthier aging population.

Dans les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), au Canada, la population de personnes âgées augmente, et la santé de ce segment de population est bien inférieure à celle des autres segments. Étant donné les bienfaits que peut comporter l’activité physique (AP) chez les personnes âgées, nous avons analysé les politiques concernant les personnes âgées et l’AP au sein des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux des Territoires du Nord-Ouest en matière de santé, de loisirs et de sports. Nos constatations indiquent que même si la majorité des organismes n’étaient pas dotés de politiques d’AP visant particulièrement les personnes âgées ou les Autochtones âgés, certains organismes avaient déjà fait les cinq étapes du cycle stratégique (détermination de l’ordre du jour, formulation de politiques, prise de décisions, mise en oeuvre et évaluation). Notre analyse suggère que pour bien des organismes des T.N.-O., l’AP chez les personnes âgées ne figure pas au programme et que souvent, le processus d’élaboration de politiques ne se poursuit pas après l’étape de la prise de décisions. Afin de relier toutes les étapes du cycle, nous suggérons que les organismes des divers secteurs collaborent entre eux ainsi qu’avec les personnes âgées afin de parvenir à une stratégie qui correspond bien aux gens plus âgés des localités rurales et éloignées, à l’échelle des T.N.-O. En accordant une priorité à la création de collectivités qui tiennent compte des personnes âgées, on pourrait aboutir à des activités physiques convenant aux personnes âgées des T.N.-O., ce qui contribuerait à une population vieillissante en meilleure santé.


Polar bear (Ursus maritimus) behavior near icebreaker operations in the Chukchi Sea, 1991   /   Smultea, M.A.   Brueggeman, J.   Robertson, F.   Fertl, D.   Bacon, C.   Rowlett, R.A.   Green, G.A.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 177-184, maps
ASTIS record 82204

Increasing interactions of polar bears (Ursus maritimus) with human activity, combined with impacts of climate change, are of critical concern for the conservation of the species. Our study quantifies and describes initial reactions and behaviors of polar bears observed from an icebreaker during summer 1991 at two exploratory drilling sites (near sites drilled in 2015) located in the Chukchi Sea 175 km and 312 km west of Barrow, Alaska. Polar bear behavior was described using continuous sampling of six predetermined focal group behavior states (walking, running, swimming, resting, feeding or foraging, unknown) and six behavioral reaction events (no reaction, walking away, running away, approaching, vigilance [i.e., watching], unknown). Forty-six bears in 34 groups were monitored from the Robert LeMeur (an Arctic Class 3 icebreaker) for periods of five minutes to 16.1 hours. Significantly more bear groups reacted to icebreaker presence (79%) than not (21%), but no relationship was found between their reactions and distance to or activity of the icebreaker. Reactions were generally brief; vigilance was the most commonly observed reaction, followed by walking or running away for short (< 5 minutes) periods and distances (< 500 m). Eleven percent of bear groups approached the vessel. No significant difference was found between reactions when cubs were present and those when cubs were absent. Despite the limited sample sizes, these findings are relevant to assessing potential impacts of resource development and shipping activities on polar bears, especially given the sparsity of such information in the face of growing human activity in the Arctic offshore areas. Overall, climate change is leading to longer and more extensive open-water seasons in the Arctic and therefore to increasing marine traffic—more vessels (including icebreakers) for a longer time each year over a wider area.

Les interactions de plus en plus grandes entre les ours polaires (Ursus maritimus) et l’activité humaine, alliées aux incidences du changement climatique, constituent une préoccupation critique en matière de conservation de l’espèce. Notre étude permet de quantifier et de décrire les réactions et les comportements initiaux des ours polaires observés à partir d’un brise-glace à l’été 1991 à deux sites de forage d’exploration (près de chantiers forés en 2015) dans la mer des Tchouktches, à 175 km et à 312 km à l’ouest de Barrow, en Alaska. Le comportement des ours polaires a été décrit en recourant à l’échantillonnage en continu de six états de comportement prédéterminés pour le groupe ciblé (marcher, courir, nager, se reposer, manger ou chercher de la nourriture et comportement inconnu) et de six réactions comportementales aux événements (aucune réaction, s’en aller à la marche, s’en aller à la course, s’approcher, faire preuve de vigilance [c’est-à-dire observer], réaction inconnue). Quarante-six ours faisant partie de 34 groupes ont été surveillés à partir du Robert LeMeur (un brise-glace de l’Arctique de classe 3) pendant des périodes allant de cinq minutes à 16,1 heures. Fait important, plus de groupes d’ours ont réagi à la présence du brise-glace (79 %) que pas réagi (21 %), mais aucune relation n’a pu être établie entre leurs réactions et la distance ou l’activité du brise-glace. De manière générale, les réactions étaient brèves. La vigilance était la réaction la plus souvent observée, suivie du fait de s’en aller en marchant ou de s’en aller à la course pendant de courtes (< 5 minutes) périodes et distances (< 500 m). Onze pour cent des groupes d’ours se sont approchés du vaisseau. Aucune différence importante n’a été relevée entre les réactions, qu’il y ait des oursons ou non. Malgré la taille restreinte des échantillons, ces constatations ont de la pertinence dans l’évaluation des incidences potentielles des activités de mise en valeur et de transport des ressources sur les ours polaires, surtout compte tenu de la rareté de telles données à la lumière de l’activité humaine croissante dans les zones extracôtières de l’Arctique. Dans l’ensemble, le changement climatique mène à des saisons navigables plus longues et plus étendues dans l’Arctique. Par conséquent, le trafic maritime s’accentue en ce sens qu’il y a plus de vaisseaux (brise-glace y compris) pendant de plus longues périodes chaque année, sur de plus grandes surfaces.


Stratigraphic and paleoenvironmental reconstruction of a mid-Pliocene fossil site in the High Arctic (Ellesmere Island, Nunavut) : evidence of an ancient peatland with beaver activity   /   Mitchell, W.T.   Rybczynski, N.   Schröder-Adams, C.   Hamilton, P.B.   Smith, R.   Douglas, M.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 185-204, ill., map
ASTIS record 82205

Neogene terrestrial deposits of sand and gravel with preserved wood and peat accumulations occur in many areas of the High Arctic. The Pliocene-aged Beaver Pond fossil site (Ellesmere Island, NU) is one such site that differs from other sites in the great thickness of its peat layer and the presence of a rich vertebrate faunal assemblage, along with numerous beaver-cut sticks. Although the site has been the subject of intense paleontological investigations for over two decades, there has not been a reconstruction of its depositional history. In this study, measured sections within and surrounding the site established the stratigraphy and lateral continuity of the stratigraphic units. Grain size analysis, loss on ignition, and fossil diatom assemblages were examined to reconstruct paleoenvironmental changes in the sequence. The base of the section was interpreted as a floodplain system. Using modern peat accumulation rates, the maximum thickness (240 cm) of the overlying peat layer is estimated to represent 49 000 ± 12 000 years. From this evidence, we suggest that during the peat formation interval, beaver activity may have played a role in creating an open water environment. The peat unit was overlain by sand, rich in organic matter and charcoal, suggesting environmental change and fire occurrence.

En maints endroits de l’Extrême-Arctique, on trouve des dépôts continentaux néogènes de sable et de gravier accompagnés d’accumulations préservées de bois et de tourbe. Le site fossilifère Beaver Pond datant du Pliocène (île d’Ellesmere, Nunavut) est l’un de ces sites qui diffèrent d’autres sites en ce qui a trait à la grande épaisseur de sa couche de tourbe, à la présence d’un riche assemblage de faune vertébrée et aux nombreuses branches de bois coupées par les castors. Bien que ce site ait fait l’objet de fouilles paléontologiques intenses pendant plus de deux décennies, aucune reconstruction de son passé sédimentaire n’a été effectuée. Dans cette étude, diverses sections mesurées à l’intérieur et aux alentours du site ont permis d’établir la stratigraphie et la continuité latérale des unités stratigraphiques. L’analyse de la taille du grain, la perte par calcination et les assemblages de diatomées fossiles ont été examinés dans le but de reconstruire les changements paléoenvironnementaux de la séquence. La base de la section a été interprétée comme un système de plaine inondable. À l’aide des taux d’accumulation moderne de tourbe, on estime que l’épaisseur maximale (240 cm) de la couche de tourbe supérieure représente 49 000 ± 12 000 ans. À partir de cette évidence, nous suggérons que pendant l’intervalle de la formation de tourbe, l’activité des castors aurait pu jouer un rôle dans la création d’un environnement d’eau libre. L’unité de tourbe était recouverte de sable, riche en matière organique et en charbon, ce qui suggère un changement environnemental et l’occurrence de feux.


Keith Charles Arnold (1931-2014)   /   Frisch, T.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 208-209, ill.
ASTIS record 82206

... Keith Charles Arnold was born to George and Dorothy Arnold on 5 June 1931 in Birmingham, United Kingdom, but grew up in Cornwall. He was intensely proud of his Cornish roots and indeed called himself a Cornishman. He took a BA in Geography at Cambridge University in 1953 and then joined the British North Greenland Expedition in Dronning Louise Land, northeast Greenland, in August of that year. Keith remained with the expedition until its return to the U.K. in August 1954. For his services to the expedition, Keith was awarded the Polar Medal by H.M. The Queen. ... Arnolds immigrated to Canada, where Keith began a 28-year career in the Canadian public service, first with the Geographical Branch of the Department of Mines and Technical Surveys and from 1967 on, with Environment Canada. Keith's early work consisted of surveying and mapping support for scientific expeditions of agencies such as the Defence Research Board (DRB) and the Polar Continental Shelf Project (now Program) (PCSP). In 1957 and 1958, Keith participated in a glaciological expedition to the Lake Hazen area of northern Ellesmere Island, led by Geoffrey Hattersley-Smith of the DRB. Operation “Hazen” was one of Canada's contributions to the International Geophysical Year. ... Keith returned to northern Ellesmere Island in 1965 for the first of four consecutive summer seasons attached to the DRB's Operation “Tanquary,” also led by Hattersley-Smith. In 1967, after completing glaciological work on Gilman Glacier, Keith surveyed some of the high nunataks on the ice cap to the southwest. ... The glaciology group in the Geographical Branch, of which Keith was a member, was transferred to the Inland Waters Branch of Environment Canada in 1967. Keith's determination of the changes to the Gilman Glacier over the period 1957 - 67 formed the basis of an MSc thesis presented to McGill University in 1968. His glaciological work became increasingly research-oriented and centered on developing terrestrial photogrammetric methods for measuring changes to glacier volume. In 1969 and 1970, Keith applied these methods to study terminus fluctuations of the White Glacier on Axel Heiberg Island, under the general supervision of Fritz Müller, head of the Axel Heiberg research program at McGill University. For his work on the White Glacier, McGill awarded Keith a PhD in 1978. Keith retired in 1983, continuing to live in Ottawa. ...


Science in the Yukon : advancing a vision for evidence-based decision making   /   Ogden, A.E.   Schmidt, M.   Van Dijken, B.   Kinnear, L.
Arctic, v. 69, no. 2, June 2016, p. 210-221
ASTIS record 82207
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In order for scientific knowledge to inform decision making (science for policy), policy that supports and cultivates scientific activity (policy for science) is required. Recent public policy announcements-including the appointment of Canada's first Federal Minister of Science (November 2015), the release of the Government of Yukon Science Strategy (January 2016), the release of the Pan-Northern Approach to Science (April 2016), and the pending appointment of a National Chief Science Officer-indicate that both federal and territorial governments recognize the value of timely and robust knowledge in informing decision making. The issues facing the North, such as climate change, resource development, and social transformations, are complex and interconnected (CCA, 2008). Territories are emphasizing the importance of advancing scientific research that benefits and meets the solution-oriented information needs of Northerners (GY, GNWT and GN, 2016). Solution-oriented science considers from the start, while framing the research questions, how results can be implemented in policy, practice, and programs, and it selects research projects that will address pressing issues. It can include basic science (e.g., baseline monitoring across the North), better application of existing knowledge (improving knowledge transfer and mobilization), applied research, or a combination (Pope, 2015). Northern Canada is at the forefront of efforts to advance a participatory paradigm for the conduct of research, one that involves meaningful involvement and engagement of local peoples. Resetting the relationship with Indigenous peoples, as called for by the Truth and Reconciliation Commission, can be advanced by the science we choose to do and how we do it. It is essential to ensure that scientific and traditional knowledge are equally reflected in northern research and to respect the right of Indigenous governments and peoples to set guidelines for ownership of, access to, and use of their traditional knowledge (GY, GNWT and GN, 2016). The vision of the 2016 Government of Yukon Science Strategy is to support the active pursuit, gathering, and storage of scientific knowledge so it can be easily retrieved, transferred, shared, and used to support evidence-based decision making (GY, 2016a). This article discusses the context of this solution-driven vision and how it can be advanced in Yukon. ...


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