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Sea-ice system services : a framework to help identify and meet information needs relevant for Arctic observing networks   /   Eicken, H.   Lovecraft, A.L.   Druckenmiller, M.L.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 119-136, ill., map
ASTIS record 67072
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The need for data from an Arctic observing network to help stakeholders with planning and action is generally recognized. Two key research concerns arise: (1) potential contrasts between fundamental and applied science in the design of an observing system, and (2) development of best practices to ensure that stakeholder needs both inform and can be met from such an observing system. We propose a framework based on the concept of sea-ice system services (SISS) to meet these challenges and categorize the ways in which stakeholders perceive, measure, and use sea ice. Principal service categories are (1) climate regulator, marine hazard, and coastal buffer; (2) transportation and use as a platform; (3) cultural services obtained from the "icescape"; and (4) support of food webs and biological diversity. Our research focuses on cases of ice as platform and marine hazard in Arctic Alaska. We identify the information for each SISS category that users need to track, forecast, and adapt to changes. The resulting framework can address multiple information needs and priorities, integrate information over the relevant spatio-temporal scales, and provide an interface with local knowledge. To plan for an integrated Arctic Observing Network, we recommend a consortium-based approach with the academic community as an impartial intermediary that uses the SISS concept to identify common priorities across the range of sea-ice users.

Il est généralement reconnu qu'il faudrait avoir accès à des données prélevées à partir d'un réseau d'observation de l'Arctique pour aider les parties prenantes à planifier et à prendre les mesures qui s'imposent. Il existe deux grandes sources de préoccupations à ce sujet : 1) les contrastes potentiels entre la science fondamentale et la science appliquée en matière de conception d'un système d'observation; et 2) la mise au point des meilleures pratiques pour s'assurer qu'un tel système d'observation informe les parties prenantes et réponde à leurs besoins. Nous proposons un cadre de référence fondé sur le concept des services d'un système de glace de mer (SISS) pour relever ces défis et catégoriser les manières dont les parties prenantes perçoivent, mesurent et utilisent la glace de mer. Les principales catégories de service sont les suivantes : 1) régulateur climatique, obstacle marin et tampon côtier; 2) moyen de transport et plateforme; (3) services culturels obtenus à partir du « paysage glaciaire »; et 4) soutien du réseau trophique et de la diversité biologique. Notre recherche porte plus précisément sur les cas où la glace sert de plateforme et présente un obstacle marin dans l'Arctique alaskien. Nous identifions l'information que les utilisateurs doivent repérer, prévoir et adapter aux changements dans le cas de chaque catégorie du SISS. Le cadre de référence qui en résulte peut répondre à de multiples besoins et priorités en matière d'information, intégrer l'information sur des échelles spatiotemporelles pertinentes et fournir une interface avec les connaissances locales. Afin de planifier en vue de l'établissement d'un réseau intégré d'observation de l'Arctique, nous recommandons la formation d'un genre de consortium composé de chercheurs, consortium servant d'intermédiaire impartial utilisant le concept SISS pour déterminer les priorités qui sont communes aux usagers de la glace de mer.


Habitat use by different size classes of bowhead whales in the central Beaufort Sea during late summer and autumn   /   Koski, W.R.   Miller, G.W.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 137-150, ill., maps
ASTIS record 67173
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The frequency distributions of bowhead whale (Balaena mysticetus) size classes were studied as functions of year, location, water depth, and date. Whales were classified by size and status as calves, small subadults (non-calves < 10 m); large subadults (10-13 m); and adults (> 13 m). Adults include mothers with calves, which were also counted separately. During mid-August to early October of 1982, 1984-86, and 1998-2000, calibrated vertical photography was used to obtain known-scale images of 901 different whales in waters up to 200 m deep between Flaxman and Herschel islands (146 to 139 W) in the central Beaufort Sea. Age composition of the whales photographed over all years of our study was calves 6.2%, small subadults 31.4%, large subadults 33.3%, and adults 29.1%. We found proportionally more subadults and fewer adults than are estimated to be in the overall population, and this result was found both before and after making allowance for reduced effort to obtain photographs early and late in the migration period. Thus parts of the central Beaufort Sea up to 200 m deep appear to be more heavily used by subadult bowheads than by adults in most years. Significant interannual variation existed in length-frequency distributions of whales among years, geographic subdivisions of the study area, water depth categories, and time periods. This variation was due to variable use of the study area by each size class in different years, differences in the water depths used by different size classes, and different migration timing by each size class. In all years, small subadult whales were the dominant group in shallow (< 20 m) nearshore habitats, and the size of the whales increased with increasing water depth. Timing of movements into and through the study area were also related to size class: small subadults arrived first in late August and departed in late September, and adults arrived last in late September. Mothers and calves arrived in early September and were common until at least early October.

La répartition des fréquences de la baleine boréale (Balaena mysticetus) en fonction des classes de dimensions a été étudiée à la lumière de critères tels que l'année, l'emplacement, la profondeur de l'eau et la date. Les baleines étaient classées d'après leurs dimensions et leur état, comme suit : baleineaux, petites baleines immatures (non-baleineaux < 10 m); grosses baleines immatures (10-13 m); et baleines adultes (> 13 m). Les adultes comprenaient les mères avec leurs baleineaux, qui étaient aussi comptés séparément. De la mi-août au début octobre 1982, 1984 à 1986 et 1998 à 2000, nous nous sommes servi de photographies verticales calibrées pour obtenir des images d'échelle connue de 901 baleines différentes dans des eaux pouvant atteindre une profondeur de 200 m entre les îles Flaxman et Herschel (146 à 139O), dans le centre de la mer de Beaufort. La composition par âge des baleines photographiées au cours de toutes les années visées par l'étude s'établissait comme suit : 6,2 % de baleineaux, 31,4 % de petites baleines immatures, 33,3 % de grosses baleines immatures et 29,1 % de baleines adultes. De manière proportionnelle, nous avons repéré plus de baleines immatures et moins de baleines adultes comparativement aux estimations de telles baleines au sein de la population générale, résultat qui a été trouvé tant avant qu'après avoir tenu compte de l'effort réduit pour obtenir des photographies vers le début et vers la fin de la période de migration. Par conséquent, certaines parties du centre de la mer de Beaufort où l'eau atteint une profondeur allant jusqu'à 200 m semblent plus utilisées par les baleines boréales immatures que par les baleines adultes pendant la plupart des années. Par ailleurs, il existait une variation interannuelle importante sur le plan de la répartition des fréquences de longueur des baleines en fonction des années, des subdivisions géographiques de la région à l'étude, des catégories de profondeur de l'eau et des périodes. Cette variation était attribuable à l'utilisation variable de la région visée par l'étude par chaque classe de dimension au cours des différentes années, aux différences de profondeur de l'eau utilisée par les différentes classes de dimension ainsi qu'aux périodes de migration différentes de chaque classe de dimension. Dans le cas de toutes les années, les petites baleines immatures dominaient les habitats peu profonds (< 20 m) en zone côtière, et la taille des baleines augmentait en fonction de la profondeur de l'eau. Le moment des déplacements vers la région à l'étude et dans celle-ci dépendait également de la classe de dimension : les petites baleines immatures arrivaient en premier, vers la fin août et repartaient vers la fin septembre, tandis que les baleines adultes arrivaient en dernier, vers la fin septembre. Les mères et leurs baleineaux arrivaient au début septembre et y restaient au moins jusqu'au début octobre.


Factors influencing colony attendance by Northern Fulmars in the Canadian High Arctic   /   Mallory, M.L.   Gaston, A.J.   Forbes, M.R.   Gilchrist, H.G.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 151-158, ill., maps
ASTIS record 67175
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The northern fulmar (Fulmarus glacialis) is a common seabird of the North Atlantic Ocean and marine areas of eastern Nunavut. We studied attendance patterns of fulmars at two colonies in the Canadian High Arctic to assess variation in attendance at high latitudes, to compare these patterns to those found for fulmars breeding at colonies to the south, and to determine how weather conditions and breeding status might influence attendance. Colony attendance patterns shared similarities across the species' range, although local variation in the timing of food supplies may explain differences in the seasonal timing of peak counts at colonies. Stronger winds and extreme inclement weather resulted in lower counts of birds at colonies. Seasonal and daily variation in attendance was attributable to differences in the numbers of failed breeders or non-breeding birds. Changes toward earlier breakup and reduced extent of sea ice should lead to earlier peaks and continued short periodicities in colony attendance cycles of Arctic fulmars.

Le fulmar boréal (Fulmarus glacialis) est un oiseau marin courant du nord de l'océan Atlantique et des régions marines de l'est du Nunavut. Nous avons étudié les tendances de fréquentation des fulmars à deux colonies situées dans l'Extrême-Arctique canadien dans le but d'évaluer les variations de fréquentation en hautes latitudes, de comparer ces tendances à celles caractérisant les fulmars se reproduisant aux colonies se trouvant plus au sud et de déterminer en quoi les conditions météorologiques et le statut de reproduction peuvent exercer une influence sur la fréquentation. Il existait des similarités entre la répartition des espèces sur le plan des tendances de fréquentation au sein des colonies, bien que les variations locales en matière de disponibilité des approvisionnements alimentaires puissent expliquer les différences entre les dénombrements saisonniers de pointe aux colonies. Les vents violents et le temps des plus incléments se sont traduits par des dénombrements d'oiseaux moins grands aux colonies. Les variations de fréquentation saisonnières et quotidiennes étaient attribuables aux différences sur le plan du nombre de reproducteurs manqués ou d'oiseaux ne se reproduisant pas. Les changements qui se manifestent, tels que l'avancement de la débâcle et une moins grande surface de glace de mer, devraient entraîner des pointes plus hâtives et des périodicités continuellement courtes pour ce qui est des cycles de fréquentation des colonies de fulmars boréaux.


Adapting to climate change in the southwest Yukon : locally identified research and monitoring needs to support decision making on sustainable forest management   /   Ogden, A.E.   Innes, J.L.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 159-174, map
ASTIS record 67176
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In a community-directed forest management context, research is needed that will help both the managers of forest resources and the community residents who set forest management directions to consider climate change in their decision making. Specific research needed in light of climate change to support implementation of the forest management plan for the Champagne and Aishihik Traditional Territory, southwest Yukon, was identified through 1) sessions with local forest practitioners and 2) a community climate change workshop. Local residents highlighted the importance of formalizing a monitoring network based on local knowledge as part of a broader adaptive management framework. They also wanted an important role in any discussion on adapting existing forest management plans, practices, and policies to incorporate climate change considerations. Forest practitioners expressed a need for research to identify forest management tactics that would enable them to achieve community-directed forest management objectives in light of climate change. Addressing these research needs will have benefits beyond just adapting forest management to climate change. Climate change is providing the impetus and a forum for discussing a broader issue: the need for a more comprehensive research and monitoring program to support the sustainable management of forest resources.

Dans le contexte de l'aménagement forestier communautaire, il y a lieu de faire des travaux de recherche pour aider les gestionnaires des ressources forestières et les habitants des collectivités qui donnent le ton à l'aménagement forestier à tenir compte du changement climatique lorsqu'ils prennent des décisions. La nécessité de faire des recherches spécifiques à la lumière du changement climatique dans le but d'appuyer la mise en oeuvre du plan d'aménagement forestier du territoire traditionnel des Premières nations de Champagne et d'Aishihik, dans le sud-ouest du Yukon, est ressortie : 1) de séances avec des spécialistes en aménagement forestier de la région et 2) d'un atelier communautaire sur le changement climatique. Les habitants de la région ont fait remarquer l'importance d'officialiser un réseau de surveillance s'appuyant sur les connaissances locales dans un cadre plus large de gestion adaptative. Ils désirent également jouer un rôle important dans toute discussion sur l'adaptation des pratiques, des politiques et des plans actuels d'aménagement forestier pour tenir compte des considérations en matière de changement climatique. Les spécialistes de l'aménagement forestier ont également mentionné que la recherche doit déterminer les tactiques d'aménagement forestier qui leur permettraient d'atteindre des objectifs d'aménagement forestier communautaire à la lumière du changement climatique. Le fait de s'acquitter de ces besoins en recherche aura des incidences qui iront au-delà de l'adaptation de l'aménagement forestier au changement climatique. Le changement climatique fournit en fait l'élan et la tribune nécessaires à la discussion d'un enjeu de plus grande envergure, soit la nécessité de se doter d'un programme de recherche et de surveillance plus complet pour appuyer la gestion durable des ressources forestières.


Long-term control of Peary caribou numbers by unpredictable, exceptionally severe snow or ice conditions in a non-equilibrium grazing system   /   Miller, F.L.   Barry, S.J.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 175-189, ill., maps
ASTIS record 67177
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The number of Peary caribou (Rangifer tarandus pearyi) on the Queen Elizabeth Islands, Canadian High Arctic, is at an all-time known low. Yet some populations are still hunted, and there is no adequate monitoring program in place to determine the consequences. We evaluate information from the Peary caribou population on the south-central Queen Elizabeth Islands as a standard for an accurate and realistic assessment of what controls Peary caribou population dynamics. Between 1973 and 1997, major population crashes related to severe winter or spring weather are known to have occurred on the south-central Queen Elizabeth Islands in four caribou-years (i.e., 1 July-30 June). Population losses were 67% in 1973-74, 33% in 1994-95, 78% in 1995-96, and 83% in 1996-97. There is no evidence for direct density-dependent responses during either the favorable weather years of population growth or during any one of the years with a disastrous die-off. It appears that Peary caribou on the Queen Elizabeth Islands are living in a non-equilibrium grazing system driven mainly by abiotic factors (emergent properties), particularly by exceptionally unfavorable snow or ice conditions. Changing levels of predation by the High Arctic gray wolf (Canis lupus arctos) compound the uncertainty. In this High Arctic ecosystem, non-equilibrium-governed population dynamics plus wolf predation represents an appropriate conceptual model for Peary caribou populations on the Canadian High Arctic islands. The application of our findings to decision making, together with an adequate monitoring program by the responsible agencies, would promote the biological management and ecological conservation of Peary caribou on the Queen Elizabeth Islands.

Le nombre de caribous de Peary (Rangifer tarandus pearyi) répertoriés dans les îles de la Reine-Élisabeth, Extrême-Arctique canadien, se trouve au niveau le plus bas à n'avoir jamais été enregistré. Pourtant, certaines populations font toujours l'objet de la chasse et il n'existe aucun programme de surveillance adéquat pour en déterminer les conséquences. Nous évaluons ici des données relatives à la population de caribous de Peary des îles centre-sud de la Reine-Élisabeth afin d'aboutir à une norme d'évaluation précise et réaliste pour déterminer ce qui influence la dynamique de population des caribous de Peary. Entre 1973 et 1997, d'importants déclins de population attribuables aux hivers ou aux printemps rigoureux ont été enregistrés dans le centre-sud des îles de la Reine-Élisabeth sur une période de quatre années-caribous (c'est-à-dire du 1er juillet au 30 juin). Les déclins de population se sont élevés à 67 % en 1973-1974, 33 % en 1994-1995, 78 % en 1995-1996 et 83 % en 1996-1997. Il n'existe aucune preuve de résultats directs dépendant de la densité pendant les années de croissance de la population au cours desquelles les conditions météorologiques étaient favorables ou pendant l'une ou l'autre des années de désastreux déclins. Il semble que le caribou de Peary des îles de la Reine-Élisabeth vive dans un système de pâturage hors équilibre répondant principalement à des facteurs abiotiques (propriétés émergentes), surtout lorsque les conditions d'enneigement ou de glaciation sont exceptionnellement défavorables. L'incertitude est aggravée par les taux de prédation changeants chez le loup arctique (Canis lupus arctos). Dans cet écosystème de l'Extrême-Arctique, les dynamiques de population hors équilibre, alliées à la prédation par le loup, représentent un modèle conceptuel adéquat pour les populations de caribous de Peary des îles de l'Extrême-Arctique canadien. La gestion biologique et la conservation écologique du caribou de Peary dans les îles de la Reine-Élisabeth auraient avantage à tenir compte des constatations émanant de notre étude dans la prise de décisions de même que d'un programme de surveillance convenable de la part des organismes responsables.


Population dynamics of Long-tailed Ducks breeding on the Yukon-Kuskokwim Delta, Alaska   /   Schamber, J.L.   Flint, P.L.   Grand, J.B.   Wilson, H.M.   Morse, J.A.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 190-200, ill., maps
ASTIS record 67178
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Population estimates for long-tailed ducks in North America have declined by nearly 50% over the past 30 years. Life history and population dynamics of this species are difficult to ascertain, because the birds nest at low densities across a broad range of habitat types. Between 1991 and 2004, we collected information on productivity and survival of long-tailed ducks at three locations on the Yukon-Kuskokwim Delta [Aropuk Lake, Kashunuk River, Kigigak Island]. Clutch size averaged 7.1 eggs, and nesting success averaged 30%. Duckling survival to 30 days old averaged 10% but was highly variable among years, ranging from 0% to 25%. Apparent annual survival of adult females based on mark-recapture of nesting females was estimated at 74%. We combined these estimates of survival and productivity into a matrix-based population model, which predicted an annual population decline of 19%. Elasticities indicated that population growth rate (lambda) was most sensitive to changes in adult female survival. Further, the relatively high sensitivity of lambda to duckling survival suggests that low duckling survival may be a bottleneck to productivity in some years. These data represent the first attempt to synthesize a population model for this species. Although our analyses were hampered by the small sample sizes inherent in studying a dispersed nesting species, our model provides a basis for management actions and can be enhanced as additional data become available.

Les estimations de populations d'hareldes kakawis en Amérique du Nord ont chuté de près de 50 pour cent ces 30 dernières années. Le cycle biologique et la dynamique des populations de cette espèce sont difficiles à établir car ces oiseaux nichent moyennant de faibles densités dans une vaste gamme d'habitats. De 1991 à 2004, nous avons recueilli des données sur la productivité et la survie des hareldes kakawis à trois emplacements du delta Yukon-Kuskokwim [Aropuk Lake, Kashunuk River, Kigigak Island]. Les couvées atteignaient 7,1 oeufs en moyenne, tandis que le succès de reproduction s'établissait généralement à 30 pour cent. En moyenne, 10 pour cent des jeunes canards survivaient jusqu'à l'âge de 30 jours, mais ce taux variait beaucoup d'une année à l'autre, allant de 0 pour cent à 25 pour cent. Annuellement, d'après la méthode par marquage et recapture des femelles nidificatrices, la survie apparente des femelles adultes était évaluée à 74 pour cent. Nous avons combiné ces estimations de survie et de productivité dans un modèle de population matriciel, ce qui a permis de prédire un déclin de population annuel de 19 pour cent. Selon les élasticités, le taux de croissance de la population (lambda) était plus sensible aux changements dans le cas de la survie des femelles adultes. Par ailleurs, la sensibilité relativement élevée du lambda par rapport à la survie des jeunes canards laisse croire que le faible taux de survie des jeunes canards pourrait présenter une embûche en matière de productivité d'ici quelques années. Ces données représentent la première tentative de synthèse d'un modèle de population pour cette espèce. Bien que nos analyses aient été gênées par la petite taille des échantillons inhérente à l'étude d'espèces de nidification dispersées, notre modèle fournit un fondement permettant d'aboutir à des mesures de gestion en plus de présenter la possibilité d'être amélioré au fur et à mesure que des données supplémentaires sont disponibles.


Selecting and testing cryptogam species for use in wetland delineation in Alaska   /   Lichvar, R.W.   Laursen, G.A.   Seppelt, R.D.   Ochs, W.R.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 201-211, ill., maps
ASTIS record 67225
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To support the determination of hydrophytic vegetation in wetland delineations in Alaska, USA, a series of tests were conducted to develop a group of "test positive" species to be used in a "cryptogam indicator." In 2004, non-vascular cryptogam species (bryophytes, lichens, and fungi) from Interior and South-Central Alaska in the vicinities of Fairbanks and Anchorage were collected at a series of ten 50 × 50 cm plots along two 30 m transects in each of six upland and five wetland sites. Nineteen moss and liverwort species were selected from 86 species surveyed to test for wetland fidelity. In 2005, a plot-based analysis of frequency and cover data yielded a revised list of 17 bryophyte species that were specific to wetland communities dominated by black spruce, Picea mariana (P. Mill.) B.S.P. Fungi and lichens were found to be inadequate wetland indicators in the sampled locations because the lichen species were sparsely distributed and the fungi were too ephemeral. The cryptogam indicator was thus restricted to bryophytes. Also in 2005, bryophytes were analyzed for their presence on microtopographic positions within the landscape, including tops of hummocks and hollows at the bases of hummocks. Upland bryophyte species were found on hummock tops inside the wetland boundary, but were not abundant in the hollows (p < 0.05). The fidelity of the species selected for use in the cryptogam indicator was tested. It was determined that if more than 50% of all bryophyte cover present in hollows is composed of one or more of the 17 wetland bryophytes tested in 2005, then vascular vegetation can be considered to be hydrophytic (p < 0.001).

Afin d'étayer la présence de végétation hydrophytique dans les délimitations de zones humides de l'Alaska, aux États-Unis, une série de tests a été effectuée dans le but d'aboutir à un groupe d'espèces « de test positives » à utiliser avec un « indicateur de sporophyte ». En 2004, des espèces de sporophytes non vasculaires (bryophytes, lichens et champignons) de l'intérieur et du centre-sud de l'Alaska, aux environs de Fairbanks et d'Anchorage, ont été recueillies à une série de dix parcelles de 50 sur 50 cm le long de deux transects de 30 m dans chacun de six sites montagnards et de cinq sites humides. Dix-neuf espèces de mousse et d'hépatiques ont été choisies à partir de 86 espèces prélevées dans le but d'en déterminer la fidélité aux zones humides. En 2005, une analyse de fréquence de parcelles et des données de couverture ont permis d'obtenir la liste révisée de 17 espèces de bryophytes propres aux zones humides dominées par l'épinette noire, Picea mariana (P. Mill.) B.S.P. Nous avons constaté que les champignons et les lichens étaient des indicateurs de zones humides inadéquats aux sites échantillonnés parce que les espèces de lichen étaient réparties maigrement et que les champignons étaient trop éphémères. Par conséquent, l'indicateur de sporophytes a été restreint aux bryophytes. Également en 2005, nous avons analysé les bryophytes afin d'en déterminer la présence à des positions microtopographiques du paysage, ce qui comprenait le sommet de hummocks et les creux à la base de hummocks. Des espèces de bryophytes montagnardes ont été décelées aux sommets de hummocks à l'intérieur de la limite des zones humides, mais celles-ci n'abondaient pas dans les creux (p < 0.05). La fidélité des espèces choisies afin d'être utilisées dans l'indicateur de sporophytes a été testée. Nous avons déterminé que si plus de 50 % de toute la couverture de bryophyte présente dans les creux est composée de l'une ou plusieurs des 17 bryophytes de zones humides testées en 2005, la végétation vasculaire peut alors être considérée comme hydrophytique (p < 0,001).


Holocene evolution of lakes in the Bluefish Basin, northern Yukon, Canada   /   Lauriol, B.   Lacelle, D.   Labrecque, S.   Duguay, C.R.   Telka, A.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 212-224, ill., maps
ASTIS record 67226
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This study documents the Holocene evolution of lakes located in the Bluefish Basin, northern Yukon, on the basis of lake lithology, distribution of plant macrofossils, and radiocarbon dating of the basal organic material in sediment cores obtained from former lake basins. Basal organic matter from former lake basins is radiocarbon-dated to the late Holocene(< 3770 yr. BP), whereas the 14C ages from the polygonal peat plateaus (~2 m thick) that surround most of the former lake basins cluster in the early Holocene (between 11 435 and 8200 yr. BP). Plant macrofossil distribution in four out of five cores obtained in former lake basins indicates a transition from emergent aquatic vegetation to wetland and terrestrial-type vegetation, suggesting a gradual decline in water levels. The fifth core analyzed for macrofossils showed evidence of sudden lake drainage. The absence of 14C ages from the middle Holocene (7000 to 4000 yr. BP) suggests that the lakes had a greater spatial coverage and water levels during that period, a conclusion supported by the greater surface area occupied by the former lake basins relative to modern lakes and by the fact that the middle Holocene was a wet period in northern Yukon. The gradual decrease in water levels during the late Holocene could be attributed to partial drainage of lakes, increased evaporation under a drier climate, or a combination of both. A comparison with other regional climate records indicates a change toward drier climate conditions around 4500 yr. BP as a result of a reconfiguration in large-scale atmospheric circulation patterns, suggesting a climate-driven change in hydrological conditions.

La présente étude retrace l'évolution des lacs de l'Holocène situés dans le bassin Bluefish, dans le nord du Yukon. Elle s'appuie sur la lithologie des lacs, la répartition des macrofossiles de plantes et la datation par le radiocarbone des matières organiques de base se trouvant dans les carottes de sédiments provenant d'anciens bassins lacustres. La datation par le radiocarbone de la matière organique de base d'anciens bassins lacustres fait remonter cette matière à l'Holocène supérieur (< 3 770 ans avant le présent), tandis que la datation par le radiocarbone des plateaux de tourbe polygonaux (~2 m d'épaisseur) qui entourent la plus grande partie du groupement d'anciens bassins lacustres remonte à l'Holocène inférieur (entre 11 435 et 8 200 ans avant le présent). La répartition des macrofossiles de plantes dans quatre des cinq carottes provenant des anciens bassins lacustres laisse voir une transition allant d'une végétation aquatique émergente à une végétation de zone humide et de type terrestre, ce qui attesterait du déclin graduel des niveaux d'eau. Dans la cinquième carotte, les macrofossiles présentaient des preuves d'un assèchement lacustre soudain. L'absence de datation par le radiocarbone de l'Holocène moyen (de 7 000 à 4 000 ans avant le présent) laisse entrevoir que les lacs s'étendaient sur de plus grandes aires et que les niveaux d'eau étaient plus élevés pendant cette période, conclusion qui est appuyée par la plus grande surface occupée par les anciens bassins lacustres relativement aux lacs contemporains et par le fait que l'Holocène moyen était une période humide dans le nord du Yukon. La diminution graduelle des niveaux d'eau pendant l'Holocène supérieur pourrait être attribuée à l'assèchement partiel des lacs, à l'évaporation accrue lors d'un climat plus sec ou à une combinaison des deux. La comparaison avec d'autres relevés climatologiques régionaux indique un changement s'orientant vers des conditions climatiques plus sèches environ 4 500 ans avant le présent, changement découlant de la reconfiguration de la circulation atmosphérique à grande échelle, ce qui laisse entendre que les conditions hydrologiques auraient évolué en raison du climat.


Contemporary (1951-2001) evolution of lakes in the Old Crow Basin, northern Yukon, Canada : remote sensing, numerical modeling, and stable isotope analysis   /   Labrecque, S.   Lacelle, D.   Duguay, C.R.   Lauriol, B.   Hawkings, J.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 225-238, ill., maps
ASTIS record 67227
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This study reports on changes in the distribution, surface area, and modern water balance of lakes and ponds located in the Old Crow Basin, northern Yukon, over a 50-year period (1951-2001), using aerial photographs, satellite imagery, a numerical lake model, and stable O-H isotope analysis. Results from the analysis of historical air photos (1951 and 1972) and a Landsat-7 Enhanced Thematic Mapper (ETM+) image (2001) show an overall decrease (-3.5%) in lake surface area between 1951 and 2001. Large lakes typically decreased in extent over the study period, whereas ponds generally increased. Between 1951 and 1972, approximately 70% of the lakes increased in extent; however, between 1972 and 2001, 45% decreased in extent. These figures are corroborated by a numerical lake water balance simulation (P-E index) and stable O-H isotope analysis indicating that most lakes experienced a water deficit over the period 1988-2001. These observed trends towards a reduction in lake surface area are mainly attributable to a warmer and drier climate. The modern decrease in lake levels corresponds well to changes in regional atmospheric teleconnection patterns (Arctic and Pacific Decadal oscillations). In 1977, the climate in the region switched from a predominantly cool and moist regime, associated with the increase in lake surface area, to a hot and dry one, thus resulting in the observed decrease in lake surface area. Although some lakes may have drained catastrophically by stream erosion or bank overflow, it is not possible to determine with certainty which lakes experienced such catastrophic drainage, since an interval of two decades separates the two air photo mosaics, and the satellite image was obtained almost 30 years after the second mosaic of air photos.

La présente étude fait état des changements caractérisant la répartition, l'étendue et le bilan hydrique contemporain des lacs et des étangs situés dans le bassin Old Crow, dans le nord du Yukon, sur une période de 50 ans (1951-2001). L'étude s'est appuyée sur des photographies aériennes, l'imagerie satellitaire, un modèle numérique des lacs et l'analyse des isotopes stables O-H. D'après les résultats de l'analyse des photos aériennes historiques (1951 et 1972) et d'une image par capteur ETM+ (Enhanced Thematic Mapper) de Landsat-7 (2001), il y a eu rétrécissement général (-3,5 %) de la surface des lacs entre 1951 et 2001. D'un point de vue général, l'étendue des grands lacs a diminué au cours de la période visée par l'étude, tandis que celle des étangs a augmenté. Entre 1951 et 1972, l'étendue d'environ 70 % des lacs s'est accrue, mais entre 1972 et 2001, l'étendue de 45 % des lacs a diminué. Ces données ont été corroborées au moyen de la simulation numérique du bilan hydrique des lacs (indice P-E) et de l'analyse des isotopes stables O-H, qui ont laissé entrevoir que la plupart des lacs ont enregistré un déficit en eau au cours de la période allant de 1988 à 2001. Les tendances de réduction de la surface des lacs qui ont été observées sont principalement attribuables à un climat plus chaud et plus sec. La diminution contemporaine du niveau des lacs correspond bien aux changements caractérisant les modèles régionaux de téléconnexion atmosphérique (oscillations décadaires arctiques et pacifiques). En 1977, le climat de la région est passé d'un régime à prédominance fraîche et humide (associé à l'augmentation de la surface des lacs de la région) à un régime chaud et sec, ce qui s'est traduit par la diminution de la surface des lacs qui a été observée. Bien que certains lacs puissent avoir été drainés de manière catastrophique en raison de l'érosion des cours d'eau ou du débordement des rives, il est impossible de déterminer avec certitude quels lacs ont été la cible d'un assèchement si catastrophique puisqu'un intervalle de deux décennies sépare les deux mosaïques de photographies aériennes, et que l'image satellitaire a été obtenue presque une trentaine d'années après la deuxième mosaïque de photo aérienne.


Alexander M'Donald L.R.C.S.E (1817-c. 1848)   /   Barrie, I.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 239-240, 2 portraits
ASTIS record 67228
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Alexander M'Donald (or McDonald) was the assistant surgeon on the ship HMS Terror, which accompanied HMS Erebus in the Sir John Franklin expedition to the Northwest Passage, 1845-48. Alexander was born in September 1817 in Laurencekirk, a village some 50 km south of Aberdeen in NE Scotland. ... Alexander chose a career in medicine and graduated in 1838, at the age of 21, as a licentiate of the Royal College of Surgeons in Edinburgh (LRCSE). In his final year he was awarded the John Argyll Robertson class medal. He was also a member of the Cuvierian Natural History Society of Edinburgh. After graduating, Alexander was employed between 1839 and 1841 by the Scottish whaling industry, which was part of a normal progression at the time for newly qualified surgeons to gain a licence to practice. It was there he consolidated his relationship with a university patron, whaling captain William Penny (Ross, 1983), and his vessel the Bon Accord. Through his whaling trips, M'Donald encountered Eenoolooapik, a young Inuk from Baffin Island, who was brought to Aberdeen by Penny on the whaling vessel Neptune in 1839. Eenoolooapik's local knowledge ultimately led to the rediscovery of Cumberland Sound, an area where whales were particularly abundant. The area was subsequently exploited by Captain Penny (Jones, 2004). The same William Penny was later to lead two expeditions to search for the missing Franklin crews, including his old friend and colleague M'Donald: first on the whaler Advice with Robert Goodsir in 1849, and later the expedition with the ships HMS Lady Franklin and HMS Sophia in 1850. Penny is one of those credited with the discovery on Beechey Island of Franklin's winter quarters and the three bodies interred there (Ross, 1983). Eenoolooapik, or 'Eenoo,' having contracted a respiratory infection, spent only a single winter in Aberdeen under the care of M'Donald, who was also both his tutor and biographer (Rowley, 1986; Jones, 2004). Eenoo departed for his homeland in April 1840, transported on the Bon Accord with Penny as captain and M'Donald as the scientist/surgeon. In his 1841 book, A narrative of some passages in the history of Eenoolooapik ..., M'Donald draws upon the experiences shared with Eenoo in exploring the natural and cultural history of the indigenous peoples living in eastern Baffin Island. This book, which includes extensive passages on Inuit customs and belief systems, is reported to be the only such full-length, contemporary biography of the Inuk from the 19th century. ... A total of six items attributed to Alexander M'Donald, including his medal, were reported by McClintock (1881) and are listed by the National Maritime Museum (www.nmm.ac.uk). All but one item was recovered by bartering with the local Inuit population in the general location of King William Island. That one item, a silver teaspoon, was recovered in situ among the many relics found, along with two corpses, in an abandoned boat near Erebus Bay. The disposition of the artefacts in the area of King William Island supports the theory that Alexander perished (aged c. 31), along with his comrades, most probably on the western shore of King William Island in the vicinity of Erebus Bay. Captain McClintock returned to London on 23 September 1859, ten weeks after the death of Alexander's father, Robert M'Donald. Alexander M'Donald is commemorated on the family gravestone in Laurencekirk along with his father, mother, and sisters. The inscription is now incomplete, but the original is reported to have read: "Alexander: Assistant Surgeon with the Expedition of Sir John Franklin in 1845."


Claudette Reed Upton-Keeley (1948-2008)   /   Legat, A.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 251-252, portrait
ASTIS record 67229
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On 12 October 2008, Claudette Reed Upton-Keeley passed away in Georgetown Hospital, on Grand Cayman Island. Claudette is remembered as a thoughtful human being, with whom we all delighted in spending time. Her respect and enjoyment of diversity enabled her, as editor, activist, friend, feminist, idea person, and organizer, to care equally for people, wildlife, and the environment, whether in Alaska, the Yukon, Alberta, or the Caribbean. ... Claudette moved to Anchorage, Alaska, where she became employed with the Arctic Institute of North America (AINA) in 1975. During the winter, she administered AINA's Anchorage office, and in summer, she supported the scientists at the AINA research station in Kluane National Park, Yukon Territory, in a number of ways. She served delicious food at the beginning and end of each day and challenged the researchers with refreshing ideas and curiosity about their research. In 1977, she married Philip P. Upton, a senior pilot with AINA. They continued working at the field station during the summer, but moved from Anchorage to Calgary to work at the AINA headquarters at the University of Calgary. In Calgary, Claudette became the production editor of Arctic. She worked closely with honorary editor Len Hills from 1979 until 1983, when she became acting editor and then editor, a position she held until early 1985. Claudette's skill as a professional editor helped Arctic become the renowned journal it is today. ... Claudette reached into many different sectors of our society and touched people because she cared. She became an exceptional editor by caring about the best expression of others' thoughts; she guided the agencies and boards she worked with to achieve their mandates while respecting the views of others by caring about the people's choices; and she supported individuals in achieving their potential by caring about and nurturing relationships. In every aspect of her life, she had a remarkable ability to bring disparate people together and inspire them to work toward outcomes, earning their respect through her calm, intelligent, and reasonable presentation. ... We will all remember her.


Ignoring the elephant in the room : the carbon footprint of climate change research   /   Brook, R.K.
Arctic, v. 62, no. 2, June 2009, p. 253-255, ill.
ASTIS record 67230
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Despite some ongoing raving from a fringe minority of attention seekers and professional refuters funded by the oil companies, most scientists now accept that climate change is a reality and that human activity is the root cause (Intergovernmental Panel on Climate Change, 2007; Jacques et al., 2008). Many scientists have worked tirelessly to ensure the science is solid, and each new study contributes to understanding the big picture. In all of this, scientists should be immensely proud. Global efforts to convince the general public that climate change is a reality and that our collective actions need to change have been much less successful. Perhaps this failure stems from the misguided notion that climate change is really only an environmental issue, not a social problem. ... In 2008, a poll of 12 000 citizens in 11 countries, including Canada, found that only 47% were prepared to make personal lifestyle changes to reduce carbon emissions, which is actually a decrease from the 58% willing to do so in 2007. ... If the science of climate change is so compelling and the risks of maintaining the status quo are so overwhelming (Intergovernmental Panel on Climate Change, 2007), why is the message not translating into meaningful action? One reason, I believe, is that the scientists sounding the alarm are, in fact, part of the problem because we are saying “Do as I say, not as I do.” Scientists who study climate change, especially in the polar regions, have large carbon footprints themselves. By not openly discussing this issue and actively addressing it, we seriously undermine our credibility and our message. ... Recently a student of mine calculated the carbon footprint for a course I teach in the Arctic, and the numbers were sobering. For a research team of 20 people, calculating only the propane and gasoline used in our remote camp on the Hudson Bay coast for one week and the helicopter fuel needed for the short 40 km flights in and out, we produced 3500 kg of CO2. For the purposes of this essay, I estimated my carbon footprint for helicopter and fixed-wing aircraft use, including commercial travel to get north and travel to four North American conferences annually over the last decade. On average, I have produced 8300 kg of CO2 per year through research alone. I suspect that my total is about average, if not on the low side, compared to other researchers. For comparison, the average citizen living in Toronto produces about the same amount of CO2 per year in daily life (8600 kg) as I do in my research alone. In the global picture, the total amount of CO2 produced by all scientists is relatively small, but it is the perceptions created by scientists who travel extensively in helicopters, planes, and large ships to do research that has an influential impact on the general public and their willingness to make personal changes. An important first step is calculating our individual research footprint; a far more challenging step is to do something about it. ... Scientists could begin to provide leadership on this issue by sharing data about their carbon footprints and perspectives on how to reduce them. We can also share our collective experience in ways to minimize reliance on fossil fuels during travel and fieldwork, as there have been some important success stories .... We can also minimize the number and extent of our trips and work collaboratively with northern communities to collect the data we need. ... The year 2009 may be an important milestone in climate change action, with the United Nations Climate Change Conference fast approaching. This conference, to be held in Copenhagen in December, represents an exciting opportunity for scientists to emerge as leaders, not only in the science of climate change, but also in the process of recognizing and reducing carbon footprints.


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