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Trends in the offshore distribution and relative abundance of Beaufort Sea belugas, 1982-85 vs 2007-09   /   Harwood, L.A.   Kingsley, M.C.S.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 247-256, ill., maps
ASTIS record 78231
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We used systematic strip-transect aerial surveys to examine the distribution and relative abundance of surfaced belugas in the offshore Beaufort Sea in late August of 1982, 1984 - 85, and 2007 - 09. Belugas were seen throughout the offshore area in both survey series, on 114 of 149 transects (76.5%). They were common over the continental shelf offshore of the Tuktoyaktuk Peninsula and within 30 km seaward of the Mackenzie River estuary, but they were also seen in most other offshore habitats surveyed. The distribution of belugas had a similar pattern in both series, but the number of surfaced belugas counted was higher in the 2000s than in the 1980s. In total, 305 belugas (145 sightings, mean group size 2.1) were observed on-transect in 20 858 km2 of surveying in the 1980s, and more than three times that number (1061) were observed in a similar area (19 829 km2) during the 2007 - 09 survey series (378 sightings; mean group size 2.6). Population growth alone, though probably not sufficient to explain the changes observed in relative abundance between decades, could be partly responsible for the apparent increase in belugas. The most plausible explanation is that the offshore became more attractive to belugas in the 2000s, because of either a decrease in the intensity or extent of industrial activity or changes to the marine ecosystem related to climate warming, or both.

Nous avons utilisé des levés aériens systématiques par transects en bandes pour examiner la répartition et l'abondance relative des bélugas faisant surface au large de la mer de Beaufort à la fin d'août 1982, d'août 1984 à 1985 et d'août 2007 à 2009. Des bélugas ont été aperçus au large dans les deux séries de levés et ce, dans 114 des 149 transects (76,5 %). Les bélugas étaient courants au large du plateau continental de la péninsule Tuktoyaktuk ainsi que dans un rayon de 30 km du côté mer de l'estuaire du fleuve Mackenzie, bien qu'ils aient également été aperçus dans la plupart des autres habitats étudiés au large. Dans les deux séries, la répartition de bélugas se ressemblait, mais le nombre de bélugas faisant surface était plus élevé dans les années 2000 que dans les années 1980. Au total, 305 bélugas (145 observations, taille moyenne du groupe de 2,1) ont été observés dans les transects des 20 858 km2 étudiés dans les années 1980, et plus de trois fois ce nombre (1 061) ont été observés dans une aire semblable (19 829 km2) dans les années 2007 à 2009 (378 observations, taille moyenne du groupe de 2,6). L'accroissement de la population seul pourrait être responsable en partie de l'augmentation apparente du nombre de bélugas, bien que ce facteur ne suffise probablement pas à expliquer les changements observés sur le plan de l'abondance relative d'une décennie à l'autre. L'explication la plus plausible serait que les bélugas ont été davantage attirés par le secteur extracôtier dans les années 2000 soit en raison de la diminution de l'intensité ou de l'ampleur de l'activité industrielle, soit en raison des changements à l'écosystème marin attribuables au réchauffement climatique, soit en raison d'un ensemble de ces deux causes.


Nearshore fish assemblages of the northeastern Chukchi Sea, Alaska   /   Thedinga, J.F.   Johnson, S.W.   Neff, A.D.   Hoffman, C.A.   Maselko, J.M.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 257-268, ill., maps
ASTIS record 78232
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The Arctic ecosystem is changing rapidly, yet information on nearshore fish assemblages for the northeastern Chukchi Sea is extremely limited. To address this information gap, we sampled nearshore fish assemblages with a beach seine and a small bottom trawl at six stations in the northeastern Chukchi Sea in August 2007, 2008, and 2009, and in September 2009. Catch and species composition differed by gear type and between sample periods, including the two in 2009. A total of 16 039 fish representing 18 species were captured in 24 beach seine hauls, and 3108 fish representing 24 species were captured in 48 trawl tows. Beach seine catch was dominated by capelin (83%), and trawl catch was dominated by Arctic cod (56%). Species that were good discriminators between gear types were capelin (seine) and slender eelblenny (trawl), and uniden¬tified small sculpins were the most common taxa caught with both gear types. Capelin and Arctic cod captured by either gear type were mostly juveniles (judging by size). Variability among sampling periods in catch and species composition within gear types can likely be attributed to annual variations in environmental conditions, including differences in water temperature (range: 2° – 9°C). The shallow nearshore environment of the northeastern Chukchi Sea provides important habitat for many fish species and is extremely vulnerable to disturbance. Loss of sea ice from global warming may open up formerly inaccessible areas to oil and gas exploration, vessel traffic, and commercial fishing. Thus, long-term monitoring of nearshore fish assemblages in the Alaskan Arctic is necessary for managers to make informed decisions in this fragile environment.

L’écosystème de l’Arctique change rapidement, mais pourtant, il existe très peu d’information sur les assemblages de poissons du sublittoral du nord-est de la mer des Tchouktches. Afin de combler ce besoin en information, nous avons échantillonné des assemblages de poissons du sublittoral à l’aide d’une senne de plage et d’un petit chalut de fond à six stations du nord-est de la mer des Tchouktches en août 2007, 2008 et 2009, puis en septembre 2009. La composition des prises et des espèces différait en fonction du type d’équipement et des périodes d’échantillonnage, notamment entre les deux périodes de 2009. En tout, 16 039 poissons représentant 18 espèces ont été capturés dans 24 coups de filet de senne de plage, et 3 108 poissons représentant 24 espèces ont été capturés dans 48 traits de chalut. Les prises de senne de plage étaient principalement constituées de capelans (83 %), tandis que la morue polaire (56 %) dominait les prises de chalut. Les espèces qui faisaient une bonne discrimination entre les types d’équipement étaient le capelan (senne) et la lompénie de Fabricius (chalut), et les petits chabots non identifiés étaient les taxons les plus courants à avoir été attrapés avec les deux types d’équipement. Les capelans et les morues polaires capturés par l’un ou l’autre des types d’équipement étaient surtout juvéniles (d’après leur taille). La variabilité de la composition des prises et des espèces entre les périodes d’échantillonnage est vraisemblablement attribuable à la variation annuelle des conditions environnementales, dont les différences de température de l’eau (écart entre 2° et 9° C). Le milieu sublittoral peu profond du nord-est de la mer des Tchouktches est un habitat important pour de nombreuses espèces de poissons et est extrêmement vulnérable aux perturbations. La perte de glace de mer attribuable au réchauffement planétaire risque d’ouvrir des zones anciennement inaccessibles à l’exploration pétrolière et gazière, à la circulation d’embarcations et à la pêche commerciale. Par conséquent, la surveillance à long terme des assemblages de poissons du sublittoral de la partie alaskienne de l’Arctique s’impose pour que les gestionnaires puissent prendre des décisions éclairées dans cet environnement fragile.


Coping with the cold : an ecological context for the abundance and distribution of Rock Sandpipers during winter in upper Cook Inlet, Alaska   /   Ruthrauff, D.R.   Gill, R.E.   Tibbitts, T.L.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 269-278, ill., maps
ASTIS record 78233
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Shorebirds are conspicuous and abundant at high northern latitudes during spring and summer, but as seasonal conditions deteriorate, few remain during winter. To the best of our knowledge, Cook Inlet, Alaska (60.6° N, 151.6° W), is the world’s coldest site that regularly supports wintering populations of shorebirds, and it is also the most northerly nonbreeding location for shorebirds in the Pacific Basin. During the winters of 1997 – 2012, we conducted aerial surveys of upper Cook Inlet to document the spatial and temporal distribution and number of Rock Sandpipers (Calidris ptilocnemis) using the inlet. The average survey total was 8191 ± 6143 SD birds, and the average of each winter season’s highest single-day count was 13 603 ± 4948 SD birds. We detected only Rock Sandpipers during our surveys, essentially all of which were individuals of the nominate subspecies (C. p. ptilocnemis). Survey totals in some winters closely matched the population estimate for this subspecies, demonstrating the region’s importance as a nonbreeding resource to the subspecies. Birds were most often found at only a handful of sites in upper Cook Inlet, but shifted their distribution to more southerly locations in the inlet during periods of extreme cold. Two environmental factors allow Rock Sandpipers to inhabit Cook Inlet during winter: 1) an abundant bivalve (Macoma balthica) food source and 2) current and tidal dynamics that keep foraging substrates accessible during all but extreme periods of cold and ice accretion. C. p. ptilocnemis is a subspecies of high conservation concern for which annual winter surveys may serve as a relatively inexpensive population-monitoring tool that will also provide insight into adaptations that allow these birds to exploit high-latitude environments in winter.

Le printemps et l’été, les oiseaux de rivage abondent et sont bien en vue dans les latitudes de l’extrême nord, mais au fur et à mesure que les conditions saisonnières se détériorent, peu d’entre eux hivernent dans ces régions. Au meilleur de nos connaissances, l’anse Cook, en Alaska (60,6° N, 151,6° O), est l’endroit le plus froid du monde où l’on trouve régulièrement des populations d’oiseaux de rivage l’hiver. Il s’agit aussi de l’emplacement le plus nordique du bassin du Pacifique à ne pas être consacré à la reproduction des oiseaux de rivage. Au cours des hivers allant de 1997 à 2012, nous avons réalisé des levés aériens de la partie supérieure de l’anse Cook afin d’être en mesure de répertorier la répartition spatiale, la répartition temporelle et le nombre de bécasseaux des Aléoutiennes (Calidris ptilocnemis) dans l’anse. Le total moyen des levés a permis de repérer8 191 ± 6 143 (DS) oiseaux, tandis que la moyenne du dénombrement le plus élevé au cours d’une seule journée d’hiver était de 13 603 ± 4 948 (DS) oiseaux. Dans le cadre de nos levés, nous n’avons détecté que des bécasseaux des Aléoutiennes, dont tous étaient essentiellement des individus de la sous-espèce désignée (C. p. ptilocnemis). Au cours de certains hivers, les totaux des levés se rapprochaient beaucoup des estimations de population de cette sous-espèce, ce qui laisse entrevoir l’importance de cette région en tant que ressource de non-reproduction pour cette sous-espèce. La plupart du temps, ces oiseaux ne se retrou¬vaient qu’à quelques endroits de la partie supérieure de l’anse Cook, bien qu’ils se répartissaient plus au sud de l’anse pendant les périodes de froid extrême. Deux facteurs environnementaux permettent aux bécasseaux des Aléoutiennes d’évoluer dans l’anse Cook l’hiver : 1) une source abondante de nourriture acéphale (Macoma balthica) et 2) une dynamique de courants et de marées qui a constamment pour effet d’alimenter les oiseaux en substrat pendant toutes les périodes, sauf celles de froid extrême et d’accrétion de glace. C. p. ptilocnemis est une sous-espèce dont la conservation présente de grandes inquiétudes et pour laquelle les levés hivernaux annuels peuvent constituer un outil de surveillance de population relativement abordable qui permettra également d’en savoir plus sur les adaptations qui permettent à ces oiseaux d’exploiter les milieux de haute latitude l’hiver.


Attitudes of Nunavut Inuit toward killer whales (Orcinus orca)   /   Westdal, K.H.   Higdon, J.W.   Ferguson, S.H.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 279-290, ill., map
ASTIS record 78234
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Killer whale (Orcinus orca) sightings are increasing throughout the eastern Canadian Arctic, and residents of Nunavut are concerned about the possible impact of killer whale predation on other marine mammals that are of socio-economic and cultural importance to Inuit. We analyzed the attitudes of Inuit towards killer whales, drawing on 105 semi-directed interviews conducted in 11 eastern Nunavut communities (Kivalliq and Qikiqtaaluk regions) between 2007 and 2010. Information gathered included interviewees' firsthand knowledge, as well as knowledge they had gained through oral history. Interviews provided data on interactions between Inuit and killer whales, physical descriptions and nature of killer whales in this region, overall opinion of interviewees with respect to killer whales, historical use of the animal, opinions regarding research on killer whales and effects of killer whales on other species, particularly the whales and seals harvested for Inuit subsistence. Interviewees described killer whales as their helpers more often than as their competitors, but also as feared and dangerous. Overall, negative opinions were more common than positive opinions, and some interviewees also had a conflicted attitude towards killer whales. More participants viewed killer whales as smart and fast than as beautiful and playful. Inuit attitudes toward killer whales did not vary significantly with sex, age, hunter status, or experience with killer whales, but did vary somewhat across regions. Inuit knowledge and perspectives play a critical role in wildlife management, especially in a changing Arctic. Conservation and management of species that are important to the Inuit subsistence harvest in Nunavut must take into consideration killer whale predation, Inuit knowledge, and Inuit views and attitudes towards killer whales.

Les observations d'épaulards (Orcinus orca) augmentent dans l'est de l'Arctique canadien, et les habitants du Nunavut s'inquiètent des effets possibles de la prédation des épaulards à l'égard d'autres mammifères marins qui revêtent une importance socioéconomique et culturelle pour les Inuits. Nous avons analysé les attitudes des Inuits vis-à-vis des épaulards, nous appuyant ainsi sur 105 entrevues semi-dirigées réalisées dans 11 collectivités de l'est du Nunavut (les régions de Kivalliq et de Qikiqtaaluk) entre 2007 et 2010. Les connaissances directes des personnes interviewées font partie des renseignements qui ont été recueillis, de même que les connaissances obtenues par le biais de l'histoire orale. Les entrevues ont ainsi permis d'obtenir des données sur les interactions entre les Inuits et les épaulards, sur les descriptions physiques et sur la nature des épaulards de cette région, en plus de recueillir l'opinion générale des personnes interviewées au sujet des épaulards, l'utilisation historique de cet animal, les opinions en matière de recherche sur les épaulards et les effets des épaulards sur d'autres espèces, plus particulièrement les baleines et les phoques capturés pour la subsistance des Inuits. Selon les personnes interviewées, les épaulards leur viennent davantage en aide au lieu d'entrer en concurrence avec elles, mais cela dit, elles les craignent et les trouvent dangereux. Dans l'ensemble, il y avait plus d'opinions négatives que d'opinions positives, et certaines personnes interviewées avaient même une attitude conflictuelle à l'égard des épaulards. Plus nombreux étaient les participants qui consi-déraient les épaulards comme intelligents et rapides que comme beaux et enjoués. Les attitudes des Inuits envers les épaulards ne variaient pas beaucoup en fonction du sexe, de l'âge, du type de chasseur ou de l'expérience qu'ils possédaient avec les épaulards, mais ils variaient quelque peu d'une région à l'autre. Les connaissances et les perspectives des Inuits jouent un rôle critique dans la gestion de la faune, surtout dans l'Arctique en pleine évolution. La conservation et la gestion des espèces qui revêtent de l'importance dans les récoltes de subsistance des Inuits au Nunavut doivent tenir compte de la prédation par les épaulards, des connaissances des Inuits de même que des points de vue et des attitudes des Inuits vis-à-vis des épaulards.


Kuujjua River arctic char : monitoring stock trends using catches from an under-ice subsistence fishery, Victoria Island, Northwest Territories, Canada, 1991-2009   /   Harwood, L.A.   Sandstrom, S.J.   Papst, M.H.   Melling, H.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 291-300, ill., maps
ASTIS record 78235
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A standardized, harvest-based monitoring program was conducted during the main under-ice subsistence fishery for Arctic char (Salvelinus alpinus) of the Kuujjua River for 18 winter fishing seasons between 1991 and 2009. The program was a response to the concern of Ulukhaktok residents that Arctic char were becoming fewer in number and smaller in size. Mean harvests averaged 1225 (SD 262) Arctic char annually for 1996 - 2002 and 568 (SD 274) in 2003 - 09, or roughly 40% and 20% of the harvest levels estimated for 1971 - 78 (2900, SD 842) and 1988 - 92 (2943, SD 1072). There was no statistical relationship between the size of the annual harvest (number of fish), and the corresponding mean annual catch per unit effort (CPUE) value (R² = 0.0141, p = 0.761). Arctic char were fully recruited to the fishery at age nine, with 82.4% of the sampled catch (n = 3288) ranging between 8 and 12 years and composed almost exclusively (99%) of non-spawning adults. Over the time series, temporal trends were not detected (p > 0.05) in mean annual CPUE (27.3 Arctic char/100 m/24 h, SD 14.15), mean fork length (593 mm, SD 78.1), or mean age (9.9 years, SD 2.0). Annual mortality rate showed a weak, but significant, decreasing trend over the series (R² = 0.354), and there were no statistical trends in annual values of the Brody growth coefficient (R2 = 0.1337, p = 0.164). Variation in mean annual somatic condition indices was correlated with timing of sea ice clearance in spring (R² = 0.474, p = 0.002), probably because prey quality, quantity, or both are higher in summers following earlier spring blooms in the marine environment. Together, the absence of temporal trends in CPUE, fork length, and age of the harvested fish and the apparent improvement in survival (lower mortality), suggest that the stock has been stable at the harvest levels observed during the monitoring period. The stock may also be realizing some improved fitness, which is due to changes in environmental productivityand appears to be linked, at least in part, to the timing of spring breakup in eastern Amundsen Gulf.

Entre 1991 et 2009, pendant 18 saisons de pêche hivernale, un programme de surveillance standardisé axé sur les récoltes a été réalisé quant à la pêche de subsistance principale d'omble chevalier (Salvelinus alpinus) sur la rivière Kuujjua. Ce programme a été mis en oeuvre à la lumière des inquiétudes exprimées par les résidents d'Ulukhaktok qui affirmaient que le nombre d'ombles chevaliers diminuait, tout comme leur taille. De 1996 à 2002, la récolte moyenne d'ombles chevaliers atteignait 1 225 (SD 262) annuellement, tandis que de 2003 à 2009, la récolte moyenne annuelle s'élevait à 568 (SD de 274), soit environ 40 % et 20 % des récoltes évaluées pour les années 1971 à 1978 (2 900, SD de 842) et les années 1988 à 1992 (2 943, SD de 1 072). Il n'existait pas de lien statistique entre la taille de la récolte annuelle (le nombre de poissons) et la valeur de la capture par unité d'effort (CPUE) moyenne annuelle correspondante (R² = 0,0141, p = 0,761). L'omble chevalier était pleinement recruté à la pêche à l'âge de neuf ans, avec 82,4 % de la capture échantillonnée (n = 3288) variant entre huit et 12 ans, et composée presque exclusivement (99 %) d'adultes non encore reproducteurs. Au fil des séries, aucune tendance temporelle n'a été décelée (p > 0,05) sur le plan de la CPUE moyenne annuelle (27,3 ombles chevaliers/100 m/24 h, SD 14,15), de la longueur moyenne à la fourche (593 mm, SD 78,1) ou de l'âge moyen (9,9 ans, SD 2,0). Le taux de mortalité annuel indiquait une tendance à la baisse à la fois faible mais importante au cours des séries (R² = 0,354), et il n'y avait pas de tendances statistiques du point de vue des valeurs annuelles du coefficient de croissance de Brody (R2 = 0,1337, p = 0,164). Une corrélation a été établie entre l'écart des indices somatiques annuels moyens et le moment du dégagement de la glace de mer au printemps (R² = 0,474, p = 0,002), probablement parce que la qualité ou la quantité de proies, ou les deux, est plus élevée au cours des étés qui suivent une prolifération printanière hâtive dans l'environnement marin. Ensemble, l'absence de tendances temporelles relatives à la CPUE, à la longueur à la fourche et à l'âge du poisson récolté et l'amélioration apparente de la survie (mortalité plus faible) suggèrent que le stock était stable aux niveaux de récolte observés pendant la période de surveillance. Par ailleurs, il se pourrait que le stock connaisse une valeur d'adaptation quelque peu améliorée, ce qui est attribuable aux changements caractérisant la productivité environnementale et semble lié, tout au moins en partie, au moment de la débâcle du printemps dans l'est du golfe Amundsen.


Breeding biology of Atlantic population Canada Geese in Nunavik, northern Québec   /   Cotter, R.C.   Hughes, R.J.   May, P.   Novalinga, P.   Johannes, J.   Hindman, L.J.   Padding, P.I.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 301-311, ill., maps
ASTIS record 78236
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The Atlantic population of Canada Geese (Branta canadensis interior) experienced a sharp decline in numbers in the late 1980s. Management agencies in Canada and the United States responded by implementing several measures, notably closing sport hunting seasons for a number of years in most Atlantic Flyway states and provinces and funding a research project to study the nesting ecology and the factors affecting productivity of this goose population. In this paper we present the nesting phenology and breeding biology of Atlantic population Canada Geese on their tundra nesting grounds in Nunavik, Québec, specifically on a primary study area (32.8 km²) along Hudson Bay (1997 - 2003) and on several secondary sites (most smaller than 1 km2) distributed along the coastal lowlands of Hudson Bay and Ungava Bay (1996 - 2005). In the late 1990s the population rebounded, with strong increases in the population of breeding pairs and the density of nests between 1996 and 2001, followed by stabilization of both variables from 2001 to 2005. As a result, there was a near doubling in productivity index (the number of goslings produced per km²) on the primary study area, from 17.9 in 1997 to 32.0 in 2003. Geese start laying eggs soon after snow disappears from their nesting grounds. On the primary study area, for all years pooled, mean clutch initiation date, clutch size, hatching date, and Mayfield nesting success were 27 May, 4.54 eggs, 26 June, and 67.3%, respectively. Among secondary sites along both Hudson Bay and Ungava Bay, we found a correlation between the annual average daily temperature for 4 - 24 May (the period leading up to egg-laying) and the annual mean clutch initiation date: higher temperatures were correlated with earlier initiation. Similarly, an earlier annual mean clutch initiation date was correlated with large mean clutch size.

La population de l'Atlantique de la bernache du Canada (Branta canadensis interior) a subi un déclin prononcé à la fin des années 1980. Les organismes chargés de la gestion de la faune au Canada et aux États-Unis ont réagi en mettant en place plusieurs mesures. Ils ont notamment fermé la saison de chasse sportive dans la plupart des États et provinces de la voie migratoire de la population de l'Atlantique pendant un certain nombre d'années et financé un projet de recherche sur l'écologie de la nidification et sur les facteurs limitant la productivité de cette population. Dans le présent article, nous décrivons la phénologie de la nidification et la biologie de la reproduction de la population de l'Atlantique de la bernache du Canada dans son aire de nidification de la toundra du Nunavik (Québec), plus précisément dans une aire d'étude principale (32,8 km²) établie en bordure de la baie d'Hudson (1997 - 2003) et dans plusieurs sites secondaires de superficie plus modeste (dans la plupart des cas, inférieure à 1 km²) disséminés dans les basses-terres côtières de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava (1996 - 2005). À la fin des années 1990, la population a rebondi, le nombre de couples nicheurs et la densité des nids augmentant fortement entre 1996 et 2001 pour ensuite se stabiliser de 2001 à 2005. Par suite de ce redressement, le nombre d'oisons produits par kilomètre carré a presque doublé (indice de productivité) dans l'aire d'étude principale, passant de 17,9 en 1997 à 32,0 en 2003. La ponte débute peu après la disparition de la neige dans les sites de nidification. Dans l'aire d'étude principale, nous avons enregistré les valeurs moyennes suivantes (années regroupées) : début de la période de ponte : 27 mai; taille des couvées : 4,54 oeufs; premières éclosions : 26 juin; succès de la nidification en mai : 67,3 %. Aux sites secondaires, en bordure de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava, nous avons relevé une corrélation entre la température journalière moyenne annuelle pour la période du 4 au 24 mai (période précédant le début de la période de ponte) et la date annuelle moyenne du début de la ponte: les températures plus élevées donnaient une corrélation avec un début de période de ponte plus hâtif. De même, une date annuelle moyenne plus hâtive du début de la ponte a été corrélée avec une grande taille moyenne des couvées.


Fort Conger : a site of Arctic history in the 21st century   /   Bertulli, M.M.   Dick, L.   Dawson, P.C.   Cousins, P.L.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 312-328, ill., maps
ASTIS record 78237
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Fort Conger, located at Discovery Harbour in Lady Franklin Bay on northern Ellesmere Island, Nunavut, played an intrinsic role in several High Arctic expeditions between 1875 and 1935, particularly around 1900 - 10 during the height of the Race to the North Pole. Here are found the remains of historic voyages of exploration and discovery related to the 19th century expeditions of G.S. Nares and A.W. Greely, early 20th century expeditions of R.E. Peary, and forays by explorers, travelers, and government and military personnel. In the Peary era, Fort Conger's connection with indigenous people was amplified, as most of the expedition personnel who were based there were Inughuit from Greenland, and the survival strategies of the explorers were largely derived from Inughuit material cultural and environmental expertise. The complex of shelters at Fort Conger symbolizes an evolution from the rigid application of Western knowledge, as represented in the unsuitable prefabricated Greely expedition house designed in the United States, towards the pragmatic adaptation of Aboriginal knowledge represented in the Inughuit-influenced shelters that still stand today. Fort Conger currently faces various threats to its longevity: degradation of wooden structures through climate and weathering, bank erosion, visitation, and inorganic contamination. Its early history and links with Greenlandic Inughuit have suggested that the science of heritage preservation, along with management practices of monitoring, remediation of contamination, and 3D laser scanning, should be applied to maintain the site for future generations.

Fort Conger, situé au Havre de la découverte, dans la baie Lady Franklin, au nord de l'île d'Ellesmere, au Nunavut, a joué un rôle intrinsèque dans plusieurs expéditions de l'Extrême-Arctique entre 1875 et 1935, surtout dans les années 1900 à 1910, à l'apogée de la course vers le pôle Nord. Nous trouvons ici les vestiges de voyages d'exploration et de découvertes historiques, vestiges qui se rapportent plus précisément aux expéditions de G.S. Nares et d'A.W. Greely au XIXe siècle, aux expéditions de R.E. Peary au début du XXe siècle et aux incursions de divers explorateurs, voyageurs, militaires et employés du gouvernement. À l'époque de R.E. Peary, les liens entretenus avec les Autochtones de Fort Conger se sont intensifiés, car une grande partie des membres de l'expédition étaient des Inughuits du Groenland, et les stratégies de survie des explorateurs dépendaient grandement de l'expertise matérielle, culturelle et environnementale des Inughuits. Le complexe d'abris qui se trouve au Fort Conger symbolise une évolution, où l'on a délaissé l'application rigide des connaissances occidentales, comme en atteste la maison préfabriquée inadaptée conçue aux États-Unis pour l'expédition Greely, pour aller vers une adaptation pragmatique des connaissances autochtones, comme l'illustrent les abris d'influence inughuite que l'on aperçoit toujours de nos jours. En ce moment, la longévité de Fort Conger est menacée en raison de la dégradation des structures en bois, dégradation attribuable à l'altération climatique et atmosphérique, à l'érosion des berges, aux visites et à la contamination inorganique. Les débuts de Fort Conger et ses liens avec les Inughuits groenlandais suggèrent qu'il y aurait lieu de mettre en application la science de la conservation du patrimoine, jumelée aux pratiques de gestion de la surveillance, de restauration des matériaux contaminés et de balayage laser 3D, afin d'assurer le maintien du site pour les générations à venir.


Dolphin and Union caribou herd status and trend   /   Dumond, M.   Lee, D.S.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 329-337, ill., maps
ASTIS record 78238
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The Dolphin and Union caribou herd (Rangifer tarandus groenlandicus) is of great importance for Inuit subsistence and cultural needs. This herd is somewhat particular in that it relies on the seasonal connectivity of the sea ice between Victoria Island and the mainland to undertake its fall and spring migrations to and from its wintering ground on the mainland. While the herd may have numbered in the order of 100 000 animals in the past, it experienced a dramatic decline in the early 1900s and stopped its migration to the mainland. It resumed its migration only as it started to increase during the 1980s and 1990s, and in October 1997, the caribou gathered on the southern coast (prior to crossing to the mainland) were estimated to number 27 948 ± 3367 SE. In October 2007, using the same method and covering approximately the same area as during the 1997 survey, we estimated 21 753 ± 2343 SE caribou within our study area. The method used in 1997 and 2007 assumes that most of the herd is located within a narrow strip along the southern coast of Victoria Island, but also acknowledges that some caribou are outside that area. Therefore, we undertook a correction of both 1997 and 2007 estimates for the Dolphin and Union caribou herd based on available data from radio-tracking of female caribou. The corrected estimate for the Dolphin and Union caribou herd in 2007 was 27 787 ± 3613 SE. Both the study area estimates and the corrected herd estimates for 1997 and 2007 indicate that the herd trend in the intervening decade was at best stable.

Le troupeau de caribous Dolphin et Union (Rangifer tarandus groenlandicus) revêt une grande importance pour la subsistance et la culture des Inuits. Ce troupeau a la particularité d'utiliser la banquise pour migrer en automne et au printemps entre son aire d'estivage, sur l'île Victoria, et son aire d'hivernage sur le continent. Bien que ce troupeau ait été estimé aux alentours de 100 000 individus par le passé, il a connu un déclin dramatique au début du XXe siècle et interrompu sa migration vers le continent. C'est seulement dans les années 1980 et 1990 que le troupeau a commencé à augmenter et à reprendre sa migration. En octobre 1997, les caribous assemblés le long de la côte sud, avant leur traversée vers le continent, étaient estimés à 27 948 ± 3 367 (± erreur type). En octobre 2007, utilisant la même méthode, nous avons estimé 21 753 ± 2 343 (ET) caribous dans à peu près la même aire d'étude qu'en 1997. La méthodologie employée en 1997 et en 2007 présume que la majorité du troupeau se regroupe dans une bande étroite le long de la côte sud de l'île Victoria, mais reconnaît aussi qu'un certain nombre de caribous se trouve en dehors de cette zone. Par conséquent, nous avons effectué une correction des estimés de 1997 et de 2007 pour obtenir un estimé du troupeau tout entier grâce aux données de télémétrie disponibles pour les caribous femelles. Cette correction nous a permis d'estimer le troupeau Dolphin et Union à 27 787 ± 3 613 (ET) caribous en 2007. Entre 1997 et 2007, tant les estimés dans l'aire d'étude que les estimés corrigés témoignent d'un troupeau au mieux stable pour la décennie concernée.


A methodological model for exchanging local and scientific climate change knowledge in northeastern Siberia   /   Crate, S.A.   Fedorov, A.N.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 338-350, ill., map
ASTIS record 78240
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This paper analyzes findings from “Knowledge Exchanges,” which engaged communities of Viliui Sakha, native horse and cattle agropastoralists of northeastern Siberia, Russia, with regional scientific specialists, a cultural anthropologist, and a permafrost scientist. Our process of knowledge exchange involved first gathering ethnographic data from affected communities, through focus groups, interviews, and surveys, and analyzing how people perceived, understood, and responded to local change. Next we documented the community results and compared them with regional climate change data. Lastly, we discussed these results during community knowledge exchange events, facilitating an increased understanding across knowledge systems and stakeholder groups. The knowledge exchange method documented in this article provides an adaptable model for integrating local and scientific knowledge systems that allows participants to reach understanding more quickly at global and local levels of how climate change is affecting places and peoples.

Cette communication vient analyser les constatations émanant de l'échange de connaissances auquel ont participé les collectivités de Viliui Sakha, des agropasteurs indigènes s'occupant de chevaux et de bétail dans le nord-est de la Sibérie, en Russie, des spécialistes scientifiques régionaux, un anthropologue des cultures et un scientifique spécialisé en pergélisol. Notre échange de connaissances a commencé par la collecte de données ethnographiques auprès des collectivités concernées, données qui ont été recueillies au moyen de groupes de discussion, d'entrevues et de sondages. Cette collecte de données a été suivie de l'analyse de la manière dont les gens percevaient les changements qui se produisent à l'échelle locale, de la manière dont ils comprenaient ces changements et de la manière dont ils y réagissaient. Ensuite, nous avons consigné les résultats obtenus au sein des collectivités et les avons comparés aux données sur le changement climatique régional. En dernier lieu, nous avons discuté de ces résultats à l'occasion de séances d'échanges de connaissances organisées dans les collectivités, puis nous avons favorisé une plus grande compréhension à l'échelle des systèmes de connaissances et au sein des groupes d'intervenants. La méthodologie de l'échange de connaissances dont il est question dans le présent article présente un modèle adaptable d'intégration des systèmes de connaissances locales et de connaissances scientifiques, modèle qui permet aux parti-cipants de comprendre plus rapidement, mondialement et localement, comment le changement climatique influe sur les lieux et les gens.


Contrasting Arctic mainstream Swedish descriptions of northern Sweden : the view from established domestic research   /   Keskitalo, E.C.H.   Malmberg, G.   Westin, K.   Wiberg, U.   Müller, D.K.   Pettersson, Ö.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 351-365, ill., maps
ASTIS record 78245
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In 2011, Sweden released its first-ever Arctic strategy, in preparation for taking over the chairmanship of the Arctic Council, an eight-state cooperation organization. The recent political development that will include Sweden more extensively in Arctic regional cooperation makes it relevant to review and comment on the image of the areas involved from a Swedish viewpoint and to improve the often very brief descriptions of northernmost Sweden in Arctic literature. In this paper, we contrast descriptions of the Arctic in the Arctic Human Development Report (AHDR) with descriptions of northern Sweden in established domestic demographic and regional development research. The study shows that many of the assumptions in the first AHDR to the effect that the eight “Arctic” regions are rather directly comparable in fact reveal substantial differences between areas, with northern Sweden standing in sharp contrast to many of the descriptions. Instead of having a population that is very small, young, and rapidly growing because of a high birth rate, northern Sweden is characterized by relatively dense habitation with a stable and aging population of long-term residents. Moreover, it has a very small and relatively integrated indigenous population with largely the same health situation as in Sweden overall. While depopulation and urbanization are evident in its less populated areas, migration from the region is partly directed at the larger regional centres in the area, following a pattern seen in the Western world at large.

En 2011, au moment où elle se préparait à assumer la présidence du Conseil de l'Arctique, un organisme de collaboration entre huit pays, la Suède a mis en oeuvre sa toute première politique relative à l'Arctique. L'événement politique récent qui a fait en sorte que la Suède devra jouer un rôle plus grand dans la collaboration régionale de l'Arctique incite à analyser l'image des régions qui entrent en jeu du point de vue de la Suède, à porter des commentaires sur cette image ainsi qu'à améliorer les descriptions souvent très brèves de la partie la plus au nord de la Suède que l'on retrouve dans la documentation au sujet de l'Arctique. Dans cet article, nous contrastons les descriptions de l'Arctique figurant dans l'Arctic Human Development Report (AHDR) avec les descriptions du nord de la Suède émanant de travaux de recherche établis sur le développement régional et la démographie intérieure. Cette étude permet de constater que de nombreuses hypothèses du premier rapport AHDR selon lesquelles les huit régions « arctiques » sont plutôt directement comparables révèlent en fait des différences considérables entre les régions, le nord de la Suède représentant un contraste marqué par rapport à grand nombre des autres descriptions. Au lieu d'être doté d'une population très petite, jeune et en croissance rapide attribuable à un taux de natalité élevé, le nord de la Suède est caractérisé par une habitation relativement dense et une population stable et vieillissante composée de résidents de longue date. Par ailleurs, le nord de la Suède comprend une population indigène très petite et relativement intégrée affichant à peu près la même situation de santé que l'ensemble de la Suède. Bien que le dépeuplement et l'urbanisation s'avèrent évidents dans les zones moins peuplées, la migration en partance de cette région est partiellement orientée vers les plus grands centres régionaux de la région, conformément à la tendance générale enregistrée dans le monde occidental.


Richard Harrison Ragle (1923-2013)   /   Benson, C.S.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 373-374, portrait
ASTIS record 78248
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Richard Harrison (Dick) Ragle was born on 11 June 1923 and died on 13 May 2013, just 30 days before his 90th birthday. ... Dick’s long-term interest in the Arctic and Antarctic guided his academic studies. His introduction to the polar regions was due in part to his acquaintance with Admiral Richard E. Byrd, .... From 1954 to 1960, he was a geologist with the U.S. Army Corps of Engineers, Snow Ice and Permafrost Research Establishment (SIPRE); this organization was renamed in 1964 as the Cold Regions Research and Engineering Laboratory (CRREL). In 1954, Dick was assistant leader of an expedition on the Greenland Ice Sheet that traveled inland from Thule at 77° N and revisited sites measured in 1952 and 1953. He took to this new element like a duck to water. In 1955, he was assistant leader of the follow-up, a six-man expedition that extended measurements for 2000 km. The 1955 expedition re-measured sites (pits 3–4 m deep) for the first 193 km (120 miles) along a route that went from Thule inland to the center of the ice sheet and then south to 70° N and west to the French Central Station and out to the west coast. ... Dick conducted a SIPRE school on the ice sheet in 1956 for people going to the Antarctic Ice Sheet. He then led SIPRE Expeditions in North Greenland (1958) and the Antarctic deep drilling project on Ross Ice Shelf (1958–59). In 1958, he led a team that rescued 13 military personnel from a crash on the Greenland ice cap, transporting the airmen 435 km across the ice to safety. For this rescue, Dick was awarded the U.S. Army’s highest civilian award, the Decoration for Exceptional Civilian Service. In 1960, he was in charge of the Ward Hunt Ice Shelf drilling project of the Arctic Institute of North America (AINA) and the SIPRE South and South-Central Greenland Expedition. From 1960 to 1974, he worked again with AINA as chief pilot and leader of the Ice Field Ranges Research Project, based mainly at the AINA Kluane Lake Research Station. He conducted a wide range of research projects that included glaciology, investigations of the effects of the 1964 Alaska earthquake, and management of the projects at Kluane Lake. It is of interest that the scope of his flying included operations on aircraft carriers and high-altitude ski landings on Mt. Logan. From 1974 to 1977, Dick was a senior geologist at the consulting firm of Dames and Moore in Anchorage, Alaska. He was involved with the environmental and physical analysis of ice forces on facilities at Prudhoe Bay, as well as logistically important characteristics of seasonal ice formation. From 1977 to 1979, he was assistant director for Operations at the Naval Arctic Research Laboratory at Barrow, Alaska. He again served as a consultant with Northern Technical Services in Anchorage as well as a private consultant. In addition to his research and operational activities, Dick enjoyed teaching and did it frequently during his life. He was a Fellow of the Arctic Institute of North America and the Geological Society of America. ...


Hans Peter Trettin (1927-2012)   /   Frisch, T.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 375-376, portrait
ASTIS record 78254
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Hans Peter Trettin died on 8 October 2012, while kayaking in the Strait of Georgia near Cortes Island, British Columbia, where he had been living in retirement. Hans Trettin spent almost his entire career as a geologist with the Geological Survey of Canada and made the Arctic Islands his bailiwick. Hans was born on 11 January 1927 in Neumünster, Germany, the son of Dr. Alfred and Elisabeth Trettin, and grew up near Hamburg. In the war years 1943-44, while still in high school, Hans served as a helper in the Luftwaffe, undergoing training as an electronics technician. From 1944 on, Hans was a naval radar specialist and served on a destroyer during the last weeks of the war in Europe. After the war, Hans entered the University of Hamburg to study literature and philosophy. It was a time when German literary writing was making a clean break from the ideological excesses of the Nazi-era literature. Hans the student was caught up in the upheaval, which had a profound and lasting effect on him. He was awarded a doctorate (DPhil) in 1952. In 1952, armed with a student visa, Hans immigrated to Canada. ... docking on the shores of Hudson Bay, then travelling by train through the northern Manitoba bush to Winnipeg. Too late to register at university, Hans successfully applied for a work permit and took a variety of jobs: at a sawmill, on the railroad, and in forestry surveys in the Prince George region of British Columbia. In 1953, Hans enrolled in Geology at the University of British Columbia, and except for two terms at McGill University, he remained there for both his undergraduate and graduate degrees. He was awarded an MSc in 1957 and a PhD in 1960. In 1960-61, he was employed by a Calgary consulting firm that had been contracted by oil companies to conduct fieldwork in the Yukon and Northwest Territories. In 1961 Hans joined the Arctic Islands Section of the Geological Survey of Canada (GSC) in Ottawa and was assigned responsibility for the lower Paleozoic rocks of the Northern Ellesmere Fold Belt on Operation Eureka, a two-year mapping project based in central Ellesmere Island and led by Ray Thorsteinsson. That field season set the stage for a 34-year career with the GSC, in the course of which Hans Trettin became the acknowledged authority on the geology of the northernmost reaches of Canada’s landmass. From 1963 to 1974, Hans directed his attention toward the Paleozoic of the Arctic Platform of northwestern Baffin Island and Foxe Basin and the Triassic tar sands on Melville Island. In 1975, he returned to the Proterozoic-Paleozoic Franklinian mobile belt and environs in northern Ellesmere and northern Axel Heiberg Islands, a rugged terrain of extraordinary complexity lying literally at the ends of the earth. The task of resolving its geology occupied the remainder of Hans’s career, spanning some 20 years to retirement and beyond. ... Greenland, published jointly by the Geological Society of America and the GSC in 1991. Hans was honoured three times by the Canadian Society of Petroleum Geologists, receiving the Link Award in 1969, the R.J.W. Douglas Medal in 1986, and the Medal of Merit in 2000. In 1987, he was awarded the Professional Institute of the Public Service of Canada Gold Medal. ... Highly educated in both the sciences and the humanities, Hans Trettin was erudite and exceptionally well read. ... the frugality of his personal life in the bush was legendary, yet he always retained his sense of humour. Truly, Hans was one of a kind, what the Germans call a unikum. ...


The Polar Environment Atmospheric Research Laboratory (PEARL) : sounding the atmosphere at 80° north   /   Fogal, P.F.   LeBlanc, L.M.   Drummond, J.R.
Arctic, v. 66, no. 3, Sept. 2013, p. 377-386, ill., map
ASTIS record 78255
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Making atmospheric measurements in the High Arctic is challenging because of the remoteness of the area, the difficult transportation, the inconsistent communications, and the extreme environmental conditions. In 2003, after the Environment Canada (EC) Arctic Stratospheric Ozone Observatory (AStrO) closed, the Canadian Network for the Detection of Atmospheric Change (CANDAC), a group of university and government scientists, identified a High Arctic observatory as a high-priority need to improve research measurements over the Canadian portion of the Arctic. Significant effort was given to selecting a site and acquiring the required funding to populate it. This activity gained fresh urgency with the planning of the International Polar Year (IPY) in 2007-08. A High Arctic observatory would directly respond to the IPY intention not only to make intensive measurements throughout the IPY time frame, but also to “leave a legacy of observing sites, facilities and systems to support ongoing polar research and monitoring” (ICSU, 2004:10). After some consideration of alternative sites, CANDAC decided to concentrate activities at Eureka (80° N, 86° W, see Fig. 1). The research site was designated the Polar Environment Atmospheric Research Laboratory (PEARL), and CANDAC began to seek funding for equipment and operations. PEARL, which formally began operations in 2005, supports research in three broad areas: air quality, ozone, and climate change. Subsequent experience has amply demonstrated the appropriateness of the site, and several advantages that were not apparent at the time of site selection affirm Eureka as a uniquely suitable location for atmospheric (and now other) measurements in the Canadian sector of the High Arctic. ... By the end of 2012, 86 papers had been published using PEARL, and additional papers are being written or are under review. ...


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