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Liver parasites and body condition in relation to environmental contaminants in caribou (Rangifer tarandus) from Labrador, Canada   /   Pollock, B.   Penashue, B.   McBurney, S.   Vanleeuwen, J.   Daoust, P.-Y.   Burgess, N.M.   Tasker, A.R.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 1-12, ill., maps
ASTIS record 66366
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Over the last several decades, elders and hunters of the Innu Nation in Labrador, Canada, have expressed concerns over perceived declines in environmental health and the integrity of country food, including caribou. The primary objective of this study was to determine links between specific health parameters and contaminants found in caribou from the George River herd. Twenty-seven caribou killed by local Innu hunters between February and December 2001 were evaluated for gross and microscopic pathology, body condition, liver parasitology, and contaminant levels in kidney and fat. Overall, the sampled caribou appeared to be in adequate body condition for the time of year, and no clinically significant lesions were found. Concentrations of selenium, metals (Hg, Cd, and Pb), 20 organochlorine pesticides (HCB, alpha-HCH, gamma-HCH, aldrin, dieldrin, methoxychlor, mirex, alpha- and ß-endosulfan, heptachlor, heptachlor epoxide, gamma-CHL, cis-CHL, trans-nonachlor, and o,p'- and p,p'-DDD, DDE, DDT), and 24 PCB congeners were within the ranges reported for caribou in Canada. In general, contaminant levels were relatively low, with the exception of cadmium in kidneys (geometric mean: 6.5 µg/g wet weight; range: 1.5-44.0 µg/g). Two types of liver parasites were found: the liver fluke Fascioloides magna (prevalence: 78%; geometric mean abundance: 4.2 flukes/caribou) and a tapeworm larva consistent with Taenia hydatigena (prevalence: 50%; geometric mean abundance: 0.6 larvae/caribou). Using multiple variable regression analysis, we found renal concentrations of cadmium to be positively associated, and selenium to be negatively associated, with F. magna abundance.

Ces dernières décennies, les aînés et les chasseurs de la nation montagnaise du Labrador, au Canada, ont exprimé des inquiétudes au sujet du déclin de la santé de l'environnement et de l'intégrité de la nourriture provenant de la campagne, telle que le caribou. L'objectif principal de cette étude consistait à déterminer les liens qui existent entre certains paramètres de santé précis et les contaminants se trouvant dans le caribou du troupeau de la rivière George. Vingt-sept caribous ayant été tués par les chasseurs montagnais de la région entre les mois de février et de décembre 2001 ont subi des examens pathologiques macroscopiques et microscopiques, en plus d'avoir été évalués pour en déterminer l'état du corps, la parasitologie du foie et les taux de contaminants dans le foie et le gras. Dans l'ensemble, l'état des corps de caribous échantillonnés semblait adéquat pour cette période de l'année et aucune lésion clinique importante n'a été signalée. Les concentrations de sélénium, de métaux (Hg, Cd et Pb), de 20 pesticides organochlorés (HCB, alpha-HCH, gamma-HCH, aldrine, dieldrine, méthoxychlore, mirex, alpha- et ß-endosulfane, heptachlore, heptachlorépoxyde, gamma-CHL, cis-CHL, trans-nonachlore ainsi que o,p'- et p,p'-DDD, DDE, DDT) et de 24 congénères de PCB s'établissaient dans les étendues signalées pour le caribou au Canada. En général, les niveaux de contaminants étaient relativement faibles, à l'exception du cadmium se trouvant dans les reins (moyenne géometrique : 6,5 µg/g poids humide; étendue : 1,5-44,0 µg/g). Deux types de parasites du foie ont été trouvés : la douve Fascioloides magna (prévalence : 78 %; abondance moyenne géométrique : 4,2 douves/caribou) et un cestode du genre Taenia hydatigena (prévalence : 50 %; abondance moyenne géométrique : 0,6 larves/caribou). Nous avons également réalisé une analyse de régression à variables multiples qui nous a permis de constater que les concentrations de cadmium sont positivement associées et celles de sélénium sont négativement associées à l'abondance de F. magna.


Movement and aggregation of eastern Hudson Bay beluga whales (Delphinapterus leucas) : a comparison of patterns found through satellite telemetry and Nunavik traditional ecological knowledge   /   Lewis, A.E.   Hammill, M.O.   Power, M.   Doidge, D.W.   Lesage, V.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 13-24, ill., maps
ASTIS record 66367
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Traditional Ecological Knowledge (TEK) consists of the collective knowledge, experience, and values of subsistence communities, while Western science relies on hypothesis testing to obtain information on natural processes. Both approaches provide important ecological information, but few studies have directly compared the two. We compared information on movements and aggregation of beluga whales obtained from TEK interview records (n=3253) and satellite telemetry records of 30 whales tagged in eastern Hudson Bay, Canada, using geographic information system (GIS) approaches that allowed common formatting of the data sets. Estuarine centres of aggregation in the summer were evident in both data sets. The intensive use of offshore areas seen in the telemetry data, where 76% of the locations were more than 15 km from mainland Quebec, was not evident in the TEK data, where only 17% of the records indicated offshore locations. Morisita's index of similarity indicated that TEK and telemetry data distributions varied with season, with the highest similarity in winter (0.74). Location and movement data from the telemetry study were limited by small sample size and short tag deployment times, while TEK data were biased by spatial coverage and coastal travel habits. Although the two data sets can provide complementary information, both suffer from weaknesses that need to be acknowledged when these data are adapted for use in resource management.

Les connaissances écologiques traditionnelles (CÉT) consistent en l'ensemble des connaissances, de l'expérience et des valeurs des communautés de subsistance, tandis que la science occidentale s'appuie sur la mise à l'épreuve d'hypothèses dans le but d'obtenir de l'information sur les processus naturels. Bien que ces deux démarches permettent d'obtenir d'importants renseignements sur l'écologie, peu d'études ont établi une comparaison directe entre ces deux démarches. Nous avons comparé des données sur les mouvements et le rassemblement des bélugas, données obtenues à partir de CÉT prélevées au moyen d'entrevues (n=3253) ainsi qu'à partir de résultats de télémétrie par satellite sur 30 baleines marquées dans l'est de la baie d'Hudson, au Canada, à l'aide de systèmes d'information géographique (SIG) qui ont permis le formatage commun des ensembles de données. Pendant l'été, les centres de rassemblement en estuaire étaient évidents dans les deux ensembles de données. L'utilisation intensive des zones au large en ce qui a trait aux données de télémétrie, où 76 % des localisations se situaient à plus de 15 km du continent québécois, n'était pas évidente dans le cas des données des CÉT, où seulement 17 % des résultats indiquaient des localisations au large. L'indice de similarité de Morisita indiquait que la répartition des données obtenues par CÉT et par télémétrie variait d'une saison à l'autre, la similarité la plus grande ayant été atteinte l'hiver (0,74). Les données de localisation et de mouvement découlant de l'étude de télémétrie étaient limitées par la petite taille de l'échantillon et les courtes durées de déploiement des étiquettes, tandis que les données provenant des CÉT étaient biaisées par l'espace à couvrir et les habitudes de déplacement sur la côte. Bien que les deux ensembles de données puissent fournir de l'information complémentaire, tous deux possèdent des faiblesses qu'il y a lieu de reconnaître lorsque ces données sont adaptées à des fins de gestion des ressources.


Radar observations of Arctic bird migration in the Beringia region   /   Hedenström, A.   Alerstam, T.   Bäckman, J.   Gudmundsson, G.A.   Henningsson, S.   Karlsson, H.   Rosén, M.   Strandberg, R.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 25-37, ill., map
ASTIS record 66368
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Bird migration was recorded by tracking radar and visual observations in the Beringia region. The data were subdivided into seven areas extending from north of Wrangel Island southeastward toward the Bering Strait and then northwestward off the coast of Alaska to Point Barrow. The studies, which took place during a ship-based expedition between 30 July and 19 August 2005, recorded a total of 557 tracks (average duration 120 seconds) of bird flocks or individuals on post-breeding migration. The dominant eastward-flying flocks were likely composed of shorebirds on their way from breeding areas in central or eastern Siberia to intermediate stopovers and final destinations in North and South America. The courses were more southerly into the Bering Strait, possibly because of topographical influence. At two areas, the Chukchi Sea and Koluchinskaya Bay, there was also a westward component of migrants. At the Chukchi Sea these were almost certainly passerine birds migrating from Alaska to wintering areas in Asia and Africa, while at Koluchinskaya Bay, king eiders on molt migration could represent an important part of the westward component. The overall mean altitude of flights was 1157 m, and flight altitude was positively correlated with latitude. The mean ground speed was 15.9 m/s and the mean airspeed was 14.1 m/s, indicating that on average the birds were experiencing a small tail wind component. The airspeed was a function of the tail wind component and the vertical speed; altitude and the side wind component did not contribute significantly to variation in airspeed in this data set. Comparing these results with similar data obtained from Siberia and Canada, we concluded that Beringia is a migration hotspot where intense bird migration crosses between Asia and Alaska in both directions.

La migration d'oiseaux a été enregistrée au moyen de radars de poursuite et d'observations visuelles dans la région de Béringie. Les données ont été sous-divisées en sept zones, allant du nord de l'île Wrangel vers le sud-est en direction du détroit de Béring, puis vers le nord-ouest, au large de la côte de l'Alaska jusqu'à la pointe Barrow. Les études ont été effectuées dans le cadre d'une expédition en bateau réalisée entre le 30 juillet et le 19 août 2005. Elles ont permis de répertorier un total de 557 pistes (d'une durée moyenne de 120 secondes) de volées d'oiseaux ou d'oiseaux individuels en migration de post-reproduction. Les volées dominantes en direction de l'est étaient probablement composées d'oiseaux de rivage venant de leurs aires de reproduction du centre ou de l'est de la Sibérie en route vers des escales intermédiaires et des destinations finales situées en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Dans le détroit de Béring, les parcours se trouvaient plus au sud, ce qui était peut-être attribuable à l'influence de la topographie. Dans deux zones, en mer des Tchouktches et dans la baie Koluchinskaya, il y avait aussi une composante de migrants en direction de l'ouest. À la mer des Tchouktches, il y avait presque certainement des passériformes en migration de l'Alaska vers des aires d'hivernage en Asie et en Afrique, tandis que dans la baie de Koluchinskaya, des eiders à tête grise en migration de mue auraient pu représenter une partie importante de la composante en direction de l'ouest. L'altitude moyenne générale des vols était de 1157 m, et l'altitude des vols était positivement corrélée à la latitude. La vitesse moyenne au sol atteignait 15,9 m/s et la vitesse aérodynamique moyenne s'établissait à 14,1 m/s, ce qui indique qu'en moyenne, les oiseaux subissaient un faible vent arrière. La vitesse aérodynamique était une fonction de la composante du vent arrière et de la vitesse verticale; la composante de l'altitude et du vent latéral n'a pas contribué considérablement à la variation de la vitesse aérodynamique dans cet ensemble de données. Après avoir comparé ces résultats à des données semblables prélevées en Sibérie et au Canada, nous en avons conclu que la Béringie est un point chaud de migration où des migrations intenses d'oiseaux traversent entre l'Asie et l'Alaska dans les deux sens.


A 10400-year-old bowhead whale (Balaena mysticetus) skull from Ellef Ringnes Island, Nunavut : implications for sea-ice conditions in High Arctic Canada at the end of the last glaciation   /   Atkinson, N.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 38-44, ill., maps
ASTIS record 66369
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Variations in the distribution and radiocarbon ages of postglacial bowhead whale (Balaena mysticetus) remains throughout the Canadian Arctic Archipelago indicate that the range of this whale expanded and contracted several times during the Holocene. Since the annual bowhead migration reflects the preference of this species for an ice-edge habitat, fossil bowheads have been used to infer that significant variations in summer sea-ice extent occurred throughout the archipelago during the last 10.5 thousand years. Previous studies have demonstrated that climatic amelioration, concomitant with enhanced meltwater flux from the retreating Laurentide Ice Sheet, cleared sea ice from the inter-island channels of the central archipelago, enabling early Holocene bowhead whales to extend beyond the range of contemporary populations. A 10.4 ka BP bowhead whale skull was discovered on Ellef Ringnes Island in the northern Canadian Arctic Archipelago, 700 km north of its previously reported early Holocene range. Consequently, sea ice along the polar margin of the Canadian Arctic Archipelago is inferred to have been less extensive than previously recognized. Both biological evidence and glaciological evidence suggest that this reduction in sea-ice extent was the result of climate forcing, amplified by meltwater-driven outflows from the rapidly retreating marine-based sector of the Innuitian Ice Sheet. Following a reduction of these outflows at ~9 ka BP, sea-ice conditions worsened, despite ongoing climatic amelioration, preventing additional bowhead whale incursions until ~4 ka BP.

Des variations en matière de répartitions et d'âges déterminés par la méthode du carbone 14 relativement aux restes de baleines boréales (Balaena mysticetus) postglaciaires trouvés dans l'archipel arctique canadien laissent croire que le parcours de cette baleine s'est agrandi et s'est rétréci à maintes reprises pendant la période de l'Holocène. Puisque la migration annuelle de la baleine boréale tient compte de la préférence de cette espèce pour un habitat de lisières de glace, les fossiles de baleines boréales ont permis de déduire qu'il y a eu d'importantes variations en matière d'étendue de la glace de mer à la grandeur de l'archipel en été au cours des derniers 10,5 milliers d'années. Des études antérieures ont permis de démontrer que l'amélioration climatique, alliée au plus grand débit de l'eau de fusion provenant de la calotte glaciaire reculante des Laurentides, ont eu pour effet d'enlever la glace des canaux interinsulaires de l'archipel central, ce qui a permis aux baleines boréales de l'Holocène inférieur de se rendre au-delà du parcours des populations contemporaines. Le crâne d'une baleine boréale de 10,4 ka avant le présent qui a été découvert sur l'île Ellef Ringnes dans le nord de l'archipel arctique canadien se trouvait à 700 km au nord du parcours de l'Holocène inférieur signalé auparavant. Par conséquent, on en déduit que la glace de mer le long de la marge polaire de l'archipel arctique canadien aurait été moins étendue qu'on ne le croyait avant. Les preuves biologiques et les preuves glaciologiques laissent croire que cette réduction de l'étendue de glace de mer découlait du forçage climatique, ce qui était amplifié par les écoulements d'eau de fusion provenant du secteur marin de la calotte glaciaire inuitienne reculant rapidement. Suivant la réduction de ces écoulements à ~9 ka avant le présent, les conditions entourant la glace de mer se sont empirées malgré l'amélioration climatique constante, ce qui a empêché d'autres incursions de la part des baleines boréales et ce, jusque vers ~4 ka avant le présent.


Eighteenth century Labrador Inuit in England   /   Stopp, M.P.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 45-64, ill., map
ASTIS record 66370
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In the late 18th century, a number of Labrador Inuit were at different times taken to England. Their lives, journeys, and likenesses were unusually well documented through writings and portraiture. Presented here are the histories of Mikak and her son Tutauk, brought to England by Francis Lucas in 1767, and of Attuiock, Ickongoque, Ickeuna, Tooklavinia, and Caubvick, who traveled to England in 1772 with Captain George Cartwright. These individuals, especially Mikak, played a part in Britain's expansion along the northeastern seaboard of Canada. Although the story is relatively well known to students of northern history, this retelling details source material and also clarifies discrepancies found in earlier publications. The portraits, which include two previously unknown depictions of Labrador Inuit, are particularly striking for their ethnographic content.

Vers la fin du XVIIIe siècle, des Inuits du Labrador ont été amenés en Angleterre à différents moments. Grâce à de nombreux écrits et portraits, la vie, le voyage et la ressemblance de ces Inuits ont été inhabituellement bien consignés. Cette communication relate l'histoire de Mikak et de son fils Tutauk, qui ont été amenés en Angleterre par Francis Lucas en 1767, ainsi que les histoires de Attuiock, Ickongoque, Ickeuna, Tooklavinia et Caubvick qui ont accompagné le commandant George Cartwright en Angleterre en 1772. Ces personnes, et surtout Mikak, ont joué un rôle dans l'expansion de la Grande-Bretagne le long de la côte nord-est du Canada. Bien que leur histoire soit relativement bien connue des étudiants de l'histoire du Nord, ce récit fait état des sources originales et jette de la lumière sur les divergences trouvées dans des publications antérieures. Le contenu ethnographique des portraits, qui comprennent deux représentations auparavant inconnues d'Inuits du Labrador, est particulièrement frappant.


Distribution and diet of Ivory Gulls (Pagophila eburnea) in the North Water Polynya   /   Karnovsky, N.J.   Hobson, K.A.   Brown, Z.W.   Hunt, G.L.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 65-74, ill., maps
ASTIS record 66371
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Ivory gulls (Pagophila eburnea, Phipps, 1774), one of the world's least-known species, have declined throughout their range in recent years. This study describes the patterns of ivory gull use of the North Water polynya, a large polynya that occurs every year near ivory gull breeding sites on Ellesmere Island, Nunavut, Canada. We conducted at-sea surveys from Canadian icebreakers during the summers of 1997-99. In 1998, stomach contents of five ivory gulls were analyzed. We measured stable isotope ratios (delta 13C, delta 15N) of liver, muscle, feather and bone to determine how ivory gull diets vary during the year. We observed a total of 275 individuals, most of which were seen on the western side of the polynya. Flying was the predominant behavior (76% of individuals); other behaviors included sitting on ice, sitting on water, and feeding. Four juveniles were seen in August and September. Birds collected had arctic cod (Boreogadus saida) in their stomachs. Other food items included an otolith from an unidentified species of Liparid fish and two bones from a mole, presumed to be a star-nosed mole (Condylura cristata). Stable isotope results indicated that ivory gull trophic levels (TLs) were high (around TL 4 based on delta 15N) but varied over the season. From the three individuals whose feathers were analyzed, we conclude that differences among individuals in their winter diets or foraging locations are possible.

Les mouettes blanches (Pagophila eburnea), soit l'une des espèces les moins connues dans le monde, ont enregistré un déclin à travers l'ensemble de leurs habitats ces dernières années. Cette étude décrit les habitudes des mouettes blanches dans la polynie des eaux du Nord, une grande polynie qui se développe chaque année près des sites de reproduction de mouettes blanches sur l'île Ellesmere, au Nunavut, Canada. Nous avons effectué des relevés depuis des brise-glace canadiens au cours des étés 1997 à 1999. En 1998, le contenu des estomacs de cinq mouettes blanches a été analysé. Nous avons également mesuré les ratios d'isotopes stables (delta 13C, delta 15N) dans les foies, les muscles, les plumages et les os afin de déterminer comment le régime alimentaire des mouettes blanches variait au cours de l'année. Nous avons observé 275 individus, provenant principalement du côté ouest de la Polynie. La majorité (76 %) étaient en vol. Parmi les autres comportements observés, notons la présence d'oiseaux sur la glace, d'oiseaux sur l'eau et d'oiseaux en train de se nourrir. Quatre oiseaux juvéniles ont été repérés en août et en septembre. Les oiseaux capturés avaient de la morue polaire (Boreogadus saida) dans l'estomac. Les autres aliments trouvés comprenaient un otolithe provenant d'une espèce non identifiée de poisson Liparidé, et deux os de taupe, probablement un condylure étoilé (Condylura cristata). L'analyse des isotopes stables indique que les niveaux trophiques (NT) des mouettes blanches étaient élevés (NT 4 environ en fonction de delta 15N), mais variaient au cours de la saison. À partir des trois individus dont les plumes ont été analysées, nous en avons conclu qu'il est possible qu'il existe des différences entre les régimes d'hiver ou les lieux de nourriture des individus.


Drinking water in northwestern Alaska : using or not using centralized water systems in two rural communities   /   Marino, E.   White, D.   Schweitzer, P.   Chambers, M.   Wisniewski, J.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 75-82, ill., maps
ASTIS record 66373
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Over the last 100 years, there have been major changes in the way Iñupiaq villages in Alaska have procured fresh water for drinking and other human uses. Since the 1960s, major funding has been provided by local, state, and federal agencies to install centralized water systems in these villages. These systems have arrived with great expectations, and yet many of them have a myriad of problems due to harsh weather conditions, low winter temperatures, and permafrost. Other obstacles to success of the water systems arise from local preference for traditional water resources. On the Seward Peninsula, some villages rely heavily on centralized water systems, while others continue to rely more heavily on traditional water sources. We demonstrate in this paper that local variables, including different environmental factors and a sense of agency in the modernization process, affect local choices about whether or not to use the centralized water systems. We conclude that local, culturally specific ideas about health and acceptable drinking water quality must be taken into account for these projects to be successful.

Ces cent dernières années, la façon dont les villages iñupiaqs, en Alaska, se sont procuré l'eau douce nécessaire à la consommation et à d'autres usages humains a changé considérablement. Depuis les années 1960, des organismes fédéraux, locaux et d'État ont consacré beaucoup de financement à l'installation de réseaux centralisés d'alimentation en eau dans ces villages. Bien que les attentes étaient grandes à l'égard de ces réseaux, grand nombre d'entre eux ont connu une myriade de problèmes attribuables aux conditions climatiques difficiles de l'hiver, aux basses températures hivernales et au pergélisol. Parmi les autres obstacles à l'implantation réussie des réseaux d'alimentation en eau, notons la préférence qu'ont les gens de la région pour les sources d'eau traditionnelles. Dans la péninsule de Seward, certains villages dépendent fortement de réseaux centralisés d'alimentation en eau, tandis que d'autres villages continuent de dépendre surtout de sources d'eau traditionnelles. Nous démontrons dans cette communication que les variables locales, ce qui comprend divers facteurs environnementaux et la présence d'organismes se vouant au processus de modernisation, ont des incidences sur les choix faits dans la région, à savoir si les peuples décident de recourir aux réseaux centralisés d'alimentation en eau ou non. Nous en concluons que pour que ces projets réussissent, il faut tenir compte des idées des gens de la région en matière de culture, plus précisément en ce qui a trait à la santé et à une qualité acceptable d'eau potable.


Polynyas and tidal currents in the Canadian Arctic Archipelago   /   Hannah, C.G.   Dupont, F.   Dunphy, M.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 83-95, ill., maps
ASTIS record 66377
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A tidal model of the Canadian Arctic Archipelago was used to map the strength of the tidal currents, tidal mixing (h/U³), and the vertical excursion associated with the tidal currents that drive water upslope and downslope. The hot spots in these quantities correspond to the location of many of the small polynyas in the archipelago, supporting the idea that the tidal currents make an important contribution to the dynamics of many of these recurring polynyas. The potential link with tidal mixing means that these locations may have enhanced plankton production in the summer.

Un modèle des marées de l'archipel Arctique canadien a servi à mapper la force des courants de marée, le mélange de marée (h/U³) et l'excursion verticale associés aux courants de marée qui poussent l'eau en ascendant et en descendant. Les points chauds de ces quantités correspondent à l'emplacement d'un grand nombre des petites polynies de l'archipel, ce qui vient appuyer l'idée selon laquelle les courants de marée jouent un rôle important dans la dynamique d'un grand nombre de ces polynies récurrentes. Le lien susceptible d'exister avec le mélange de marée implique que la production de plancton à ces emplacements pourrait être rehaussée à l'été.


Status of High Arctic Black-legged Kittiwake (Rissa tridactyla) colonies in Barrow Strait, Nunavut, Canada   /   Mallory, M.L.   Akearok, J.A.   Gaston, A.J.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 96-101, ill., maps
ASTIS record 66378
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We used aerial survey estimates, photographic censuses, and plot counts to examine trends in the size of five black-legged kittiwake (Rissa tridactyla) colonies around Barrow Strait, eastern Nunavut, Canada, between 1972 and 2007. During these three decades, one small colony disappeared, two medium-sized colonies showed no overall trend, and one moderate and one large colony appeared to increase in size. Collectively, the number of kittiwakes breeding in this region may have increased by over 40%. Counts of kittiwakes at some colonies were markedly low in 2003, following two consecutive years of late, extensive sea ice, although overall there was no significant relationship between numbers of kittiwakes attending colonies and sea-ice extent in Barrow Strait and Lancaster Sound. It is not known why kittiwake colonies in High Arctic Canada have apparently increased while those in West Greenland and elsewhere have declined, or what factors influenced these changes.

Entre 1972 et 2007, à l'aide d'estimations effectuées à partir de levés aériens, de recensements photographiques et de dénombrements, nous avons examiné les tendances caractérisant la taille de cinq colonies de mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) dans les environs du détroit de Barrow, dans l'est du Nunavut, au Canada. Pendant ces trois décennies, une petite colonie a disparu, deux colonies de taille moyenne n'ont affiché aucune tendance générale, tandis que la taille d'une colonie de taille modérée ainsi que celle d'une colonie de grande taille ont semblé augmenter. Collectivement, le nombre de mouettes tridactyles se reproduisant dans cette région pourrait s'être accru de plus de 40 pour cent. En 2003, le nombre de mouettes tridactyles de certaines colonies était nettement bas, ce qui suivait deux années consécutives de glace de mer tardive et étendue bien que dans l'ensemble, il n'existait pas de relation importante entre le nombre de mouettes tridactyles faisant partie des colonies et l'étendue de la glace de mer dans le détroit de Barrow et le bras de mer de Lancaster. On ne sait pas pourquoi les colonies de mouettes tridactyles de l'Extrême-Arctique sembleraient avoir pris de l'ampleur, tandis que les colonies de l'ouest du Groenland et d'ailleurs se sont amincies. De plus, on ne connaît pas les facteurs qui ont influencé ces changements.


Josephine Diebitsch Peary (1863-1955)   /   Erikson, P.P.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 102-104, ill.
ASTIS record 66380
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The genre of Arctic literature is heavily populated with male adventure-hero protagonists, but the role of women in 19th-century Arctic exploration has usually been overlooked. ... Josephine was born in 1863 on a farm in Maryland. ... Josephine attended Spencerian Business College, where she graduated as valedictorian in 1880. This business training, combined with her skills in the German and French languages, prepared Josephine to work at the Smithsonian and the U.S. Department of the Interior in positions such as copyist, clerk, and tallyist. Shortly thereafter, she met Robert Peary. ... in 1891, three years after Josephine married Robert Peary, she embarked on the Kite with Robert and five other male members of Peary's expedition, despite public criticism that the expedition was too dangerous for her. ... Once the expedition base was established at McCormick Bay, she assumed food preparation and cleaning responsibilities .... She also shared with Inuit women the task of designing and sewing sleeping bags and clothing from seal, fox, and other furs. ... Less predictably, Josephine helped manage tasks critical to the expedition's flow of goods, tasks that Peary entrusted to precious few. She managed the undoubtedly unpopular job of food rationing during Peary's several-month absence as he crossed Greenland from west to east and back again .... Josephine's hunting efforts also established an active role for her on the expedition. ... Josephine's participation on her second expedition to Greenland in 1893 garnered even more notoriety when she gave birth to their daughter, Marie Ahnighito, at 77°44' North latitude. ... Josephine's personal archives reveal her struggle to balance her support for Peary's career with her desire to eschew public life. Despite her insecurities, in 1894, Josephine leveraged her popularity and successfully raised expedition funds. She embarked upon a lecture tour with J.B. Pond, during which she illustrated her experiences in the Arctic with photographs. ... Josephine later published an account of her daughter's experiences in the North (Peary, 1901); the significant proceeds from her successful writing career were another source of funding for Peary's expeditions. ... The roles that were considered feminine and acceptable for Josephine included those of seamstress, hostess, family historian, and author of literature for women and children. Nonetheless, like other women, Josephine negotiated the boundaries set before her. ... Josephine incorporated artifacts from their Arctic expeditions into a late 19th century fad that "domesticated" objects considered exotic by using them as parlor decorations .... Josephine's role as a business partner has remained largely unrecognized. When Josephine married Robert, she provided him with a ready-made, Washington, D.C. social network and home base. Throughout the many years of his absence, she cultivated his crucial social contacts, handled his correspondence, carefully archived media reports of his endeavors, and handled transportation and shipping details and several aspects of fundraising for his relief expeditions. Despite strong literary and social conventions that circumscribed strict masculine and feminine spheres - the space of adventure and the home - Josephine challenged and transgressed these boundaries. Indirectly she paved the way for other women, such as Mina Hubbard and Miriam MacMillan, by showing that breaking these rules was possible. By the time she passed away in Portland, Maine, in 1955, she had distinguished herself as a First Lady of the Arctic, a veteran of six Arctic expeditions, and a successful author in her own right. ... Closer attention to women such as Josephine Peary - and others, both Inuit and non-Inuit - will reveal how their participation significantly influenced the political, economic, and cultural processes, as well as the public's perception, of Arctic exploration.


Northern exposure : promoting Arctic science news to the Canadian public   /   Klinkhammer, R.
Arctic, v. 62, no. 1, Mar. 2009, p. 114-117, ill.
ASTIS record 66382
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... This paper will offer a short discussion of the Arctic Institute's IPY [International Polar Year] project in the context of the wider movement to promote and publicize science. ... In 2007, Indian and Northern Affairs Canada (INAC) announced that it had set aside $5 million for communication, outreach, and training projects. The objectives of the INAC program are to raise awareness of the Canadian Arctic and northern issues, create dialogue and build connections between northern and southern regions of Canada, promote IPY, engage children and youth in polar science, and provide research training to Northerners. The Arctic Institute's project promotes Arctic science stories to Canadians through the news media. ... A glance at the communication departments of research institutes and universities shows they are populated largely by former journalists. Despite the fact that most journalists do not have any scientific background, there are sound reasons for this hiring practice. Not only can journalists write quickly and to deadline, but they also know what editors want and understand the deadline-driven industry. They know a good story when they see one, and they know how to package it for public consumption. ... There are mixed statistics on whether the public wants science news. ... A 2007 poll conducted by Angus Reid for Research Canada ... showed that Canadians want more coverage of science and health issues .... The survey also showed that when it comes to health issues, Canadians trust scientists as a source of information. ... However, a 2008 news consumption survey of U.S. citizens by the Pew Research Center found that while the public's news interests have been relatively stable since 2002, few of the people polled look for science news. ... Over half of 217 weathercasters surveyed in a U.S. study said they have been reporting on global climate change .... When they do look for science news, audiences seek out the strange. ... Often the science pages of news websites read more like headlines in supermarket tabloids than like serious journalism. This "let's make science fun" attitude in part reflects an attempt to counter the image of the scientist as a boring, white-coated, anti-social geek buried in a lab. But the danger of this approach is that it often frames scientists as sources who are reporting on one new problem or one new finding. Science is not covered as an ongoing story or from a wider frame. ... Although IPY research results are just starting to come in, already they have shown that the Arctic is changing at a rate previously unimagined and have made it clear that changes in the Arctic will affect the rest of the world. ... The danger, as the two-year IPY period draws to a close, is that journalists will begin to look elsewhere for the next big story. One mission of the Arctic Institute project, then, is to ensure that Arctic research stays on the media's radar screen. ... The jury is still out on whether there is a link between the public's understanding of science and public support for innovations in science and technology. ... publicizing research is a public good. The North is transforming at a rate humans have not previously witnessed. The need for Arctic research is, perhaps, more important now than ever before. Attracting the attention of other researchers, university administrators, politicians, and the public to the critical work being conducted is a necessity if support for research and education is to be developed and maintained.


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