The Arctic exploits of Dr. Octave Pavy   /   Wamsley, D.W.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 1-15, ill, map
ASTIS record 80609

Dr. Octave Pierre Pavy served as the physician for the ill-fated Lady Franklin Bay Expedition of 1881 - 84, one of two expeditions supported by the United States during the First International Polar Year. He was one of 18 members of the expedition who died at the tragic camp at Cape Sabine while awaiting a relief party. Unlike the other members of the expedition, who volunteered from frontier outposts in the American West with no Arctic experience, Pavy joined the expedition with considerable knowledge and first-hand experience in living and traveling the Arctic regions. For him, the Lady Franklin Bay Expedition was the culmination of a two-decade obsession with polar exploration and a fervent desire to make a name for himself in the far North. However, Pavy's personality shortcomings and his long-running feud with his commander, Lieutenant Adolphus W. Greely, which featured prominently in Greely's narrative and official reports and in subsequent published accounts, have overshadowed nearly all other aspects of Pavy's character, as well as his accomplishments. Although those negative aspects cannot be overlooked in any assessment, a more thorough examination of Pavy's Arctic endeavors reveals a mixed record of performance that included laudable service in his primary role as physician and also in varied tasks in support of the expeditions with which he was involved.

Le Dr Octave Pierre Pavy était le médecin de l'infortunée expédition de la baie Lady Franklin entre 1881 et 1884, soit l'une des deux expéditions appuyées par les États-Unis pendant la première année polaire internationale. Il faisait partie des 18 membres d'expédition qui ont trouvé la mort au tragique campement de cap Sabine en attendant la relève. Contrairement aux autres membres de l'expédition, des volontaires des fronts pionniers de l'Ouest américain sans expérience de l'Arctique, le Dr Pavy possédait beaucoup de connaissances et d'expérience pratique en matière de vie et de déplacements dans les régions arctiques. Pour lui, l'expédition de la baie Lady Franklin constituait le point culminant d'une obsession d'une vingtaine d'années avec l'exploration polaire et un ardent désir de se faire un nom dans le Grand Nord. Toutefois, les lacunes inhérentes à sa personnalité et sa querelle de longue date avec son capitaine, le lieutenant Adolphus W. Greely - querelle dont il est souvent question dans les textes et les rapports officiels d'Adolphus Greely et dans des récits publiés ultérieurement - ont éclipsé presque tous les autres aspects du personnage de Pavy et de ses réalisations. Bien que ces aspects négatifs ne puissent être négligés, l'examen plus poussé des entreprises du Dr Pavy dans l'Arctique laisse entrevoir un rendement contrasté, assorti d'un service louable en tant que médecin, son rôle principal, ainsi que dans le cadre des diverses tâches où il a prêté main-forte pendant les expéditions dont il a fait partie.

Recovery of tundra vegetation three decades after hydrocarbon drilling with and without seeding of non-native grasses   /   Kearns, N.B.   Jean, M.   Tissier, E.J.   Johnstone, J.F.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 16-31, ill.
ASTIS record 80610

Oil and gas exploration conducted in the 1970s left a legacy of abandoned test wells with sumps, containing drilling waste, in the Mackenzie Delta region of Canada's Northwest Territories. One to two years after the test wells were decommissioned, a set of sites were seeded with non-native grasses and fertilized to test whether these treatments could accelerate vegetation recovery and prevent erosion. We sampled seeded and unseeded sumps and adjacent tundra vegetation in the Mackenzie Delta region three decades later to examine the impact of post-disturbance seeding treatments on site recovery. Plant species composition and environmental data were collected at 12 sump sites (6 seeded and fertilized and 6 unseeded and unfertilized) in lowland and upland tundra. Multivariate analyses using NMDS and perMANOVA indicated that in the lowlands, seeding and fertilization treatments had small but significant effects on plant species composition that differentiated seeded from unseeded sump caps. Plant communities on sump caps for all treatment types were significantly different from surrounding undisturbed tundra, even after more than 30 years of recovery. Seeded non-native grasses were found on both seeded and unseeded sumps, but not in the surrounding undisturbed tundra. Undisturbed tundra appears resistant to the spread of introduced agronomic grasses, but disturbed areas, such as sumps, provide areas of suitable habitat where non-native plants can persist.

L'exploration pétrolière et gazière effectuée dans les années 1970 a laissé des puits abandonnés et des bassins à boue contenant des résidus de forage dans la région du delta du Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada. Un à deux ans après que les puits ont été mis hors service, un ensemble de sites a été fertilisé et ensemencé avec des graminées non indigènes afin de vérifier si ces traitements pouvaient accélérer le rétablissement de la végétation et empêcher l'érosion du sol. Dans le but d'examiner l'incidence des traitements d'ensemencement sur la récupération des sites après trois décennies, nous avons échantillonné des bassins à boue ensemencés et non ensemencés, ainsi que la végétation de la toundra adjacente non perturbée dans la région du delta du Mackenzie. Sur 12 sites de bassins à boue (six sites ensemencés et fertilisés et six sites non ensemencés et non fertilisés) situés en basse et haute toundra arctique, des données environnementales ont été récoltées et des relevés de végétation ont été effectués. Les analyses multivariées (NMDS et perMANOVA) ont indiqué que les traitements d'ensemencement et de fertilisation ont eu un impact petit, mais significatif sur les communautés végétales au sommet des bassins à boue en basse toundra arctique. Les communautés végétales présentes au sommet des bassins à boue de tous types étaient significativement différentes de celles trouvées dans la toundra non perturbée environnante, même plus de 30 ans après l'abandon des puits. De plus, des graminées non indigènes ont été trouvées sur les bassins à boue ensemencés et non ensemencés, mais pas dans la toundra adjacente non perturbée. La toundra non perturbée semble résistante à la propagation d'espèces introduites de graminées, alors que les zones perturbées telles que les bassins à boue fournissent des habitats plus favorables à la persistance de plantes non indigènes.

The "boat place" burial : new skeletal evidence from the 1845 Franklin Expedition   /   Stenton, D.R.   Keenleyside, A.   Park, R.W.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 32-44, ill., maps
ASTIS record 80611

In 2013, a burial feature was excavated at NgLj-3, a Franklin expedition archaeological site on the Erebus Bay coast of King William Island. The feature contained 72 human bones representing a minimum of three individuals. The composition of the assemblage closely matches the description of skeletal remains of members of the Franklin expedition buried by Frederick Schwatka in 1879. Analysis suggests that the remains include those of the two men discovered in a ship's boat in 1859 by the McClintock search expedition.

En 2013, un aménagement de sépulture a été dégagé à NgLj-3, site archéologique de l'expédition Franklin sur la côte de la baie Erebus, à l'île King William. Cet aménagement comprenait 72 os humains appartenant à au moins trois personnes. La composition de cet assemblage s'apparente étroitement à la description des restes humains des membres de l'expédition Franklin inhumés par Frederick Schwatka en 1879. Selon des analyses, les restes comprennent ceux de deux hommes découverts dans le bateau d'un navire par l'expédition de recherche McClintock en 1859.

Multidecadal recession of Grinnell and Terra Nivea Ice caps, Baffin Island, Canada   /   Way, R.G.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 45-53, ill., maps
ASTIS record 80612

Multi-temporal satellite imagery and historical aerial photography reveal that two southern Arctic ice caps on Baffin Island have shrunk considerably over the past several decades. Satellite remote sensing shows that over the past three decades, the Grinnell and Terra Nivea ice caps, the southernmost ice caps in the eastern Canadian Arctic, have decreased in area by 18% and 22% respectively, which corresponds to a total area decline of 68 km² since mapping done in the late 1950s. Cumulative ice loss since the mid-1970s has occurred at a rate of 1.69 km²/yr. The Grinnell ice cap has declined in area by 0.57 km²/yr, while the larger Terra Nivea ice cap has lost ice at a rate of 1.1 km²/yr. Interior thinning has led to the exposure of nunataks far from ice margins, and outlet glaciers have retreated substantial distances up-valley. The rapid reduction in ice area is linked directly to increasing summer air temperatures and suggests that these ice caps are in disequilibrium with recent climate conditions. Projections suggest that if the observed ice decline continues to AD 2100, the total area covered by ice at present will be reduced by more than 57%.

L'imagerie satellitaire multitemporelle et la photographie aérienne historique révèlent que deux calottes glaciaires du sud de l'Arctique, dans l'île de Baffin, ont rétréci considérablement au cours des dernières décennies. La télédétection par satellite montre qu'au cours des trois dernières décennies, l'étendue des calottes glaciaires Grinnell et Terra Nivea, soit les calottes glaciaires les plus au sud de l'Arctique canadien de l'est, a diminué dans une mesure de 18 % et de 22 % respectivement, ce qui correspond à un déclin total de l'étendue de 68 km2 depuis que la cartographie a été effectuée vers la fin des années 1950. Depuis le milieu des années 1970, la perte cumulative de glace s'est produite au taux de 1,69 km2/an. L'étendue de la calotte glaciaire Grinnell a diminué de 0,57 km2/an, tandis que la calotte glaciaire Terra Nivea, dont l'étendue est plus grande, a enregistré une perte de glace de l'ordre de 1,1 km2/an. L'amincissement intérieur a donné lieu à l'exposition de nunataks loin des marges glaciaires, et les glaciers émissaires ont reculé sur d'importantes distances en amont de la vallée. La réduction rapide de l'étendue de la glace est directement liée à l'augmentation de la température de l'air d'été, ce qui suggère que ces calottes glaciaires sont en déséquilibre par rapport aux conditions climatiques récentes. Selon les projections, si la réduction observée de la glace se poursuit jusqu'en l'an 2100 A.D., l'étendue totale actuellement couverte par la glace diminuera de plus de 57 %.

First records of Atlantic mackerel (Scomber scombrus) from the Svalbard Archipelago, Norway, with possible explanations for the extension of its distribution   /   Berge, J.   Heggland, K.   Lønne, O.J.   Cottier, F.   Hop, H.   Gabrielsen, G.W.   Nøttestad, L.   Misund, O.A.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 54-61, ill., map
ASTIS record 80613

Atlantic mackerel (Scomber scombrus) were recorded in Isfjorden, Svalbard (7815 N, 1511 E) in late September 2013. This record is the northernmost known occurrence of mackerel in the Arctic and represents a possible northward expansion (of ca. 5 latitude) of its distributional range. The examined specimens of mackerel were between 7 and 11 years old, with a mean size of 39 cm and a mean weight of 0.5 kg. Examination of stomach contents indicated that the mackerel were feeding mainly on juvenile herring (Clupea harengus). The occurrence of mackerel in the Arctic is discussed in relation to the recent increase in mackerel population size in the North Atlantic and the expansion of other North Atlantic fishes into the Svalbard region during the last decade. Using a decadal record of water temperature, we conclude that the occurrence of Atlantic mackerel in Svalbard waters is a result of a continued warming of the ocean in the region and that it follows a general trend of species' extending their distributional ranges northward into the Arctic.

À la fin de septembre 2013, la présence de grands maquereaux (Scomber scombrus) a été enregistrée à Isfjorden, dans l'archipel du Svalbard (7815 N, 1511 E). Il s'agit de l'apparition de maquereaux la plus nordique à avoir été enregistrée dans l'Arctique, ce qui pourrait représenter une extension vers le nord (d'environ 5 degrés de latitude) de la répartition de cette espèce. Les individus qui ont été examinés étaient âgés de 7 à 11 ans, avaient une taille moyenne de 39 cm et un poids moyen de 0,5 kg. L'analyse des contenus stomacaux a permis de déterminer que les maquereaux se nourrissaient essentiellement de harengs juvéniles (Clupea harengus). La présence du maquereau dans l'Arctique est discutée à la lumière de l'augmentation récente de la population dans l'Atlantique Nord et de l'afflux d'autres poissons de l'Atlantique Nord dans la région du Svalbard au cours de la dernière décennie. Grâce à l'enregistrement décennal de la température de l'eau, nous concluons que la présence du grand maquereau dans les eaux du Svalbard résulte du réchauffement continu de l'océan dans la région et que cela suit la tendance générale des espèces à étendre leur parcours vers le nord, dans l'Arctique.

Wolf (Canis lupus) winter density and territory size in a low biomass moose (Alces alces) system   /   Lake, B.C.   Caikoski, J.R.   Bertram, M.R.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 62-68, maps
ASTIS record 80614

We investigated the winter density and territory size of wolves (Canis lupus) on the Yukon Flats, Alaska, where moose (Alces alces) was the sole ungulate prey, occurring at a low density and representing a biomass of ungulate food lower than previously studied in North America. Using locations (GPS coordinates) from collars deployed on seven wolves, we estimated territory sizes with adaptive kernel and minimum convex polygon methods. We then estimated wolf density from a population area defined by these territory sizes and counts of wolves in five marked packs. From November 2009 to April 2010, we obtained 6263 GPS locations. Pack size ranged from two to 10 wolves, with average size of 5.0 in November 2009 and 4.8 in March 2010. Average winter territory size for the five packs was 1433 km² with the 95% adaptive kernel method and 1608 km² with the minimum convex polygon method. Density (wolves/1000 km²) was 3.6 in November and 3.4 in March with the 95% adaptive kernel method and 3.4 in November and 3.3 in March with the minimum convex polygon method. Territories were large and estimates produced by the two methods differed by 11%. Densities were low, and the two analysis methods yielded densities that differed from each other by 3% to 6%. Low wolf density corresponded with low biomass of ungulate food, suggesting that moose availability on the Yukon Flats likely limited wolf density.

Nous avons étudié la densité hivernale et la taille du territoire du loup (Canis lupus) aux Yukon Flats, en Alaska, où l'orignal (Alces alces) était la seule proie ongulée. Il s'y trouvait en faible densité et représentait une biomasse de nourriture ongulée inférieure à celle étudiée ailleurs en Amérique du Nord. Grâce aux positions (coordonnées de GPS) prélevées à partir de colliers posés sur sept loups, nous avons estimé la taille des territoires au moyen de la méthode d'estimation adaptative à noyaux et de la méthode du polygone convexe minimal. Ensuite, nous avons estimé la densité du loup à partir d'une zone de population définie par la taille de ces territoires et par les dénombrements de loups de cinq meutes marquées. De novembre 2009 à avril 2010, nous avons obtenu 6 263 positions GPS. La taille des meutes variait de deux à dix loups, pour une taille moyenne de 5,0 loups en novembre 2009 et de 4,8 en mars 2010. La taille moyenne du territoire hivernal de cinq meutes était de 1 433 km² dans le cas de la méthode adaptative à noyaux de 95 % et de 1 608 km² dans le cas de la méthode du polygone convexe minimal. La densité (loups/1000 km²) était de 3,6 en novembre et de 3,4 en mars avec la méthode adaptative à noyaux de 95 %, puis de 3,4 en novembre et de 3,3 en mars avec la méthode du polygone convexe minimal. Les territoires étaient vastes et les estimations obtenues à l'aide des deux méthodes différaient de 11 %. Les densités étaient faibles, et les deux méthodes d'analyse ont donné des densités qui différaient l'une de l'autre dans une mesure 3 % à 6 %. La faible densité des loups correspondait à la faible biomasse de nourriture ongulée, ce qui laisse supposer que la disponibilité de l'orignal aux Yukon Flats limitait vraisemblablement la densité du loup.

High-latitude Yukon boreal-cordilleran grassland plant communities   /   Strong, W.L.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 69-78, ill., maps
ASTIS record 80615

High-latitude (61.9 - 62.8 N) graminoid plant communities located near the northern limit of boreal forest occurrence in the Carmacks - Pelly Crossing area of Yukon were sampled and classified, and four sociations were recognized: Calamagrostis purpurascens (purple reedgrass), Hesperostipa comata (needle-and-thread grass), Poa glauca - Artemisia frigida (glaucous bluegrass - pasture sagewort), and Pseudoroegneria spicata - Artemisia frigida (bluebunch wheatgrass - pasture sagewort). These plant communities occurred primarily on south-southwest slopes (180 - 230) with 45% - 75% gradients. Relative to southern Canada mixedgrass prairie, Yukon grasslands were likely species poor, had less total canopy cover, and produced less than half as much aboveground herb biomass (typically 200 - 300 kg/ha). The distribution of the sociations appeared limited to ~60 - 65 N latitude in the Yukon-Alaska region. Calamagrostis was the most abundant and widespread grassland sociation in the study area. The four sociations occupied less than 4% of the Carmacks - Pelly Crossing landscape, although they represented the most extensive high-latitude boreal grassland vegetation in Canada ( 2600 ha) and they were among the most northerly in North America.

Les communautés de plantes graminoïdes en haute latitude (61,9 - 62,8 N) situées près de la limite nord du milieu de forêt boréale dans la région de Carmacks - Pelly Crossing, au Yukon, ont fait l'objet d'un échantillonnage et d'un classement. Cela a permis de reconnaître quatre sociations : Calamagrostis purpurascens (calamagrostis pourpre), Hesperostipa comata (stipe comateuse), Poa glauca - Artemisia frigida (pâturin glauque - armoise douce) et Pseudoroegneria spicata - Artemisia frigida (agropyre à épi - armoise douce). Ces communautés de plantes se manifestaient surtout sur les versants du sud et du sud-ouest (180 - 230) comportant des gradients variant entre 45 % et 75 %. Comparativement à la prairie mixte du sud du Canada, les herbages du Yukon comportaient vraisemblablement peu d'espèces et un moins grand couvert au total, et ils produisaient moins de la moitié de biomasse épigée (généralement entre 200 et 300 kg/ha). La répartition des sociations semblait limitée à la latitude ~60 - 65 N de la région du Yukon-Alaska. Dans l'aire visée par l'étude, Calamagrostis était la sociation d'herbage la plus abondante et la plus généralisée. Les quatre sociations occupaient moins de 4 % du paysage de Carmacks - Pelly Crossing, même si elles représentaient la végétation d'herbage boréal la plus vaste en haute latitude au Canada ( 2600 ha) et qu'elles figuraient parmi les sociations les plus au nord de l'Amérique du Nord.

Micrometeorological and thermal control of frost flower growth and decay on young sea ice   /   Galley, R.J.   Else, B.G.T.   Geilfus, N.-X.   Hare, A.A.   Babb, D.   Papakyriakou, T.   Barber, D.G.   Rysgaard, S.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 79-92, ill.
ASTIS record 80616

Frost flowers are transient crystal structures that form on new and young sea ice surfaces. They have been implicated in a variety of biological, chemical, and physical processes and interactions with the atmosphere at the sea ice surface. We describe the atmospheric and radiative conditions and the physical and thermal properties of the sea ice and atmosphere that form, decay, and destroy frost flowers on young sea ice. Frost flower formation occurred during a high-pressure system that caused air temperatures to drop to -30C, with relative humidity of 70% (an undersaturated atmosphere), and very calm wind conditions. The sea ice surface temperature at the time of frost flower initiation was 10 - 13°C warmer than the air temperature. Frost flowers grew on nodules raised above the mean surface height by 5 mm, which were 4 - 6°C colder than the bare, brine-wetted, highly saline sea ice surface that provided the necessary moisture. The cold nodules created potential water vapour supersaturation zones above them with respect to air over the brine skim. Frost flowers formed and grew overnight in the absence of shortwave radiation, while the net longwave radiation was negative and dominated the net all-wave radiation balance at the surface. The observed crystal habits of the frost flowers were long needles, betraying their origin from the vapour phase at temperatures between -20°C and -30°C. After a night of growth, frost flowers decayed in association with increased solar radiation, a net surface radiation balance of 0 W m², increased air and surface temperatures, increased wind speed, and decreased relative humidity. We hypothesize that these conditions increased vertical mixing, which eroded near-surface water vapour saturation and initiated sublimation. The frost flowers finally were rapidly destroyed by snowfall.

Les fleurs de glace sont des structures cristallines transitoires qui se forment sur des surfaces de glace de mer nouvelles et jeunes. Elles découlent de divers processus et interactions biologiques, chimiques et physiques avec l'atmosphère, à la surface de la glace de mer. Nous décrivons les conditions atmosphériques et radiatives de même que les propriétés physiques et thermiques de la glace de mer qui forment, détériorent et détruisent les fleurs de glace sur la jeune glace de mer. La formation de fleurs de glace s'est produite lorsqu'un système de haute pression a fait baisser les températures de l'air à -30° C, avec une humidité relative de 70 % (atmosphère sous-saturée) et un régime des vents très calme. À l'amorçage des fleurs de glace, la température à la surface de la glace de mer était de 10° à 13° C plus chaude que la température de l'air. Les fleurs de glace se sont formées sur des nodules élevés au-dessus de la hauteur moyenne de la surface dans une mesure de 5 mm, ce qui était entre 4° et 6° C plus froid que la surface de glace de mer brute, saumurée et fortement saline qui a fourni l'humidité nécessaire. En ce qui a trait à l'air au-dessus de l'écume de saumure, les nodules de froid ont créé des zones potentielles de sursaturation de vapeur d'eau au-dessus. Des fleurs de glace se sont formées et ont grossi pendant la nuit, en l'absence de rayonnement de courtes longueurs d'onde, tandis que le rayonnement net de grandes longueurs d'onde était négatif et dominait l'équilibre du rayonnement net de toutes ondes à la surface. L'habitus cristallin observé dans les fleurs de glace prenait la forme de longues aiguilles, trahissant son origine de la phase vapeur à des températures variant de -20° C à -30° C. Après une nuit de croissance, les fleurs de glace se sont détériorées en présence du rayonnement solaire accru, du bilan radiatif de la surface de 0 W m², des températures accrues de l'air et de la surface, de la plus grande vitesse du vent et de l'humidité relative réduite. Nous formulons l'hypothèse que ces conditions ont eu pour effet d'augmenter le mélange vertical, ce qui a érodé la saturation de vapeur d'eau près de la surface et déclenché la sublimation. Par la suite, les fleurs de glace ont été rapidement détruites par la chute de neige.

Indigenous knowledge of hydrologic change in the Yukon River basin : a case study of Ruby, Alaska   /   Wilson, N.J.   Walter, M.T.   Waterhouse, J.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 93-106, maps
Grant-in-aid - Arctic Institute of North America
ASTIS record 80617

In the Arctic and Subarctic, the contribution of Indigenous knowledge to understanding environmental change has been established over the last several decades. This paper explores the role of Indigenous knowledge of water in understanding hydrologic change within complex social-ecological systems. Observations of hydrology in the Yukon River Basin, contributed by 20 community experts from Ruby Village, Alaska, in semi-structured interviews, are compared with findings from scientific literature to illustrate the commonalities and differences. Research findings reveal the contribution of Indigenous knowledge to understandings of hydrologic change in the Yukon River and its tributaries, which includes insights regarding alterations in sediment and river ice regimes. Recommendations for future research that incorporates Indigenous knowledge of water to gain insight into hydrologic changes in the watershed include combining multiple case studies that are distributed geographically. Our findings suggest 1) that using participatory research approaches to research will help ensure that it benefits the communities whose livelihoods are affected by hydrologic changes, and 2) that a multidisciplinary approach that combines qualitative and quantitative methods from the social and biophysical sciences would be most effective to help us understand and respond to hydrologic changes.

Dans l'Arctique et la région subarctique, l'apport des connaissances indigènes à l'égard de la compréhension de l'altération de l'environnement a été mis au clair au cours des dernières décennies. Cette communication explore le rôle des connaissances indigènes relativement à l'eau dans la compréhension des changements hydrologiques touchant les systèmes socioécologiques complexes. Les observations hydrologiques dans le bassin du fleuve Yukon, émanant de 20 experts communautaires de Ruby Village, en Alaska et prélevées dans le cadre d'entrevues semi-structurées, sont comparées aux constatations publiées dans des documents scientifiques pour illustrer les points communs et les différences. Les résultats de recherche révèlent l'apport des connaissances indigènes en matière de compréhension des changements hydrologiques caractérisant le fleuve Yukon et ses affluents, ce qui comprend un aperçu de l'altération des sédiments et des régimes de glaces fluviales. Les recommandations de recherches futures faisant appel aux connaissances indigènes de l'eau afin de mieux comprendre les changements hydrologiques du bassin hydrographique préconisent le fait de combiner de nombreuses études de cas géographiquement réparties. Nos constatations suggèrent 1) que le recours à des méthodes de recherche participative aidera à faire en sorte que les collectivités dont le mode de vie est touché par les changements hydrologiques bénéficient des travaux de recherche, et 2) qu'une approche multidisciplinaire dans les domaines des sciences sociales et biophysiques faisant appel à la fois à des méthodes qualitatives et à des méthodes quantitatives s'avérerait plus efficace, et nous aiderait à comprendre les changements hydrologiques puis à y réagir.

The status of Glaucous Gulls, Larus hyperboreus, in the circumpolar Arctic   /   Petersen, A.   Irons, D.B.   Gilchrist, H.G.   Robertson, G.J.   Boertmann, D.   Strøm, H.   Gavrilo, M.   Artukhin, Y.   Clausen, D.S.   Kuletz, K.J.   Mallory, M.L.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 107-120, ill., maps
ASTIS record 80618

The entire world population of the Glaucous Gull Larus hyperboreus breeds in the circumpolar Arctic. Some local populations appear to be declining significantly. In this paper, we summarize the current state of knowledge on Glaucous Gull populations and trends. The total Arctic population is estimated at 138 600 to 218 600 breeding pairs (277 200 to 437 200 breeding individuals) distributed among at least 2768 colonies (many not documented). Population declines may be attributable to egg harvest, contaminants, or food shortages, but other factors operating outside the breeding season should not be excluded. We recommend collaborative conservation efforts that will include better population estimates in most countries, as well as standardized monitoring programs.

Toute la population mondiale de goélands bourgmestres Larus hyperboreus se reproduit dans l'Arctique circumpolaire. Certaines populations locales semblent diminuer considérablement. Dans cette communication, nous résumons l'état actuel des connaissances sur les populations et les tendances concernant le goéland bourgmestre. La population arctique totale est estimé de 138 600 à 218 600 couples reproducteurs (de 277 200 à 437 200 individus reproducteurs) répartis dans au moins 2 768 colonies (dont grand nombre n'ont pas été consignées). Les déclins de population peuvent être attribuables à la récolte des oeufs, aux contaminants ou aux pénuries de nourriture, bien qu'il ne faille pas exclure d'autres facteurs ne se rapportant pas à la saison de reproduction. Nous recommandons des efforts de conservation communs qui comprendront de meilleures estimations de population dans la plupart des pays de même que des programmes de surveillance normalisés.

J. Ross Mackay (1915-2014)   /   Burn, C.R.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 129-131, ill.
ASTIS record 80619

John Ross Mackay, Canada's pre-eminent authority on permafrost, died peacefully in the early morning of 28 October 2014. He was nearly 99 years old. Throughout the geocryological community, Ross was known as an exemplary researcher, an audacious field scientist, and a loyal and friendly man. For more than three decades from the early 1960s, he was acknowledged as Canada's pre-eminent Arctic scientist. His field research in the western Arctic began in 1951 and continued without interruption from 1954 to 2011, although he officially "retired" from the University of British Columbia (UBC) in 1981. He published 201 scientific papers and two memoirs in toto, all but 13 as sole or senior author. His work is the benchmark on thermal contraction cracking in permafrost and on pore-water expulsion during freezing of sands. The permafrost community thus knows him best for his work on ice wedges and pingos, but his expertise on terrain conditions in the western Arctic was perhaps of more immediate material significance. He was told in the 1970s that his work had saved industry two full years of investigations in preparation for hydrocarbon development in the region. ...

Celebrating the 50th anniversary of the Inuvik Research Laboratory   /   Gareis, J.   Mercer, A.
Arctic, v. 68, no. 1, Mar. 2015, p. 132-139, ill.
ASTIS record 80620

On any given day, if you walk into the grey metal building next door to the Post Office on Inuvik's main street, you will find a bustling research centre brimming with activity. The loading bay will be filled with researchers organizing their field gear and processing samples, all the while leaving their footprints—either snowy or muddy, depending on the season—on the floor. Down the hall, you might happen upon a community meeting or a research lecture in the centre's meeting rooms, or local residents and researchers working in the library. Upstairs, you will find the offices where both permanent staff and visiting researchers are studying a range of topics relevant to northern Canada and the wider circumpolar Arctic. For the past 50 years, this has been the daily routine at the Inuvik Research Laboratory, a hub for research, discovery, and innovation in the western Canadian Arctic. Built in 1964, the Inuvik Lab has become one of Canada's most active and productive northern research stations.

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