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Prehistoric Neoeskimo komatiks, Victoria Island, Arctic Canada   /   Savelle, J.M.   Dyke, A.S.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 135-142, ill., maps
ASTIS record 79746
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The remains of five prehistoric Neoeskimo sleds-komatiks-were located during extensive ground surveys over several hundred square kilometres on the Wollaston Peninsula, western Victoria Island, Arctic Canada. The radiocarbon dates obtained on the remains range from 790 to 300 BP (cal. 700 - 377), which places the sleds within the Thule and Intermediate Copper Eskimo Period. Structurally, these sleds are similar to historic Copper Inuit and Netsilik Inuit sleds: they have wooden runners with lashing and front trace holes, wooden slats tapered at each end with lashing notches on each side, and antler sled shoes with drilled holes to receive pegs for attaching to the runners. However, the sleds range in length from 1.38 to 1.81 m, and thus are at the smaller end of the size range of historic Inuit sleds. The size suggests either that they represent special function sleds used in addition to larger sleds, or that larger sleds may have been a late historic development, perhaps influenced by contact. The fact that no sleds attributable to Paleoeskimo culture were recorded is consistent with the generally held belief that dogs and sleds were not an important part of Paleoeskimo transportation systems.

Les vestiges matériels de cinq traîneaux néo-esquimaux - komatiks - ont été localisés lors de travaux de sondages effectués sur plusieurs centaines de kilomètres carrés sur la péninsule Wollaston, île Victoria de l'Ouest, dans l'Arctique canadien. Des dates au carbone 14 ont été obtenues et se situent dans l'intervalle de 790 - 300 BP (cal. 700 - 377), les associant aux périodes thuléenne et intermédiaire des Inuit du cuivre. Architecturalement, ces traîneaux sont similaires aux traîneaux historiques des Inuits du cuivre et Netsilik : ils ont des patins en bois munis de perforations pour y fixer les traverses et les laisses de chiens. Les traverses, également de bois, sont bordées d'encoches latérales. Leurs patins sont chaussés d'andouillers de caribou fixés à l'aide de chevilles et de perforations forées. Toutefois, la longueur des traîneaux oscille entre 1,38 et 1,81 mètre, les plaçant dans la limite dimensionnelle inférieure des traîneaux inuits historiques. Ceci suggère une fonction particulière pour ces petits traîneaux, éventuellement complémentaire à des modèles plus longs. Autrement, les grands traîneaux sont peut-être le fruit d'un développement historique tardif, notamment lié à des contacts extérieurs. Aucun traîneau attribuable aux cultures paléo-esquimaudes n'a été trouvé, ce qui est en accord avec la croyance générale que de tels objets et les chiens qui y sont associés n'occupaient pas une place importante dans les systèmes de transport de ces groupes.


Linking wolf diet to changes in marine and terrestrial prey abundance   /   Lafferty, D.J.R.   Belant, J.L.   White, K.S.   Womble, J.N.   Morzillo, A.T.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 143-148, ill., maps
ASTIS record 79747
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Since most wolf (Canis lupus) diet studies have been conducted in inland ecosystems, comparatively few data are available on diets of wolves in coastal systems. We investigated the diet of wolves in Glacier Bay, Alaska, from 12 May to 28 June in both 2010 and 2011. Although we identified 12 different prey species, including birds and small to medium-sized mammals, in wolf scats, moose (Alces alces) was the most frequent food item, observed in 80% of all scats. In contrast, a study conducted in 1993 in an area 37 km away found harbor seal (Phoca vitulina richardii) in 41% of wolf scats. Although we cannot account for differences in sampling design between the two studies, wolf diets may have changed between the two time periods.

Puisque la plupart des études sur le régime alimentaire des loups (Canis lupus) ont été réalisées dans des écosystèmes situés à l'intérieur des terres, relativement peu de données existent sur le régime alimentaire des loups évoluant dans les environnements côtiers. Nous avons étudié l'alimentation des loups de Glacier Bay, en Alaska, du 12 mai au 28 juin 2010 et 2011. Bien que nous ayons retrouvé 12 proies différentes, y compris des espèces aviaires et des mammifères de taille petite ou de taille moyenne dans les déjections de loups, l'aliment le plus fréquemment rencontré, dans une mesure de 80 %, a été l'orignal, aussi appelé élan (Alces alces). Par contraste, une étude effectuée en 1993 dans une zone située à 37 kilomètres de distance a permis de découvrir du phoque commun (Phoca vitulina richardii) dans 41 % des déjections de loups. Bien que nous ne soyons pas en mesure de prendre en compte les différences d'échantillonnage entre les deux études, il est possible que le régime alimentaire des loups ait changé entre ces deux périodes.


Overwintering locations, migrations, and fidelity of radio-tagged Dolly Varden in the Hulahula River, Arctic National Wildlife Refuge, 2007-09   /   Brown, R.J.   Loewen, M.B.   Tanner, T.L.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 149-158, ill., maps
ASTIS record 79748
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Essential overwintering habitats for anadromous Dolly Varden Salvelinus malma on Alaska's North Slope appear to be limited to a small number of perennial springs, primarily in eastern Brooks Range drainages. Because future petrochemical development in the region continues to be a possibility, and development would require large quantities of freshwater, we sought to identify and document the overwintering areas used by Dolly Varden in the Hulahula River, eastern Brooks Range. In August 2007, we implanted 52 Dolly Varden with multi-year radio transmitters at a known overwintering area in the lower Hulahula River. Other wintering areas were located during 11 aerial surveys conducted over the next 2.5 years. A stationary receiver located in the lower Hulahula River provided migration timing information. Radio-tagged Dolly Varden used four discrete areas with perennial springs for overwintering in the Hulahula River drainage. The springs, totaling approximately 12 km in stream length, were located between river km 40 and 105. Radio-tagged Dolly Varden migrated downstream on their way to the Beaufort Sea in early June. Most tagged fish known to have survived the summer at sea returned to the Hulahula River during late July and August, but seven fish overwintered in other North Slope drainages. Within the Hulahula River drainage, 15 fish overwintered in more than one area during the three winters of the project, but only the four identified perennial spring areas were used. These data clearly indicate that the perennial springs in the Hulahula River are essential overwintering habitats for Dolly Varden.

Les aires de concentration hivernales essentielles du Dolly Varden Salvelinus malma anadrome sur la North Slope de l'Alaska semblent limitées à un petit nombre de sources pérennes, principalement dans les bassins hydrographiques de l'est de la chaîne de Brooks. Puisqu'il est toujours possible qu'il y ait des aménagements pétrochimiques dans la région et que ceux-ci demanderaient de grandes quantités d'eau douce, nous avons tâché de déterminer les aires de concentration hivernales du Dolly Varden dans la rivière Hulahula faisant partie de l'est de la chaîne de Brooks, et nous les avons répertoriées. En août 2007, nous avons installé des émetteurs radio pluriannuels sur 52 poissons Dolly Varden dans une aire de concentration hivernale connue faisant partie de la rivière Hulahula inférieure. D'autres aires de concentration hivernales ont été repérées grâce à 11 levés aériens effectués au cours des 2,5 années qui ont suivi. Un récepteur fixe situé dans la rivière Hulahula inférieure nous a permis de relever des données sur le moment de la migration. Les Dolly Varden dotés d'émetteurs radio ont utilisé quatre sources discrètes où se trouvent des sources pérennes pour passer l'hiver, dans le bassin versant de la rivière Hulahula. Les sources, qui s'étendent sur une douzaine de kilomètres de longueur, étaient situées entre les kilomètres 40 et 105 de la rivière. Les Dolly Varden munis d'émetteurs radio ont migré en aval, en route vers la mer de Beaufort au début juin. La plupart des poissons avec émetteur ont survécu l'été à la mer et ont regagné la rivière Hulahula vers la fin de juillet et en août, mais sept poissons ont passé l'hiver dans d'autres bassins versants de la North Slope. Dans le bassin versant de la rivière Hulahula, 15 poissons ont passé l'hiver dans plus d'une aire au cours des trois hivers visés par le projet, mais seules les quatre sources pérennes déterminées ont été utilisées. Ces données indiquent clairement que les sources pérennes de la rivière Hu lahula sont des aires de concentration hivernales essentielles pour le Dolly Varden.


Ultraviolet vision may enhance the ability of reindeer to discriminate plants in snow   /   Tyler, N.J.C.   Jeffery, G.   Hogg, C.R.   Stokkan, K.-A.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 159-166, ill.
ASTIS record 79749
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In reindeer/caribou (Rangifer tarandus), the lens and cornea of the eye transmit ultraviolet (UV) light, and the retinae respond to it electrophysiologically. Here we tie this finding to the unusual visual environment experienced by these animals and propose that their sensitivity to UV light enhances vision at the low luminance characteristic of the polar winter. For such visual enhancement to occur, it is essential that functional components of the environment, such as forage plants, be visually salient under natural UV luminance. It is not self-evident, however, that this is the case. Although organic material generally absorbs UV radiation, powerful scattering of UV light by snow crystals potentially reduces contrast with the background. We therefore recorded UV images of vegetation in situ on snow-covered pasture under natural winter (March) luminance in northern Norway. For each vegetation scene, we made three monochrome digital images at 350 - 390 nm (UV-Only), 400 - 750 nm (No-UV), and 350 - 750 nm (control), respectively. Plants at the snow surface appeared in high achromatic contrast against snow in UV-Only images. The contrast was substantially greater in the UV-Only images than in corresponding images in which UV was blocked. We conclude that plants are visually salient under natural UV luminance at wavelengths to which Rangifer are sensitive. This sensitivity is likely to improve the animals' ability to discriminate forage in snow, particularly at low but relatively UV-enriched twilight luminance.

Le cristallin et la cornée de l'oeil du caribou (aussi connu sous le nom de renne) (Rangifer tarandus) transmettent une lumière ultraviolette (UV), à laquelle la rétine envoie une réponse électrophysiologique. Ici, nous faisons le lien entre cette observation et l'environnement visuel inhabituel de ces animaux, puis nous proposons que leur sensibilité à la lumière UV enrichit leur vision dans la faible luminance de l'hiver polaire. Pour que cet enrichissement ait lieu, il est essentiel que les composantes fonctionnelles de l'environnement, comme les plantes fourragères, soient visuellement saillantes sous la luminance UV naturelle. Il ne va cependant pas de soi que c'est le cas. Bien que la matière organique absorbe généralement le rayonnement ultraviolet, la diffusion puissante de la lumière UV découlant de la présence des cristaux de neige peut avoir pour effet de réduire le contraste avec l'arrière-plan. Par conséquent, nous avons enregistré des images ultraviolettes de la végétation in situ dans des pâturages couverts de neige sous la luminance naturelle de l'hiver (en mars), dans le nord de la Norvège. Pour chacune des scènes de végétation, nous avons fait trois images monochromes numériques, soit 350 à 390 nm (UV seulement), 400 à 750 nm (sans UV) et 350 à 750 nm (contrôlé), respectivement. Les plantes à la surface de la neige apparaissaient en fort contraste achromatique contre la neige dans le cas des images en UV seulement. Le contraste était beaucoup plus grand dans les images en UV seulement que dans les images correspondantes pour lesquelles l'UV était bloqué. Nous concluons que les plantes sont visuellement saillantes sous la luminance UV naturelle aux longueurs d'onde auxquelles le Rangifer est sensible. Cette sensibilité est susceptible d'améliorer l'aptitude de cet animal à distinguer le fourrage dans la neige, particulièrement en situation de faible luminance relativement enrichie en UV, au crépuscule.


Double brooding by the Northern Wheatear on Baffin Island   /   Hussell, D.J.T.   Bairlein, F.   Dunn, E.H.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 167-172
ASTIS record 79891
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Most Arctic-breeding passerines raise a single brood in a season, presumably because the short Arctic summer does not provide sufficient time to raise a second brood. Here we document the first cases of two broods being raised or attempted, after successful fledging of a first brood, in an Arctic-breeding population of Northern Wheatears, Oenanthe oenanthe, at Iqaluit, Nunavut, Canada, in 2010 and 2011. In one case, the same pair was involved in raising both broods. In a second case, the female that raised the first brood was mated to a different male for her second brood. In a third case, it was not known whether the same male was involved in a female's attempt to raise two broods. The three females that attempted to raise two broods started their first clutches four to six days earlier than the estimated median date of laying first eggs and represented about 6% of all females in the study population. Potential constraints on raising two broods include not only the shortness of the summer season but also the nature and abundance of the food supply, trade-offs between the success of the first brood and that of the second brood, and effects of the one- and two-brood strategies on the survival and future reproductive output of the adults.

La plupart des passereaux nicheurs de l'Arctique n'élèvent qu'une nichée par saison, vraisemblablement parce l'été est trop court dans l'Arctique, ce qui ne laisse pas de temps pour une deuxième nichée. Ici, nous décrivons les premiers cas pour lesquels deux nichées ont été élevées ou tentées d'être élevées, après le succès d'envol de la première nichée chez une population de traquets motteux (Oenanthe oenanthe) nichant dans l'Arctique, à Iqaluit, au Nunavut, Canada, en 2010 et en 2011. Dans un des cas, le même couple d'oiseaux a élevé les deux nichées. Dans un deuxième cas, la femelle qui a élevé la première nichée a eu sa deuxième nichée avec un autre mâle. Dans un troisième cas, nous ne savons pas si le mâle était le même pour les deux nichées. Les trois femelles qui ont essayé d'élever deux nichées ont fait leur première ponte de quatre à six jours plus tôt que la date médiane estimée de ponte des premiers oeufs, ce qui a représenté environ 6 % de toutes les femelles à l'étude. Parmi les contraintes auxquelles font face les femelles qui tentent d'élever deux nichées, notons non seulement les courts étés, mais aussi la nature et l'abondance des approvisionnements alimentaires, les concessions mutuelles entre le succès de la première nichée et celui de la deuxième nichée, et les effets des stratégies d'une nichée ou de deux nichées sur la survie et l'efficacité de la reproduction future des adultes.


Past and present winter feeding of reindeer in Finland : herders' adaptive learning of feeding practices   /   Turunen, M.   Vuojala-Magga, T.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 173-188, ill., maps
ASTIS record 79893
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The research examines reindeer feeding practices and herders' learning of them in three herding co-operatives in Finland: Kuukas in the south, Oraniemi in the central area, and Hammastunturi in the north. In the southern and central co-operatives, from the late 19th century until the Second World War (1939 - 45), trees rich in lichens were cut to provide emergency forage. Harvesting lichens from trees and feeding associated with "tether calving" and "fence calving" have been common in the central and northern co-operatives. In the 1960s and 1970s, poor digging conditions resulted in reindeer losses, and pressure to feed reindeer increased further as forestry practices and overgrazing caused pastures to decline. Large-scale feeding entered daily practice in Kuukas and Oraniemi in the late 1980s and mid-1990s. The increased interaction between humans and reindeer brought about by regular feeding has made the animals tamer. In fact, they have adopted the permanent feeding areas as part of their pasture rotation. In Hammastunturi, herders entice reindeer from one pasture to another by providing supplementary forage. Knowledge about feeding developed in close concert with agriculture, and was transferred from south to north in the 1980s and 1990s. We argue that feeding practices draw on traditional ecological knowledge, which includes old ways of herding cattle. Herders' personal working practices and training are knowledge that is difficult to describe in words and must be learned by experience. Learning to feed reindeer requires not only familiarity with herding in practice (which implies profound knowledge about the animals, their nutrition, digestion, behavior, and handling), but also familiarity with the herding district and co-operation across generations.

Cette étude porte sur les pratiques alimentaires du renne et sur l'apprentissage qu'en font les bergers au sein de trois coopératives de la Finlande : Kuukas dans le sud, Oraniemi dans la région du centre et Hammastunturi dans le nord. Dans les coopératives du sud et du centre, de la fin du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (1939- 1945), on coupait des arbres riches en lichen pour servir de fourrage d'urgence. La récolte du lichen des arbres et l'affouragement lié au «vêlage en laisse» et au «vêlage en enclos» sont courants dans les coopératives du centre et du nord. Dans les années 1960 et 1970, les mauvaises conditions de creusage se sont traduites par la perte de rennes, et la pression exercée pour faire manger les rennes a augmenté au fur et à mesure que les pratiques d'exploitation forestière et le surpâturage ont réduit la taille des pâturages. L'affouragement à grande échelle est devenu monnaie courante au quotidien dans les coopératives de Kuukas et d'Oraniemi vers la fin des années 1980 et le milieu des années 1990. L'interaction accrue entre l'être humain et le renne découlant de l'affouragement régulier a rendu les animaux moins sauvages. Ils ont en fait adopté les aires d'affouragement permanentes dans leur rotation des pâturages. À Hammastunturi, les bergers incitent les rennes à passer d'un pâturage à un autre en leur donnant du fourrage supplémentaire. Les connaissances en matière d'affouragement se sont développées en contact étroit avec l'agriculture, et elles ont été transférées du sud au nord dans les années 1980 et 1990. Nous soutenons que les pratiques d'affouragement s'appuient sur les connaissances écologiques traditionnelles, dont les anciennes méthodes de garde des troupeaux. Les méthodes de travail personnelles des bergers et leur formation sont des connaissances difficiles à décrire avec des mots, car elles doivent plutôt s'acquérir par le biais de l'expérience. Apprendre à nourrir les rennes exige non seulement de se familiariser avec la garde des troupeaux en pratique (qui implique des connaissances poussées des animaux, de leur alimentation, de leur digestion, de leur comportement et de leur manutention), mais aussi de se familiariser avec le territoire de garde et la coopération au fil des générations.


Aggression and coexistence in female caribou   /   Weckerly, F.W.   Ricca, M.A.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 189-195, ill.
ASTIS record 79896
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Female caribou (Rangifer tarandus) are highly gregarious, yet there has been little study of the behavioral mechanisms that foster coexistence. Quantifying patterns of aggression between male and female, particularly in the only cervid taxa where both sexes grow antlers, should provide insight into these mechanisms. We asked if patterns of aggression by male and female caribou followed the pattern typically noted in other polygynous cervids, in which males display higher frequencies and intensity of aggression. From June to August in 2011 and 2012, we measured the frequency and intensity of aggression across a range of group sizes through focal animal sampling of 170 caribou (64 males and 106 females) on Adak Island in the Aleutian Archipelago, Alaska. Males in same-sex and mixed-sex groups and females in mixed-sex groups had higher frequencies of aggression than females in same-sex groups. Group size did not influence frequency of aggression. Males displayed more intense aggression than females. Frequent aggression in mixed-sex groups probably reflects lower tolerance of males for animals in close proximity. Female caribou were less aggressive and more gregarious than males, as in other polygynous cervid species.

La femelle caribou (Rangifer tarandus) est très grégaire et pourtant, très peu d'études ont été faites sur les mécanismes du comportement qui favorisent la coexistence. Des modèles quantificateurs d'agression entre le mâle et la femelle, particulièrement chez le seul cervidé où les deux sexes possèdent des bois, devraient permettre d'en savoir plus sur ces mécanismes. Nous nous sommes demandé si les modèles d'agression entre la femelle et le mâle caribou ressemblaient aux modèles d'agression généralement remarqués chez d'autres cervidés polygynes, pour lesquels les mâles affichent une fréquence et une intensité d'agression plus grandes. De juin à août 2011 et 2012, nous avons mesuré la fréquence et l'intensité d'agression au sein de groupes de tailles diverses, et ce, au moyen de l'échantillonnage centré de 170 caribous (64 mâles et106 femelles) sur l'île Adak de l'archipel des Aléoutiennes, en Alaska. Les mâles des groupes du même sexe et des groupes mixtes, et les femelles de groupes mixtes affichaient une plus grande fréquence d'agression que les femelles se trouvant dans des groupes du même sexe. La fréquence d'agression n'était aucunement influencée par la taille du groupe. L'intensité d'agression des mâles était plus grande chez le mâle que chez la femelle. L'agression fréquente dans les groupes mixtes est probablement représentative de la plus faible tolérance des mâles à la présence d'animaux à proximité. Les femelles caribou étaient moins agressives et plus grégaires que les mâles, à l'instar d'autres espèces de cervidés polygynes.


Shifts in fox den occupancy in the greater Prudhoe Bay area, Alaska   /   Stickney, A.A.   Obritschkewitsch, T.   Burgess, R.M.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 196-202, ill., maps
ASTIS record 79898
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Although shifts in the distribution of red foxes into areas previously dominated by Arctic foxes have been documented over wide areas of the circumpolar North, no such documentation exists yet for the Alaskan Arctic. Fox research in the greater Prudhoe Bay area from the 1970s through the early 1990s focused primarily on Arctic foxes in relation to oil development because red foxes were uncommon. A monitoring program in 2005 - 12 included annual surveys of 31 - 48 fox dens within 2 km of the road system. In 2005, 2006, and 2008, Arctic fox dens outnumbered those of red foxes, but from 2010 onward, the reverse was true. There is greater distance between natal dens of Arctic foxes and those of red foxes than between natal dens within each species, suggesting that Arctic foxes avoid red fox denning territories. Of dens in our study that were used by Arctic foxes prior to 2005, 50% have since been occupied by red foxes. Red foxes displaced Arctic foxes from dens closest to oil field camps, pads, and other facilities, and preyed on their pups. Access to anthropogenic food sources probably supports red foxes in the area. Predictions from climate change studies indicate the displacement of Arctic foxes by red foxes will continue in the Alaskan Arctic, although the change may be slower away from areas of human occupation and anthropogenic foods.

Malgré que des changements sur le plan de la répartition du renard roux dans des régions qui étaient auparavant dominées par le renard arctique aient été répertoriés dans une grande partie du Nord circumpolaire, ce n'est pas encore le cas de l'Arctique alaskien. L'étude des renards de la grande région de la baie Prudhoe, des années 1970 jusqu'au début des années 1990, portait principalement sur le renard arctique dans le cadre de la mise en valeur du pétrole, car le renard roux n'était pas courant à ce moment-là. Un programme de surveillance mené à bien de 2005 à 2012 a notamment pris la forme de dénombrements annuels de 31 à 48 tanières de renards dans un rayon de deux kilomètres du réseau routier. En 2005, en 2006 et en 2008, le nombre de tanières de renards arctiques dépassait le nombre de tanières de renards roux, mais à partir de 2010, c'était l'inverse. La distance qui sépare les tanières de mise bas des renards arctiques de celles des renards roux est plus grande que la distance qui sépare les tanières de mise bas au sein de chacune des espèces, ce qui laisse entendre que le renard arctique évite les territoires de mise bas du renard roux. Parmi les tanières visées par notre étude qui étaient utilisées par les renards arctiques avant 2005, 50 % d'entre elles sont depuis occupées par des renards roux. Les renards roux ont supplanté les renards arctiques qui occupaient les tanières situées plus près des campements de champs pétrolifères, des zones tampons et d'autres installations, et ils ont attaqué leurs petits. L'accès aux sources alimentaires anthropiques permet probablement au renard roux de survivre dans cette région. Les prévisions émanant des études du changement climatique laissent présager que la supplantation du renard arctique par le renard roux s'étendra à l'Arctique alaskien, bien que le changement puisse se produire plus lentement en raison de l'éloignement de l'occupation humaine et de la nourriture anthropique.


Ringed, bearded, and ribbon seal vocalizations north of Barrow, Alaska : seasonal presence and relationship with sea ice   /   Jones, J.M.   Thayre, B.J.   Roth, E.H.   Mahoney, M.   Sia, I.   Merculief, K.   Jackson, C.   Zeller, C.   Clare, M.   Bacon, A.   Weaver, S.   Gentes, Z.   Small, R.J.   Stirling, I.   Wiggins, S.M.   Hildebrand, J.A.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 203-222, ill., maps
ASTIS record 79899
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The acoustic repertoires of ringed, bearded, and ribbon seals are described, along with their seasonal occurrence and relationship to sea ice concentration. Acoustic recordings were made between September and June over three years (2006 - 09) along the continental slope break in the Chukchi Sea, 120 km north-northwest of Barrow, Alaska. Vocalizations of ringed and bearded seals occurred in winter and during periods of 80% - 100% ice cover but were mostly absent during open water periods. The presence of ringed and bearded seal calls throughout winter and spring suggests that some portion of their population is overwintering. Analysis of the repertoire of ringed and bearded seal calls shows seasonal variation. Ringed seal calls are primarily barks in winter and yelps in spring, while bearded seal moans increase during spring. Ribbon seal calls were detected only in the fall of 2008 during the open water period. The repertoire of known ribbon seal vocalizations was expanded to include three additional calls, and two stereotyped call sequences were common. Retrospective analyses of ringed seal recordings from 1982 and ribbon seal recordings from 1967 showed a high degree of stability in call repertoire across large spatial and temporal scales.

Le répertoire acoustique des phoques annelés, des phoques barbus et des phoques à bandes sont décrits, de même que leur présence saisonnière et leur rapport avec la concentration de glace de mer. Des enregistrements acoustiques ont été effectués entre septembre et juin sur une période de trois ans (2006 - 2009), le long de la rupture de la pente continentale, dans la mer des Tchouktches, à 120 km au nord-nord-ouest de Barrow, en Alaska. Les vocalisations de phoques annelés et de phoques barbus étaient présentes pendant l'hiver et pendant les périodes où la concentration de glace était de 80 % à 100 %, mais elles se faisaient rares pendant les périodes d'eau libre. La présence des cris de phoques annelés et de phoques barbus tout au long de l'hiver et du printemps suggère qu'une partie de leur population hiverne. L'analyse du répertoire de cris de phoques annelés et de phoques barbus indique une variation saisonnière. L'hiver, le cri du phoque annelé prend principalement la forme d'aboiements, tandis que le printemps, il prend la forme de glapissements. Les gémissements du phoque barbu s'intensifient au printemps. Le cri des phoques à bandes n'a été capté qu'à l'automne 2008, pendant la période des eaux libres. Le répertoire des vocalisations connues du phoque à bandes a été élargi pour inclure trois autres cris, bien que deux séquences de cris stéréotypées étaient courantes. L'analyse rétrospective des enregistrements de cris de phoques annelés de 1982 et de phoques à bandes de 1967 a laissé entrevoir une grande stabilité du point de vue du répertoire des cris, et ce, sur de vastes échelles spatiales et temporelles.


Exploring pre-colonial resource control of individual Sami households   /   Norstedt, G.   Axelsson, A.-L.   Östlund, L.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 223-237, maps
ASTIS record 79900
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In order to understand the use and control of resources by indigenous households and bands, information on territorial division is crucial. However, although indigenous resource use has been quantified in several studies, such information has usually been lacking. A unique map provides this kind of information for the Swedish Sami. Drawn by Jonas Persson Gedda in 1671, before the Swedish state started to interfere with Sami territorial division, it shows the borders of 37 household territories. We have combined the geographical information from Gedda's map with historical sources and modern land survey data to quantify the resources controlled by each household and relate them to taxation. Three crucial resources are identified: alpine heath together with subalpine birch forest, pine-dominated forests, and fishing waters. Only the fishing resource showed any correlation to taxation, which underlines its importance as the main subsistence mode, at least for the forest Sami. Mountain Sami, who lived primarily on reindeer husbandry, controlled abundant alpine heath and subalpine birch forests that were used as summer pastures, but virtually no pine-dominated forests with winter pastures. The necessary winter pastures were located in the territories of the forest Sami, who controlled extensive pine-dominated forests and who were able to combine reindeer herding and wild reindeer hunting.

Pour comprendre l'utilisation et la gestion des ressources des groupes de peuples indigènes, il est essentiel de disposer d'informations sur la division territoriale. Cependant, si l'utilisation des ressources des peuples indigènes a fait l'objet de plusieurs analyses quantitatives, les informations sur la division territoriale font le plus souvent défaut. Pour les Samis de Suède, une carte unique fournit ce genre d'information. Établie par Jonas Persson Gedda en 1671, avant que l'État suédois n'ait commencé à intervenir dans la division territoriale des Samis, la carte montre les limites de 37 territoires familiaux. Nous avons allié les informations géographiques de la carte de Gedda à des sources historiques et à des données topographiques modernes pour quantifier les ressources contrôlées par chaque famille et les lier au système de taxation. Trois ressources naturelles fondamentales ont ainsi été identifiées : les landes alpines avec les forêts subalpines de bouleau, les pinèdes et les pêcheries. Il appert que seules les pêcheries étaient corrélées au système de taxation, ce qui souligne leur importance en tant que mode de subsistance, pour les Samis de la forêt à tout le moins. Les Samis des montagnes, qui vivaient surtout de l'élevage des rennes, contrôlaient les landes alpines et les forêts subalpines de bouleau abondantes qui étaient utilisées comme pâturages estivaux, mais pratiquement pas de pinèdes offrant des pâturages hivernaux. Les pâturages nécessaires se trouvaient chez les Samis de la forêt, qui contrôlaient de vastes pinèdes et savaient combiner tant l'élevage des rennes que la chasse aux rennes sauvages.


Winter flows in the Mackenzie drainage system   /   Woo, M.-K.   Thorne, R.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 238-256, ill., maps
ASTIS record 79901
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Winter low flow of northern rivers refers to the diminished discharge between the time of rapid flow reduction in the freeze-up period and the arrival of spring freshet, when the flow makes a quick rise. For the Mackenzie River in Canada, the duration of the winter low-flow season so defined varies considerably within the river's large basin (1.8 million km²); therefore, to give a common time frame that enables between-basin comparison we consider 1 November to 31 March as the winter flow season. Several hydroclimatic conditions influence winter flows to varying degrees. Lengthy periods of sub-freezing temperatures inhibit rain events and prevent snowmelt, while the formation of river ice increases channel storage at the expense of discharge. Groundwater sustains baseflow, and the flow amount at most stations is related to autumnal discharge, which reflects groundwater storage status in the pre-winter season. Large reservoirs and lakes provide substantially higher winter flows than their neighboring non-lake areas. Winter flow increases downstream as more water is gathered from the expanded drainage network, but flow contribution varies: larger baseflow is delivered from uplands than from lowlands, and discharge from the Williston Lake reservoir, regulated for hydropower production, provides about half of the total winter flow of the Mackenzie. Monotonic linear trends in winter flow are detected statistically for some tributaries, but the effect of short-term flow variability and the confounding influence of managed flow should be evaluated when considering long-term tendencies and their causative factors.

L'étiage des rivières du Nord en hiver est lié à la réduction du débit d'eau entre le moment de l'amenuisement de l'écoulement rapide pendant la période de la prise des glaces et l'arrivée de la crue nivale printanière, lorsque le débit augmente rapidement. Dans le cas du fleuve Mackenzie, au Canada, la durée de la saison de l'étiage hivernal ainsi défini varie considérablement à la grandeur du grand bassin du fleuve (1,8 million km²). Par conséquent, pour aboutir à une période de référence permettant de comparer divers bassins, nous considérons que la saison du débit hivernal se déroule du 1er novembre au 31 mars. Plusieurs conditions hydroclimatiques influencent le débit hivernal selon divers degrés. De longues périodes de températures sous le point de congélation empêchent la pluie et la fonte des neiges de se produire, tandis que la formation de glace fluviale augmente l'emmagasinement en cours d'eau au détriment du débit d'eau. L'eau souterraine nourrit le débit de base, et à la plupart des stations, la quantité d'écoulement est liée au débit d'eau automnal, qui résulte de l'état d'emmagasinement d'eau souterraine pendant la saison préhivernale. En présence de grands réservoirs et de grands lacs, l'écoulement hivernal est beaucoup plus important que dans les milieux environnants où il n'y a pas de lacs. L'écoulement hivernal s'intensifie en aval, au fur et à mesure que de plus grandes quantités d'eau sont recueillies à partir du réseau hydrographique, mais l'écoulement varie : les hautes terres produisent un plus grand débit de base que les basses terres, et le débit d'eau du réservoir du lac Williston, régularisé en vue de la production d'électricité, fournit environ la moitié de l'écoulement hivernal total du fleuve Mackenzie. Des tendances linéaires monotones caractérisant l'écoulement hivernal sont détectées, à l'aide de statistiques, à partir de certains affluents, mais l'effet de la variabilité de l'écoulement à court terme et l'influence confusionnelle de l'écoulement prescrit devraient être pris en compte dans la considération des tendances à long terme et de leurs facteurs causals.


Frederick W. Waugh (1872-1924)   /   Richling, B.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 257-259, ill.
ASTIS record 79902
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Largely forgotten today, especially in the annals of northern science, Frederick Wilkerson Waugh was one of the very few Canadians to bridge the gap between amateur and professional anthropology during the discipline's transitional period in the early 20th century. Waugh was a self-taught ethnologist and natural historian, and his career with the Anthropological Division of the Geological Survey of Canada, founded in 1910, lasted a mere 11 years. Yet over that brief span, he made several original contributions to disciplinary knowledge of indigenous peoples and cultures, including research in Labrador among the northern Innu (Naskapi) and their Inuit neighbours. ... With his son Goldwin as company, he passed the summer of 1924 on a reserve at Sept les, in southern Innu (Montagnais) territory. "I have had good luck in the matter of informants so far," he told Sapir. "I have had one man for some days who came just a few years ago from Fort Chimo, so I am getting some good material from that region. I have also gotten considerable for the region of Seven Islands" (Waugh to E. Sapir, 18 July 1924). But a season that had gone well came to a mysterious end. En route to Ottawa in late September, Waugh sent Goldwin on ahead while he stopped at Kahnawake, the Mohawk reserve near Montreal, to acquire artefacts for the museum. And with that, the man vanished, never to be seen or heard from again. RCMP and Geological Survey investigations failed to solve the case, although his Survey colleague, Diamond Jenness, speculated that Waugh fell from the Lachine railway bridge while attempting to reach the island of Montreal (Department of Mines, 1924; Jenness, 1924:2). He was 52.


Five hundred meetings of the Arctic Circle   /   Burn, C.R.
Arctic, v. 67, no. 2, June 2014, p. 266-268
ASTIS record 79905
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The Arctic Circle, an open club founded to bring together friends interested in all aspects of the North, celebrated its 500th meeting on 8 April 2014. The Circle, conceived on 30 October 1947, was the brainchild of Graham and Diana Rowley and Tom and Jackie Manning, who recognized the need in Ottawa for an informal but regular gathering of people interested in the Arctic. At the time, these people were almost all working for departments and agencies of the federal government, but in an institution notorious for its silos, many were unaware of each other’s work, interests, plans, and ideas. The Canadian Arctic had played but a small part in the Second World War, but it became a focus of much greater strategic concern during the Cold War, leading at first to military exercises and training activities, but later also to more resonant national and scientific interest. The Rowleys and Mannings organized a meeting of 14 people on 14 November 1947, to discuss and test their idea, and held the inaugural meeting of the club on 8 December 1947. About a hundred men attended this first meeting, which had been arranged at the RCAF Officer’s Mess, 158 Gloucester Street, to begin at 8 p.m. The meeting attendees watched a film by Flt. Lt. A.H. Tinker entitled The Establishment of Weather Stations at Eureka Sound and Cornwallis Island by Task Force 68. They then agreed on the name of the club - The Arctic Circle - and an annual subscription of $2 for residents of Ottawa and $1 for others. It had become clear before the meeting that another venue would be needed for the second and subsequent meetings, because at that time, women and NCOs were not permitted by the Mess to attend functions on the premises. Fortunately, arrangements could be made at the 1st Corps Troops RCASC Sergeants’ Mess, 278 Sparks Street, which had no such restrictions. The informality of these early meetings was enforced by poor soundproofing separating the Circle meeting from the sergeants’ wives regular whist drive on the floor above, and the choruses of the Arctic Circle “choir” after the meetings. Erling Porsild was the first president. For each of its subsequent 67 years, the Circle has met regularly between October and early May, and since 1959 there has been a splendid Annual Dinner. ... In addition to the desirability of regular meetings, the inaugural meeting expressed interest in the production of a mimeographed bulletin to act as a newsletter, reporting activities of the club, activities of the members, and other Arctic news. ... The Circular was published regularly until 1983 .... Any association can continue only if the members support the activities and dedicated volunteers cheerfully take on the leg work. Tom Frisch and David Terroux have been Secretary and Treasurer for two and a half decades, since 1989 and 1986, respectively. It is quite remarkable that more than 100 people attended the celebratory dinner to mark the 500th meeting, and the regular meetings attract 40 - 50 people throughout the season. The Arctic Circle continues to fulfill the role Graham, Diana, Tom, and Jackie envisioned nearly 70 years ago, and we are blessed with Diana's continuing presence among us.


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