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Migratory movements and mortality of Peregrine Falcons banded in Greenland, 1972-97   /   Mattox, W.G.   Restani, M.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 433-440, ill., map
ASTIS record 80298

In 1972 we initiated a long-term study of Peregrine Falcons Falco peregrinus in West Greenland to evaluate population status and describe general breeding ecology. The study area encompassed approximately 6050 km², spanning the area from the edge of the inland ice cap westward to the coast. From 1972 to 1997, we banded 1896 peregrines (1771 nestlings, 125 adults). Encounters of banded peregrines (n = 114) outside the study area occurred at locations from Greenland to Uruguay. In contrast to the equal sex ratio recorded in broods at banding, the sex ratio of nestling encounters was significantly skewed toward females. The majority (54%) of encounters involved capture and release by other falcon researchers, particularly those operating banding stations along the Eastern Seaboard and in southern Texas. Peregrines from Greenland appeared to reach wintering areas by late October or early November. Although male peregrines wintered significantly farther south than females, there was no significant difference in the mean date of capture along the East Coast of the United States in the hatch year (mean = 9 October ± 2.5 days for males and 9 October ± 1 day for females). Spring migration appeared to commence in early April, with breeding birds back on the study area by late May or early June. Despite the extensive recent use of satellite telemetry, long-term banding continues to play an important role in studies of peregrine migration, natal dispersal, and survival.

En 1972, nous avons entrepris l'étude à long terme des faucons pèlerins Falco peregrinus dans l'ouest du Groenland dans le but d'évaluer l'état de la population et de décrire l'écologie générale de la reproduction. L'aire visée par l'étude comptait environ 6 050 km², s'étendant ainsi du bord de la calotte glaciaire de l'arrière-pays jusqu'à la côte ouest. Entre 1972 et 1997, nous avons bagué 1 896 faucons pèlerins (1 771 oisillons, 125 adultes). Des faucons pèlerins bagués (n = 114) ont été repérés à l'extérieur de l'aire visée par l'étude, dans des endroits allant du Groenland jusqu'en Uruguay. En contraste avec la proportion égale des sexes enregistrée dans les nichées au moment du baguage, la proportion des sexes chez les oisillons repérés tendait considérablement plus du côté des femelles. La majorité (54 %) des repérages ont fait l'objet de captures et libérations de la part d'autres chercheurs spécialisés dans les faucons, surtout ceux situés aux postes de baguage du littoral est et du sud du Texas. Les faucons pèlerins du Groenland semblaient atteindre les aires d'hivernage vers la fin d'octobre ou le début de novembre. Même si les mâles hivernaient beaucoup plus au sud que les femelles, aucune différence importante n'a été relevée dans la date moyenne de capture sur le littoral est des États-Unis pendant l'année de l'éclosion (moyenne = 9 octobre ± 2,5 jours chez les mâles et 9 octobre ± 1 jour chez les femelles). La migration printanière semblait commencer vers le début d'avril, les oiseaux reproducteurs étant de retour dans l'aire visée par l'étude vers la fin de mai ou le début de juin. Malgré l'utilisation fréquente de la télémétrie satellitaire, le baguage à long terme continue du jouer un rôle important dans l'étude de la migration, de la dispersion natale et de la survie du faucon pèlerin.


A review of Thick-billed Murre banding in the Canadian Arctic, 1950-2010   /   Gaston, A.J.   Robertson, G.J.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 441-448, ill., map
ASTIS record 80299

Banding of Thick-billed Murres Uria lomvia in the Canadian Arctic was initiated by L.M. Tuck in the 1950s, when he visited three of the largest breeding colonies in Canada. Up to 2010, banding had been carried out at eight of the 10 major breeding colonies, with totals of more than 1000 birds banded at Coburg Island and Cape Hay, Bylot Island, in the High Arctic and at Digges Sound and Coats Island in northern Hudson Bay. Because murres are long-lived birds, large-scale banding can continue to provide useful results for decades. A total of about 89 000 bandings in Arctic Canada resulted in 1757 usable recoveries up to 2010, the vast majority of which were birds killed by hunters in West Greenland or Newfoundland and Labrador. There was no apparent change in the large-scale geographical pattern of recoveries over the period reviewed, but the proportion of bands recovered has fallen. Several periods of higher- or lower-than-expected recoveries can be attributed to particular events: anomalous ice conditions, intensive gill-net fisheries, and oiling at sea. Thus, banding provided a useful tool not only for identifying migration and wintering areas, but also for identifying transient sources of increased mortality.

Les débuts du baguage des guillemots de Brünnich Uria lomvia dans l'Arctique canadien remontent aux années 1950, sous l'égide de L.M. Tuck à l'occasion de sa visite de trois des plus grandes colonies de nidification au Canada. Jusqu'en 2010, le baguage a été effectué à huit des dix grandes colonies de nidification, pour un total de plus de 1 000 oiseaux bagués à l'île Coburg, à cap Hay et à l'île Bylot, dans l'Extrême-Arctique, ainsi qu'au détroit de Digges et à l'île Coats, dans le nord de la baie d'Hudson. Puisque les guillemots de Brünnich sont des oiseaux qui vivent longtemps, le baguage à grande échelle peut donner des résultats pendant des années. Jusqu'en 2010, les quelque 89 000 baguages effectués dans l'Arctique canadien se sont traduits par 1 757 récupérations d'oiseaux utilisables, la vaste majorité d'entre eux ayant été tuée par des chasseurs de l'ouest du Groenland ou de Terre-Neuve-Labrador. Il n'y avait aucun changement apparent dans le modèle géographique à grande échelle des oiseaux récupérés au cours de la période examinée, mais la proportion de bagues récupérées a diminué. Plusieurs périodes de récupérations plus grandes ou moins grandes que prévu peuvent être attribuées à des événements particuliers : un état anormal des glaces, la pêche intensive au filet maillant et le mazoutage en mer. Par conséquent, le baguage a représenté un outil utile non seulement pour déterminer les lieux de migration et les aires d'hivernage, mais aussi pour repérer les sources transitoires de mortalité accrue.


Spawning, overwintering and summer feeding habitats used by anadromous arctic char (Salvelinus alpinus) of the Hornaday River, Northwest Territories, Canada   /   Harwood, L.A.   Babaluk, J.A.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 449-461, maps
ASTIS record 80301

Radio telemetry and t-bar tagging were used to locate sites used by Hornaday River Arctic char (Salvelinus alpinus) for overwintering, spawning, and summer feeding. Thirty char, 21 in August 1995 and nine in July and August 1999, were captured, radio-tagged, and released back into the Hornaday River. Tracking was done over 14 months in 1995 - 96 and over three months in 1999, using either aircraft (10 flights) or snowmobiles traveling on the river ice in winter (7 trips). Of 12 radio-tagged char that were relocated during winter 1995 - 96 and not caught in the 1995 upstream migration fall fishery, 11 (92%) ultimately overwintered in the reach of the Hornaday between Coalmine and Akluk Creek; three of these did so in consecutive years. This area is characterized by groundwater inputs and deep pools (> 2 m) that do not freeze to the riverbed in winter. Another important overwintering site was found in a similarly deep channel on the west side of the Hornaday River estuary, where half of the char radio-tagged in fall 1999 spent the winter of 1999 - 2000. Spawning locations were discerned through circumstantial evidence from the movements of three radio-tagged fish over entire annual cycles. The locations that were indicated as spawning habitat were all in the main stem of the Hornaday River, in deep (> 2 m), groundwater-fed pools between Coalmine and Akluk Creek. Fourteen percent of 239 char t-bar tagged at Pearce Point in July - August 1997 were caught at the mouth of the Hornaday River, on average within 25 days of tagging, which indicates that the nearshore area of Pearce Point, characterized by upwelling and enhanced productivity, is an important summer feeding area for this stock. This identification of overwintering, spawning, and summer feeding habitats contributes to an emerging list of areas for which it would be prudent to monitor habitat quality, change, and integrity given contemporary changes in climate and the potential for near-future anthropogenic act ivities in this watershed.

La radiotélémesure et les étiquettes en T ont été employées pour repérer les lieux utilisés par l'omble chevalier (Salvelinus alpinus) de la rivière Hornaday pour l'hivernage, le frai et l'alimentation estivale. Trente ombles ont été capturés dans la rivière Hornaday, soit 21 en août 1995 et neuf en juillet et en août 1999. Des radio-émetteurs ont été posés sur ces ombles, après quoi ils ont été relâchés dans la rivière. Nous les avons suivis pendant 14 mois en 1995-1996 ainsi que pendant trois mois en 1999, en avion (dix vols) ou en motoneige sur la glace de la rivière pendant l'hiver (sept expéditions). Parmi les 12 ombles dotés de radio-émetteurs qui ont été relocalisés à l'hiver 1995-1996 et n'ont pas été attrapés pendant la pêche de la montaison automnale en 1995, 11 (92 %) ont fini par passer l'hiver dans le passage de la Hornaday situé entre Coalmine et le ruisseau Akluk; trois d'entre eux y sont retournés au cours des années qui ont suivi. Cette aire est caractérisée par des apports d'eau souterrains et des fosses profondes (> 2 m) qui ne gèlent pas jusqu'au lit de la rivière en hiver. Un autre lieu d'hivernage important a été trouvé dans un chenal tout aussi profond du côté ouest de l'estuaire de la rivière Hornaday, où la moitié des ombles dotés de radio-émetteurs à l'automne 1999 ont passé l'hiver 1999-2000. Les lieux de frai ont été discernés au moyen de preuves circonstancielles à partir des mouvements de trois poissons munis de radio-émetteurs pendant l'ensemble des cycles annuels. Les lieux qui ont été indiqués à titre d'habitat de frai se trouvaient tous dans le tronçon principal de la rivière Hornaday, dans des fosses profondes (> 2 m) alimentées par de l'eau souterraine situées entre Coalmine et le ruisseau Akluk. Quatorze pour cent des 239 ombles auxquels une étiquette en T a été posée à Pearce Point en juillet-août 1997 ont été attrapés à l'embouchure de la rivière Hornaday, en moyenne 25 jours après avoir été étiquetés, ce qui indique que l'aire sublittorale de Pearce Point, caractérisée par une remontée d'eau et une productivité accrue, constitue une aire d'alimentation estivale importante pour ce stock. L'identification des habitats d'hivernage, de frai et d'alimentation estivale s'ajoute à une nouvelle liste d'endroits pour lesquels il serait prudent de surveiller la qualité, la modification et l'intégrité de l'habitat à la lumière des changements climatiques contemporains et des activités anthropiques susceptibles de se produire dans ce bassin hydrographique dans un avenir rapproché.


Using Synthetic Aperture Radar to define spring breakup on the Kuparuk River, northern Alaska   /   Floyd, A.L.   Prakash, A.   Meyer, F.J.   Gens, R.   Liljedahl, A.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 462-471, ill., maps
ASTIS record 80303

Spring runoff measurements of Arctic watersheds are challenging given the remote location and the often dangerous field conditions. This study combines remote sensing techniques and field measurements to evaluate the applicability of synthetic aperture radar (SAR) to defining spring breakup of the braided lower Kuparuk River, North Slope, Alaska. A statistical analysis was carried out on a time series (2001 - 10) of SAR images acquired from the European Remote Sensing Satellite (ERS-2) and the Canadian RADARSAT satellite, as well as on measured runoff. On the basis of field information, the SAR images were separated into pre-breakup, breakup, and post-breakup periods. Three variables were analyzed for their suitability to bracket the river breakup period: image brightness, variance in brightness over the river length, and a sum of rank order change analysis. Variance in brightness was found to be the most reliable indicator. A combined use of that variance and sum of rank order change appeared promising when enough images were available. The temporal resolution of imagery served as the major limitation in constraining the timing of the hydrologic event. Challenges associated with spring runoff monitoring and the sensitive nature of SAR likely resulted in an earlier detection of surficial changes by the remote sensing technique compared to the field runoff observations. Given a sufficient temporal resolution, SAR imagery has the potential to improve the spatiotemporal monitoring of Arctic watersheds for river breakup investigations.

La mesure de l'écoulement printanier des bassins hydrographiques de l'Arctique n'est pas facile à réaliser en raison de l'éloignement ainsi qu'en raison des conditions souvent dangereuses qui ont cours sur le terrain. Cette étude fait appel à des techniques de télédétection de même qu'aux mesures prises sur le terrain pour évaluer l'applicabilité du radar à synthèse d'ouverture SAR pour définir la débâcle printanière de la basse rivière Kuparuk anastomosée sur la North Slope de l'Alaska. L'analyse statistique d'une série temporelle (2001-2010) d'images SAR acquises à partir du satellite européen de télédétection (ERS-2) et du satellite canadien RADARSAT ainsi que des écoulements mesurés a été effectuée dans le cadre de cette étude. D'après les renseignements recueillis sur le terrain, les images SAR ont été divisées en fonction de la période précédant la débâcle, de la période de la débâcle même et de la période suivant la débâcle. Trois variables ont été analysées afin de déterminer si elles permettaient d'isoler la période de la débâcle de la rivière, soit la luminance de l'image, la variance de la luminance en fonction de la longueur de la rivière et la somme de l'analyse des changements de classement suivant le rang. La variance de la luminance s'est avérée l'indicateur le plus fiable. L'utilisation conjointe de cette variance et de la somme des changements de classement suivant le rang s'avéraient prometteuse lorsque le nombre d'images était suffisant. La résolution temporelle de l'imagerie a constitué la plus grande limitation pour contraindre la temporisation de l'événement hydrologique. Les défis liés à la surveillance de l'écoulement printanier et la nature sensible du SAR ont vraisemblablement donné lieu à la détection précoce des changements superficiels au moyen de la technique de télédétection comparativement aux observations mêmes de l'écoulement printanier. Moyennant une résolution temporelle suffisante, l'imagerie SAR pourrait permettre d'améliorerla surveillance spatiotemporelle des bassins hydrographiques de l'Arctique en vue de l'étude des débâcles printaniers.


Evaluating potential effects of an industrial road on winter habitat of caribou in north-central Alaska   /   Wilson, R.R.   Gustine, D.D.   Joly, K.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 472-482, ill., maps
ASTIS record 80306

Worldwide, some caribou (Rangifer tarandus) populations are experiencing declines due partially to the expansion of industrial development. Caribou can exhibit behavioral avoidance of development, leading to indirect habitat loss, even if the actual footprint is small. Thus, it is important to understand before construction begins how much habitat might be affected by proposed development. In northern Alaska, an industrial road that has been proposed to facilitate mining transects a portion of the Western Arctic caribou herd's winter range. To understand how winter habitat use might be affected by the road, we estimated resource selection patterns during winter for caribou in a study area surrounding the proposed road. We assessed the reductions of habitat value associated with three proposed routes at three distance thresholds for disturbance. High-value winter habitat tended to occur in locally rugged areas that have not burned recently and have a high density of lichen and early dates of spring snowmelt. We found that 1.5% to 8.5% (146-848 km²) of existing high-value winter habitat in our study area might be reduced in quality. The three alternative routes were only marginally different. Our results suggest that the road would have minimal direct effects on high-value winter habitat; however, additional cumulative impacts to caribou (e.g., increased access by recreationists and hunters) should be considered before the full effects of the road can be estimated.

À l'échelle mondiale, certaines populations de caribous (Rangifer tarandus) connaissent des déclins partiellement attribuables à l'expansion industrielle. Pour des raisons de comportement, le caribou peut éviter le développement, ce qui entraîne une perte d'habitat indirecte, et ce, même si la place réellement occupée est petite. Par conséquent, il est important de comprendre, avant même que des travaux de construction ne soient amorcés, dans quelle mesure l'habitat sera touché par les travaux proposés. Dans le nord de l'Alaska, une route industrielle dont la construction a été proposée pour faciliter l'exploitation minière coupe transversalement une partie de l'aire d'hivernage du troupeau de caribous de l'ouest de l'Arctique. Afin de comprendre comment l'utilisation de l'habitat d'hivernage pourrait être touchée par la route, nous avons estimé des modèles de sélection des ressources pendant l'hiver pour le caribou se trouvant dans une aire d'étude entourant la route proposée. Nous avons évalué la diminution de la valeur de l'habitat liée à trois routes proposées à trois seuils de distance afin d'en déterminer la perturbation. Un habitat d'hivernage de grande valeur avait tendance à se manifester dans les régions locales accidentées qui n'avaient pas fait l'objet de brûlages récents, régions caractérisées par une forte densité de lichen et une fonte des neiges hâtive au printemps. Dans le cadre de notre étude, nous avons constaté que la qualité de 1,5 % à 8,5 % (146-848 km²) de l'habitat d'hivernage actuel de grande valeur pourrait être réduite. Les trois routes différaient à peine. Nos résultats suggèrent que la route aurait des effets directs minimes sur l'habitat d'hivernage de grande valeur. Cependant, il y a lieu de considérer les incidences cumulatives supplémentaires (comme l'accès accru par les amateurs de plein air et les chasseurs) afin de pouvoir estimer les effets complets de la route.


An emerging pattern of declining growth rates in belugas of the Beaufort Sea : 1989-2008   /   Harwood, L.A.   Kingsley, M.C.S.   Smith, T.G.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 483-492, ill., maps
ASTIS record 80308

Standardized, hunter-based sampling of harvested beluga whales was initiated in the three main harvesting areas of the Mackenzie River delta (Shallow Bay, Kendall Island, Kugmallit Bay) in 1980 and near Paulatuk, Northwest Territories, in 1989. Standard length and sex of landed whales have been recorded for 90 to 110 belugas per year since 1980, and ages have been determined since 1988. Hunters select larger and older belugas; males outnumbered females 2.0 to 1 between 1980 and 1989, 3.0 to 1 between 1990 and 1999, and 3.6 to 1 between 2000 and 2009. Age classes younger than 10 growth layer groups (GLGs) were essentially absent from harvests both in the Delta and near Paulatuk. Asymptotic lengths, calculated using GLG counts from teeth of 839 males and 225 females sampled over 16 seasons (1989, 1993 - 2008), were 435.3 cm (SE 2.0) for males and 380.1 cm (SE 1.8) for females. Males were 14.5% longer than females. Belugas landed in the Delta and Paulatuk were mainly mature adults (by hunter selection). Mature belugas landed by Paulatuk hunters were younger and shorter than those taken in the Delta because of age and sex segregation in the hunting areas. There was no difference in the size-at-age relationships for belugas landed at Paulatuk vs the Delta. The linear trend in size-at-age indicated a decline of 0.08% (SE 0.038%) per year, or 1.75% over the 19 year time series. The 314 male belugas landed in the Delta between 2000 and 2007 showed statistically significant differences in blubber thickness among years, but only a slight downward trend over this short period. Mean blubber was thickest in 2002 and 2003 and thinnest in 2005. The thinness of belugas in 2005, and subtle changes in growth of the belugas over the time series, may reflect ecosystem changes that have reduced the availability or quality and quantity of their prey in recent years. Further research, including isotope and fatty acid profiling, would be helpful in substantiating the declining trend in growth and elucidating the causative factors.

Des échantillons standardisés provenant de pêcheurs ayant capturé des bélugas ont été prélevés dans trois lieux de capture principaux du delta du fleuve Mackenzie (baie Shallow, île Kendall et baie Kugmallit) en 1980 et près de Paulatuk, dans les Territoires du Nord-Ouest, en 1989. La longueur standard et le sexe des baleines débarquées ont été enregistrés dans le cas de 90 à 110 bélugas par année depuis 1980, et les âges ont été déterminés depuis 1988. Les pêcheurs choisissent les bélugas qui sont plus gros et plus âgés. Le nombre de mâles a dépassé le nombre de femelles dans une mesure de 2,0 contre 1 entre 1980 et 1989, de 3,0 contre 1 entre 1990 et 1999, et de 3,6 contre 1 entre 2000 et 2009. Les classes d'âge plus jeunes que dix groupes de couches d'accroissement (GCA) étaient pour ainsi dire absentes des récoltes du delta et de la proximité de Paulatuk. Les longueurs asymptotiques, calculées au moyen des dénombrements de GCA à partir des dents de 839 mâles et de 225 femelles échantillonnés au cours de 16 saisons (1989, 1993-2008) étaient de 435,3 cm (ET de 2,0) chez les mâles et de 380,1 cm (ET de 1,8) chez les femelles. Les mâles étaient plus longs que les femelles dans une mesure de 14,5 %. Les bélugas débarqués dans le delta et à Paulatuk étaient surtout des adultes en pleine maturité (en raison du choix des pêcheurs). Les bélugas adultes débarqués par les pêcheurs de Paulatuk étaient plus jeunes et moins longs que ceux capturés dans le delta en raison de la ségrégation entre les sexes et de l'âge dans les zones de pêche. Il n'y avait pas de différence dans les relations en fonction de la taille selon l'âge pour les bélugas débarqués à Paulatuk par rapport à ceux débarqués au delta. La tendance linéaire dans la taille selon l'âge a fait ressortir un déclin de 0,08 % (ET de 0,038 %) par année, soit 1,75 % pour la série temporelle de 19 ans. Les 314 bélugas mâles débarqués dans le delta entre 2000 et 2007 ont affiché d'importantes différences statistiques sur le plan de l'épaisseur du lard au fil des ans, mais seulement une faible tendance à la baisse pendant cette courte période. L'épaisseur moyenne du lard était à son point le plus élevé en 2002 et en 2003, et à son point le plus faible en 2005. La maigreur des bélugas en 2005 et les changements mineurs sur le plan de la croissance des bélugas au cours de la série temporelle pourraient être le reflet de changements caractérisant l'écosystème, changements qui ont eu pour effet de réduire la disponibilité ou la qualité et la quantité des proies des baleines ces dernières années. Des recherches plus poussées, prenant notamment la forme du profilage des isotopes et des acides gras, aideraient à valider la tendance à la baisse en matière de croissance et à élucider les facteurs causals.


Identification of a pre-contact polar bear victim at Native Point, Southampton Island, Nunavut, using 3D technology and a virtual zooarchaeology collection   /   Ryan, K.   Betts, M.W.   Oliver-Lloyd, V.   Clement, N.   Schlader, R.   Young, J.   Gardiner, M.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 493-510, ill., maps
ASTIS record 80309

The skeletal remains of an adult Sadlermiut woman with obvious trauma to her cranial and post-cranial skeleton were excavated from Native Point (KkHh-1), Southampton Island, Nunavut, in 1954. In order to determine the possible cause of this damage, we first documented the skeletal injuries using traditional bioarchaeological techniques. We then created a three-dimensional model of the cranium and mandible to permit better visualization and analysis of the cranial lesions, some of which were obscured by post-depositional weathering. This model was imported into a virtual environment in order to compare the lesions with the craniodental structure of four Arctic carnivore species available as digital models through the Virtual Zooarchaeology of the Arctic Project (VZAP), an online comparative faunal collection. We eliminated all but the polar bear (Ursus maritimus) using this process, which suggested that an individual of this species was responsible for the skeletal trauma. We further identified a minimum number of “bites” on the cranium, some with overlapping lesions, which suggested a possible attack sequence. Use of a virtual environment and an online comparative collection were critical to this process and represent a new technique for evaluating past skeletal trauma and its causes.

En 1954, lors de travaux archéologiques sur le site Native Point (KkHh-1), île Southampton, Nunavut, les restes du squelette d'une femme adulte de la culture Sadlermiut portant des signes évidents de traumatismes crânien et post-crânien avaient été excavés. Dans le but de déterminer les causes possibles de ces dommages, nous avons d'abord documenté les lésions squelettiques à l'aide de techniques bio-archéologiques traditionnelles. Ensuite, nous avons créé un modèle en trois dimensions du crâne et de la mandibule pour permettre de bien visualiser et analyser les lésions crâniennes, notamment parce que certaines d'entre elles étaient obscurcies par l'érosion post-dépositionnelle. Ce modèle a été importé dans un environnement virtuel afin de comparer les lésions à la structure cranio-dentaire de quatre espèces carnivores provenant de l'Arctique dont les modèles figurent déjà dans la collection ostéologique comparative en ligne du projet VZAP (Virtual Zooarchaeology of the Arctic Project). Nous avons ainsi éliminé tous les carnivores à l'exception de l'ours polaire (Ursus maritimus), laissant penser qu'un membre de cette espèce serait responsable des traumatismes du squelette de cette femme. Nous avons également identifié des morsures sur le crâne de cette femme, suggérant une possible séquence d'attaques, ne serait-ce que par la présence d'une série de lésions qui se chevauchent. L'utilisation d'un environnement virtuel et d'une collection comparative virtuelle a joué un rôle déterminant dans ce processus et représente une nouvelle technique pour évaluer les traumatismes squelettiques anciens et leurs causes.


A most inhospitable coast : the report of Lieutenant William Hobson's 1859 search for the Franklin expedition on King William Island   /   Stenton, D.R.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 511-522, ill., maps
ASTIS record 80310

Lieutenant William R. Hobson's 1859 search for traces of the Franklin expedition on the west coast of King William Island resulted in several major discoveries that include an official record containing the dates of Sir John Franklin's death, of the abandonment of HMS Erebus and HMS Terror, and of the departure of the ship's company for the Back River. Information derived from Hobson's report appeared in McClintock's published account of the expedition, and it has been referenced in other works, but the report itself was never published. Recent investigations of Franklin archaeological sites on the Victoria Strait coast of King William Island by the Government of Nunavut, including sites first discovered by Hobson, served as a catalyst for locating Hobson's full descriptions of his findings. The report includes general observations on weather, ice conditions, and wildlife encountered, and his detailed descriptions of several Franklin expedition sites are potentially valuable sources of information for ongoing archaeological investigations.

La recherche de traces de l'expédition de Franklin réalisée sur la côte ouest de l'île King William par le lieutenant William R. Hobson en 1859 a donné lieu à plusieurs découvertes d'envergure, dont un document officiel renfermant les dates du décès de Sir John Franklin, de l'abandon du HMS Erebus et du HMS Terror ainsi que du départ de l'équipage du navire pour la rivière Back. Des renseignements dérivés du rapport de William Hobson figurent dans le compte rendu publié par McClintock au sujet de l'expédition. Ces renseignements ont également été repris dans d'autres ouvrages, mais le rapport en soi n'a jamais été publié. Des enquêtes récentes effectuées par le gouvernement du Nunavut aux sites archéologiques de Franklin sur la côte du détroit de Victoria, à l'île King William, visant notamment des sites qui avaient d'abord été découverts par William Hobson, ont servi de catalyseur à la découverte des descriptions complètes des observations de William Hobson. Le rapport comprend des observations générales sur les conditions météorologiques, l'état des glaces et la faune rencontrée. Ses descriptions détaillées de plusieurs sites touchés par l'expédition de Franklin pourraient constituer de précieuses sources d'information pour les enquêtes archéologiques en cours.


Traditional knowledge about polar bears (Ursus maritimus) in northwestern Alaska   /   Voorhees, H.   Sparks, R.   Huntington, H.P.   Rode, K.D.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 523-536, maps
ASTIS record 80318

Polar bears (Ursus maritimus) are an iconic Arctic species, but residents of Arctic coastal communities are among the few who have opportunities to observe their behavior for extended periods of time. Documenting traditional knowledge about polar bears is thus an important research approach, especially in light of recent rapid changes to summer sea ice extent. We interviewed polar bear hunters in seven Alaska Native communities along the coast of the northern Bering Sea and Chukchi Sea. Our study confirmed findings from similar research conducted in the mid-1990s and added information about the responses of polar bears to more recent environmental change. The distribution and local abundance of polar bears have changed over time, though different communities report different patterns. Polar bears arrive from the north later in fall than previously. Despite substantial changes in sea ice and other aspects of polar bear habitat, the animals generally appear to be in good body condition, and cubs continue to be observed regularly. While polar bears continue to feed primarily on seals, they have been observed eating a diverse range of foods, including eggs, greens, fish, berries, and other foods as available. Reduction in harvest levels due to environmental, economic, and social factors is the overriding trend; however, in years when bears are particularly abundant around villages, this pattern is temporarily reversed. Polar bears remain important spiritually and culturally for the indigenous communities of northern and western Alaska.

Les ours polaires (Ursus maritimus) constituent une espèce iconique de l'Arctique, mais les résidents des collectivités côtières de l'Arctique figurent parmi les quelques personnes qui ont l'occasion d'observer leur comportement pendant des périodes prolongées. C'est pourquoi la consignation des connaissances traditionnelles sur les ours polaires représente un aspect important de la recherche, surtout à la lumière des changements rapides caractérisant l'étendue de la glace de mer en été. Nous avons interviewé des chasseurs d'ours polaires de sept collectivités autochtones de l'Alaska situées le long de la côte nord de la mer de Béring et de la mer des Tchouktches. Notre étude a permis de confirmer les observations émanant de travaux de recherche similaires réalisés dans le milieu des années 1990 ainsi que d'enrichir l'information sur la réaction des ours polaires vis-à-vis des changements environnementaux plus récents. La répartition et l'abondance locale d'ours polaires ont changé au fil du temps, bien que les tendances diffèrent d'une collectivité à l'autre. À l'automne, les ours polaires arrivent du Nord plus tard qu'avant. Malgré les importants changements qui caractérisent les glaces de mer et d'autres aspects de l'habitat de l'ours polaire, les animaux semblent généralement en bon état corporel, et l'on continue d'observer des oursons régulièrement. Même si les ours polaires continuent de s'alimenter principalement de phoques, on les a vus en train de manger divers aliments, dont des oeufs, des plantes vertes, du poisson, des petits fruits et d'autre nourriture, selon les disponibilités. Les taux de récolte à la baisse en raison de facteurs environnementaux, économiques et sociaux constituent la tendance prépondérante. Cependant, au cours des années pendant lesquelles les ours sont nombreux autour des villages, cette tendance est renversée temporairement. Par ailleurs, les ours polaires continuent de revêtir une importance spirituelle et culturelle pour les collectivités indigènes du nord et de l'ouest de l'Alaska.


Analysis of daily air temperatures across a topographically complex alpine region of southwestern Yukon, Canada   /   Chaput, M.A.   Gajewski, K.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 537-553, ill., maps
ASTIS record 80319

This study provides an analysis of six years of daily air temperature data collected using 16 HOBO® UA-002-64 Pendant data loggers placed along a 280 km transect in southwestern Yukon and northern British Columbia. Correlation and time series analyses, including Seasonal Decomposition of Time Series by Loess (STL) methods, revealed very high correlations among all data series at daily to annual timescales. The two meteorological stations in the region are found to be generally representative of the greater area, and local temperature variability appears to be predominantly determined by synoptic-scale weather patterns. The annual temperature cycle in this region is complex and has annually repeating components at all study sites across the region. The analysis of daily data using the STL method can provide new insight into climate time series and enhance our ability to observe patterns and extremes in temperatures across varying spatial and temporal scales. Data loggers provide a cost-effective way of obtaining similar (and sometimes higher-quality) information compared to meteorological stations or gridded global datasets.

Cette étude présente l'analyse de données sur la température de l'air prélevées au cours de six années à l'aide de 16 enregistreurs de données HOBOMD UA-002-64 Pendant le long d'un transect de 280 km situé dans le sud-ouest du Yukon et le nord de la Colombie-Britannique. L'analyse des corrélations et des séries temporelles, faisant notamment appel aux méthodes de décomposition saisonnière des séries temporelles de Loess (STL), ont révélé de très fortes corrélations entre toutes les séries de données aux échelles de temps allant de quotidiennes à annuelles. Les deux stations météorologiques de la région sont généralement représentatives de la grande région, et la variabilité des températures locales semble principalement déterminée par le régime climatique à l'échelle synoptique. Dans cette région, le cycle des températures annuelles est complexe. Il comprend des composantes récurrentes annuellement à tous les sites étudiés, à la grandeur de la région. L'analyse des données quotidiennes à l'aide de la méthode STL peut donner une nouvelle perspective des séries temporelles climatiques et rehausser notre capacité à observer les tendances et les extrêmes de températures pour des échelles spatiales et temporelles variées. Les enregistreurs de données constituent une manière économique d'obtenir des renseignements similaires (et parfois de meilleure qualité), comparativement aux données des stations météorologiques ou aux ensembles de données globales sous forme de valeurs aux points de grille.


Letter to the editor : re: erratum : Arctic profile of "Hjalmar Nelson Hamar (1894-1967)"   /   Sikstrom, C.B.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 560
ASTIS record 80320
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My Arctic Profile of Hjalmar Nelson Hamar, published in the September 2014 issue of Arctic (Vol. 67, No. 3: 407-409), contains an error in the year given for the discovery of Hamar's body. The second paragraph of the right column on page 408 states: "His body was found in February 1967, when an RCMP patrol flew in for a pre-arranged pickup at an unnamed lake ... " Hamar's body was actually found in 1968 and not 1967, though it is presumed that he died in 1967, according to a 1968 report by the Administrator of the Northwest Territories. The date of his death on his gravestone and on the cairn atop Hamar Mountain is 1967. I regret this error and am thankful that the online version of the Hamar Profile has been corrected.


John Charles Fremont (JCF) Tedrow (1917-2014)   /   Brown, J.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 561-562, ill.
ASTIS record 80321
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… John began his Arctic and polar career in the early 1950s on the North Slope of Alaska as a member of the Air Force-sponsored Keys project (Tedrow, 2005). Throughout the 1950s and early 1960s, he followed his interest in the Alaskan Arctic through the Office of Naval Research program at the Arctic Institute of North America. He supervised five doctoral degrees related to the soils of the North Slope (J.V. Drew, D.E. Hill, L.A. Douglas, J. Brown, and E.E. MacNamara), as well as a master's (D.A. Rickert) and post-doctoral research (F. Ugolini). Following his Alaskan field endeavors, John's attention focused on the polar deserts of Canada and Greenland (with doctoral candidate G.F. Walton) and the Antarctic in 1961 - 62 (Tedrow, 1966). John's comprehensive contributions to polar pedology developed from his initial field investigations on the Alaskan North Slope and through his intensive study of 19th and 20th century Russian soils literature. He and his students classified and mapped the permafrost-dominated soils of the North Slope, ranging from peaty bog to wet tundra to well-drained soils, according to their moisture and organic content. Furthermore, he concluded that the soil-forming processes of the well-drained soils, based primarily on weathering potential, weakened as one progressed northward into drier and colder climatic regimes. He recognized the unique influences that permafrost and seasonal frost action exert on soil properties, which include the burial of surface organic matter into the uppermost permafrost. These Alaskan observations and concepts were further developed as he explored the drier polar regions of both hemispheres. His 1977 book, Soils of the Polar Landscapes, is a synthesis of his extensive studies of polar soils, their properties and classification, and his intimate knowledge of the Russian pedological literature. The textbook is a tribute to his keen observations and scholarly approaches. In commemoration of John's 85th birthday, our Russian soils colleagues paid tribute to John in the English translation of Pochvovedenie (Editorial Board, 2004), which also included John's summary paper on polar desert soils (Tedrow, 2004). Many of Tedrow's publications are listed chronologically in his 1995 report History of Soil Science at Rutgers University (1870-1990). With Kenneth A. Linell, he co-authored Soils and Permafrost Surveys in the Arctic (Linell and Tedrow, 1981). In addition to his research in the polar regions and in New Jersey (Tedrow, 1986), he was immersed in the field of forensic geology and was responsible for several books on the topic.


Eric Joamie (1956-2014)   /   Ljubicic, G.J.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 563, ill.
ASTIS record 80322
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Eric Joamie was born on the land at Tuapait in Cumberland Sound, outside of Pangnirtung, Nunavut. He was educated through Federal Day School and the territorial education system. He frequently emphasized the challenges of being educated in this “system foreign to his own society” (his own words), and yet he became a skilled interpreter who was involved with numerous community and research projects over the years. He worked at various times for the Qikiqtani Inuit Association, had an ongoing contract as interpreter and translator with the Hamlet of Pangnirtung, and established his own business, Joamie Communications and Consulting. Eric was also the Pangnirtung community researcher for our International Polar Year (IPY) Inuit Sea Ice Use and Occupancy Project (ISIUOP). Eric dedicated countless hours to our siku (sea ice) project (2004 - 11), playing a key facilitating role in all local research activities, interpreting for local meetings and interviews, helping to develop and edit a local sea ice dictionary, and contributing to ISIUOP publications (Laidler et al., 2008, 2010, 2011; Pearce et al., 2009), presentations, and outreach (http://sikuatlas.ca). I feel so privileged to have been able to work with and learn from him, and to have been able to connect with so many Elders in Pangnirtung because of him. He was a uniquely talented interpreter and had tremendous skill in bridging languages and cultures. He was so dedicated to his work and passionate about supporting any efforts to promote and enhance Inuit language and culture. Eric took me on my first sea ice trip (May 2004), in which we had an incredible polar bear encounter. I also fondly remember joining his family for the fishing derby in April 2005, where Eric was helpful and encouraging as I tried to navigate the snowmobile on my own up to the fishing lake and back (and his niece had to take over a few times when I was frozen in fear at mountainous terrain or open water spots on the sea ice!). Throughout our work together we had many good moments for learning, knowledge exchange, and light-hearted jokes. I knew him as a dedicated family man, skilled hunter, talented interpreter, knowledgeable and caring person. He was a patient listener, always wanting to get all the nuances of what the Elders would share in order to interpret the concepts for me (and others) to understand. He was often quite quiet, but had a great sense of humour and would break into beautiful warm smiles when engaging with Elders and youth. On 19 June 2014, Eric tragically disappeared while out on a hunting trip. He is survived by his wife Rosie, and five children (Shaun, Nina, Robert, Annie, and Albert). Eric will be deeply missed, and his is a great loss for his family, for Pangnirtung, for Nunavut, and beyond. Eric's legacy will live on in the many lives he has touched, including the substantial contributions he made over the years to the siku project, the many other projects he worked on, and his work with the Hamlet. His life's work was not just about translation, but about interpreting and sharing concepts between cultures, and between generations of Inuit, to help people understand each other and work together better.


How Arctic marine birds help researchers study a changing North   /   Provencher, J.F.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 564-569, ill., map
ASTIS record 80324
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The Arctic region is currently undergoing environmental change at an unprecedented rate (IPCC, 2007). Changing climatic conditions, a growing tourism industry, increasing levels of development and the associated marine shipping, and a growing human population are a few of the accumulating challenges the circumpolar Arctic is now facing (ACIA, 2004). The Canadian Arctic is no exception. Recent warming trends in Arctic Canada have led to reduced summer sea ice extent, as well as changes in snow line elevation and snowmelt (Wang and Overland, 2012; Miller et al., 2013). With the development of the tourism industry and the natural resource sector in northern Canada, ship traffic is predicted to increase, particularly around Baffin Island and the Northwest Passage (Smith and Stephenson, 2013; Dawson et al., 2014). In a time of rapid change, studies that examine how changes are affecting both the people and the environment are needed to develop evidence-based management and adaptation strategies (Armitage et al., 2011; Bring and Destouni, 2014). With more than 36 000 islands and 162 000 km of coastline, the marine environment represents a large component of the Canadian Arctic. Although the magnitude of the northern marine environment makes it challenging to conduct research there, access can be enhanced through the involvement and participation of the many communities that are widely distributed throughout the region. An additional approach when working in this geographically large and diverse region is to examine “indicator species”: those that, in addition to being the focus of specific questions, also support a wider array of research objectives. As one example, marine birds are recognized as important global sentinels in marine ecology (Piatt et al., 2007), as well as in northern environments (Karnovsky et al., 2008). By definition, marine birds spend most of the year at sea, typically dispersed across vast tracts of ocean, but each summer they must return to land to breed, often in large nesting colonies (Gaston, 2004). This annual pattern allows research programs to establish protocols that are repeatable from year to year and to support research questions that benefit from long-term data sets (Gaston et al., 2009). Given the number of birds nesting at colonies, seabirds also offer larger sample sizes than many other wildlife species studied: researchers can often monitor tens of thousands of individuals at one location (Piatt et al., 2007). It is important that marine birds are also among the few marine indicator species that regularly visit the terrestrial environment, which makes them an accessible study group through which to address marine research questions (Piatt et al., 2007). Marine birds also offer an opportunity to work closely with northern communities in collaborative ways. For example, many northern residents harvest marine birds for their eggs, feather down, and meat and thus are well positioned to provide meaningful input into research activities (Mallory et al., 2003, 2006a). Collaborations can include the incorporation of traditional and local knowledge into research objectives and findings (e.g., Mallory et al., 2003; Henri et al., 2010) and can support collections of samples for scientific analysis through community-based fieldwork (e.g., Jamieson et al., 2001; Provencher et al., 2013). The combination of local knowledge, community involvement, and scientific studies can also be used to help plan and develop wildlife conservation tools through a collaborative approach (Mallory et al., 2006a). Additionally, working with marine birds offers a diversity of educational opportunities that can increase understanding of northern research among students of all ages while addressing a wide range of research questions (Provencher et al., 2013).


Examining the health and energetic impacts of climate-induced prey shifts on beluga whales using community-based research   /   Choy, E.S.
Arctic, v. 67, no. 4, Dec. 2014, p. 570-573, ill.
ASTIS record 80326
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... The primary objective of my research is to study the potential energetic consequences of prey shifts for the Beaufort Sea beluga population. Declines in sea ice may affect the ice-covered foraging habitat of large males; however, young calves and nursing females will likely be most vulnerable to declines in prey quality. Given that belugas are generalist predators, they may succeed in shifting their diet to new prey species (Bluhm and Gradinger, 2008; Laidre et al., 2008). My five sub-objectives are to (1) establish the current nutritional and physical condition of belugas; (2) examine the importance of pelagic and offshore prey to diet; (3) study specialized diving physiology and behaviour; (4) quantify diving energetics; and (5) create a bioenergetic model to calculate consumption rates of belugas and the overall energetic requirements of the population. Blubber, the main energy storage tissue of marine mammals, will be used both as an indicator of nutritional stress and to examine dietary changes. Since harvested whales typically have empty stomachs (Harwood and Smith, 2002), ecological tracers such as carbon and nitrogen stable isotope signatures from muscle and liver tissues and fatty acid signatures in blubber tissues will be used to establish trophic linkages and examine diet. Most fatty acids are assimilated through diet, and are long chains consisting of 12 to 24 carbon atoms, with a methyl molecule at one end and a carboxyl acid at the other (Budge et al., 2006). Fatty acid signatures of prey species and blubber will be compared in order to identify dietary linkages, under the hypothesis that the fatty acid composition of important prey species will be strongly correlated with fatty acid signatures in the inner blubber layers. Hematology will be analyzed for baseline health data and will also serve my goal of examining diving physiology by measuring oxygen storage capacity. Maximum dive duration across several Odontocete species has been found to be significantly correlated with body oxygen stores and myoglobin content in the longissimus dorsi muscle (Noren and Williams, 2000). ...


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