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Paleoeskimo demography and sea-level history, Kent Peninsula and King William Island, central Northwest Passage, Arctic Canada   /   Dyke, A.S.   Savelle, J.M.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 371-392, ill., maps
ASTIS record 68885
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Surveys on the Kent Peninsula and King William Island in the central Canadian Arctic in 2006 documented 546 Paleoeskimo dwelling features spanning about 3800 years (4500-800 14C years BP), essentially the time span of the Paleoeskimos in the region. Feature elevation above sea level, corroborated by a series of radiocarbon dates, appears to indicate that Paleoeskimo occupation passed through a series of boom-and-bust cycles, the first being the most prominent. Following the first peopling about 4500 14C years BP, populations rose to their all-time maximum between about 4200 and 3600 14C years BP. This rise was followed by a dramatic crash: a pattern that parallels histories previously documented both west and east of the region. A slight recovery between 3100 and 2500 14C years BP was temporary, and a final slight recovery between 2000 and 800 14C years BP was followed by the disappearance of the Paleoeskimos. No compelling evidence yet points to the cause of the population crashes; climate change and resource over-exploitation, acting alone or in concert, are equally plausible at this time. Dispersed nuclear families or small extended families characterized Paleoeskimo settlement patterns for most of the year in this region, as elsewhere, but annual aggregations probably involved 100 or more people. Minimal social units do not appear to have changed during seasonal aggregations in Pre-Dorset times. By Dorset times (after 2500 14C years BP), however, minimal social units at times appear to have melded together to form one or a few larger units living in one or several large dwellings. The latter may represent the social precursor of later Dorset longhouse aggregations. The persistent difference in average dwelling size between the Kent Peninsula sites and those on King William Island remains unexplained.

Des levés de la presqu'île Kent et de l'île du Roi-Guillaume dans le centre de l'Arctique canadien réalisés en 2006 ont permis de répertorier 546 détails d'habitations paléoesquimaudes s'étendant sur environ 3 800 ans (de 4 500 à 800 14C années BP), ce qui représente essentiellement l'horizon temporel des Paléoesquimaux dans la région. L'évaluation des détails au-dessus du niveau de la mer, corroborée par une série de dates déterminées au carbone 14, semble indiquer que la période d'occupation des Paléoesquimaux est passée par une série de cycles d'expansion et de ralentissement, le premier étant le plus éminent. Après le premier peuplement vers 4 500 14C années BP, les populations ont atteint leur summum de tous les temps entre 4 200 et 3 600 14C années BP. Cette montée a été suivie d'un déclin dramatique : la tendance est le parallèle de l'historique répertorié à l'ouest et à l'est de la région. Temporairement, il y a eu une légère reprise entre 3 100 et 2 500 14C années BP, et une dernière reprise de peu d'envergure entre 2 000 et 800 14C années BP, suivie de la disparition des Paléoesquimaux. À ce jour, aucune preuve évidente ne nous laisse comprendre les déclins de population. À ce stade-ci, le changement climatique tout comme la surexploitation des ressources sont des causes toutes aussi plausibles les unes que les autres. Des familles nucléaires dispersées ou de petites familles étendues caractérisaient les modèles de peuplement des Paléoesquimaux pendant la plus grande partie de l'année dans cette région, tout comme ailleurs, bien que les rassemblements annuels regroupaient une centaine de personnes ou plus. Les unités sociales minimales ne semblent pas avoir changé durant les rassemblements saisonniers du pré-Dorset. Cependant, à l'époque du Dorset (après 2 500 14C années BP), les unités sociales minimales semblent parfois s'être fusionnées pour former une ou quelques unités plus grandes vivant dans une ou plusieurs grandes habitations. Ces habitations étaient peut-être les précurseurs des agglomérations de maisons longues du Dorset. La différence persistante caractérisant la taille de l'habitation moyenne entre les sites de la péninsule de Kent et ceux de l'île du Roi-Guillaume demeure inexpliquée.


Visualizing population dynamics of Alaska's Arctic communities   /   Hamilton, L.C.   Mitiguy, A.M.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 393-398, ill., maps
ASTIS record 68886
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Arctic demography has previously been reviewed on a large scale, across the circumpolar nations. We look instead at some recent population dynamics on sub-regional to community scales, focusing on Arctic Alaska. Detailed graphics depicting yearly population changes from 1990 to 2006 in 43 selected Arctic Alaska towns and villages and all 27 of the state's "county-equivalent entities" (e.g., boroughs) have been published online in connection with two International Polar Year projects. Seemingly comparable places within the same borough have taken widely divergent paths. Birth rates generally exceed death rates, although both are high. Year-to-year and place-to-place variations are dominated not by natural increase, but by differences in net migration. Population changes influence demand for resources such as water, electricity, fuel, and capital improvements, and probably for subsistence resources as well. Migration rates provide sensitive indicators that integrate diverse internal and external pressures.

La démographie de l'Arctique a déjà été étudiée à grande échelle, soit à la grandeur des nations circumpolaires. Ici, nous examinons plutôt certaines des récentes dynamiques de population de l'échelle sous-régionale à l'échelle communautaire, en nous concentrant sur l'Alaska de l'Arctique. Des graphiques détaillés illustrant les changements de population annuels de 1990 à 2006 dans 43 villes et villages choisis de l'Alaska de l'Arctique ainsi que dans tous les 27 « entités équivalant à des comtés » de l'État (des arrondissements par exemple) ont été publiés en ligne dans le cadre de deux projets de l'Année polaire internationale. Des endroits de toute apparence comparables au sein du même arrondissement ont pris des airs très divergents. Généralement, les taux de natalité dépassent les taux de mortalité, quoique les deux soient élevés. Les écarts d'une année à l'autre et d'un endroit à l'autre ne sont pas dominés par l'accroissement naturel mais plutôt par les différences caractérisant la migration nette. Les variations de la population exercent une influence sur la demande en ressources comme l'eau, l'électricité, le combustible et les améliorations apportées aux immobilisations, et probablement même sur les ressources de subsistance. Par ailleurs, les taux de migration fournissent des indicateurs sensibles qui tiennent compte de diverses pressions internes et externes.


Foraging behaviours and diets of wolves in the Queen Maud Gulf Bird Sanctuary, Nunavut, Canada   /   Wiebe, N.   Samelius, G.   Alisauskas, R.T.   Bantle, J.L.   Bergman, C.   De Carle, R.   Hendrickson, C.J.   Lusignan, A.   Phipps, K.J.   Pitt, J.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 399-404
ASTIS record 68887
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Predation patterns often reflect the abundance and distribution of prey although factors such as vulnerability and ease of prey capture also affect these patterns. Wolves (Canis lupus) rely primarily on ungulates throughout most of their range even though other foods can be locally and seasonally important. We combined direct observation of wolves and scat analyses to examine the foraging behaviours and diets of wolves in the Queen Maud Gulf Bird Sanctuary, Nunavut, Canada. We were especially interested in how wolves used birds (primarily geese, Chen spp.) that were nesting in large numbers and dense colonies in the sanctuary. Caribou (Rangifer tarandus), which occurred in 65% of all scats, and bird prey, found in 29%, were the most common foods in scats, and behavioural observations confirmed this pattern. This study showed that caribou were the main prey of wolves in the Queen Maud Gulf Bird Sanctuary but that wolves also preyed on vulnerable and seasonally abundant foods, such as migratory birds, especially in late summer when ducks and geese were flightless during their annual remigial molt.

Souvent, les modèles de prédation sont le reflet de l'abondance et de la répartition des proies, bien que des facteurs tels que la vulnérabilité et la facilité de capture des proies exercent également une influence sur ces modèles. Les loups (Canis lupus) font principalement la prédation d'ongulés quasiment à la grandeur de leur parcours, quoique d'autres sources de nourriture puissent également être importantes selon les endroits et les saisons. Nous avons recouru à l'observation directe des loups et à l'examen des excréments pour déterminer les comportements de recherche de nourriture et les régimes alimentaires des loups du Refuge d'oiseaux du golfe Reine-Maud, au Nunavut, Canada. Nous nous sommes particulièrement intéressés à la manière dont les loups se servaient des oiseaux (surtout les oies, Chen spp.) qui nidifiaient en grands nombres et faisaient partie de colonies denses au refuge. Le caribou (Rangifer tarandus), qui se retrouvait dans 65 % de tous les excréments, et les oiseaux de proie, qui se trouvaient dans 29 % des cas, constituaient les sources de nourriture les plus courantes des excréments. Ces tendances ont d'ailleurs été confirmées par les observations de comportement. Cette étude nous a permis de constater que le caribou représentait la principale proie des loups du Refuge d'oiseaux du golfe Reine-Maud, mais que les loups profitaient aussi de sources de nourriture vulnérables et abondantes selon les saisons, comme les oiseaux migrateurs, surtout vers la fin de l'été lorsque les canards et les oies ne pouvaient pas voler pendant la mue annuelle des rémiges.


Polar bear distribution and habitat association reflect long-term changes in fall sea ice conditions in the Alaskan Beaufort Sea   /   Gleason, J.S.   Rode, K.D.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 405-417, ill., maps
ASTIS record 68888
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The polar bear (Ursus maritimus) is considered an indicator species of ecosystem health because of its longevity, life-history requirements, reliance on sea ice (i.e., sea ice obligate), and position in the Arctic food web. Polar bear distribution and habitat association should both be reliable signals for environmental perturbation, as the bears respond behaviorally to changes in sea ice extent, the timing and duration of ice formation, and ablation. Polar bears and sea ice conditions were monitored as part of the annual fall bowhead whale (Balaena mysticetus) aerial survey in the Alaskan Beaufort Sea between 1979 and 2005. Habitats associated with polar bear sightings changed during the study, with fewer bears associated with ice (irrespective of ice type and percent) and more bears associated with land and open water. Large-scale differences were documented for both ice type and percent ice cover, particularly in September. In general, the pattern in September (and to a lesser extent in October) included a reduction in old ice and a concomitant increase in open water. In addition, there was an eastward and landward shift in polar bear sightings. From 1979 to 1987, polar bears were observed primarily on ice along the shelf break near Barrow, whereas from 1997 to 2005, polar bears were observed on barrier islands or along the mainland coast near Kaktovik. The changes in polar bear distribution and habitat association appear to reflect a behavioral response by polar bears to changes in ice (type and percent cover) and in the timing of ice formation and ablation.

L'ours polaire (Ursus maritimus) est considéré comme une espèce indicatrice de la santé de l'écosystème en raison de sa longévité, des besoins de son cycle biologique, de sa dépendance de la glace de mer (c'est-à-dire la glace de mer obligatoire) et de la position qu'il occupe dans le réseau alimentaire de l'Arctique. La répartition de l'ours polaire et son association à un habitat devraient tous deux constituer des signaux fiables en matière de perturbation de l'environnement car le comportement des ours varie en fonction des changements caractérisant l'étendue de glace de mer, la synchronisation et la durée de la formation de la glace, de même que l'ablation. Les ours polaires et les conditions de la glace de mer ont fait l'objet d'une surveillance dans le cadre du levé aérien annuel de la baleine boréale (Balaena mysticetus) effectué à l'automne dans la mer de Beaufort alaskienne entre 1979 et 2005. Au cours de l'étude, les habitats liés aux observations d'ours polaires ont évolué, un moins grand nombre d'ours étant associés à la glace (sans égard au type et au pourcentage de glace) et un plus grand nombre d'ours étant associés à la terre et à l'eau libre. Les différences à grande échelle ont été répertoriées tant pour le type de glace que pour le pourcentage de couche de glace, particulièrement en septembre. En général, la tendance en septembre (et en octobre, dans une moindre mesure) comprenait une réduction de l'ancienne glace de même qu'une augmentation concomitante dans l'eau libre. De plus, on a enregistré un décalage vers l'est et vers l'intérieur des terres en ce qui a trait aux observations d'ours polaires. De 1979 à 1987, les ours polaires ont surtout été observés sur la glace le long du rebord continental près de Barrow, tandis que de 1997 à 2005, les ours polaires ont été observés sur les îles-barrières ou le long de la côte continentale près de Kaktovik. Les changements caractérisant la répartition des ours polaires et l'association à un habitat semblent refléter une réaction comportementale des ours polaires vis-à-vis des changements relatifs à la glace (le type et le pourcentage de la couche) ainsi que de la synchronisation de la formation et de l'ablation de la glace.


Tolerance to sand burial, trampling, and drought of two Subarctic coastal plant species (Leymus mollis and Trisetum spicatum)   /   Boudreau, S.   Faure-Lacroix, J.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 418-428, ill.
ASTIS record 68890
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In order to ensure the sustainable development of the North, increased anthropogenic pressure on subarctic environments must be accompanied by appropriate restoration techniques. Locally adapted restoration guidelines need to rely on sound ecological knowledge of the species used in restoration trials. We evaluate the tolerance (emergence and biomass production) of two coastal species (Leymus mollis and Trisetum spicatum) to sand burial, trampling, and drought, all major constraints to plant colonization in the village of Whapmagoostui-Kuujjuarapik in subarctic Quebec. In three 11-week greenhouse experiments, plants were submitted to three intensities of sand burial (0.0, 0.5, and 1.0 cm per week), trampling events (none, once per week, once per day) and drought (50 mL of water every other day, every week, and every other week). While T. spicatum performance decreased under both moderate and high sand burial intensities, L. mollis tolerated moderate burial intensity. Both species were able to sustain trampling, although the performance of T. spicatum was reduced under high trampling intensity. Finally, neither species could tolerate moderate and high drought intensities, suggesting that watering needs to be included in any restoration initiatives. Since L. mollis performed better than T. spicatum in the sand burial experiment, we recommend the use of this species in future small-scale restoration trials.

Dans le but d'assurer le développement durable du Nord, des méthodes de restauration appropriées doivent être développées en réponse aux perturbations de nature anthropique accrues. De telles techniques de restauration régionales doivent cependant reposer sur de solides connaissances de l'écologie des espèces utilisées. Dans cette étude, nous avons évalué la tolérance (émergence et production de la biomasse) de deux espèces côtières (Leymus mollis et Trisetum spicatum) à l'ensablement, au piétinement et à la sécheresse, trois contraintes majeures inhibant la recolonisation végétale dans le village subarctique de Whapmagoostui-Kuujjuarapik, au Québec. Pour ce faire, trois expériences en serre d'une durée de 11 semaines ont été menées dans lesquelles les individus des deux espèces ont été soumis respectivement à trois intensités d'ensablement (0,0, 0,5 et 1,0 cm par semaine), de piétinement (aucun, une fois par semaine, une fois par jour) et de sécheresse (50 mL d'eau à tous les 2, 7 et 14 jours). Alors que la performance de T. spicatum a diminué lorsque soumis aux régimes d'ensablement intermédiaire et élevé, L. mollis a toléré le régime d'ensablement intermédiaire. Dans l'expérience de piétinement, les deux espèces considérées ont relativement bien supporté le piétinement imposé, si ce n'est d'une légère diminution de la performance de T. spicatum lorsque soumis à un fort piétinement. Finalement, ni l'une ni l'autre des espèces ne pouvait tolérer les deux intensités de sécheresse (intermédiaire et élevé), ce qui laisse entendre que les plantes doivent être arrosées dans le cadre d'initiatives de restauration. Puisque L. mollis a donné de meilleurs résultats que T. spicatum en matière d'ensablement, nous privilégions l'utilisation de L. mollis pour les futures initiatives de restauration à petite échelle.


Advancing landscape change research through the incorporation of Iñupiaq knowledge   /   Eisner, W.R.   Cuomo, C.J.   Hinkel, K.M.   Jones, B.M.   Brower, R.H.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 429-442, ill., maps
ASTIS record 68891
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Indigenous knowledge is a valuable but under-used source of information relevant to landscape change research. We interviewed Iñupiat elders, hunters, and other knowledge-holders in the villages of Barrow and Atqasuk on the western Arctic Coastal Plain of northern Alaska to gain further insight into the processes governing the ubiquitous lakes and the dynamics of landscape change in this region of continuous permafrost. The interviews provided a suite of information related to lakes and associated drained lake basins, as well as knowledge on landforms, environmental change, human events, and other phenomena. We were able to corroborate many observations independently and verify the timing of several large and significant lake drainage events using either aerial photography or remotely sensed time series. Data collected have been incorporated into a geodatabase to develop a multi-layer Geographic Information System that will be useful for local and scientific communities. This research demonstrates that indigenous knowledge can reveal a new understanding of landscape changes on the Arctic Coastal Plain in general and on lake processes in particular. We advocate ongoing, community-oriented research throughout the Arctic as a means of assessing and responding to the consequences of rapid environmental change.

Les connaissances indigènes représentent une source d'information à la fois précieuse et sous-utilisée en matière de recherche sur les changements caractérisant le paysage. Nous avons interviewé des aînés de la nation Iñupiat, de même que des chasseurs et des personnes qui possèdent des connaissances dans les villages de Barrow et d'Atqasuk sur la plaine côtière occidentale de l'Arctique du nord de l'Alaska afin de mieux comprendre les processus qui gouvernent les lacs ubiquistes et la dynamique du changement de paysage dans cette région au pergélisol permanent. Les entrevues nous ont permis de recueillir une série de renseignements se rapportant aux lacs et aux bassins lacustres asséchés connexes de même que des connaissances sur les reliefs, le changement environnemental, les événements humains et d'autres phénomènes. Nous avons réussi à corroborer de nombreuses observations de manière indépendante et à vérifier le moment auquel plusieurs grands et importants événements d'assèchement lacustre se sont produits et ce, à l'aide de photographies aériennes ou de séries chronologiques télédétectées. Les données ainsi recueillies ont été intégrées à une banque de données cartographiques afin de permettre l'élaboration d'un système d'information géographique multicouche qui sera utile aux communautés locales et scientifiques. Cette recherche démontre que les connaissances indigènes peuvent aider à mieux comprendre les changements de paysage sur la plaine côtière de l'Arctique en général, et les processus lacustres en particulier. Nous favorisons donc la réalisation de recherches permanentes et axées sur la communauté dans l'Arctique pour évaluer les conséquences du changement environnemental rapide et les façons d'y réagir.


Effects of climate change on the seasonality of weather for tourism in Alaska   /   Yu, G.   Schwartz, Z.   Walsh, J.E.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 443-457, ill., map
ASTIS record 68893
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This study presents a method to identify and categorize seasonal patterns of weather conducive to specific tourism activities, using a tourism climate index based on hourly weather data. We examined changes in seasonal weather patterns in recent decades (1942-2005) at two Alaska destinations, King Salmon and Anchorage. The results indicate that climate warming has had both positive and negative effects on opportunities for tourism. The overall weather conditions for sightseeing in King Salmon have improved significantly with a lengthening of the season, which now starts 10 days earlier than in the 1940s. Conversely, weather conditions for skiing in Anchorage have deteriorated, primarily because weather suitable for skiing now ends about nine days earlier than in the 1940s. Future climate change (i.e., continued warming) is very likely to extend the sightseeing season at King Salmon, but is less likely to improve the quality of the peak season. At the same time, though warming is likely to shorten the total time for skiing each year at Anchorage, it is also likely to improve the quality of the winter season and increase the frequency of years when skiing quality peaks in mid-winter. For both activities, changes of spring temperature will have the greatest impact on tourism weather. Tourism indices such as the one presented here can be tailored to the requirements of specific tourist activities, providing an opportunity for improved tourism planning and decision making.

Cette étude présente une méthode d'identification et de catégorisation des variations météorologiques saisonnières propices à des activités touristiques particulières et ce, à l'aide d'un indice climatique touristique reposant sur des données météorologiques horaires. Nous avons examiné les changements ayant caractérisé les variations météorologiques saisonnières de décennies récentes (1942-2005) à deux destinations de l'Alaska, soit King Salmon et Anchorage. Les résultats indiquent que le réchauffement climatique a eu des incidences à la fois positives et négatives sur les débouchés touristiques. Dans l'ensemble, les conditions météorologiques propices aux visites touristiques à King Salmon se sont améliorées considérablement en ce sens que la saison est maintenant plus longue, celle-ci commençant dix jours plus tôt que dans les années 1940. Par contre, les conditions météorologiques pour le ski se sont détériorées à Anchorage, principalement parce que le temps se prêtant au ski se termine maintenant environ neuf jours plus tôt que dans les années 1940. Les changements climatiques à venir (c'est-à-dire le réchauffement climatique continu) auront vraisemblablement pour effet de prolonger la saison des visites touristiques à King Salmon, sans que cela n'améliore pour autant la qualité de la haute saison. Par la même occasion, bien que le réchauffement aura probablement pour effet de raccourcir le nombre total de jours de ski à Anchorage chaque année, il aura vraisemblablement pour effet d'améliorer la qualité de la saison hivernale et d'augmenter la fréquence des années où la qualité du ski sera à son meilleur au milieu de l'hiver. Dans les deux cas, les changements caractérisant les températures enregistrées au printemps auront les plus grandes incidences sur les conditions météorologiques pour le tourisme. Les indices du tourisme, tel que celui présenté ici, peuvent être adaptés aux exigences d'activités touristiques spécifiques, ce qui donne la possibilité de mieux planifier les activités touristiques et de prendre des décisions à meilleur escient.


Post-glacial isostatic adjustment and global warming in Subarctic Canada : implications for islands of the James Bay region   /   Tsuji, L.J.S.   Gomez, N.   Mitrovica, J.X.   Kendall, R.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 458-467, maps
ASTIS record 68895
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When Rupert's Land and the North-Western Territory became a part of Canada as the Northwest Territories in 1870, the islands of James Bay were included within the new territorial boundaries. These same islands became a part of Nunavut in 1999, when the new territory was created from the eastern region of the Northwest Territories. Although the James Bay islands remain part of Nunavut, the western James Bay Cree assert that the western James Bay islands, including Akimiski Island, were part of the Cree traditional territory and that these islands have never been surrendered through treaty. This land-claim issue is further complicated by the fact that glacial isostatic adjustment (GIA) is occurring in the James Bay region and that the islands of James Bay may one day become part of mainland Ontario or Quebec. We used numerical models of the GIA process to predict how shorelines in James Bay will migrate over the next 1000 years as a result of post-glacial sea-level changes. These predictions, which were augmented by an additional contribution associated with sea-level rise due to global warming, were used to determine whether the islands in James Bay will ever become part of the mainland. The predictions for the islands are sensitive to the two primary inputs into the GIA predictions, namely the models for the geometry of the ancient Laurentide ice sheet and the viscoelastic structure adopted for the solid earth, as well as to the amplitude of the projected global warming signal. Nevertheless, it was found that many of the smaller and larger islands of James Bay will likely join the mainland of either Ontario or Quebec. For example, using a global warming scenario of 1.8 mm sea-level rise per year, a plausible range of GIA models suggests that the Strutton Islands and Cape Hope Islands will join mainland Quebec in ~400 years or more, while Akimiski Island will take at least ~700 years to join mainland Ontario. Using the same GIA models, but incorporating the upper boundary of global warming scenarios of 5.9 mm sea-level rise per year, the Strutton Islands and Cape Hope Islands are predicted to join mainland Quebec in ~600 years or more, and Akimiski Island is predicted not to join mainland Ontario. Since Akimiski Island is already being prospected for diamonds and the future ownership of emergent land remains an issue, these findings have great economic importance.

Quand la Terre de Rupert et le Territoire du Nord-Ouest ont joint les rangs du Canada sous le nom de Territoires du Nord-Ouest en 1870, les îles de la baie James ont été intégrées aux nouvelles frontières territoriales. Ces mêmes îles font maintenant partie du Nunavut depuis 1999, lorsque le nouveau territoire a été créé à partir de la région est des Territoires du Nord-Ouest. Bien que les îles de la baie James fassent toujours partie du Nunavut, les Cris de l'ouest de la baie James soutiennent que les îles du côté ouest de la baie James, dont l'île Akimiski, faisaient partie du territoire traditionnel cri et que ces îles n'ont jamais été cédées par l'intermédiaire d'un traité. Cette revendication territoriale est davantage compliquée par le fait qu'un ajustement isostatique glaciaire est en train de se produire dans la région de la baie James au point où un de ces jours, les îles de la baie James pourraient faire partie de la partie continentale de l'Ontario ou du Québec. Nous avons employé des modèles numériques du processus d'ajustement isostatique pour prédire de quelle manière les littoraux de la baie James migreront au cours des 1000 prochaines années en raison des changements postglaciaires caractérisant le niveau de la mer. Ces prévisions, qui ont été enrichies de données supplémentaires se rapportant à l'élévation du niveau de la mer attribuable au réchauffement climatique, ont été utilisées pour déterminer si les îles de la baie James feront un jour partie du continent. Les prévisions relatives aux îles sont sensibles à deux intrants principaux en matière de prévisions d'ajustement isostatique, notamment les modèles de géométrie de la nappe glaciaire du Laurentien ancien ainsi que la structure viscoélastique adoptée pour la croûte terrestre, de même qu'à l'amplitude du signal projeté relativement au réchauffement climatique. Néanmoins, nous avons déterminé que grand nombre des îles plus petites et plus grosses de la baie James se rattacheront vraisemblablement à la partie continentale de l'Ontario ou du Québec. Par exemple, en s'appuyant sur un scénario de réchauffement climatique donnant lieu à une élévation du niveau de la mer de 1,8 mm par année, une étendue plausible pour les modèles d'ajustement isostatique laisse entendre que les îles Strutton et les îles du cap Hope rejoindront la partie continentale du Québec dans environ 400 ans ou plus, tandis que l'île Akimiski mettra environ 700 ans à s'intégrer à la partie continentale de l'Ontario. À l'aide des mêmes modèles d'ajustement isostatique, mais en tenant compte de la borne supérieure des scénarios de réchauffement climatique qui correspond à une élévation du niveau de la mer de 5,9 mm par année, les îles Strutton et les îles du cap Hope devraient rejoindre la partie continentale du Québec dans environ 600 ans ou plus, tandis que l'île Akimiski ne rejoindrait pas la partie continentale de l'Ontario. Puisque l'île Akimiski fait déjà l'objet de l'exploration de diamants et que l'appartenance future des terres émergentes constitue toujours un enjeu, ces observations revêtement une grande importance du point de vue économique.


Local protest and resistance to the Rupert Diversion Project, northern Quebec   /   Atkinson, M.   Mulrennan, M.E.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 468-480, maps
ASTIS record 68896
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This article examines various political strategies employed by Nemaska Crees in northern Quebec to defend their land and way of life against the EM-1-A & Rupert Diversion Project. Notwithstanding the regional Cree leadership's endorsement of the project and the ambivalence of the majority of the local community toward the project, a local resistance group composed of committed individuals from the Nemaska Cree community demonstrated a remarkable capacity to engage in a range of political strategies to voice their opposition to the hydroelectric expansion project. Although construction of the project is now underway, our findings affirm the role and significance of individuals and organizations operating at the local level in articulating and framing efforts to enhance local empowerment and governance and respond to the ecological degradation imposed by large-scale industrial development on the "local."

Le présent article examine diverses stratégies politiques employées par les Cris de Nemaska du nord du Québec dans le but de défendre leur territoire et leur mode de vie contre le Projet de l'Eastmain-1-A-Rupert. Nonobstant l'appui des chefs cris régionaux et l'ambivalence de la majorité de la communauté locale à l'égard de ce projet, un groupe de résistance local composé de particuliers dévoués de la communauté crie de Nemaska a démontré une capacité remarquable à adopter diverses stratégies politiques afin de communiquer son opposition au projet d'agrandissement hydroélectrique. Bien que les travaux de construction soient déjà en cours, nos observations ont pour effet d'affirmer le rôle et l'importance des particuliers et des organisations à l'échelle locale quand vient le temps d'articuler et d'encadrer des efforts pour renforcer l'autonomie et la gouvernance locales et réagir à la dégradation écologique découlant de la mise en valeur industrielle à grande échelle pour les gens de la région.


Jimmy Memorana (1919-2009)   /   Smith, T.G.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 489-490, ill.
ASTIS record 68899
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Jimmy Memorana lived in Ulukhaktok, formerly known as Holman, Northwest Territories, a small hamlet situated at 70° N on the west coast of Victoria Island. His parents died the year of his birth in 1919, during which the influenza pandemic reached the Canadian Arctic and killed a large number of our northern Native Canadians. Orphaned as an infant, Jimmy was fortunate to be adopted by Natkusiak, who had been a guide, together with Jimmy's own biological father (also named Jimmy Memorana), on explorer Vilhjalmur Stefansson's first trips to the Arctic from 1908 to 1912 .... As Jimmy told me, "Natkusiak took me in when my parents died in the Spanish flu of 1919, and he put my father's name on me." Natkusiak had just finished working as Stefansson's chief guide on the Canadian Arctic Expedition from 1913 to 1916 ... and had been key to its success. ... [Natkusiak] and his family lived along the Beaufort Sea coast in various trapping areas, including Walker Bay on the west coast of Victoria Island. During the many years of traveling with Natkusiak and hunting through a large area of the Western Arctic, Jimmy Memorana had learned his lessons from the very best. In the late 1930s, the Natkusiak family finally settled in Holman. Jimmy and his wife, Hyulak, who still lives there, raised 11 children and have over 60 direct descendants in Holman. I first met and started traveling with Memorana in 1971 and made my last trip with him 11 years ago when he was 79 years old. ... Those who knew Jimmy all have many stories to tell about him, which are always full of humor. They will tell you that he could never sit still and that he was always traveling. He embodied the buoyant energy made up of real knowledge, confidence, enthusiasm, and pragmatism. In my overly comfortable southern urban world, these qualities are admirable, but increasingly rare. Jimmy was a natural teacher. He taught by example, with few words and an ever-present sense of humor. ... As a working scientist seeking to learn about Arctic seals and whales, I have benefited greatly from the lessons passed on to me by the real hunters such as Memorana .... In 1997, Jimmy was recognized for his significant contributions to science as a Fellow of the Arctic Institute of North America. More important, though, are the life lessons that can be taught and learned only from a close friendship forged through years of work and travel in both good and hard times. Those are the lasting values that remain forever. Jimmy taught me the most important lesson: that you must never depend on someone else to take care of you and that you must be prepared and able to do it on your own. Such independence was the only way to succeed in Jimmy's Arctic life and is a rare quality in today's world. He was a leader; an Inumarialuk. ...


Polar bear (Ursus maritimus) life history and population dynamics in a changing climate   /   Richardson, E.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 491-494, ill., maps
ASTIS record 68900
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... The research I am conducting for my PhD will examine how environmental variation influences the life-history traits and population dynamics of a large carnivore species, the polar bear (Ursus maritimus), through climate-mediated shifts in the availability of essential prey resources. ... The purpose of my PhD research is to determine to what extent changes in the Arctic sea ice environment are influencing the growth, reproduction, and survival of polar bears and how changes in key life history traits and vital rates are influencing polar bear population dynamics. ... For my dissertation, I will make use of 28 years of capture-recapture data, consisting of over 3000 uniquely marked individuals of known age from the western Hudson Bay polar bear population located near Churchill, Manitoba .... My field research will involve collecting an additional three years of data as part of the western Hudson Bay polar bear project .... To investigate the influence of changing sea ice conditions on individual phenotypic quality, life history traits, and population dynamics of polar bears in western Hudson Bay, I will be using multichannel passive-microwave satellite data to determine daily changes in sea ice extent from 1980 to 2008 .... From these data, I will calculate three different sea ice measurements: (1) breakup date (Julian date of 50% sea ice cover in the spring), (2) freeze-up date (Julian date of 50% sea ice cover in the fall), and (3) fasting period (number of days between sea ice breakup and freeze-up). Using detailed information on growth, reproduction, and survival of individuals in the population, I will test several hypotheses regarding the long-term impacts of changing sea ice conditions at both individual and population levels. At the individual level, I will use mixed-effects modeling ... to test whether sea ice conditions experienced during early development influence adult body size, body mass, and body condition. Using the same modeling approach, I will use measurements of litter size and cub body mass to examine how changes in individual phenotypic quality (e.g., body mass and body condition) influence female reproductive effort. To examine the potential effects of changing sea ice dynamics on individual survival, I will use open population capture-recapture models ... and model selection ... to evaluate a suite of survival models based on biological hypotheses. ... The results of this study are expected to provide critical insight into the individual and population-level response of polar bears to rapidly changing sea ice conditions in the Canadian Arctic. ... it is expected that the results from this study will provide a unique look into how long-term variation in the availability of essential prey resources can influence the life history and persistence of a long-lived carnivore species.


Caribou herds and Arctic communities : exploring a new tool for caribou health monitoring   /   Curry, P.
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 495-499, ill., map
ASTIS record 68901
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... My research began in 2007 and examines one possible way to sample for caribou disease exposure in remote places with harsh climates, such as the Arctic. The overall objective is to develop and implement a diagnostic tool that is practical, versatile, and can facilitate widespread disease surveillance of these ungulates (and potentially other wildlife). The approach involves collecting blood samples on filter paper (FP) ... as opposed to collecting into glass or plastic tubes, which are breakable and more difficult to transport and process in cold remote settings. Filter-paper blood testing has been used in human medicine since the 1960s .... The FP system is simple, handy, lightweight and requires no special training, all of which make it directly accessible to hunters, wildlife officers, biologists, and others. However, the obvious first question is "Does it work?" The initial step of my research is to evaluate the efficacy of FP blood samples for detecting exposure to pathogens with known or potential relevance to caribou health. ... To date, I have established a method for "eluting" (recovering serum from) caribou FP samples and have collected and tested multiple sets of paired FP-serum samples from three groups: 1) captive reindeer (also Rangifer tarandus ssp.) vaccinated for viral pathogens of domestic livestock and West Nile virus (WNV) to achieve known antibody-positive (seropositive) status for these agents; 2) an Alberta reindeer herd with animals known to be seropositive for WNV and the parasite Neospora caninum; 3) a wild caribou herd on Southampton Island, Nunavut, with known high prevalence of brucellosis. Samples from the captive reindeer are also being evaluated for detection of progesterone. A second component of this testing is to gauge the limits of the tool by evaluating the effects of storage time and immediate freezing of samples versus drying. All FP versus serum testing is being repeated at three approximate storage times: 1 month, 6 months, and 12 months or longer. ... Testing is ongoing but, in brief, the results for enzyme-linked immunosorbent assays (ELISAs) of FP samples for Brucella (brucellosis), N. caninum, and WNV are very promising. They indicate that, at least within several months of storage, FP samples are effective (comparable to serum) for detecting immune response (exposure) to these pathogens. Test performance analysis reveals high sensitivity and specificity when FP samples are compared to serum as the gold standard. As well, strong correlations between duplicate FP results for these agents indicate minimal variation among FPs from any given animal. Initial results from FP evaluation for progesterone detection by radioimmunoassay are also promising, and results for other parameters are pending. ... The second step of my research is to implement FP sampling as a hunter-based strategy for caribou disease surveillance and then assess uptake and acceptance. ... The third step of my project will be to analyze disease exposures and pregnancy status in circumpolar caribou herds using FP samples and serum collected during the International Polar Year (2007-09). ...


Inuvialuit Settlement Region database reaches milestone   /   Arctic Science and Technology Information System
Arctic, v. 62, no. 4, Dec. 2009, p. 500
ASTIS record 83388
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The Inuvialuit Settlement Region Database now describes more than 10,000 publications and research projects about the Inuvialuit Settlement Region (ISR) in Canada's Northwest Territories and Yukon. The database is available at www.aina.ucalgary.ca/isr. The database covers all subjects and includes the land and marine areas of the ISR. Publications of all types, especially grey literature, are included. More than 2000 database records have links to PDF files of online publications. The database's coverage of research projects is based on information from the five territorial and federal agencies that license research in the ISR. The Inuvialuit Settlement Region Database is maintained by the Joint Secretariat - Inuvialuit Renewable Resource Committees and AINA's Arctic Science and Technology Information System (ASTIS), and it is funded by Shell Canada Limited and MGM Energy Corporation.


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