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Balsam poplar (Populus balsamifera; Salicaceae) beyond the tree line in the western Canadian mainland Arctic (Northwest Territories   /   Saarela, J.M.   Gillespie, L.J.   Consaul, L.L.   Bull, R.D.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 1-12, ill., maps
PCSP/PPCP contribution, no. 019-11
ASTIS record 76093
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Balsam poplar is the northernmost tree species in North America, with a reported range that extends generally to the tree line across the continent and beyond the tree line in Alaska, where extralimital stands growing in Arctic ecosystems on the North Slope have been documented and studied. Here we summarize existing information and report new data on extralimital stands of balsam poplar from the Arctic ecozone in the northeastern mainland Northwest Territories. These occurrences extend the geographical and ecological range of the species fully into the mainland Canadian Arctic. In this region, balsam poplar is known from four sites: two in Tuktut Nogait National Park and two along the Hornaday and Brock rivers just beyond the northwestern Park boundary. Balsam poplar was first reported from two of these sites more than 50 years ago, but those data have not been considered in most subsequent floristic and ecological work. A balsam poplar grove in Tuktut Nogait National Park consists of four discrete stands of shrubby plants growing on a low ridge adjacent to the Hornaday River; their tallest ramets measure 1.1-1.86 m. A larger grove along the edge of the lower Brock River consists of three large stands, the tallest ramets measuring 3.5-4 m. The boreal and subarctic regions of the Northwest Territories and Nunavut have large areas where balsam poplar has not been documented by herbarium specimens, including most of the forest-tundra and tree-line zones. Collections from these areas and other potential extralimital sites in the Canadian Arctic are urgently needed to document the current distribution of balsam poplar. Such data could serve as a baseline for assessing potential future alteration of the range of this species as a result of climate change.

Le peuplier baumier est l'espèce arborescente qui pousse le plus au nord de l'Amérique du Nord. Son aire d'extension s'étendrait généralement jusqu'à la limite forestière du continent et au-delà de la limite forestière de l'Alaska, où des peuplements extralimites qui croissent dans les écosystèmes arctiques ont été répertoriés et étudiés sur le versant nord. Nous résumons ici des données recueillies antérieurement et publions de nouvelles données sur les peuplements extralimites de peupliers baumiers de l'écozone arctique se situant dans la partie continentale nord-est des Territoires du Nord-Ouest. Ces occurrences ont pour effet d'étendre la portée géographique et écologique de l'espèce entièrement sur la partie continentale de l'Arctique canadien. Dans cette région, le peuplier baumier se retrouve dans quatre emplacements : deux d'entre eux se trouvent dans le parc national Tuktut Nogait et les deux autres, le long des rivières Hornaday et Brock, juste au-delà de la limite nord-ouest du parc. Le peuplier baumier a été signalé dans deux de ces emplacements il y a plus de 50 ans, mais ces données n'ont pas été considérées dans la plupart des études floristiques et écologiques subséquentes. Un bocage de peupliers baumiers du parc national Tuktut Nogait consiste en quatre peuplements discrets de végétation arbustive poussant sur une dorsale basse adjacente à la rivière Hornaday; les plus grands ramets y mesurent de 1,1 à 1,86 mètre. Un bocage plus volumineux le long du rivage de la rivière Brock inférieure est composé de trois gros peuplements, où les ramets les plus grands mesurent de 3,5 à 4 mètres. Les régions boréale et subarctique des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut sont dotées de grandes sections où le peuplier baumier n'a pas été répertorié dans les échantillons d'herbiers, ce qui comprend la plus grande partie de la toundra forestière et les zones de limite forestière. Il faudrait procéder promptement à la collecte d'échantillons de ces régions et d'autres emplacements extralimites potentiels de l'Arctique canadien afin de pouvoir consigner la répartition actuelle du peuplier baumier. De telles données pourraient servir de point de référence pour évaluer la modification éventuelle de l'aire d'extension de cette espèce, modification attribuable au changement climatique.


Winter movements of bowhead whales (Balaena mysticetus) in the Bering Sea   /   Citta, J.J.   Quakenbush, L.T.   George, J.C.   Small, R.J.   Heide-Jørgensen, M.P.   Brower, H.   Adams, B.   Brower, L.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 13-34, ill., maps
ASTIS record 76094
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Working with subsistence whale hunters, we tagged bowhead whales (Balaena mysticetus) with satellite-linked transmitters and documented their movements in the Bering Sea during two winters. We followed 11 whales through the winter of 2008-09 and 10 whales in 2009-10. The average date that bowhead whales entered the Bering Sea was 14 December in 2008 and 26 November in 2009. All but one tagged whale entered the Bering Sea west of Big Diomede Island. In the winter of 2008-09, whales were distributed in a line extending from the Bering Strait to Cape Navarin, whereas in 2009-10, the distribution shifted south of St. Lawrence Island, extending from Cape Navarin to St. Matthew Island. Bowhead whales were most likely to be found in areas with 90%-100% sea-ice concentration and were generally located far from the ice edge and polynyas. The average date whales left the Bering Sea was 12 April in 2009 and 22 April in 2010. During the spring migration, all whales but one traveled north along the Alaska coast to summering grounds in the Canadian Beaufort. The remaining whale migrated a month later and traveled up the northern coast of Chukotka, where it was located when the tag stopped transmitting in August. It is unlikely that this whale migrated to the Beaufort Sea before returning south to winter within the Bering Sea, indicating the movements of bowhead whales are more complex than generally believed. Declining sea ice in the Bering Sea may result in the expansion of commercial fisheries and shipping; areas where such activities may overlap the winter range of bowhead whales include the Bering and Anadyr straits, the eastern edge of Anadyr Bay, and St. Matthew Island.

Avec l'aide de pêcheurs de baleine de subsistance, nous avons marqué des baleines boréales (Balaena mysticetus) au moyen de transmetteurs en liaison avec un satellite et répertorié leurs mouvements au cours de deux hivers dans la mer de Béring. Nous avons suivi 11 baleines pendant l'hiver 2008-2009 et dix baleines en 2009-2010. En 2008, les baleines boréales sont entrées dans la mer de Béring le 14 décembre en moyenne, tandis qu'en 2009, elles sont arrivées le 26 novembre. À l'exception d'une baleine, toutes les baleines marquées ayant pénétré dans la mer de Béring sont passées par l'ouest de la grande île Diomède. À l'hiver 2008-2009, le parcours des baleines s'étendait en ligne depuis le détroit de Béring jusqu'au cap Navarin, tandis qu'en 2009-2010, le parcours s'est déplacé vers le sud de l'île Saint-Laurent, s'étendant ainsi du cap Navarin jusqu'à l'île Saint-Mathieu. Les baleines boréales étaient plus susceptibles de se retrouver dans les endroits dont la glace de mer a une concentration allant de 90 à 100 %. Généralement, elles se tiennent loin des lisières de glace et des polynies. En 2009, la date moyenne à laquelle les baleines ont quitté la mer de Beaufort était le 12 avril, tandis qu'en 2010, cette date était le 22 avril. Pendant la migration printanière, toutes les baleines, sauf une, se sont déplacées vers le nord le long de la côte de l'Alaska pour se rendre à leur aire d'estivage dans la partie canadienne de Beaufort. L'autre baleine a fait sa migration un mois plus tard et s'est déplacée le long de la côte nord de Tchoukotka, là où elle avait été repérée lorsque son marqueur a cessé ses transmissions en août. Il est improbable que cette baleine ait migré dans la mer de Beaufort avant de revenir vers le sud pour passer l'hiver dans la mer de Béring, ce qui indique que les mouvements des baleines boréales sont plus complexes qu'on ne le croyait antérieurement. La perte de glace de mer dans la mer de Béring pourrait se traduire par l'intensification des activités de pêche commerciale et d'expédition de marchandises. Les endroits où ces activités pourraient chevaucher le parcours d'hiver des baleines boréales comprennent les détroits de Béring et d'Anadyr, le côté est de la baie d'Anadyr et l'île Saint-Mathieu.


Fall migration of ringed seals (Phoca hispida) through the Beaufort and Chukchi Seas, 2001-02   /   Harwood, L.A.   Smith, T.G.   Auld, J.C.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 35-44, ill., maps
ASTIS record 76096
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In a study examining the range, distribution, and habitat use of the ringed seal, Phoca hispida, in Canada's Western Arctic, eight ringed seals were live-captured, instrumented with satellite-linked (SLTDR-16) transmitters, and released at Cape Parry, Northwest Territories, Canada, on 17-19 September 2001 and 7-8 September 2002. Locations accepted by the filtering process were received from seven of the eight tagged seals (5 subadults, 1 adult female, 1 pup) over periods ranging from 35 to 207 days (mean 99 d, SD 66). Mean rates of travel were 0.91 m/s (SE 0.011, n=7) in the Canadian Beaufort Sea, 0.92 m/s (SE 0.014, n=7) offshore of Alaska's North Slope, and 0.79 m/s (SE 0.008, n=5) in the Chukchi Sea. On average, the seals took 32 days (range 19-56 d) to migrate between Cape Parry and Point Barrow, almost always remaining within 100 km of shore and over the continental shelf or slope, and covering an average migration distance of 2138 km. Dive depths for all groupings were mainly in the 4-80 m range (adult female: 63-73%; subadults: 54-73%; pup: 64-82%), with only the adult female diving deeper than 80 m on occasion, mainly in the Canadian Beaufort Sea (15.1% of her dives). The subadults and pup dove mainly for more than 1 to 5 min (60% and 55%, respectively), while a large proportion of the adult female's dives were longer (34% for >1 to 5 min; 31% for >5 to 8 min; 5.4% for >8 min). The tracks of the westward migrating seals revealed a routing through three political jurisdictions (including oil and gas industry lease areas in all three) over a period of about two months. This pattern highlights the importance of cooperation between the United States, Canada, and Russia in managing this species.

Du 17 au 19 septembre 2001 et les 7 et 8 septembre 2002, dans le cadre d'une étude portant sur le parcours, la répartition et l'utilisation de l'habitat du phoque annelé, Phoca hispida, dans l'ouest de l'Arctique canadien, huit phoques annelés ont été capturés en vie, dotés de transmetteurs en liaison avec un satellite (SLTDR-16), puis relâchés au cap Parry, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Des emplacements acceptés par filtrage ont été reçus de la part de sept des huit phoques marqués (5 préreproducteurs, 1 femelle adulte, 1 jeune) sur des périodes variant entre 35 et 207 jours (moyenne 99 d, SD 66). Les taux de déplacement moyens étaient de 0,91 m/s (SE 0,011; n=7) dans la mer canadienne de Beaufort, de 0,92 m/s (SE 0,014; n=7) au large du versant nord de l'Alaska et de 0,79 m/s (SE 0,008; n=5) dans la mer des Tchouktches. En moyenne, la migration des phoques entre le cap Parry et la pointe Barrow durait 32 jours (écart de 19 à 56 d), et les phoques restaient presque toujours en-dedans de 100 km de la côte et au-dessus de la pente ou du plateau continental. Ils couvraient en moyenne une distance de migration de 2 138 km. La profondeur des plongées de tous les groupements variait entre 4 et 80 m (femelle adulte : 63 % à 73 %; préreproducteurs : 54 % à 73 %; jeune : 64 % à 82 %), et seulement la femelle adulte plongeait à plus de 80 m de profondeur à l'occasion, surtout dans la mer canadienne de Beaufort (15,1 % de ses plongées). Les préreproducteurs et le jeune phoque étaient principalement en plongée pendant plus de 1 à 5 min (60 % et 55 %, respectivement), tandis qu'une grande proportion des plongées de la femelle adulte durait plus longtemps (34 % pour >1 à 5 min; 31 % pour >5 à 8 min; 5,4 % pour >8 min). Les pistes des phoques en migration vers l'ouest révélaient des itinéraires passant par trois compétences politiques (comprenant des concessions de l'industrie pétrolière et gazière dans les trois cas) sur une période d'environ deux mois. Cette tendance fait ressortir l'importance d'une collaboration entre les États-Unis, le Canada et la Russie en matière de gestion de cette espèce.


Filamentous soil fungi from Ny-Ålesund, Spitsbergen, and screening for extracellular enzymes   /   Singh, S.M.   Singh, S.K.   Yadav, L.S.   Singh, P.N.   Ravindra, R.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 45-55, ill., maps
ASTIS record 76097
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Soil filamentous fungi from Ny-Ålesund, Spitsbergen, were studied. A total of 30 fungal isolates were identified by morpho-taxonomy, and the identity of some morpho-taxonomically complex isolates was authenticated by ITS1-5.8S and ITS2 rDNA domain sequence similarity. The isolates belonged to 19 species under 14 genera (Acremonium, Arthrinium, Aspergillus, Cladosporium, Corynespora, Emericella, Geomyces, Mortierella, Mucor, Myrothecium, Penicillium, Phialophora, Preussia, Xylaria). To the best of our knowledge, Acremonium roseolum, Aspergillus aculeatus, Emericella nidulans, and Preussia sp. are the first northernmost records from Arctic soils. The viable fungal count in different soil samples varied from 0.5 × 10**4 to 2.0 × 10**5/g. Species richness in different soil samples was also calculated. Mortierella was one of the most dominant genera in Arctic soils. A temperature tolerance study was carried out for all the isolates, and representative species were screened for their extracellular enzyme activity (amylase, cellulase, phosphatase, and pectinase) at 4°C and 20°C. Among the 30 isolates, seven showed cellulolytic activity, two were phosphate solubilizers, three had amylolytic activity, and only one showed pectinolytic activity on solid media. CMCase (ß1, 4-endoglucanase) activity was quantified in seven isolates that exhibited positive activity during preliminary screening. The records of enzyme activity for amylases, pectinases, and cellulases are the first from the fungi of Spitsbergen. The present study indicates the dominance in Ny-Ålesund of cellulolytic strains, which may serve as potent decomposers in Arctic tundra. These isolates may be used to facilitate the mineralization of cellulolytic wastes generated by human activities in colder hilly areas across the world, including the Himalayas in India.

Nous avons étudié des champignons telluriques filamenteux de Ny-Ålesund, Spitzberg. Grâce à la morpho-taxonomie, nous avons identifié 30 isolats fongiques, et l'identité de certains complexes d'isolats morpho-taxonomiques a été authentifiée au moyen des similarités des séquences de domaines ITS1-5.8S et ITS2 DNAr. Les isolats relevaient de 19 espèces faisant partie de 14 genres (Acremonium, Arthrinium, Aspergillus, Cladosporium, Corynespora, Emericella, Geomyces, Mortierella, Mucor, Myrothecium, Penicillium, Phialophora, Preussia, Xylaria). Au meilleur de nos connaissances, Acremonium roseolum, Aspergillus aculeatus, Emericella nidulans et Preussia sp. constituent les premiers enregistrements aussi nordiques des sols arctiques. Le dénombrement viable de champignons dans différents échantillons de sol variait de 0,5 × 10**4 à 2,0 × 10**5/g. Nous avons également calculé la diversité des espèces prélevées dans différents échantillons de sol. Le genre Mortierella était l'un des plus dominants des sols arctiques. Nous avons étudié la tolérance à la température de tous les isolats, et des espèces représentatives ont été examinées du point de vue de l'activité enzymatique extracellulaire (amylase, cellulase, phosphatase et pectinase) à 4°C et 20°C. Parmi les 30 isolats, sept présentaient de l'activité cellulolytique, deux étaient des solubilisants du phosphate, trois présentaient de l'activité amylolytique et seulement un présentait de l'activité pectolytique dans le cas des solides. L'activité CMCase (ß1, 4-endoglucanase) a été quantifiée dans sept isolats qui affichaient une activité positive au cours de l'examen préliminaire. Il s'agissait de la première fois que de l'activité enzymatique pour les amylases, pectinases et cellulases a été détectée dans les champignons de Spitzberg. Cette étude indique la dominance de souches cellulolytiques à Ny-Ålesund, souches qui peuvent servir de décomposeurs puissants dans la toundra arctique. Ces isolats peuvent servir à faciliter la minéralisation des déchets cellulolytiques émanant des activités humaines dans les régions montagneuses plus froides du monde entier, y compris l'Himalaya, en Inde.


Bathymetry and sediment geochemistry of Lake Hazen (Quttinirpaaq National Park, Ellesmere Island, Nunavut)   /   Köck, G.   Muir, D.   Yang, F.   Wang, X.   Talbot, C.   Gantner, N.   Moser, D.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 56-66, ill., maps
ASTIS record 76098
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Arctic lakes can provide a long-term perspective on environmental change, including trends in long-range atmospheric transport and deposition of contaminants, inferred from studies of sediment cores. In this study, we conducted the first detailed bathymetric survey of Lake Hazen (Quttinirpaaq National Park, Ellesmere Island, Nunavut), the world's largest lake north of 74° latitude. With these data we were able to determine optimal locations for sediment coring and to collect and analyze profundal sediment cores. A bathymetric map of Lake Hazen was developed on the basis of 362 spot soundings obtained with GPS-coupled sounding equipment placed directly on the ice combined with additional soundings from a small boat. The deepest point in the lake (81°49.5' N; 70°42.8' W) was found to be 267 m deep. The lake volume was estimated to be 5.14 × 10**10 m³, about 10% larger than previous estimates. Using estimates of the discharge of Lake Hazen from the Water Survey of Canada, we estimated the water retention time to be 89 years. Sediment cores were dated using 210Pb and 137Cs. Sedimentation rates at the deep point, estimated using the Constant Rate of Supply model for excess 210Pb, were relatively high (1260 g/m²/yr) in the period 2005-1963 and lower (650 ±100 g/m²/yr) in horizons dated to 1950-1880. The majority of elements measured in sediment (24 of 29 consistently above detection limits), as well as organic carbon, showed less than 20% variation in concentrations in the top 10 cm (compacted depth), which represent deposition over approximately 140 years. Geochemical characteristics of the sediment suggest that erosional inputs from annual glacial melting are the major source of essentially all elements and that anthropogenic inputs from long-range transport of toxic metals such as mercury and lead are very low.

Les lacs de l'Arctique peuvent fournir une perspective à long terme en matière de changement environnemental, notamment en ce qui a trait aux tendances relatives au transport atmosphérique et au dépôt de contaminants sur de longues périodes, tendances inférées à partir d'études de carottes de sédiments. Dans le cadre de la présente étude, nous avons effectué le premier levé bathymétrique détaillé du lac Hazen (parc national Quttinirpaaq, île d'Ellesmere, Nunavut), le plus grand lac de la planète situé au nord de 74° de latitude. Grâce aux données prélevées, nous avons réussi à déterminer les meilleurs emplacements pour le prélèvement de carottes de sédiments de même que pour la collecte et l'analyse de carottes de sédiments profonds. Une carte bathymétrique du lac Hazen a été dressée en fonction de 362 sondages obtenus au moyen de matériel d'appareils phoniques dotés de GPS placés directement sur la glace et supplémentés par des sondages recueillis à partir d'un petit bateau. Le point le plus profond du lac (81°49,5' N; 70°42,8' O) a été trouvé à 267 m de profondeur. Le volume du lac a été évalué à 5,14 × 10**10 m³, soit 10 % de plus que les évaluations précédentes. À l'aide d'estimations du déversement du lac Hazen obtenues auprès de la Division des relevés hydrologiques du Canada, nous avons évalué que la durée de rétention de l'eau était de 89 ans. La datation des carottes de sédiments a été faite à l'aide de 210Pb et de 137Cs. Les taux de sédimentation au point profond, estimés en s'appuyant sur le modèle CRS (Constant Rate of Supply) pour l'excédent 210Pb, étaient relativement élevés (1260 g/m²/an) pour la période allant de 2005 à 1963, et moins élevés (650 ±100 g/m²/an) pour la période de 1950 à 1880. La majorité des éléments mesurés dans les sédiments (24 sur 29 étaient uniformément au-dessus des seuils de détection) ainsi que dans le carbone organique ont produit une variation de concentrations de moins de 20 % dans les 10 cm supérieurs (profondeur compactée), ce qui représente des dépôts s'échelonnant sur environ 140 ans. Les caractéristiques géochimiques des sédiments laissent présumer que les matières d'érosion découlant de la fonte glaciaire annuelle constituent la source principale de sensiblement tous les éléments, et que les matières anthropiques provenant du transport à grande distance de métaux toxiques, tels que le mercure et le plomb, sont très faibles.


Stock characteristics of humpback whitefish and least cisco in the Chatanika River, Alaska   /   Sutton, T.M.   Edenfield, L.E.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 67-75, ill., map
ASTIS record 76102
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Overharvest of humpback whitefish (Coregonus pidschian) and least cisco (C. sardinella) in the Chatanika River, Alaska, during the late 1980s led to collapsed stocks and closure of the fishery. We evaluated the stock characteristics of these two species to determine the extent of recovery. A total of 3207 humpback whitefish and 2766 least cisco were captured during their fall spawning migration in 2008. Humpback whitefish ranged from 188 to 583 mm in fork length (FL) and encompassed ages 5 to 29 years, while least cisco ranged from 215 to 425 mm in FL and their ages ranged from 3 to 14 years. Patterns in growth and length-at-age were similar for both species, and annual mortality rates were 31% for humpback whitefish (age 11 and older) and 44% for least cisco (age 9 and older). Population attributes were within the ranges observed for other North American stocks of humpback whitefish and least cisco. Although the humpback whitefish in the Chatanika River have stock attributes that are consistent with low exploitation and this species appears to have recovered, the least cisco in the river still exhibit many attributes that suggest the cisco stock has not fully recovered. The results of this study indicate that the current allowable harvest limit of 2000 whitefish is cautious and appears to be sustainable.

Vers la fin des années 1980, la pêche excessive du corégone à bosse (Coregonus pidschian) et de la cisco sardinelle (C. sardinella) dans la rivière Chatanika, en Alaska, a entraîné l'évidement des stocks et la fermeture du lieu de pêche. Nous avons évalué les caractéristiques des stocks de ces deux espèces afin de déterminer l'ampleur de leur rétablissement. Au total, 3 207 corégones à bosse et 2 766 ciscos sardinelles ont été capturés pendant leur frai de migration automnale en 2008. La longueur à la fourche du corégone à bosse variait entre 188 et 583 mm pour des âges allant de 5 à 29 ans, tandis que la longueur à la fourche de la cisco sardinelle variait entre 215 et 425 mm pour des âges allant de 3 à 14 ans. Les tendances de croissance et de longueur selon l'âge étaient semblables dans le cas des deux espèces, et les taux de mortalité annuels se chiffraient à 31 % dans le cas des corégones à bosse (âgés de 11 ou plus) et de 44 % pour les ciscos sardinelles (âgées de 9 ans et plus). Les caractéristiques de l'ensemble de la population se trouvaient dans les limites observées pour d'autres stocks nord-américains de corégones à bosse et de ciscos sardinelles. Bien que les caractéristiques du stock de corégone à bosse de la rivière Chatanika soient conformes à une faible exploitation et bien que cette espèce semble s'être rétablie, la cisco sardinelle de cette rivière affiche toujours de nombreuses caractéristiques qui laissent entendre que ce stock ne s'est pas encore complètement rétabli. Les résultats de cette étude indiquent que la limite actuelle de 2 000 qui est imposée quant à la pêche du corégone à bosse est prudente et semble durable.


Lost highway not forgotten : satellite tracking of a bowhead whale (Balaena mysticetus) from the critically endangered Spitsbergen stock   /   Lydersen, C.   Freitas, C.   Wiig, Ø.   Bachmann, L.   Heide-Jørgensen, M.P.   Swift, R.   Kovacs, K.M.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 76-86, ill., maps
ASTIS record 76103
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The Spitsbergen bowhead whale stock is critically endangered. It is believed to number in the tens. Here we report results from the first satellite transmitter ever deployed on an individual from this stock. A female whale was tagged on 3 April 2010 (at 79°54'N, 01°03'E), but no locations were transmitted by the tag until 30 April 2010, after which data were received continuously for 86 days. Additionally, three small clusters of locations were transmitted later in the year; the latest was received 20 December 2010 (262 days after deployment). During the 86 days of continuous tracking, the whale initially remained in the middle of the Fram Strait, between 77°45'N, 5°W and 80°10'N, 5°E. For a two-week period starting around 10 June 2010, the whale traveled southwest down to 73°40'N (at least 950 km). Subsequently it remained at southern latitudes between ~70° and 73°N until the tag stopped continuous transmissions on 24 July. Movement patterns analyzed using first-passage times (FTP), fitted as functions of various environmental variables using Cox Proportional Hazards models, showed that the whale spent most of its time in waters close to the ice edge with modest ice coverage, over areas where the bottom slope was relatively steep. Winter positions (27 November-20 December 2010) revealed that the whale was back in the North at about 80°N. This information, in combination with recent data from passive acoustic listening devices, suggests that the Spitsbergen bowhead stock overwinters at high-latitude locations. The north-south movements of this whale during summer are consistent with the patterns that early whalers described for bowhead whales in this region in the 16th and 17th centuries.

La population de baleines boréales de Spitzberg est en danger critique d'extinction. L'on croit qu'elle se chiffrerait dans la dizaine. Ici, nous faisons état des résultats obtenus à l'aide du premier émetteur satellite à n'avoir jamais été installé sur un individu de cette population. Une baleine femelle a été marquée le 3 avril 2010 (à 79°54'N, 01°03'E), mais aucun signal n'a été transmis par ce marquage avant le 30 avril 2010, après quoi nous avons reçu des données continuelles pendant 86 jours. Plus tard dans le courant de l'année, nous avons également reçu trois petits blocs d'information, dont le dernier a été transmis le 20 décembre 2010 (262 jours après la date du marquage). Au cours des 86 jours d'information continuelle, la baleine restait d'abord au milieu du détroit de Fram, entre 77°45'N, 5°O et 80°10'N, 5°E. Pendant une période de deux semaines commençant vers le 10 juin 2010, la baleine s'est déplacée vers le sud-ouest jusqu'à 73°40'N (au moins 950 km). Par la suite, elle est restée dans les latitudes du sud entre ~70° et 73°N jusqu'à ce que le marquage cesse les transmissions continuelles le 24 juillet. Les habitudes de déplacement analysées en recourant aux temps du premier passage (FTP), ajustées à titre de fonctions de diverses variables environnementales s'appuyant sur les modèles des hasards proportionnels de Cox, ont laissé entrevoir que la baleine passait la plus grande partie de son temps dans les eaux à proximité des lisières de glace dont la couverture était modeste par rapport aux endroits où la pente du fond était relativement abrupte. Les positions enregistrées en hiver (du 27 novembre au 20 décembre 2010) ont révélé que la baleine était retournée dans le nord à environ 80°N. Cette information, alliée aux récentes données provenant d'appareils d'écoute acoustique, suggère que la population de baleines boréales de Spitzberg passe l'hiver à de hautes latitudes. Pendant l'été, les mouvements nord-sud de cette baleine sont conformes aux habitudes de déplacement de la baleine boréale, telles que décrites par les anciens baleiniers dans cette région au cours des XVIe et XVIIe siècles.


Why do they need the Arctic? The first partition of the sea   /   Janicki, W.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 87-97, ill., maps
ASTIS record 76105
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The political situation of the Arctic still remains unstable. In the past decade, a combination of the specific regulations of the Convention on the Law of the Sea and the phenomenon of Arctic ice-cover shrinkage have produced a significant increase in the political activity of some of the countries interested in the region. It is commonly thought that the roots of the Arctic conflict lie in the abundant mineral resources, particularly petroleum and natural gas, that lie under the Arctic seabed. By analyzing geological data on the location of oil deposits and by taking into account the technological and macroeconomic conditions that must be fulfilled in order to exploit them, it is possible to conclude that the exploitation of these deposits will most likely not be attempted in the areas under dispute in the coming decades. This conclusion suggests that the motives behind the Arctic conflict are political, and not economic.

À ce jour, la situation politique de l'Arctique demeure instable. Cette dernière décennie, les règlements spécifiques découlant de la Convention sur le droit de la mer, alliés au phénomène de la diminution de la couverture de glace arctique, se sont traduits par une activité politique considérablement accrue de la part de certains des pays intéressés par la région. On pense généralement que le conflit de l'Arctique est attribuable aux ressources minérales abondantes qui se trouvent sous le plancher océanique de l'Arctique, plus particulièrement le pétrole et le gaz naturel. À la lumière de l'analyse des données géologiques portant sur l'emplacement des gisements de pétrole et des conditions technologiques et macroéconomiques devant être remplies pour les exploiter, il est possible de conclure qu'il faudra vraisemblablement plusieurs décennies avant que l'exploitation de ces gisements ne soit entreprise dans les régions visées par le conflit. On en conclut donc que les motifs derrière le conflit de l'Arctique sont de nature politique, et non pas économique.


New longevity record for Ivory Gulls (Pagophila eburnea) and evidence of natal philopatry   /   Mallory, M.L.   Allard, K.A.   Braune, B.M.   Gilchrist, H.G.   Thomas, V.G.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 98-101, ill.
ASTIS record 76104
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Ivory gulls (Pagophila eburnea) have been listed as "endangered" in Canada and "near threatened" internationally. In June 2010, we visited Seymour Island, Nunavut, Canada, where gulls were banded in the 1970s and 1980s. We recaptured and released two breeding gulls banded as chicks in 1983, confirming natal philopatry to this breeding colony. These gulls are more than 28 years old, making the ivory gull one of the longest-living marine bird species known in North America.

La mouette blanche (Pagophila eburnea) figure sur la liste des espèces « en voie de disparition » sur la scène canadienne et des espèces « quasi menacées » sur la scène internationale. En juin 2010, nous sommes allés à l'île Seymour, au Nunavut, Canada, où des mouettes avaient été baguées dans le courant des années 1970 et 1980. Nous avons recapturé et relâché deux mouettes reproductrices qui étaient considérées comme des oisillons en 1983, ce qui nous a permis de confirmer la philopatrie natale de cette colonie de nidification. Ces mouettes blanches ont plus de 28 ans, ce qui en fait l'un des oiseaux aquatiques vivant le plus longtemps en Amérique du Nord.


Steven Solomon (1950-2011)   /   Forbes, D.L.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 111-112, ill.
ASTIS record 76106
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Steven Mark Solomon, geologist, Arctic coastal scientist, mentor, and caring friend to many, passed away in Halifax, Nova Scotia, on 20 August 2011, two months and two days short of his 61st birthday. He is greatly missed by friends and colleagues around the world for his inventive mind, infectious enthusiasm for Arctic science, love of good food, and deep humanity. Steve grew up in Hartsdale, New York, graduated from Middlebury College in 1972, and completed his MSc in geology at Memorial University of Newfoundland in 1986. Before his first involvement with the Arctic at the age of 40, Steve had had a full and varied career. ... When Steve Solomon was hired by the Geological Survey of Canada (GSC) in October 1990, he found his true calling. Working out of the Bedford Institute of Oceanography in Dartmouth, Nova Scotia, he was charged with developing a research program on coastal geohazards and constraints to development in the western Canadian Arctic. ... In the mid-1990s, Steve was seconded to the South Pacific Applied Geoscience Commission (SOPAC; now the Applied Geoscience and Technology Division in the Secretariat of the Pacific Community), based in Suva, Fiji. ... After his return from Fiji, Steve was recruited to apply his marine geoscience skills to contaminant mapping and cleanup at northern radar sites in the eastern Arctic and Labrador. He spent many weeks over five years in Saglek Fjord, a remote and spectacularly beautiful part of the country, where the work included mapping, coring, and oceanographic moorings from a small chartered vessel. ... In 1999, Steve partnered with Jerry Brown to convene a workshop at Woods Hole that led to the creation of the Arctic Coastal Dynamics Project under the auspices of the International Arctic Science Committee. This project involved scientists from around the Arctic: Russia, the United States, Canada, Norway, Germany, Netherlands, and other countries. ... Over the years, Steve also contributed his knowledge and wisdom to the Arctic Climate Impact Assessment and the State of the Arctic Coast 2010 report, among many others. Meanwhile, in his own work on the Mackenzie Delta, Steve pioneered the use of satellite-borne synthetic aperture radar to map the seasonal development and distribution of bottomfast ice. ... Steve was the consummate field geologist, at home in a rough camp, small boat, or helicopter. ... Steve was a highly respected scientist of international stature. His intelligence, creativity, and enthusiasm shone through. His perseverance and work ethic were remarkable. Above all, his honesty, integrity, and generosity were fundamental to his character. To the very end, he never lost his thirst for knowledge, his joy in sharing new discoveries, his desire to help share an understanding of how the world works. ...


Martin Alexander Bergmann (1956-2011)   /   Struzik, E.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 113-114, ill.
ASTIS record 76112
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... Most Canadians might be forgiven for not knowing who Martin Bergmann was or why an Arctic research foundation would have named the former fishing trawler after a mid-level civil service director like him. "Marty," however, was no ordinary civil servant. As director of Canada's Polar Continental Shelf Program, he was responsible for providing ground and air support to approximately 130 scientific groups from more than 40 universities and government agencies around the world. Despite the program's shoestring operating budget, he did his job so well - and with so much passion, humour, and constructive conniving - that in the days after he died, tributes poured in from Korea, China, Japan, France, Germany, Sweden, Norway, and Great Britain, from the head of the National Science Foundation's Office of Polar Programs, and from the captain of a Canadian icebreaker that had carried him and others through the Northwest Passage that summer. ... Marty was an Arctic scientist long before he became an administrator. But he didn't intend it to be that way .... Whether in science or administration, Marty had a reputation for being a brilliant, perennially upbeat dreamer who knew how to get things done in a system that as a rule discouraged bold ideas and cutting-edge research. ... the United States National Science Foundation decided to set up a research station in the Beaufort Sea pack ice for a year. Normally, this would have been done by placing tents on the ice and flying people in by aircraft. After a number of international discussions, Marty wondered whether it wouldn't be better to freeze a Canadian icebreaker in the ice for a year instead. "Never been done," said [Eddy] Carmack, when Marty called him to see what he thought of the idea. "Then let's do it," said Bergmann. Not only was the CCGS Des Groseilliers eventually poised and ready to spend a year in the Canada Basin, but Marty had also arranged to have the Minister of Fisheries and Oceans on board the CCGS Louis S. St-Laurent icebreaker to wave good-bye to the expedition. Ice Station SHEBA, which was designed to provide polar input to global climate models, is still widely regarded as one of the most successful Arctic science projects ever undertaken. ... Marty's ability to make friends out of his many contacts served him well. ... Many people in the Arctic science community found it odd initially that Marty would make the move from being the director of the National Centre for Arctic Aquatic Research Excellence in the Department of Fisheries and Oceans to managing the Polar Continental Shelf Program. The profile and finances of the PCSP had become such a bad joke by then that scientist John England likened it to a "rusty old microbus" compared to the "space shuttles" that other Arctic countries were operating. Marty instinctively knew that the PCSP was vital to Canada's northern security and worth his best efforts. Not only did Marty breathe new life into the organization, but he took advantage of various government funds to rebuild and expand the infrastructure of the base at Resolute. ...


Early career researchers and mentors work together to shape the future of the Arctic Monitoring and Assessment Programme   /   Provencher, J.F.   Gantner, N.   Schmale, J.   Swanson, H.   Baeseman, J.L.
Arctic, v. 65, no. 1, Mar. 2012, p. 115-118, ill.
ASTIS record 76113
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... The Arctic Monitoring and Assessment Programme (AMAP), established in 1991, is a working group of the Arctic Council that is tasked with tracking changes in the Arctic and providing information to Arctic decision makers. ... Consistent with its mandate to track, monitor, and assess long-term change in the Arctic, AMAP recognizes the need to foster a continuum of science by integrating early career researchers (ECRs) into the programme. To this end, AMAP approached the Association of Polar Early Career Scientists (APECS) in 2010. ... AMAP and APECS worked collaboratively to support their attendance at an AMAP meeting. ... a one-day workshop entitled "Shaping the Future of AMAP" was held just before the "Arctic as a Global Messenger Conference" in Copenhagen, Denmark, in May 2011. ... At the workshop, ECRs discussed Arctic science and policy concerns with AMAP experts in mentor-led breakout groups ... covering research priorities, knowledge gaps, new methodologies, and the interface between science and policy. A team of ECRs then condensed common themes and discussion points from the survey and breakout groups into six recommendations. ... 1. Develop an interdisciplinary and internationally coordinated monitoring system. ... 2. Move beyond identifying problems to creating solutions. ... 3. Implement meaningful involvement of early career researchers. ... 4. Practice effective, broad-ranging outreach. ... 5. Facilitate communication training. ... 6. Develop a system for retention. ... Arctic communities and ecosystems need researchers who are fast-acting, energetic, enthusiastic, and engaged in multidisciplinary science to respond to these changes. Through IPY, early career researchers have formed interdisciplinary, integrated research interests with international colleagues to address environmental and social change in the Arctic. To protect the investment made in ECRs during IPY and to ensure institutional memory, integrity of long-term monitoring programs, and a continuum of knowledge, ECRs need to be supported and integrated into organizations such as AMAP. By partnering with APECS, AMAP is actively working to involve ECRs. Other polar organizations have also taken initial steps at integrating ECRs under the impetus of IPY. With polar ECRs on the threshold of their careers, AMAP and other groups are urged not only to continue these initiatives, but also to take the next step and formally implement and advocate for continued ECR involvement and formal retention programmes. The success of the above-described AMAP-APECS collaboration should inspire and provoke others to become active in shaping the future of polar research.


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