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Response of Scots pine (Pinus sylvestris) to warming climate at its altitudinal limit in northernmost Subarctic Finland   /   Holtmeier, F.-K.   Broll, G.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 269-280, ill., map
ASTIS record 74569
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The present study aims to contribute to a fine regional differentiation of Scots pine (Pinus sylvestris) response to climate change at its altitudinal margins in subarctic Finland north of 69° N (Utsjoki) and to find out whether a prompt establishment of new pines in response to climate change can be expected above the old pine tree limit in and above the mountain birch zone. In 10 sampling areas, distribution, site characteristics, and condition (damage degree, growth forms) of the new pines (pines that have become established since the mid 20th century) were checked in a zone 50 m to the left and right of our field routes. The field routes extended from the scattered birch forest to the treeless alpine zone and mountaintops and covered a total area of more than 4 km². In total, 213 new pines were found. Tree height was measured and age estimated by counting the whorls. The degree of damage was estimated and then attributed to four damage classes. Pine establishment was most successful during the 1970s and up until the end of the last century. Pines younger than 10 years are rare (< 3%) in the study areas, with one exception (about 8%). Pine recruitment is comparatively intense in close proximity to old pines in the birch forest while it is sporadic within the scattered birch stands at higher elevations and in the alpine tundra. More than 80% of the new pines show disturbed growth forms due to frequent winter injury, reindeer, and moose. About 66% exhibit severe damage, and 15% have already died. On windswept terrain, microsite facilitation is essential for pine establishment. Lack of local seed sources and severe site conditions at high elevations have probably delayed pine altitudinal advance. New pine generations may become effective seed sources speeding up pine advance beyond the present seed trees. In view of the high proportions of severely damaged and dead new pines, we do not expect that climatic warming will bring about a rapid advance of the pine tree limit.

La présente étude vise à contribuer à une fine différenciation régionale de la réponse du pin écossais (Pinus sylvestris) au changement climatique à l’emplacement des marges altitudinales de la Finlande subarctique au nord du 69° N (Utsjoki) et à déterminer si on peut s’attendre à l’établissement rapide des nouveaux pins en réponse au changement climatique au-dessus de l’ancienne limite des pins située dans la zone des bouleaux de montagne et au-dessus de celle-ci. Dans dix lieux d’échantillonnage, la répartition, les caractéristiques du site et les conditions (ampleur des dommages, formes de croissance) des nouveaux pins (soit les pins qui se sont établis depuis le milieu du siècle précédent) ont été vérifiés dans une zone située à 50 m à la gauche et à la droite de nos voies d’accès. Ces voies commençaient à partir de la forêt parsemée de bouleaux et s’étendaient jusqu’à la zone alpine dépourvue d’arbres et aux pics montagneux. Elles couvraient une surface totale de plus de 4 km². En tout, 213 nouveaux pins ont été répertoriés. Nous avons mesuré la hauteur des arbres et évalué leur âge en comptant les verticilles. Ensuite, nous avons estimé le degré des dommages et les avons attribués à quatre catégories. L’établissement des pins a connu le plus de succès dans les années 1970 et jusqu’à la fin du dernier siècle. Les pins de moins de dix ans sont rares (< 3 %) dans les aires visées par l’étude, sauf une exception (environ 8 %). Le recrutement des pins est comparativement intense à proximité des anciens pins de la forêt de bouleaux, tandis qu’il est sporadique dans les peuplements de bouleaux épars des hautes altitudes et de la toundra alpine. Plus de 80 % des nouveaux pins affichent des formes de croissance instables attribuables à la destruction par l’hiver de même qu’à l’activité des rennes et des orignaux. Environ 66 % d’entre eux présentent des dommages prononcés, tandis que 15 % d’entre eux sont morts. Sur le terrain exposé au vent, la facilitation des niches écologiques est essentielle à l’établissement des pins. Le manque de sources de graines locales et les conditions sévères aux emplacements en haute altitude ont probablement eu pour effet de retarder l’avancement des pins en altitude. Les nouvelles générations de pins sont susceptibles de représenter des sources efficaces de graines, ce qui aurait pour effet d’accélérer l’avancement des pins au-delà des arbres semenciers actuels. À la lumière des fortes proportions de nouveaux pins gravement endommagés ou morts, nous ne nous attendons pas à ce que le réchauffement climatique se traduise par l’avancement rapide de la limite forestière des pins.


Benthic marine fauna and flora of two nearshore coastal locations in the western and central Canadian Arctic   /   Brown, T.M.   Edinger, E.N.   Hooper, R.G.   Belliveau, K.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 281-301, ill., maps
ASTIS record 74570
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Baseline data on nearshore benthic macrofauna and flora assemblages are necessary for successful environmental monitoring in the Arctic, where major climate and industrial changes are underway, yet to date these environments remain understudied. This study used bottom video and benthic grab samples to compare shallow benthic marine (1 – 40 m) floral and faunal distribution and composition in two nearshore locations in the Canadian Arctic with different geomorphic settings. Sachs Harbour, located on southwestern Banks Island, has a submergent soft-sediment shoreline with locally rapid coastal erosion, while Gjoa Haven, located on southeastern King William Island, has an emergent shoreline dominated by coarse ice-contact Quaternary sediments with little to no coastal erosion. Gjoa Haven’s sediment-starved, heterogeneous nearshore area contributes to a more diverse macroalgal flora than is found at Sachs Harbour, where a continuous supply of sand and mud from thermally driven coastal erosion and muddy runoff produces a more homogeneous nearshore environment. Seventy-four species (10 macroalgae, 64 macrofauna) were recorded from southwestern Banks Island and 65 species (26 macroalgae, 39 macrofauna) from southeastern King William Island. Species composition differed greatly among locations and varied significantly among substrate and depth classes for grab- and video-sampled biota at Gjoa Haven and among depth classes for bottom video biota at Sachs Harbour. Faunally barren, shallow, mobile sand sheets were the dominant habitat sampled in Sachs Harbour. Gjoa Haven’s habitats differed significantly along a depth gradient, with sand and gravel substrates covered by Fucus sp. at depths shallower than 10 m and muddy substrates with filamentous green algae, Coccotylus truncatus, and cerianthid anemones inhabiting water down to 40 m.

Les données de référence sur les assemblages de macrofaune et flore côtières sont nécessaires pour un suivi environnemental efficace en Arctique où d’importants changements climatiques et industriels sont en cours. Cependant, ces environnements particuliers restent peu étudiés. À l’aide de vidéos de fond et d’échantillons benthiques, cette étude compare la distribution et la composition de la faune et flore benthique peu profonde (de 1 à 40 m) entre deux zones littorales de l’Arctique canadien caractérisées par différents paramètres géomorphologiques. Le port de Sachs, situé au sud-ouest de l’île Banks, est caractérisé par une côte de submersion avec une érosion côtière locale rapide. Le site de Gjoa Haven, situé au sud-est de l’île du Roi-Guillaume, est caractérisé par une côte émergente, dominée par des sédiments de grosse taille du Quaternay, avec peu voire pas d’érosion côtière. La zone côtière de Gjoa Haven, hétérogène et pauvre en sédiment, contribue à la présence d’une flore macroalguale diverse comparée au port de Sachs, environnement côtier plus homogène recevant des apports continus de sédiment suite à la thermo-érosion côtière et au ruissellement boueux. Soixante-quatorze espèces (10 macroalgues marines, 64 macrofaunes) ont été reportées au sud-ouest de l’île de Banks et 65 espèces (26 macroalgues marines, 39 macrofaunes) au sud-est de l’île du Roi-Guillaume. Au site de Gjoa Haven, les vidéos de fond et échantillons benthiques révèlent une composition d’espèces très différente en fonction des sites, substrats et profondeurs. Au port de Sachs, les vidéos de fond révèlent une différence dans la composition des espèces en fonction de la profondeur. Le principal type d’habitat échantillonné au port de Sachs est caractérisé par des bancs de sable mobiles dépourvus de faune. Les habitats du site de Gjoa Haven suivent un gradient de profondeur, avec Fucus sp. couvrant des fonds sableux ainsi que des graviers dans des eaux ayant une profondeur < 10 m, et des fonds boueux couverts d’algues marines vertes filamenteuses, Coccotylus truncatus. Les anémones cérianthides caractérisent les régions plus profondes jusqu’à 40 m.


Effects of an arctic fox visit to a low Arctic seabird colony   /   Burke, C.M.   Hedd, A.   Montevecchi, W.A.   Regular, P.M.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 302-306, ill.
ASTIS record 74572
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A visit by an arctic fox (Alopex lagopus) to Funk Island, Newfoundland, during 2009 had a negative impact on the breeding performance of five of the nine breeding seabird species. Species that nest in burrows (Atlantic puffin, Fratercula arctica) or on the ground (northern fulmar, Fulmarus glacialis, great black-backed, Larus marinus and herring gulls, Larus argentatus) did not fledge any offspring in 2009, and common murres (Uria aalge) at this colony, the largest for this species in North America, experienced an estimated 4.9% (~19 712.4 breeding pairs) reduction in the number of nesting birds. Later-than-normal persistence of Arctic sea ice on the Newfoundland-Labrador Shelf in 2009 likely provided the fox access to the colony up until late April, which coincided with the seabirds’ return. The persistent predation threat near the onset of breeding likely resulted in large-scale abandonment of breeding attempts by vulnerable seabirds.

La visite d’un renard arctique (Alopex lagopus) à l’île Funk, Terre-Neuve, en 2009 a eu des incidences négatives sur la reproduction de cinq des neuf espèces reproductrices d’oiseaux de mer. Les espèces qui nichent dans des terriers (macareux moine, Fratercula arctica) ou sur le sol (fulmar boréal, Fulmarus glacialis, goéland marin, Larus marinus et goéland argenté, Larus argentatus) n’ont pas eu de progéniture en 2009, et le guillemot marmette (Uria aalge) de cette colonie, soit la plus volumineuse colonie de cette espèce en Amérique du Nord, a enregistré une réduction du nombre d’oiseaux en nidification évaluée à 4,9 % (~19 712,4 paires de reproduction). En 2009, le renard a probablement réussi à se rendre à la colonie jusqu’à la fin avril en raison de la persistance plus tardive que la normale de la glace de mer de l’Arctique sur le plateau de Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui coïncidait avec le retour des oiseaux de mer. La menace de prédation persistante au début de la période de reproduction s’est vraisemblablement traduite par l’abandon à grande échelle des tentatives de reproduction par les oiseaux de mer vulnérables.


Local passive acoustic monitoring of narwhal presence in the Canadian Arctic : a pilot project   /   Marcoux, M.   Auger-Méthé, M.   Chmelnitsky, E.G.   Ferguson, S.H.   Humphries, M.M.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 307-316, ill., map
ASTIS record 74573
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Long-term community-based monitoring of narwhals (Monodon monoceros) is needed because narwhals are important to local Inuit and are facing changes in their environment. We examined the suitability of passive acoustic recording for monitoring narwhals, using data gathered in the Canadian Arctic from an autonomous acoustic recorder (Repulse Bay, 2006) and a hand-held digital recorder (Koluktoo Bay, 2006 – 08). We found a relationship between the number of narwhals observed passing a fixed point and the number of calls heard. In addition, we found that an automated call detector could isolate segments of recording containing narwhal vocalizations over long recording periods containing non-target sound, thus decreasing the time spent on the analysis. Collectively, these results suggest that combining passive acoustic sampling with an automated call detector offers a useful approach for local monitoring of the presence and relative abundance of narwhals.

La nécessité d’avoir un programme communautaire de surveillance à long terme des narvals (Monodon monoceros) s’avère évidente étant donné que les narvals revêtent de l’importance aux yeux des Inuits de la région et que leur environnement est en pleine évolution. Nous explorons la pertinence d’un programme de surveillance par acoustique passive pour les populations de narvals à partir de données récoltées dans l’Arctique canadien à l’aide d’une enregistreuse autonome (Repulse Bay, 2006) et d’une enregistreuse portable (Koluktoo Bay, 2006 – 2008). Grâce à des enregistrements accompagnés d’observations sur le terrain, nous avons trouvé une corrélation entre le nombre de vocalisations entendues et le nombre de narvals observés. L’utilisation d’un détecteur automatique de vocalisations de narvals a permis d’isoler des segments d’enregistrements contenant des vocalisations de narvals sur de longues périodes d’enregistrement contenant des sons non-ciblés, et ainsi diminuer le temps d’analyse. Ces résultats suggèrent que la combinaison de surveillance acoustique passive avec l’utilisation d’un détecteur automatique offre une approche utile pour la surveillance locale de la présence et de l’abondance relative des narvals.


Response of recent benthic foraminiferal assemblages to contrasting environments in Baffin Bay and the northern Labrador Sea, northwest Atlantic   /   Schröder-Adams, C.J.   Van Rooyen, D.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 317-341, ill., maps
ASTIS record 74574
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Modern deep-water benthic foraminiferal assemblages in Baffin Bay and the northern Labrador Sea, Western North Atlantic, were sampled from box cores and analyzed to determine assemblage composition. The two marine basins are separated by the shallow waters of Davis Strait. Assemblages of Baffin Bay contained only agglutinated foraminifera, whereas samples from the Labrador Sea contained both calcareous and agglutinated species, which resulted in significantly higher species richness. The absence of benthic calcareous taxa in Baffin Bay is attributed to cold, saline, CO2-rich bottom waters related to the Baffin Bay Bottom Water and the Baffin Bay Atlantic Water. Modern foraminiferal assemblage distribution supports the model of increased organic flux under seasonal open-water conditions that feed a rich agglutinated assemblage, but lead to oxidation of organic matter and increased carbonate dissolution. Deep-water sediments contain ice-rafted coarse-grained components and biogenic elements such as sponge spicules that are heavily used by numerous agglutinated species for test construction. Robust, tubular suspension feeders occupy regions under the influence of bottom currents that deliver nutrients. Although disturbances of the sediment-water interface cannot be excluded with sampled box cores, small-scale patchiness can be confirmed by varying abundances of infaunal taxa. Absolute counts of specimens in subsamples vary significantly, whereas species evenness among subsamples is less variable. These findings call for caution when interpreting lateral faunal changes on the basis of small core samples.

Nous avons échantillonné des assemblages modernes de foraminifères benthiques d’eau profonde prélevés dans la baie de Baffin et le nord de la mer du Labrador, Atlantique du Nord-Ouest, à partir de carottes à boîte, puis nous les avons analysés afin d’en déterminer la composition. Les deux bassins marins sont séparés par les eaux peu profondes du détroit de Davis. Les assemblages de la baie de Baffin ne renfermaient que des foraminifères agglutinants, tandis que les échantillons de la mer du Labrador contenaient à la fois des espèces calcaires et des espèces agglutinantes, ce qui a donné lieu à une richesse d’espèces considérablement supérieure. L’absence de taxons calcaires benthiques dans la baie de Baffin s’explique par la présence d’eau de fond froide, saline et riche en CO2 provenant de l’eau de fond de la baie de Baffin et de l’eau atlantique de la baie de Baffin. La répartition des assemblages foraminifères modernes cadre avec le modèle du flux organique accru moyennant des conditions saisonnières en eaux libres qui alimentent un riche assemblage agglutinant, mais qui se traduisent par l’oxydation de la matière organique et l’intensification de la dissolution du carbonate. Les sédiments en eau profonde contiennent des composantes glacielles à grains grossiers et des éléments biogènes tels que le spicule de spongiaire dont dépendent de nombreuses espèces agglutinantes pour la construction de tests. Des suspensivores robustes et tubulaires occupent les régions sous l’influence de courants de fond qui déposent des nutriments. Bien que la perturbation de l’interface sédiment-eau ne puisse pas être excluse à l’aide des carottes à boîte, une microrépartition à petite échelle peut être confirmée au moyen de l’abondance variable des taxons benthiques. Les dénombrements absolus de spécimens des sous-échantillons varient considérablement, tandis que l’homogénéité des espèces parmi les sous-échantillons est moins variable. Ces constatations font appel à la prudence quand vient le temps d’interpréter les changements fauniques latéraux en fonction de petites carottes.


Computer-assisted photo-identification of narwhals   /   Auger-Méthé, M.   Marcoux, M.   Whitehead, H.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 342-352, ill.
ASTIS record 74578
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Although the narwhal (Monodon monoceros) is economically and culturally important to northern residents, sound management of this species is impaired by large gaps in knowledge. Research on this species has been limited partly by the cost of the methods used, and partly because some of these methods are invasive and therefore condemned by Inuit communities. Photo-identification, a non-invasive, inexpensive, and easy-to-use method recently developed for narwhals, uses photographs of natural marks to identify individuals. Its main drawback is the extended time required to process photographs. We developed a computer program to accelerate the identification process and thus mitigate the main drawback of photo-identification. This program uses the locations of notches on the dorsal ridge to compare a new image to each individual in a catalogue and lists those individuals in decreasing order of similarity. We tested consistency in user assignment of dorsal ridge features and the accuracy of the program by comparing sets of known individuals. While assignment errors were common, the program ranked the true match within the first 10% of the catalogue 78% of the time. The program accelerates the matching process by 1.2 to 4.1 times for catalogues ranging in size from 40 to 500 individuals, and the degree of acceleration increases with the size of the catalogue. This program could also be applied to the beluga whale (Delphinapterus leucas), another important northern species.

Bien que le narval (Monodon monoceros) soit une espèce exploitée d’importance économique et culturelle pour les résidents du Nord, la gestion efficace de cette espèce est affaiblie par des lacunes importantes en matière de connaissance de l’espèce. La quantité de recherche sur le narval est limitée par le coût des méthodes utilisées et par le fait que certaines de ces méthodes sont invasives, ce qui est désapprouvé par les communautés inuites. La photo-identification, soit une méthode non-invasive, peu coûteuse et facile d’utilisation, a été récemment mise au point pour le narval. Cette méthode utilise des photographies de marques naturelles pour identifier les individus. Toutefois, le plus grand défaut de cette méthode est qu’elle requiert beaucoup de temps pour comparer les photographies. Nous avons mis au point un programme informatique dans le but d’accélérer le processus d’identification et donc remédier au principal inconvénient de la photo-identification. Ce programme utilise l’emplacement des entailles dans la crête dorsale des narvals pour comparer une nouvelle image à celles d’un catalogue et les ordonne en ordre décroissant selon leur similarité. Nous avons testé la constance de l’utilisateur lorsqu’il attribue les caractéristiques de la crête dorsale et l’exactitude du programme en comparant des photographies d’individus précédemment identifiés. Bien que les erreurs de l’utilisateur soient fréquentes, le programme classe le bon individu parmi le premier 10 % des individus du catalogue, et ce 78 % du temps. Ce nouveau programme permet alors un meilleur rendement du processus d’identification de 1,2 à 4,1 fois plus rapide que sans l’assistance d’un programme pour un catalogue comprenant de 40 à 500 individus. Par ailleurs, plus le catalogue est grand, plus le degré d’accélération augmente. Ce programme informatique pourrait aussi être appliqué au béluga (Delphinapterus leucas), une autre espèce d’importance pour les résidents du Nord.


The role of lichens, reindeer, and climate in ecosystem change on a Bering Sea island   /   Klein, D.R.   Shulski, M.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 353-361, ill., maps
ASTIS record 74581
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Archived reports from an international controversy in the early 1890s over management of the harvest of fur seals, Callorhinus ursinus, on the Pribilof Islands in the southeastern Bering Sea provided an unanticipated record of observations on the growth of lichens in association with the prevailing climatic conditions. The abundance of lichens observed in plant communities on the Pribilof Islands prompted the introduction of reindeer, Rangifer tarandus, in 1911. Grazing pressure by the introduced reindeer brought changes to lichen presence in the plant communities of St. Paul Island of the Pribilofs: lichens were depleted, and vascular plants expanded to replace the depleted lichens in a climate that became markedly warmer and drier in comparison to that of the late 19th century. These changes are described primarily through the use of historical documentation. Dominance of lichens in the plant communities on the Pribilof Islands at the time of their discovery and settlement appears to have been a relict of their development in the cooler and moister climate that characterized the southern Bering Sea in the mid-Holocene.

Des rapports archivés se rapportant à une controverse d’envergure internationale ayant eu lieu au début des années 1890 à propos de la récolte de l’otarie à fourrure, Callorhinus ursinus, sur les îles Pribilov dans le sud-est de la mer de Béring, ont permis de recueillir, par hasard, des observations sur la croissance des lichens en fonction des conditions climatiques en vigueur. L’abondance de lichens observée au sein de peuplements végétaux des îles Pribilov a favorisé l’implantation du renne, Rangifer tarandus, en 1911. Le taux de charge des pâturages résultant de la présence du renne a entraîné des changements sur le plan des lichens au sein des peuplements végétaux de l’île Saint-Paul des îles Pribilov. Ainsi, les lichens ont été appauvris et remplacés par des plantes vasculaires dans un climat qui se réchauffait et s’asséchait manifestement comparativement au climat de la fin du XIXe siècle. Ces changements sont principalement décrits au moyen de documentation historique. La dominance des lichens au sein des peuplements végétaux des îles Pribilov au moment de leur découverte, de même que leur établissement, semble être une relique de leur développement dans un climat plus frais et plus humide qui caractérisait le sud de la mer de Béring vers le milieu de l’Holocène.


Monitoring the domestic harvest of migratory birds in Nunatsiavut, Labrador   /   Natcher, D.C.   Felt, L.   Chaulk, K.   Procter, A.   Nunatsiavut
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 362-366, maps
ASTIS record 74582
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The 2007 Nunatsiavut Inuit Migratory Bird Harvest Study found that the harvest of migratory birds by Nunatsiavut (Labrador) communities represents an important component of their overall subsistence harvest. During the 2006 – 07 year, the Nunatsiavut migratory bird harvest was a reported 5468 birds. Annual harvest estimates at the household, community, and regional levels are summarized. Although these data represent only a single harvesting year, the baseline information that has now been identified will contribute to the establishment of Inuit domestic harvest levels, thereby recognizing the legitimate harvesting needs of Inuit households, while helping to ensure the conservation of migratory bird populations into the future.

L’étude Nunatsiavut Inuit de 2007 portant sur les oiseaux migratoires a permis de constater que la récolte des oiseaux migrateurs par les collectivités du Nunatsiavut (Labrador) représente une composante importante de la récolte de subsistance générale de ces collectivités. Au cours de l’année 2006-2007, la récolte des oiseaux migratoires du Nunatsiavut s’est chiffrée à 5 468 oiseaux. Cet article résume les récoltes estimées par domicile, par collectivité et par région. Bien que les données ne représentent qu’une seule année de récolte, l’information de base qui en a été tirée aidera à déterminer les taux de récolte domestiques des Inuits, ce qui permettra de faire ressortir les besoins légitimes en récolte des foyers inuits tout en favorisant la conservation des populations d’oiseaux migrateurs à l’avenir.


Persistence at the tree line : old trees as opportunists   /   Trant, A.J.   Jameson, R.G.   Hermanutz, L.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 367-370, ill.
ASTIS record 74583
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While old trees have long been of interest, their significant role in responding to climate change at northern tree lines has been overlooked. Long-lived black spruces at the tree line in Labrador show a radial growth response that is synchronous with recent climate warming. The ability of individuals to persist with suppressed radial growth rates during adverse growing conditions may have significant implications for the rate at which these trees are able to respond when conditions become favourable.

Même si les vieux arbres revêtent de l’intérêt depuis longtemps, on a négligé de considérer le rôle important qu’ils jouent en matière de réaction au changement climatique à la hauteur des limites forestières boréales. Au Labrador, les épinettes noires de longue date se trouvant à la limite forestière affichent une croissance radiale qui est synchrone avec le récent réchauffement climatique. L’aptitude des individus à persister malgré des taux de croissance radiale opprimés lorsque les conditions de croissance sont déficitaires peut avoir des incidences importantes sur le taux de réaction de ces arbres lorsque les conditions deviennent favorables.


Half a century of measurements of glaciers on Axel Heiberg Island, Nunavut, Canada   /   Cogley, J.G.   Adams, W.P.   Ecclestone, M.A.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 371-375, ill., map
ASTIS record 74584
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We illustrate the value of longevity in high-latitude glaciological measurement series with results from a programme of research in the Expedition Fiord area of western Axel Heiberg Island that began in 1959. Diverse investigations in the decades that followed have focused on subjects such as glacier zonation, the thermal regime of the polythermal White Glacier, and the contrast in evolution of White Glacier (retreating) and the adjacent Thompson Glacier (advancing until recently). Mass-balance monitoring, initiated in 1959, continues to 2011. Measurement series such as these provide invaluable context for understanding climatic change at high northern latitudes, where in-situ information is sparse and lacks historical depth, and where warming is projected to be most pronounced.

Nous illustrons la valeur de la longévité en ce qui a trait à une série de mesures glaciologiques en haute latitude au moyen des résultats découlant d’un programme de recherche effectué dans la région du fjord Expédition du côté ouest de l’île Axel Heiberg, programme qui a été entrepris en 1959. Diverses enquêtes réalisées au cours des décennies qui ont suivi ont porté sur des sujets tels que la zonation des glaciers, le régime thermique du glacier White et le contraste entourant l’évolution du glacier White (en retrait) et du glacier Thompson adjacent (qui s’avançait jusqu’à tout récemment). La surveillance du bilan massique, qui a été amorcée en 1959, se poursuit jusqu’en 2011. Les séries de mesure de ce genre fournissent un précieux contexte permettant de comprendre le changement climatique qui se produit dans les hautes latitudes du Nord, là où il y a peu d’information sur place, où la profondeur historique est mince et où le réchauffement devrait être le plus prononcé.


Willi Dansgaard (1922-2011)   /   Langway, C.C.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 385-387, portrait
ASTIS record 74585
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Willi Dansgaard, distinguished professor emeritus at the Niels Bohr Institute and head of the Geophysical Isotope Laboratory at the University of Copenhagen, Denmark, died in Copenhagen on January 8, 2011 at the age of 88. He is recognized as one of the world’s foremost authorities on past climate change as revealed in polar ice cores. Dansgaard will be remembered best for his considerable contributions in the field of the Earth’s past climate and its abrupt climate changes (with H. Oeschger, University of Bern) and by his students and co-workers whom he trained and inspired. His groundbreaking discovery of the seasonal variations and rapid changes in climate over short time intervals was established by measuring variations in the stable oxygen isotope ratio data (O18/O16) in the 1390 m deep core recovered at Camp Century, Greenland. This core, the first to bedrock, was obtained in 1966 by the U.S. Army Cold Regions Research and Engineering Laboratory (CRREL) in Hanover, New Hampshire. Dansgaard’s climate record of the deep core reflected annual accumulation layers dating back to 8300 years BP, and additional accumulation years back to the bottom at 115 000 years BP, with less accuracy. Dansgaard had an active and successful career and was the recipient of many prestigious awards and memberships in scientific societies, such as the Crafoord Prize, given by the Royal Swedish Academy of Science; the Tyler Prize (presented at the University of Southern California), the United States’ highest award in environmental science; the Seligman Crystal, awarded by the International Glaciological Society; the Vegas Medal, from the Royal Swedish Society of Geography and Anthropology; and the Hans Egede Medal, from the Royal Danish Geographical Society. His professional memberships included the Royal Danish Academy of Science and Letters, the Royal Swedish Academy of Sciences, the Icelandic Academy of Science, and the Danish Geophysical Society. Dansgaard’s death was widely reported internationally, as was his due. A few days after his passing, the Internet recorded over 8000 hits listing his obituary, and the Los Angeles Times published an astonishing full half-page account of his life and career. Dansgaard’s book, Frozen Annals: Greenland Ice Sheet Research, published in 2004 by the Niels Bohr Institute, Copenhagen, is a well-illustrated, witty, and informative tale of the impressive accomplishments of this respected and productive research scientist. The following year an English version of the book was made freely available online as a PDF file (http://www.iceandclimate.nbi.ku.dk/publications/FrozenAnnals.pdf/).


Edward Timothy Tozer (1928-2010)   /   Frisch, T.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 388-389, portrait
ASTIS record 74586
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Edward Timothy (Tim) Tozer, who died in Vancouver, B.C., on 26 December 2010 at age 82, was a world authority on the paleontology and geology of the Triassic Period (250–200 million years ago). It was his work in the Canadian Arctic Islands, beginning in 1954, that laid the foundation for his subsequent brilliant career as a paleontologist and biostratigrapher specializing in the now-extinct class of coiled, marine molluscs known as ammonoids. Tim Tozer was born in Potters Bar, Hertfordshire, England, on 13 January 1928. He and his two siblings spent the war years 1940 – 44 in Sarnia, Ontario. After returning home, Tim entered King’s College, Cambridge, in 1945 to study geology. After graduating in 1948, Tim accepted a position as a sessional lecturer at the University of Western Ontario and returned to Canada for good. While teaching at Western, Tim undertook graduate study at the University of Toronto and was awarded the PhD in 1952. At Toronto, Tim met Raymond Thorsteinsson, a fellow graduate student of paleontology, and so began an association that turned into a lifelong friendship on both a professional and a personal level that was to have a profound impact on knowledge of Canadian Arctic geology. Tim joined the permanent staff of the Geological Survey of Canada (GSC) in Ottawa in 1952. Two years later, he spent his first field season in the Arctic, working out of the recently established joint Canada-United States weather station at Mould Bay on Prince Patrick Island. Tim worked nearly six months in the field, first dog-sledging, then on foot, to produce the first reconnaissance geological map of Prince Patrick Island and parts of Eglinton and Melville islands. In 1955, Tim and Ray Thorsteinsson, now a colleague at the Geological Survey of Canada, participated in the GSC’s Operation Franklin, an air-supported geological survey covering some 260 000 km² of the Arctic Archipelago. This exercise marked the first use of helicopters for regional geological mapping in the Arctic Islands. Tim’s collaboration with Ray Thorsteinsson continued in 1956, when they embarked on a pioneering geological exploration of the country around the Eureka weather station on western Ellesmere Island. ... The fieldwork, in geologically little-known terrain, resulted in major advances in our knowledge of mountain building during the Tertiary Period in the Canadian Arctic. ... In 1958, in the western Arctic Islands, ... in 300 hours of flying, Tim and Ray, with Weldy at the controls, geologically mapped much of the western Queen Elizabeth Islands, an area comparable to that of Vancouver Island (Tozer and Thorsteinsson, 1964). The following year, along with R.L. Christie and J.G. Fyles, they mapped Banks, Victoria, and Stefansson islands in similar fashion. ... For several more years, Tim, focusing increasingly on the marine Triassic and its ammonoid fauna, divided his field time between the Arctic Islands and northeastern British Columbia, where the upper part of the Triassic stratigraphic column is particularly well developed. The painstaking task of developing an ammonoid-based chronology for the marine Triassic in Canada - but with implications for the rest of the world - culminated in a classic publication: A Standard for Triassic Time (Tozer, 1967). Now established in the front rank of Triassic researchers, Tim continued to refine his biochronologic scheme by travelling to important localities of Triassic ammonoid-bearing rocks, examining dozens of institutional fossil collections, and meeting fellow Triassic specialists in many parts of the world. Tim’s scientific achievements were recognized by many honours and awards: the Medal of Merit of the Alberta Society of Petroleum Geologists, 1962; election to the Royal Society of Canada, 1966; the Royal Geographical Society Founder’s Medal (jointly with Ray Thorsteinsson), 1969; the Willet G. Miller and Elkanah Billings medals of the Geological Association of Canada, 1979 and 1989, respectively; Member of the Order of Canada, 1993; and the Queen Elizabeth II Golden Jubilee Medal, 2002. Tim has been aptly described as open, honest, and down-to-earth, with no pretensions. Drawn by two environments - the Arctic and open water - that have much in common, Tim reveled in camp life in the wide-open spaces of the North and was an avid sailor. He had a strong sense of history, as it related to both Arctic exploration and his own field of scientific endeavour, and was generous in his praise for those who had gone before him. ...


Environmental change and potential impacts : applied research priorities for Alaska's North Slope   /   Streever, B.   Suydam, R.   Payne, J.F.   Schuchman, R.   Angliss, R.P.   Balogh, G.   Brown, J.   Grunblatt, J.   Guyer, S.   Kane, D.L.   Kelley, J.J.   Kofinas, G.   Lassuy, D.R.   Loya, W.   Martin, P.   Moore, S.E.   Pegau, W.S.   Rea, C.   Reed, D.J.   Sformo, T.   Sturm, M.   Taylor, J.J.   Viavant, T.   Williams, D.   Yokel, D.
Arctic, v. 64, no. 3, Sept. 2011, p. 390-397, ill., maps
ASTIS record 74587
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The North Slope of Alaska is the vast area north of the crest of the Brooks Range (Fig. 1). Its land base encompasses 231 000 km² (89 000 mi²), an area roughly the size of Minnesota, most of which is wetland habitat underlain by permafrost and part of which contains the largest operating oil fields in the United States. The nearshore and offshore waters of the Chukchi and Beaufort seas add another 295 000 km² (114 000 mi²) and hold what may be the largest undeveloped oil reserves remaining in the United States. The region is home to an abundant and diverse array of fish, wildlife, and plants, resources that support the vibrant subsistence culture of about 6000 Iñupiat Eskimos. The caribou herds that summer on the North Slope are an important food resource for Iñupiat communities, as are some native plants, bowhead whales, beluga whales, four species of ice seals, and walruses living in the Beaufort and Chukchi seas. Further, Alaska’s North Slope is at the forefront of global climate change, with an increase in mean annual temperature of about 1°C per decade in Barrow, Alaska (ACRC, 2008). Federal, state, and local agencies manage the biotic and abiotic resources of the North Slope to maintain fish and wildlife populations and their habitats while also allowing energy development. The laws and regulations applied by government agencies managing the North Slope are rigorous, complex, and often controversial. Appropriate management requires information that can be gained only through applied research. We provide a brief history of applied research on the North Slope, introduce the North Slope Science Initiative (NSSI) as an organization tasked with improving the coordination of science across the region, and posit applied science priorities that are essential for successful and informed management.


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