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The Pembroke site : Thule Inuit migrants on southern Victoria Island   /   Friesen, T.M.   Norman, L.E.Y.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 1-18, ill., map
ASTIS record 81885

This paper presents description and interpretation of the Pembroke site, the earliest known Thule Inuit occupation in the southeastern Victoria Island region, Nunavut. The site has 11 extant dwellings, including five heavy tent rings, five light semi-subterranean dwellings, and a qalgiq (large communal structure). The site's economy revolved mainly around the acquisition of caribou, Arctic char, and lake trout, with minimal consumption of sea mammals. Radiocarbon dates, reinforced by artifact analyses, indicate an occupation around AD 1400. Based on several lines of evidence, including the extremely small artifact samples, the site is interpreted as having been occupied relatively briefly. It represents the first colonization of the region by Thule people, approximately 200 years after the initial Thule migration from Alaska into the eastern Arctic. Thus, it documents a second migration wave: an expansion of Thule peoples from their initially occupied territories to other, in some ways less optimal, regions.

Cet article présente la description et l'interprétation du site de Pembroke, le plus ancien lieu d'occupation des Inuits thulés dans le sud-est de la région de l'île Victoria, au Nunavut. Ce site compte 11 habitations historiques, dont cinq cercles de tentes imposantes, cinq habitations légères enterrées et un qalgiq (grande structure collective). L'économie du site reposait surtout sur l'acquisition du caribou, de l'omble chevalier et de la truite de lac. La consommation de mammifères marins était minime. La datation au carbone 14, renforcée par l'analyse d'artefacts, indique que l'occupation a eu lieu vers 1400 apr. J.-C. D'après plusieurs sources de données, dont les échantillons d'artefacts extrêmement petits, le site est interprété comme ayant été occupé pendant une période relativement brève. Il représente la première colonisation de la région par le peuple des Thulés, environ 200 ans après la toute première migration des Thulés de l'Alaska jusqu'à l'est de l'Arctique. Ce site témoigne donc d'une deuxième vague migratoire : l'expansion des peuples de Thulés depuis les territoires qu'ils occupaient initialement jusqu'à d'autres régions, parfois moins optimales.


Habitat use and foraging patterns of molting male Long-tailed Ducks in lagoons of the central Beaufort Sea, Alaska   /   Flint, P.L.   Reed, J.A.   Lacroix, D.L.   Lanctot, R.B.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 19-28, ill., maps
ASTIS record 81886

From mid-July through September, 10 000 to 30 000 Long-tailed Ducks (Clangula hyemalis) use the lagoon systems of the central Beaufort Sea for remigial molt. Little is known about their foraging behavior and patterns of habitat use during this flightless period. We used radio transmitters to track male Long-tailed Ducks through the molt period from 2000 to 2002 in three lagoons: one adjacent to industrial oil field development and activity and two in areas without industrial activity. We found that an index to time spent foraging generally increased through the molt period. Foraging, habitat use, and home range size showed similar patterns, but those patterns were highly variable among lagoons and across years. Even with continuous daylight during the study period, birds tended to use offshore areas during the day for feeding and roosted in protected nearshore waters at night. We suspect that variability in behaviors associated with foraging, habitat use, and home range size are likely influenced by availability of invertebrate prey. Proximity to oil field activity did not appear to affect foraging behaviors of molting Long-tailed Ducks.

De la mi-juillet jusqu'au mois de septembre, de 10 000 à 30 000 hareldes kakawis (Clangula hyemalis) se servent des systèmes de lagunes du centre de la mer de Beaufort pour la mue de leurs rémiges. On en sait peu au sujet de leurs comportements et de leurs habitudes de recherche de nourriture pendant cette période sans vol. À l'aide d'émetteurs radio, nous avons suivi des hareldes kakawis mâles pendant la période de mue des années 2000 à 2002 dans trois lagunes : une adjacente à des travaux de mise en valeur industrielle du pétrole et deux, dans deux zones où il n'y a pas d'activité industrielle. Nous avons constaté que pendant la période de mue, l'indice du temps consacré à la recherche de nourriture augmentait de manière générale. La recherche de nourriture, l'utilisation de l'habitat et la taille du domaine vital affichaient des tendances semblables, bien que ces tendances variaient beaucoup d'une lagune à l'autre et d'une année à l'autre. Malgré la présence continuelle de lumière du jour pendant la période visée par l'étude, les oiseaux avaient tendance à se servir des zones extracôtières pour s'alimenter pendant la journée, et le soir venu, ils se reposaient dans les eaux littorales protégées. Nous soupçonnons que la variabilité des comportements de recherche de nourriture, d'utilisation de l'habitat et de la taille du parcours vital est vraisemblablement influencée par la disponibilité de proies invertébrées. La proximité de l'activité des champs de pétrole ne semblait pas exercer d'influence sur le comportement d'alimentation des hareldes kakawis en mue.


Identification of bird species used to make a Viking age feather pillow   /   Dove, C.J.   Wickler, S.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 29 - 36, ill., maps
ASTIS record 81887

A grave containing the remains of a wooden boat was discovered in 1934 under a low mound in a bog at Øksnes in the Vesterålen islands of northern Norway. The boat grave dates to the 10th century in the Viking Age, and grave goods placed in the boat include an iron axe, a cowhide in which the body was wrapped, and pillow remains consisting of feather stuffing and a wool textile cover. A microscopic analysis of the feathers from a subsample of the pillow fill identified three avian orders: Anseriformes (eider); Suliformes (cormorant), and Charadriiformes (unspecified gull). It was possible to make one species-level identification of Great Cormorant (Phalacrocorax carbo) and to narrow the gull types to the "white-headed" gull group. The sample was composed of a nearly equal mix of downy and pennaceous feather types. Downy feathers from gulls (Laridae) composed the majority of the material in this sample. While it is reported that feathers and down (assumed to be eider) were used in the Late Iron Age, this is the first successful attempt to identify bird species used in these materials and suggests that avian species identifications should be explored in other such burial items to enhance our understanding of human-wildlife interactions throughout Norse history.

Une fosse comprenant les restes d'un bateau en bois a été découverte en 1934 en bas de la petite butte d'une tourbière à Øksnes, dans les îles Vesterålen, au nord de la Norvège. La fosse remonte au dixième siècle de l'âge des Vikings et les objets funéraires placés dans le bateau comprennent une hache de fer, une peau de vache dans laquelle le corps était enveloppé et des restes d'oreiller constitués d'une garniture de plumes et d'une étoffe en laine. Un sous-échantillon de la rembourrure de plumes a été analysé au microscope, ce qui a permis d'identifier trois ordres aviaires : Anseriformes (eider), Suliformes (cormoran) et Charadriiformes (goéland non spécifié). L'analyse a également permis d'identifier une espèce de cormoran, soit le grand cormoran (Phalacrocorax carbo), et d'établir que les types de goélands appartenaient au groupe à« tête blanche ». L'échantillon était composé d'un mélange à peu près égal de types de plumes duveteuses et de plumes pennes. Les plumes duveteuses de goélands (Laridae) composaient la majorité de la matière de cet échantillon. Bien que l'on ait signalé que plumes et duvet (prétendument en provenance d'eiders) aient été utilisés vers l'âge du fer supérieur, il s'agit de la première tentative réussie d'identifier les espèces d'oiseaux utilisées dans ces matériaux, ce qui suggère que l'identification des espèces aviaires devrait être approfondie dans le cas d'autres articles d'inhumation afin de mieux comprendre l'interaction entre les humains et la faune au fil de l'histoire norse.


Systematic review and critique of the contributions of traditional ecological knowledge of beluga whales in the marine mammal literature   /   Breton-Honeyman, K.   Furgal, C.M.   Hammill, M.O.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 37-46, ill.
ASTIS record 81888

In this study we systematically review and critique literature containing Traditional Ecological Knowledge (TEK) of the beluga (Delphinapterus leucas) as a case study to gain insights into TEK's contributions to the marine mammal literature over the past four decades. We reviewed multiple searchable online databases, collected both academic and grey literature, and categorized it by geographic and disciplinary focus, as well as by the contribution of TEK to the source. Of the total 137 papers retained in the final analysis, 67% referred to the Canadian North, particularly the Hudson Bay subregion. Articles that included informal or anecdotal representations of TEK of belugas were the most prevalent. The number of papers containing TEK of belugas increased rapidly between 1975 and 2004 but appears to have leveled off since then. Biological papers represented the largest disciplinary focus (72%), followed by papers on management or co-management. This review showed that although knowledge of Indigenous peoples has made substantial contributions to the understanding of beluga, there is a lack of explicit collection, documentation, and use of TEK in the literature on belugas and particularly in the literature on beluga management.

Dans cette étude, nous avons passé en revue de manière systématique la littérature existante sur les connaissances écologiques traditionnelles (CÉT) des bélugas (Delphinapterus leucas) et nous l'avons critiquée en tant qu'étude de cas dans le but de mieux comprendre la contribution des CÉT aux connaissances existantes sur les mammifères marins au cours des quatre dernières décennies. Différentes bases de données consultables en ligne ont été examinées, puis des articles publiés dans des revues scientifiques et des écrits provenant de la littérature grise ont été recueillis, après quoi ceux-ci ont été classés par emplacement géographique, discipline, ainsi que par leur utilisation des CÉT. Au total, 137 documents ont été retenus pour les analyses finales, dont 67 % faisaient référence au nord du Canada, en particulier la sous-région de la baie d'Hudson. Les articles contenant des informations non publiées ou des anecdotes sur la représentation des CÉT sur les bélugas ont figuré parmi les articles les plus abondants. Les documents contenant des CÉT sur les bélugas ont augmenté rapidement entre 1975 et 2004, mais leur nombre semble s'être maintenu depuis. Les articles de biologie ont représenté la majorité des documents (72%), suivis de ceux axés sur la gestion ou la cogestion. Cette revue de la littérature montre que bien que les connaissances des peuples autochtones aient contribué à une compréhension nettement meilleure des bélugas, il y a un manque de rigueur dans la manière de recueillir, de documenter et d'utiliser les CÉT dans la littérature sur le béluga, particulièrement la littérature celle axée sur la gestion.


Regional patterns of fish and wildlife harvests in contemporary Alaska   /   Fall, J.A.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 47-64, ill., map
ASTIS record 81889

Interior Alaska's Healy Lake archaeological locality contains a cultural sequence spanning 13 500 years, beginning with some of the oldest known human occupations in Alaska. From 2011 to 2014, we conducted archaeological excavations at the Linda's Point site. Detailed recording has clearly separated the lowest cultural component at the site and begun to clarify the contentious culture history of the Healy Lake area. The lower component, associated with a thick paleosol, contains multiple hearths, debitage, and small triangular points similar to those seen at the Healy Lake Village site. The upper silt deposits contain a variety of lithic tool types within a dense scatter of debitage and bone fragments spanning a wide time range. Linda's Point appears to have been used as a habitation site throughout its history, changing from recurring short-term occupations in the terminal Pleistocene to more intensive site habitation and greater reliance on local lithic resources during the Holocene.

La localité archéologique de Healy Lake, à l'intérieur de l'Alaska, renferme une séquence culturelle s'étendant sur 13 500 ans et commence avec certaines des occupations humaines les plus anciennes connues de l'Alaska. De 2011 à 2014, nous avons effectué des fouilles archéologiques au site de Linda's Point. Les enregistrements détaillés ont permis de séparer clairement la composante culturelle la plus profonde du site et de commencer à expliquer l'histoire litigieuse de la culture de la région de Healy Lake. La composante la plus profonde, associée à un paléosol épais, contient de nombreux âtres, débitages et petites pointes triangulaires semblables à ceux aperçus au site du village de Healy Lake. Les dépôts de limon supérieurs renferment une variété de types d'outils lithiques faisant partie d'un éparpillement dense de débitages et de fragments d'os s'échelonnant sur un vaste intervalle de temps. Linda's Point semble avoir été utilisé comme lieu d'habitation au fil de son histoire, passant d'occupations répétées et de courte durée pendant le Pléistocène récent à une habitation plus intensive du site et à une plus grande dépendance des ressources lithiques locales pendant l'Holocène.


Spatial genetic structure of Long-tailed Ducks (Clangula hyemalis) among Alaskan, Canadian, and Russian breeding populations   /   Wilson, R.E.   Gust, J.R.   Petersen, M.R.   Talbot, S.L.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 65-78, ill., map
ASTIS record 81890

Arctic ecosystems are changing at an unprecedented rate. How Arctic species are able to respond to such environmental change is partially dependent on the connections between local and broadly distributed populations. For species like the Long-tailed Duck (Clangula hyemalis), we have limited telemetry and band-recovery information from which to infer population structure and migratory connectivity; however, genetic analyses can offer additional insights. To examine population structure in the Long-tailed Duck, we characterized variation at mtDNA control region and microsatellite loci among four breeding areas in Alaska, Canada, and Russia. We observed significant differences in the variance of mtDNA haplotype frequencies between the Yukon-Kuskokwim Delta (YKD) and the three Arctic locations (Arctic Coastal Plain in Alaska, eastern Siberia, and central Canadian Arctic). However, like most sea duck genetic assessments, our study found no evidence of population structure based on autosomal microsatellite loci. Long-tailed Ducks use multiple wintering areas where pair formation occurs with some populations using both the Pacific and Atlantic Oceans. This situation provides a greater opportunity for admixture across breeding locales, which would likely homogenize the nuclear genome even in the presence of female philopatry. The observed mtDNA differentiation was largely due to the presence of two divergent clades: (A) a clade showing signs of admixture among all breeding locales and (B) a clade primarily composed of YKD samples. We hypothesize that the pattern of mtDNA differentiation reflects some degree of philopatry to the YKD and isolation of two refugial populations with subsequent expansion and admixture. We recommend additional genetic assessments throughout the circumpolar range of Long-tailed Ducks to further quantify aspects of genetic diversity and migratory connectivity in this species.

Les écosystèmes de l'Arctique connaissent des changements sans précédent. La façon dont les espèces de l'Arctique réussissent à réagir aux changements environnementaux dépend, en partie, des liens entre les populations locales et les populations largement réparties. Dans le cas d'une espèce comme le harelde kakawi (Clangula hyemalis), nous disposons de peu de données de télémesure et de données prélevées au moyen des bagues pour déduire la structure de la population et la connectivité des déplacements migratoires. Les analyses génétiques peuvent toutefois offrir des connaissances supplémentaires. Afin d'examiner la structure de la population de hareldes kakawis, nous avons caractérisé la variation de la région de contrôle de l'ADNmt et des locus microsatellitaires de quatre aires de reproduction de l'Alaska, du Canada et de la Russie. Nous avons observé d'importantes différences en ce qui a trait à l'écart des fréquences de l'haplotype de l'ADNmt entre le delta Yukon-Kuskokwim (DYK) et les trois emplacements de l'Arctique (plaine côtière de l'Arctique en Alaska, Sibérie de l'Est et Arctique canadien central). Cependant, comme dans le cas de la plupart des évaluations génétiques des canards de mer, notre étude n'a trouvé aucune preuve de la structure de la population basée sur les locus microsatellitaires autosomiques. Le harelde kakawi se sert de diverses aires d'hivernage pour la formation de couples, et certaines populations favorisent tant l'océan Pacifique que l'océan Atlantique. Cette situation fournit de plus grandes possibilités de mélanges dans les lieux de reproduction, ce qui aurait vraisemblablement pour effet d'homogénéiser le génome nucléaire même en présence de la philopatrie chez les femelles. La différenciation observée de l'ADNmt était grandement attribuable à la présence de deux clades divergents : (A) un clade affichant des signes de mélange parmi tous les lieux de reproduction et (B) un clade principalement composé d'échantillons du DYK. Nous formulons l'hypothèse que le modèle de la différenciation de l'ADNmt reflète un certain degré de philopatrie dans le cas du DYK et l'isolement de deux populations réfugiales avec expansion et mélange subséquents. Nous recommandons la réalisation d'évaluations génétiques supplémentaires à l'échelle du domaine circumpolaire des hareldes kakawis afin d'être mieux en mesure de quantifier les aspects de la diversité génétique et de la connectivité des déplacements migratoires de cette espèce.


Lithic technology at Linda's Point, Healy Lake, Alaska   /   Younie, A.M.   Gillispie, T.E.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 79-98, ill., maps
ASTIS record 81891

Interior Alaska's Healy Lake archaeological locality contains a cultural sequence spanning 13 500 years, beginning with some of the oldest known human occupations in Alaska. From 2011 to 2014, we conducted archaeological excavations at the Linda's Point site. Detailed recording has clearly separated the lowest cultural component at the site and begun to clarify the contentious culture history of the Healy Lake area. The lower component, associated with a thick paleosol, contains multiple hearths, debitage, and small triangular points similar to those seen at the Healy Lake Village site. The upper silt deposits contain a variety of lithic tool types within a dense scatter of debitage and bone fragments spanning a wide time range. Linda's Point appears to have been used as a habitation site throughout its history, changing from recurring short-term occupations in the terminal Pleistocene to more intensive site habitation and greater reliance on local lithic resources during the Holocene.

La localité archéologique de Healy Lake, à l'intérieur de l'Alaska, renferme une séquence culturelle s'étendant sur 13 500 ans et commence avec certaines des occupations humaines les plus anciennes connues de l'Alaska. De 2011 à 2014, nous avons effectué des fouilles archéologiques au site de Linda's Point. Les enregistrements détaillés ont permis de séparer clairement la composante culturelle la plus profonde du site et de commencer à expliquer l'histoire litigieuse de la culture de la région de Healy Lake. La composante la plus profonde, associée à un paléosol épais, contient de nombreux âtres, débitages et petites pointes triangulaires semblables à ceux aperçus au site du village de Healy Lake. Les dépôts de limon supérieurs renferment une variété de types d'outils lithiques faisant partie d'un éparpillement dense de débitages et de fragments d'os s'échelonnant sur un vaste intervalle de temps. Linda's Point semble avoir été utilisé comme lieu d'habitation au fil de son histoire, passant d'occupations répétées et de courte durée pendant le Pléistocène récent à une habitation plus intensive du site et à une plus grande dépendance des ressources lithiques locales pendant l'Holocène.


Sea level change in the western James Bay region of Subarctic Ontario : emergent land and implications for Treaty No. 9   /   Tsuji, L.J.S.   Daradich, A.   Gomez, N.   Hay, C.   Mitrovica, J.X.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 98-107, maps
ASTIS record 81892

In 1905 and 1906, the Cree of the southwestern James Bay region signed Treaty No. 9 whereby they relinquished to the Canadian government their claim to the lands south of the Albany River (the northern boundary of the province of Ontario at the time). The official text of Treaty No. 9 made no mention of land submerged below water cover, and thus the Cree did not relinquish such regions at that time. By contrast, the Cree of the northwestern James Bay and southwestern Hudson Bay region who signed the 1929 - 30 Adhesions to Treaty No. 9 relinquished their claims to "land covered by water" for the area bounded on the south by the northerly limit of Treaty No. 9, as this clause was specifically included in the text of the adhesion. The issue of "land covered by water" is significant because the western James Bay region has been, and will continue to be, subject to sea level changes associated with ongoing adjustments due to the last ice age and modern global warming signals. In the absence of detailed maps, we used models of these processes, constrained by available geophysical and geodetic data sets, to retrodict shoreline changes and the rate of land emergence over the last two centuries within the boundaries specified by Treaty No. 9. We also project shoreline migration to the end of the 21st century within the same region. The rate of land emergence since 1905 in the area south of the Albany River is estimated as ~3.0 km²/yr. Over the next century, land will continue to emerge in this region at a mean rate of ~1.4 km²/yr. This emergent land should be a subject of consideration within any comprehensive land claim put forward by the Cree; in this regard, it will be interesting to see how the Canadian judicial system and the Comprehensive Claims Branch handle the novel issue of emergent land.

En 1905 et 1906, les Cris du sud-ouest de la région de la baie James ont signé le Traité no 9, par le biais duquel ils ont cédé au gouvernement du Canada leur droit de revendication des terres au sud de la rivière Albany (la limite nord de la province de l'Ontario à l'époque). Le texte officiel du Traité no 9 ne faisait aucune mention des terres submergées sous l'eau, si bien que les Cris n'ont pas renoncé à ces régions à ce moment-là. En revanche, les Cris du nord-ouest de la baie James et du sud-ouest de la baie d'Hudson qui ont signé les adhésions au Traité no 9 (1929-1930) ont renoncé à leurs revendications aux « terres recouvertes d'eau » dans la zone délimitée au sud par la limite nord du Traité no 9, puisque cette clause était expressément incluse dans le texte de l'adhésion. La question des « terres recouvertes d'eau » est importante parce que l'ouest de la région de la baie James a été et continuera d'être assujettie aux variations du niveau de la mer liées aux ajustements continus découlant de la dernière période glaciaire et des récents signes de réchauffement planétaire. En l'absence de cartes détaillées, nous avons utilisé des modèles de ces processus, limités par les ensembles de données géophysiques et géodésiques disponibles, pour déterminer de façon rétrospective les changements du littoral et le taux d'émergence des terres au cours des deux derniers siècles dans les limites précisées dans le Traité no 9. Nous faisons également une projection de la migration du littoral jusqu'à la fin du XXIe siècle dans cette même région. Le taux d'émergence des terres depuis 1905 dans la région au sud de la rivière Albany est estimé à ~3,0 km²/année. Au cours du prochain siècle, les terres continueront d'émerger dans cette région au taux moyen de ~1,4 km²/année. Ces terres émergées devraient être prises en compte dans toute revendication territoriale globale présentée par les Cris. À cet égard, il sera intéressant de voir comment le système judiciaire canadien et la Direction générale des revendications globales traiteront cette nouvelle question des terres émergées.


George Donald Hobson (1923-2015)   /   Frisch, T.   Schmidt, M.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 114-115, ill.
ASTIS record 81893

... As head of the Polar Continental Shelf Project (PCSP) in the 1970s and 1980s, George was a virtual gatekeeper of the Arctic for innumerable researchers and visitors, enabling many of them to experience the Arctic for the first time. He left his mark in the Arctic as few others have done. George was born in Hamilton, Ontario, on 8 January 1923, the son of Robert and Agnes Hobson. He attended Delta Collegiate and McMaster University (BSc in Mathematics and Physics) in Hamilton. He enrolled in the first master's-level geophysics course at the University of Toronto in 1946 and was awarded an MSc in Petroleum Geophysics in 1948. After graduation, George married Arletta (Arlie) Russell and moved to Edmonton, where he began his geophysics career with Heiland Exploration Canada Ltd. For 10 years George shuttled between seismic exploration in the northern Alberta bush and management positions, eventually becoming chief geophysicist at Merrill Petroleum Ltd. in Calgary. In 1958, George left the private sector for the federal public service, joining the Geological Survey of Canada in Ottawa. One of his first assignments was the planning and organization of the first seismic survey of the petroleum-prospective Sverdrup Basin in the High Arctic. Thus was George launched on his Arctic career. He paid his first visit to the High Arctic in 1960 and went on to work on a number of projects in which the newly minted (1958) PCSP participated, such as reflection seismic profiling in the Beaufort Sea. George also conducted seismic studies in Hudson Bay, the Gulf of St. Lawrence, and inland areas of the Precambrian shield of Ontario and Quebec. In 1972, George was appointed Director of PCSP, succeeding Fred Roots, its first director. During George's 16-year tenure in the directorship, he saw the completion of several major projects: the Sea-Ice Atlas of Arctic Canada, the Arctic Ice Dynamics Joint Experiment (AIDJEX), the Lomonosov Ridge Experiment (LOREX), and the Canadian Experiment to Study the Alpha Ridge (CESAR). Another focus of activity was an ice island, informally named "Hobson's Choice"-a double entendre, as there was no other choice, "take it or leave it." The ice island had broken off the Ward Hunt Ice Shelf on the north coast of Ellesmere Island in 1982 and drifted southwesterly off northwestern Ellesmere Island. A well-equipped research station was established on it in 1984 and completed in 1985. The station operated successfully until the ice island drifted into the channels of the Queen Elizabeth Islands in 1990-91 and eventually broke up. With George as director, PCSP came into its own as a logistics organization structured to support and, with his enthusiasm, even foster research and study of the Canadian Arctic, not only by scientists but also by artists, writers, and photographers. Without the assistance of PCSP, many Arctic projects would never have materialized. George introduced annual, two-day meetings for researchers, students, and other PCSP applicants to network, review progress on current projects, and plan for the coming field season with PCSP staff. ... Frequent visits to field camps of PCSP clients ensured that George kept up with their progress and was aware of their needs. He led by example. George took pains to establish lines of communication with Northerners and involve them as much as possible in PCSP-related activities, which after all were taking place in their back yard. He travelled extensively to communities for consultation and outreach to ensure that Northerners were kept informed. As a result, George had a wide network of friends and colleagues across the Canadian Arctic. ... Early on, George recognized that scientific research and the subsequent adoption of lessons learned are essential to upholding Canada's sovereignty claims over the Arctic. He also prevailed on other agencies to support northern research; for example, the then Department of External Affairs contributed to the funding of the Hobson's Choice Ice Island Research Station. George retired from the post of PCSP director and from government service in 1988. His connections with the North, however, continued unbroken. Over the years George had developed a keen interest in the fate of Sir John Franklin's 1845 expedition to the Arctic, an interest which led to his involvement with RCGS search expeditions in 1994, 1995, and 2000. ... George lived to witness the discovery of the wreck of the Erebus, Franklin's flagship, in September 2014; no one was more excited by the find than he. ... George died at home in Manotick, Ontario, at age 92, on what would have been Sir John Franklin's 229th birthday, 16 April 2015. ...


Polar Voices : relaying the science and story of polar climate change   /   Quinney, A.
Arctic, v. 69, no. 1, Mar. 2016, p. 116-117, ill.
ASTIS record 81894

Polar Voices is an educational podcast that explores climate change in the Arctic and the Antarctic. The program uses current research to explain observations made by people living and working near the poles, focusing particularly on Arctic Indigenous peoples. Because the podcast format is popular, free to use, available on demand, and can be broadcast on radio stations in rural and remote places, Polar Voices has the potential to reach a large audience and increase knowledge of climate change in a broad demographic of listeners. ... LEARNING OBJECTIVES AND GOALS: The main goal of Polar Voices is to increase knowledge and awareness of climate change in adult listeners from a broad range of socioeconomic and educational backgrounds. For listeners with limited initial knowledge of climate change, we present scientific information in simple and concise language. For listeners with moderate or advanced knowledge of climate change, we relay true stories from Arctic Indigenous communities experiencing and adapting to change and discuss actions people and communities are taking to mitigate climate change locally. The specific learning topics of each episode vary widely. In our first three episodes, we discuss a) efforts by the Snowchange Cooperative in Finland to incorporate the Indigenous perspective into Arctic policies, b) local observations of changing ice conditions on Alaskan rivers made by Alaska Native Elders, and c) the photo-documentation of Arctic greening, which is occurring as a result of the progressive northward invasion of shrubs. Upcoming episodes will highlight a) increased fire activity in the North, b) food insecurity issues resulting from shifting and disappearing wildlife habitats, and c) the potential release of greenhouse gases stored in thawing permafrost. In the future, we will be examining the impact of climate change in the Antarctic, Greenland, and Russia, and how changes in these remote places will impact people around the world. Each episode features one or more interviews dealing with a specific topic. Although learning objectives vary by topic, each episode is designed to produce one to three key learning outcomes based on information listeners will hear in the featured interview(s) (Fig. 2). The interviewees are experts in their fields, and their comments are vetted by reviewers to ensure accuracy. ... FUTURE PLANS: Funding for the PoLAR Partnership under NSF continues until August 2017. Polar Voices is scheduled to produce 21 episodes in the new format during this time, including the three episodes currently available online. Final evaluation of the Polar Voices project will commence in spring 2017. To hear full episodes of Polar Voices online, go to http://thepolarhub.org/project/polar-voices. Feel free to leave a comment or suggest episode topics under the "Learn More" tab, or send your feedback directly to the project lead, Annie Quinney, at aequinne@ucalgary.ca. If you have observed or are conducting research on climate change in the Arctic or Antarctic and want to be featured in a future episode of Polar Voices, please contact Annie to arrange an interview.


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