AINA Logo
Publications

 


Perfluorinated chemicals in meromictic lakes on the northern coast of Ellesmere Island, High Arctic Canada   /   Veillette, J.   Muir, D.C.G.   Antoniades, D.   Small, J.M.   Spencer, C.   Loewen, T.N.   Babaluk, J.A.   Reist, J.D.   Vincent, W.F.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 245-256, ill., maps
ASTIS record 76707
PDF

Perfluorinated chemicals (PFCs) have been recorded in many types of marine and freshwater ecosystems. The aim of the present study was to examine meromictic lakes and their catchments on the far northern coast of Ellesmere Island, Nunavut, Canada, and to evaluate the results in the context of climate change. Our analyses revealed the presence of several PFCs in catchment snowpack, inflowing streams, lake water, and the aquatic food web of Lake A (83°00' N, 75°30' W), showing that dispersal of these contaminants reaches the northern limit of the terrestrial High Arctic. However, the concentrations were low (total PFCs: 27 - 754 pg/L for water, 134 - 848 pg/L for melted snow, 5 - 2149 pg/g wet weight for fish; PFOS: 66 pg/g dry weight in surficial sediments) and at or below values reported to date in the literature for other remote lakes. PFHpA, PFOA, and PFNA were the main compounds detected in water and melted snow, while PFNA, PFDA, and PFUnA were the predominant compounds in the aquatic biota, indicating their bioaccumulative potential. Salinity-temperature-depth profiles suggested that most of the present contaminant load enters the lake via streams and flows directly under the lake ice to the ocean. The onset of summer open water in this perennially ice-covered lake in response to climate warming, and the increased duration of open water in recent years, have implications for the distribution, transport, and retention of PFCs in Arctic lakes.

Les composés perfluorés ont été retrouvés dans plusieurs types d’écosystèmes marins et d’eau douce. L’objectif de cette étude était d’étendre ces mesures à des lacs méromictiques situés sur la côte nord de l’île d’Ellesmere au Nunavut, et d’évaluer les résultats dans le contexte des changements climatiques. Nos analyses ont révélé la présence de plusieurs composés perfluorés dans la neige du bassin versant, les affluents, l’effluent, l’eau de lac, et le réseau alimentaire d’un de ces lacs, le lac A (83°00' N, 75°30' O). Ces résultats soulignent que la distribution de ces contaminants atteint la limite nordique de l’Arctique terrestre. Cependant, les concentrations mesurées étaient très faibles (au total : 27 - 754 pg/L pour l’eau, 134 - 848 pg/L pour la neige fondue, 5 - 2149 pg/g pour les poissons et PFOS : 66 pg/g dans les sédiments de surface) et en-dessous des valeurs publiées pour d’autres lacs de régions éloignées. PFHpA, PFOA et PFNA étaient les principaux composés détectés dans l’eau et la neige fondue alors que PFNA, PFDA et PFUnA étaient les composés prédominants pour le biote aquatique, indiquant leur potentiel de bioaccumulation. Des profils de salinité et de température ont suggéré que la majorité des conta- minants entre dans le lac via les affluents et s’écoule directement sous le couvert de glace jusqu’à l’océan. Les conditions d’eau libre observées pendant l’été dans ce lac auparavant couvert de glace en permanence, et la durée accrue des conditions d’eau libre des dernières années ont des implications pour la distribution, le transport et la rétention des composés perfluorés dans les lacs arctiques.


Using multiple sources of knowledge to investigate northern environmental change : regional ecological impacts of a storm surge in the outer Mackenzie Delta, N.W.T.   /   Kokelj, S.V.   Lantz, T.C.   Solomon, S.   Pisaric, M.F.J.   Keith, D.   Morse, P.   Thienpont, J.R.   Smol, J.P.   Esagok, D.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 257-272, ill., maps
ASTIS record 76715
PDF

Field data, remote sensing, and Inuvialuit knowledge were synthesized to document regional ecological change in the outer Mackenzie Delta and to explore the timing, causes, and implications of this phenomenon. In September 1999, a large magnitude storm surge inundated low-lying areas of the outer Mackenzie Delta. The storm was among the most intense on record and resulted in the highest water levels ever measured at the delta front. Synthesis of scientific and Inuvialuit knowledge indicates that flooding during the 1999 storm surge increased soil salinity and caused widespread vegetation death. Vegetation cover was significantly reduced in areas affected by the surge and was inversely related to soil salinity. Change detection analysis, using remotely sensed imagery bracketing the 1999 storm event, indicates severe impacts on at least 13 200 ha of terrestrial vegetation in the outer delta. Inuvialuit knowledge identifying the 1999 surge as anomalous is corroborated by geochemical profiles of permafrost and by a recently published paleo-environmental study, which indicates that storm surge impacts of this magnitude have not previously occurred during the last millennium. Almost a decade after the 1999 storm surge event, ecological recovery has been minimal. This broad-scale vegetation change is likely to have significant implications for wildlife and must be considered in regional ecosystem planning and in the assessment and monitoring of the cumulative impacts of development. Our investigations show that Inuvialuit were aware of the 1999 storm surge and the environmental impacts several years before the scientific and regulatory communities recognized their significance. This study highlights the need for multidisciplinary and locally informed approaches to identifying and understanding Arctic environmental change.

La synthèse des données d'exploitation et de télédétection de même que des connaissances des Inuvialuit a été effectuée afin de répertorier les changements écologiques enregistrés dans la région extérieure du delta du Mackenzie et d'explorer la temporisation, les causes et les incidences de ce phénomène. En septembre 1999, une onde de tempête de grande magnitude a inondé les zones de faible élévation de l'extérieur du delta du Mackenzie. Il s'agit de la tempête la plus intense à n'avoir jamais été enregistrée, ce qui s'est traduit par les niveaux d'eau les plus élevés à n'avoir jamais été mesurés à la hauteur du delta. La synthèse des données scientifiques et des connaissances des Inuvialuit nous montre que l'inondation de 1999 a eu pour effet d'augmenter la salinité du sol et a entraîné la mort de la végétation à grande échelle. La couverture végétale a été réduite considérablement dans les zones visées par l'onde et était inversement reliée à la salinité du sol. L'analyse des détections de changement effectuée au moyen de l'imagerie télédétectée dans le cas de la tempête de 1999 laisse entrevoir de fortes incidences sur au moins 13 200 hectares de végétation terrestre dans l'extérieur du delta. Les connaissances des Inuvialuit, qui affirment que l'onde de 1999 était anormale, sont corroborées par les profils géochimiques du pergélisol ainsi que par une étude paléoenvironnementale qui indique que des incidences de cette ampleur découlant d'une onde de tempête ne se sont pas produites à un autre moment donné du dernier millénaire. Près d'une décennie après l'onde de tempête de 1999, le rétablissement écologique était minime. Ce changement de végétation à grande échelle aura vraisemblablement d'importantes incidences sur la faune et doit entrer en considération dans la planification de l'écosystème régional ainsi que dans l'évaluation et la surveillance des incidences cumulatives des travaux d'aménagement et de mise en valeur. Nos enquêtes nous ont permis de consta ter que les Inuvialuit étaient conscients des incidences environnementales de l'onde de tempête de 1999 plusieurs années avant que les scientifiques et le personnel s'occupant de la réglementation ne reconnaissent leur importance. Cette étude fait ressortir la nécessité d'avoir des méthodes multidisciplinaires et de faire appel aux gens de la région pour déterminer et comprendre les changements environnementaux dans l'Arctique.


Monitoring least weasels after a winter peak of lemmings in Taimyr : body condition, diet and habitat use   /   Feige, N.   Ehrich, D.   Popov, I.Y.   Broekhuizen, S.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 273-282, ill., maps
ASTIS record 76717
PDF

Least weasels are highly specialized small-rodent predators. Despite the fact that they are hypothesized to play an important role in generating the lemming cycles, a key process for the functioning of the terrestrial tundra ecosystem, very little is known about the biology of these miniature carnivores in the Arctic. At Mys Vostochny in western Taimyr, Russia, least weasels were observed for the first time during a lemming peak in 2005, but not in two subsequent years with low lemming densities. Here we report observations about weasel signs in lemming winter nests, body condition, habitat use, and diet in summer 2008, a year when lemmings had been numerous under the snow but populations crashed before the summer, and least weasels were abundant. Stable isotope analyses revealed that weasel diet was dominated by Siberian lemmings during spring. As expected, given lower resource availability when the lemming population crashed, weight (taking into account body length) was somewhat lower in 2008 than in 2005. Tracking tunnels and trapping showed that in summer least weasels mostly used sheltered habitats such as rocky outcrops and driftwood. Together with surveys of lemming winter nests, tracking tunnels appeared to be a promising method for monitoring least weasels in the Arctic tundra.

La belette pygmée est un prédateur de petits rongeurs hautement spécialisé. Malgré les hypothèses lui attribuant un rôle important pour la génération des cycles de lemmings, un processus clé pour le fonctionnement de l'écosystème terrestre de la toundra, la biologie de ce carnivore miniature est très peu connue dans l'Arctique. À Mys Vostochny, dans l'ouest du Taimyr (Russie), des belettes pygmées ont été observées pour la première fois pendant une année d'abondance de lemmings en 2005, mais pas au cours des deux années suivantes caractérisées par de faibles densités de lemmings. Nous reportons ici des observations sur les signes de belettes dans les nids d'hiver de lemmings ainsi que sur la condition corporelle, les préférences d'habitat et le régime alimentaire de belettes à l'été 2008, une année où les lemmings étaient nombreux sous la neige, mais où leur effectif a chuté avant l'été, et où les belettes pygmées étaient de nouveau nombreuses. Des analyses d'isotopes stables ont montré que le régime alimentaire des belettes était dominé par le lemming sibérien au printemps. Comme attendu, étant donné la diminution de la quantité de ressources disponibles en présence de la chute de population de lemmings, la masse (corrigée par la taille) était un peu inférieure en 2008 par rapport à celle reportée en 2005. Les résultats de pièges à empreintes et de captures ont montré que les belettes pygmées utilisaient surtout des habitats protégés comme des rochers ou des amoncellements de bois échoué. Les pièges à empreintes semblent constituer une méthode prometteuse pour le suivi de populations de belettes pygmées dans la toundra arctique, qui peut être complémentaire à l'inspection de nids d'hiver de lemmings.


Breeding habitats and new breeding locations for Ross's Gull (Rhodostethia rosea) in the Canadian High Arctic   /   Maftei, M.   Davis, S.E.   Jones, I.L.   Mallory, M.L.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 283-288, maps
ASTIS record 76716
PDF

Published accounts list only four breeding sites for Ross's gull (Rhodostethia rosea) in North America, but the discovery of additional breeding sites in Queen's Channel, Nunavut, adds to growing evidence that this species is established as a regular breeder in the Canadian High Arctic despite its current status as a Threatened Species in Canada. We present nine breeding records of Ross's gull in Canada. Five are from Queen's Channel alone, and these include two new breeding records from 2011. The geographic proximity and similarity in topography, microhabitat, and interspecific nesting associations that characterize Ross's gull nesting sites in the Canadian High Arctic suggest that additional surveys of surrounding suitable habitat would confirm a stable and globally significant breeding population of this very poorly known species in North America.

Selon des données déjà publiées, il n'existe que quatre lieux de reproduction de la mouette rosée (Rhodostethia rosea) en Amérique du Nord. Cependant, la découverte de nouveaux lieux de reproduction dans le chenal Queens, au Nunavut, vient renforcer les preuves selon lesquelles cette espèce est établie en tant qu'oiseau nicheur régulier dans l'Extrême-Arctique canadien, même si elle fait actuellement partie de la liste des espèces menacées au Canada. Nous présentons neuf enregistrements relatifs à la reproduction de la mouette rosée au Canada. Cinq de ces enregistrements sont relatifs au chenal Queens, dont deux nouveaux enregistrements de reproduction qui datent de 2011. La proximité géographique et les similitudes sur le plan de la topographie, du microhabitat et des associations de nidification interspécifiques caractérisant les lieux de reproduction de la mouette rosée dans l'Extrême-Arctique canadien laissent entendre que des levés supplémentaires d'habitats environnants convenables permettraient de confirmer une population d'oiseaux nicheurs stable et généralement importante de cette espèce très peu connue en Amérique du Nord.


Research on the human dimensions of climate change in Nunavut, Nunavik, and Nunatsiavut : a literature review and gap analysis   /   Ford, J.D.   Bolton, K.C.   Shirley, J.   Pearce, T.   Tremblay, M.   Westlake, M.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 289-304, maps
ASTIS record 76718
PDF

Research on the human dimensions of climate change (HDCC) in the Canadian Arctic has expanded so rapidly over the past decade that we do not have a clear grasp of the current state of knowledge or research gaps. This lack of clarity has implications for duplication of climate policy and research, and it has been identified as a problem by communities, scientists, policy makers, and northern organizations. Our review of current knowledge about the HDCC in Nunavut, Nunavik, and Nunatsiavut indicates that the effects of climate change on subsistence harvesting and other land-based activities and the determinants of vulnerability and adaptation to such changes are well understood. However, the effects of climate change on health are less known. In the nascent research on this topic, studies on food security and personal safety dominate, and little peer-reviewed scholarship focuses on the business and economic sector. Published research shows a strong bias toward case studies in smaller communities, especially communities in Nunavut. Such studies have focused primarily on negative impacts of climate change, present-day vulnerabilities, and adaptive capacity, but studies proposing opportunities for adaptation intervention are beginning to emerge. While documenting the serious risks posed by climate change, they also highlight the adaptability of northern populations and the effects of economic-political stresses on vulnerability to changing climate. We note the absence of studies that examine how Northerners can benefit from new opportunities that may arise from climate change, or assess how the interaction of future climatic and socio-economic changes (specifically, resource development and enhanced shipping) will affect their experience of and response to climate change, or discuss the broader determinants of vulnerability and adaptation.

L'étude des dimensions humaines du changement climatique (DHCC) dans l'Arctique canadien a pris de l'ampleur ces dix dernières années au point où nous n'avons pas une idée claire de l'état actuel des connaissances ou des lacunes en matière de recherche. Cette absence de précision a des incidences sur le plan du dédoublement des politiques et des études sur le climat, ce qui est considéré comme problématique par les collectivités, les scientifiques, les décisionnaires et les organisations se trouvant dans le Nord. Nous avons passé en revue les connaissances actuelles en matière de DHCC au Nunavut, au Nunavik et au Nunatsiavut, ce qui nous a permis de constater que les effets du changement climatique sur les récoltes de subsistance et sur d'autres activités rattachées aux ressources naturelles sont bien compris, tout comme le sont les déterminants de la vulnérabilité et de l'adaptation à ces changements. Cela dit, les effets du changement climatique sur la santé sont moins bien connus. Dans le cadre des recherches à l'état naissant à ce sujet, les études portant sur l'innocuité alimentaire et la sécurité personnelle dominent, et peu d'études évaluées par les pairs sont axées sur le secteur commercial et économique. Les travaux de recherche dont les résultats ont été publiés indiquent un fort penchant pour des études de cas visant de plus petites collectivités, surtout les collectivités du Nunavut. Ces études portent principalement sur les incidences négatives du changement climatique, sur les vulnérabilités actuelles et sur la capacité d'adaptation, quoi que des études proposant des possibilités d'intervention adaptative commencent à faire surface. Bien que des études se trouvent à documenter les risques sérieux que pose le changement climatique, elles font également ressortir l'adaptabilité des populations nordiques et les effets des stress politiques et économiques sur la vulnérabilité au climat changeant. Nous avons aussi remarqué l'absence d'études qui examinent comment les gens du Nord peuvent bénéficier des retombées du changement climatique, d'études qui évaluent comment l'interaction des changements climatiques et socioéconomiques futurs (plus précisément en ce qui a trait à la mise en valeur des ressources et à l'amélioration des voies d'expédition) toucheront leur expérience du changement climatique et leur réaction à celui-ci, ou d'études qui discutent des plus grands déterminants de la vulnérabilité et de l'adaptation.


Inuit subsistence, social economy and food security in Clyde River, Nunavut   /   Harder, M.T.   Wenzel, G.W.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 305-318, ill., maps
ASTIS record 76719
PDF

This paper examines the flow of money and country food resources within an Inuit extended family (ilagiit) in Clyde River, Nunavut, to understand the effects of a mixed wage-income and hunting economy on customary resource sharing and food security. Over a 12-week period in 2009, data were gathered through participant observation and bi-weekly recall interviews with 10 ilagiit households in the community. The findings are compared to data on sharing collected in 1999 from the same family group. Results indicate that resource sharing, especially for country food, continues to follow traditional kinship patterns and retains considerable importance in the group's aggregated "income." Further, imported foods are shared, but on what appears to be an ad hoc basis, while control of money appears to rest with individuals. Overall, differences between households in cash income, seen in terms of hunting and fishing equipment, are more apparent in 2009 than in 1999, but this inequality is moderated by shared use among close kin of large items like freighter canoes and outboard motors. At this time, social relations critically buffer subsistence disparities between lower- and higher-income households in culturally prescribed ways. Our study of the socioeconomic dynamics within an Arctic community is particularly valuable for informing a culturally relevant understanding of Arctic food security, given significant recent interest in this research area.

Le présent article se penche sur le flux monétaire et les ressources alimentaires prélevées dans la nature au sein d'une famille inuite étendue (ilagiit) de Clyde River, au Nunavut, dans le but de comprendre la dynamique d'un revenu mixte et d'une économie basée sur la chasse en matière de partage des ressources coutumières et de salubrité des aliments. Sur une période de 12 semaines en 2009, des données ont été recueillies par le biais d'observations des participants et d'entrevues de rappel aux deux semaines auprès de 10 foyers ilagiit faisant partie de la collectivité. Les constatations ont ensuite été comparées aux données partagées recueillies en 1999 auprès de ce même groupe familial. Les résultats indiquent que le partage des ressources, plus particulièrement en ce qui a trait aux aliments prélevés dans la nature, continue de suivre les modèles parentalistes et conserve une importance considérable sur le plan du « revenu » collectif du groupe. Par ailleurs, il y a lieu de remarquer que la nourriture importée est également partagée, ne serait-ce que sur une base ad hoc, tandis que le contrôle de l'argent semble incomber aux individus. Dans l'ensemble, les différences relevées entre les foyers en matière de revenu monétaire, vues en termes de matériel de chasse et de pêche, sont plus apparentes en 2009 qu'en 1999, mais cette inégalité est modérée par l'utilisation partagée, au sein de la parenté proche, de plus grands articles comme les canots de fret et les hors-bords. Pour l'instant, les relations sociales ont pour effet d'amortir, de manière critique, les disparités de subsistance entre les foyers à revenu plus faible et les foyers à revenu plus élevé en fonction des pratiques culturelles. Notre étude de la dynamique socioéconomique au sein d'une collectivité de l'Arctique a de l'importance quand vient le temps de comprendre, sur le plan culturel, la salubrité des aliments de l'Arctique et ce, à la lumière de l'intérêt considérable qui est porté à ce sujetdepuis un certain temps.


The power and peril of "vulnerability" : approaching community labels with caution in climate change research   /   Haalboom, B.   Natcher, D.C.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 319-327
ASTIS record 76720
PDF

Indigenous communities in the Arctic have become increasingly characterized as “vulnerable” in the context of climate change research. We question the use and application of this term in light of the potential consequences it may bring for indigenous peoples. First, the label “vulnerable” is often generated by those who are more or less unfamiliar with the complexities of local culture, economies, and capabilities. Second, we are concerned that such labels can generate misguided actions and policy responses built on how peoples and places come to be seen and understood by others. Third, the label “vulnerable” has the potential to shape how northern indigenous peoples come to see themselves as they construct their own identities - and identifying themselves as vulnerable may ultimately hinder their efforts to gain greater autonomy over their own affairs. As researchers become more engaged in the social dimensions of climate-change research, we encourage more careful and critical attention to the power and potential peril of community labels.

Les communautés indigènes de l'Arctique sont de plus en plus souvent caractérisées de « vulnérables » dans le contexte de la recherche sur le changement climatique. Nous mettons en doute l'utilisation et l'application de ce terme à la lumière des conséquences éventuelles qu'il risque d'apporter aux peuples indigènes. Premièrement, l'étiquette « vulnérable » est souvent apposée par des personnes qui sont plus ou moins au courant des complexités de la culture, des économies et des capacités locales. Deuxièmement, nous nous inquiétons du fait que ces étiquettes peuvent se traduire par des mesures malavisées de même que par des politiques qui tiennent compte de la manière dont les peuples et les lieux sont perçus et compris par les autres. Troisièmement, l'étiquette « vulnérable » a la possibilité de déterminer la façon dont les peuples indigènes du Nord se voient quand vient le temps de définir leur propre identité, sans compter que le fait de s'identifier comme vulnérables pourrait finir par nuire à leurs efforts d'obtention d'une plus grande autonomie à l'égard de leurs propres affaires. Au fur et à mesure que les chercheurs se penchent davantage sur les dimensions sociales de la recherche sur le changement climatique, nous incitons les gens à faire sérieusement plus attention au pouvoir et aux dangers susceptibles de découler de l'apposition d'étiquettes sur les communautés.


Assessing devolution in the Canadian North : a case study of the Yukon Territory   /   Alcantara, C.   Cameron, K.   Kennedy, S.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 328-338
ASTIS record 76721
PDF

Despite a rich literature on the political and constitutional development of the Canadian territorial North, few scholars have examined the post-devolution environment in Yukon. This lacuna is surprising since devolution is frequently cited as being crucial to the well-being of Northerners, leading both the Government of Nunavut and the Government of the Northwest Territories to lobby the federal government to devolve lands and resources to them. This paper provides an updated historical account of devolution in Yukon and assesses its impact on the territory since 2003. Relying mainly on written sources and 16 interviews with Aboriginal, government, and industry officials in the territory, it highlights some broad effects of devolution and specifically analyzes the processes of obtaining permits for land use and mining. Our findings suggest that devolution has generally had a positive effect on the territory, and in particular has led to more efficient and responsive land use and mining permit processes.

Malgré le grand nombre de publications au sujet du développement politique et constitutionnel du Nord territorial canadien, peu d'érudits ont étudié la période ayant suivi le transfert des responsabilités au Yukon. Cette lacune surprend car le transfert des responsabilités est souvent cité comme étant crucial au bien-être des gens du Nord, ce qui a incité tant le gouvernement du Nunavut que celui des Territoires du Nord-Ouest à exercer des pressions sur le gouvernement fédéral en vue du transfert des terres et des ressources. Cet article présente l'historique actualisé du transfert des responsabilités au Yukon et évalue ses incidences sur le territoire depuis 2003. Il s'appuie principalement sur des sources écrites et sur 16 entrevues avec des Autochtones, des représentants des gouvernements et des représentants d'industries du territoire pour mettre en évidence certains effets à grande échelle du transfert des responsabilités et analyser plus précisément les processus d'obtention de permis en vue de l'utilisation des terres et de l'exploitation minière. Nos constatations suggèrent que le transfert des responsabilités a eu des effets favorables sur le territoire et qu'il a mené à des processus d'établissement de permis plus efficaces et plus responsables en matière d'utilisation des terres et d'exploitation minière.


Intense Arctic ozone depletion in the spring of 2011   /   Hannigan, J.W.   Batchelor, R.L.   Coffey, M.T.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 339-343, ill.
ASTIS record 76722
PDF

Observations of record-breaking ozone depletion during the Arctic spring of 2011 were made at 76° N in Thule, Greenland. The ozone total column amount of 290 DU measured on 18 March 2011 is the lowest value from the 12-year observation record and represents an ozone depletion of up to 48% of a typical March column. The unique 2010-11 vortex was characterized by sustained low stratospheric temperatures and stability that resisted breakup through March. Simultaneous observations of O3, HF, HCl, HNO3, and ClONO2 demonstrate strong subsidence and substantial conversion of chlorine from its normal reservoirs.

Au printemps 2011, des observations d’appauvrissement record de l’ozone ont été faites dans l’Arctique à 76° N à Thule, au Groenland. Le 18 mars 2011, la colonne d’ozone total a été mesurée à 290 DU, ce qui représente la valeur la plus faible depuis que les observations ont commencé à être consignées il y a 12 ans. Cela constitue un appauvrissement de l’ozone allant jusqu’à 48 % de la colonne typiquement enregistrée en mars. Le vortex unique dénoté en 2010-2011 était caractérisé par des températures stratosphériques faibles et soutenues ainsi que par une stabilité ayant résisté à la dissipation jusqu’en mars. Des observations simultanées de O3, HF, HCl, HNO3 et ClONO2 ont démontré une forte subsidence et une conversion substantielle du chlore à partir des réservoirs normaux.


First report of a Snow Bunting × Lapland Longspur hybrid   /   Macdonald, C.A.   Martin, T.   Ludkin, R.   Hussell, D.J.T.   Lamble, D.   Love, O.P.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 344-348, ill.
ASTIS record 76723
PDF

In late April 2011, photographs of an apparent male snow bunting (Plectrophenax nivalis) × Lapland longspur (Calcarius lapponicus) hybrid were taken at St. Lewis Inlet, Newfoundland and Labrador, Canada, while the bird was foraging in a mixed flock of both species along a previously documented spring migratory route. As far as we are aware, this is the first hybridization of these species documented anywhere in the world. The bird was identified as a male on the basis of longspur nape coloration, and it appears to have the head, beak, and back coloration and patterning of a Lapland longspur, but the chin, chest and throat, and overall appearance of a snow bunting. Although our research team has banded more than 50 000 birds of both species over the past 30 years across the latitudinal range of both species, we have never observed such a hybrid. While these Arctic-breeding species overlap spatially and temporally during wintering, migration, and breeding, longspurs and buntings have distinct sexual characters and breed in different ecological niches, which may account for the reproductive isolation or low rates of hybridization of these species. While we were unable to conduct detailed morphological or genetic comparisons on this particular individual for phylogenic interpretation, this report highlights the importance of reporting field observations that may indicate ecological changes affecting the hybridization rates of these inaccessible Arctic species.

Vers la fin avril 2011, des photographies de ce qui ressemblait à un hybride de plectrophane des neiges mâle (Plectrophenax nivalis) et de plectrophane lapon (Calcarius lapponicus) ont été prises à l'anse St. Lewis, dans la région de Terre-Neuve et Labrador, au Canada. L'oiseau s'affairait à manger au sein d'une bande mixte composée des deux espèces le long d'une voie migratoire printanière connue. En autant que nous le sachions, il s'agit de la première hybridation de ces espèces à n'avoir jamais été répertoriée dans le monde. D'après la coloration de la nuque du plectrophane, il s'agirait d'un mâle. Cet oiseau semble aussi avoir une coloration et une typification de tête, de bec et de dos de plectrophane lapon, mais son menton, sa poitrine et sa gorge de même que son apparence générale sont celles d'un plectrophane des neiges. Même si notre équipe de recherche a bagué plus de 50 000 oiseaux des deux espèces dans le parcours de cette latitude ces 30 dernières années, nous n'avons jamais eu l'occasion d'observer un tel hybride. Bien que ces espèces nicheuses de l'Arctique se chevauchent dans le temps et dans l'espace en matière d'hivernage, de migration et de reproduction, le plectrophane lapon et le plectrophane des neiges ont des caractères sexuels distincts et se reproduisent dans des niches écologiques différentes, ce qui pourrait expliquer l'isolement reproductif ou les faibles taux d'hybridation de ces espèces. Même si nous n'avons pas été en mesure d'effectuer des comparaisons morphologiques ou génétiques détaillées chez cet individu à des fins d'interprétation phylogénique, le présent rapport fait ressortir l'importance de signaler les observations sur le terrain susceptibles de mettre en évidence les changements écologiques qui exercent une influence sur les taux d'hybridation de ces espèces inaccessibles de l'Arctique.


Raymond Thorsteinsson (1921-2012)   /   Nassichuk, W.W.   Frisch, T.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 359-362, port.
ASTIS record 76724
PDF

No name is more inextricably linked with the geology of the Canadian Arctic Archipelago than that of Ray Thorsteinsson. His death in Calgary on 23 April 2012 at the age of 91 brought to a close a career spanning 62 years, including 39 field seasons, devoted to the exploration and study of the Arctic Islands - a record of achievement unlikely ever to be duplicated. ... Ray's encyclopedic knowledge of the history of exploration in the Arctic Islands was gained by close reading of books by, and accounts of, the early explorers. During the 1958 field season, Ray found records and relicts of W.E. Parry (1820) and F.L. M'Clintock (1853) on Melville Island, including M'Clintock's cart that he had abandoned along with scientific specimens and equipment. Particularly memorable for Ray was the finding, in 1958 in the company of Tim [Tozer], of the record of Stefansson's discovery of Brock Island in 1915. Stefansson had named Brock Island after R.W. Brock, Director of the Geological Survey of Canada, which had provided financial support for Stefansson. ... By 1960, Ray and Tim Tozer had assembled sufficient structural and stratigraphic data to define the Sverdrup Basin, which extended through the northern islands of the Archipelago and which contained at least 13 km of upper Paleozoic and Mesozoic strata. Between 1961 and 1986, a total of 176 wells were drilled in search of petroleum in the Arctic Islands, mostly in the highly prospective Sverdrup Basin. Unquestionably it was the work of Ray and Tim that laid the foundation for that extraordinary period of exploration. ... Although regional mapping took up much of his time, Ray was at heart a biostratigrapher. Paleontology was a special passion, in which he displayed extraordinary versatility. On Cornwallis Island he discovered graptolites, important index fossils for the lower Paleozoic, in an unusually complete state of preservation. His detailed studies of their form and evolution gained him an international reputation. When Ray subsequently worked on the upper Paleozoic strata of the Sverdrup Basin, he turned his attention to the fusulinaceans, a fossil group of particular chronologic significance to those rocks. Following that work, he made a radical switch to vertebrate paleontology in order to concentrate on a fish fauna that he had discovered in Silurian and Devonian rocks on Cornwallis and other Central Arctic islands and of which he had amassed a large collection. These fossils were heterostracans, small, primitive, jawless, armoured fish that occupy a place in the lineage of Man's earliest ancestors. Characterization of these forms requires knowledge of their anatomy and Ray learnt the necessary preparatory techniques during a stay at the Swedish Museum of Natural History in Stockholm in 1965-67. Ray's heterostracan studies were a focus of the later stages of his career and indeed, at the time of his death, he had almost completed a major monograph on this topic - a true magnum opus - that will be published posthumously. In 1992, after 40 years of continuous service with the Geological Survey of Canada, Ray retired, but he continued to work as a Research Scientist Emeritus until a few weeks before he died. The list of honours and awards garnered by Ray for achievements in geology, paleontology, and exploration is long and distinguished ....


Circumpolar Young Leaders find common ground at IPY 2012   /   Grabowski, M.M.   Kuptana, J.   Rosing, I.   Gustafson, J.   Kolson, K.-D.   Ivanoff, K.   Naylor, M.   Partanen, N.   Ford, C.   Kellner, A.   Kreuger, E.   Baikie, C.   Loginova, J.
Arctic, v. 65, no. 3, Sept. 2012, p. 363-365, ill.
ASTIS record 76725
PDF

WITH IMMENSE ECOLOGICAL AND INDUSTRIAL change in the circumpolar Arctic, the voices of Northerners themselves, especially youth, are often lost. While northern elders saw the transition from nomadic life to community life, the current generation of northern youth is seeing the transition from a few visitors in the isolated Arctic to increasing large-ship traffic in the developing Arctic. The capacity of Arctic communities to deal with climatic changes depends on the ability of youth to cope with varying social and economic circumstances (Sydneysmith et al., 2010). With many strong, northern voices as role models, young leaders are emerging across the circumpolar Arctic. Recently, under the guidance of the International Institute for Sustainable Development (IISD) and Schools on Board, 13 Circumpolar Young Leaders had the opportunity to bring their voices forward at the April 2012 International Polar Year Conference From Knowledge to Action, held in Montreal. Circumpolar youth applying for the CYLP had a chance to share their stories and express their opinions in an open online forum in which they responded to the following: “Tell us your stories,” “Where does your knowledge come from?” and “How can we take action?” (IISD, 2011). From the applicants, 13 were selected and completed online learning sessions based on the themes of Arctic sustainability, traditional knowledge, and leadership. During the traditional knowledge sessions, CYLP participants had the opportunity to conduct research projects with local knowledge holders about climate change, natural resource use, traditional knowledge and education, bringing all this information together for a poster that was presented at the conference (Grabowski et al., 2012). The Circumpolar Young Leaders team finally met in person on Sunday 22 April 2012 in Montreal, Canada (Fig. 1). Participants, who had flown in from Russia, Finland, Denmark, northern Canada, and Alaska, represented a variety of Aboriginal and non-Aboriginal circumpolar communities. In addition, every teammate had a different educational and professional background; thus they brought together ideas from various disciplines, from linguistics to community development to Arctic ecology. ... The assembly of the Circumpolar Young Leaders was a great success, and the support of this program is making a significant contribution to developing the confidence and leadership skills of the next generation that will represent the North. Finding solidarity with fellow youth on northern issues left an impression on each team member, as well as on the coordinators and the attendees of the ACCYF and IPY conferences (Simon, 2012). Current climate change and globalization made it the perfect time for circumpolar young leaders to meet and exchange ideas, and with these connections, move forward empowered and enlightened into the challenging decades ahead.


© Arctic Institute of North America. Records from this database may be used freely for research and educational purposes, but may not be used to create databases or publications for distribution outside your own organization without prior permission from ASTIS.