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Estimating the number of walruses in Svalbard from aerial surveys and behavioural data from satellite telemetry   /   Lydersen, C.   Aars, J.   Kovacs, K.M.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 119-128, ill., map
ASTIS record 64329
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All known terrestrial haul-out sites for walruses in Svalbard (n = 79) were surveyed during the period 1-3 August 2006, and sites that were in use (n = 17) were documented using digital photography. A total of 657 walruses were counted on land in the resultant images. An extensive behavioural data set from walruses equipped with satellite relay data loggers, covering August 2002 to August 2005, was used to account for walruses that were in the water. The proportion of walruses at sea during the survey was calculated to be 0.750 on the basis of 28 thirty-day periods from 23 male walruses. Time of day and wind chill did not significantly affect haul-out behaviour. However, a logistic regression model revealed both a correlation among haul-out patterns of individuals within years, and a year effect (Chi² = 6.42, df = 2, rho = 0.04). Because the survey was not flown in a year when satellite tags were deployed, the interannual variance was retained in a model (with no other explanatory variables). The overdispersion parameter from this model was 2.02 (deviance = 28.33, df = 14). Thus, variance in proportions of time individuals spent at sea was multiplied by this parameter to achieve a corrected SE around the estimate. The 95% CI based on this SE corresponded to a proportion of walruses at sea during the survey between 0.717 and 0.781, resulting in an estimated total number of walruses in Svalbard in August 2006 of 2629 (95% CI: 2318-2998).

Toutes les échoueries terrestres de morses connues à Svalbard (N = 79) ont été étudiées pendant la période allant du 1er au 3 août 2006, et les échoueries utilisées (N = 17) ont été documentées à l'aide de photographies numériques. En tout, 657 morses ont été dénombrés dans les images résultantes. Une série de données exhaustives sur le comportement des morses dotés d'enregistreurs de données par satellite - données portant d'août 2002 à août 2005 - a permis de faire le compte des morses se trouvant dans l'eau. La proportion de morses à la mer pendant la période visée par l'étude a été calculée à 0,750 sur la base de 28 périodes de trente jours à partir de 23 morses mâles. Le moment de la journée et le refroidissement éolien n'ont pas exercé une grande incidence sur le comportement en échouerie. Cependant, un modèle de régression logistique a révélé une corrélation entre les tendances en échouerie d'individus en dedans de plusieurs années, ainsi qu'un effet année (Chi² = 6,42, dl = 2, rho = 0,04). Puisque l'étude n'a pas été effectuée au cours d'une année où les étiquettes satellites ont été déployées, l'écart interannuel a été conservé dans un modèle (sans aucune autre variable indépendante). Le paramètre de surdispersion découlant de ce modèle était de 2,02 (déviance = 28.33, dl = 14). Par conséquent, l'écart en proportions de temps que les individus passaient en mer a été multiplié par ce paramètre pour obtenir une erreur-type corrigée autour de l'estimation. L'IC de 95 % en fonction de cette erreur-type correspondait à une proportion de morses en mer pendant l'étude s'échelonnant entre 0,717 et 0,781, ce qui a donné un nombre total estimé de morses de 2 629 à Svalbard en août 2006 (IC de 95 % : 2318 - 2998).


The Lesser Black-backed Gull, Larus fuscus, in Greenland   /   Boertmann, D.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 129-133, map
ASTIS record 64330
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The lesser black-backed gull (Larus fuscus) became a frequent visitor in Greenland in the mid-1980s. Breeding was confirmed in 1990, and today the species is a common breeder in at least two areas in Southwest Greenland between 60° and 66° N. The current breeding population is estimated at more than 700 pairs. Even though the colonization of Greenland by this species may be primarily the result of an increasing source population in Northwest Europe, climate change most likely will facilitate its expansion farther north in Greenland and probably also farther west to eastern Canadian coasts.

Le goéland brun (Larus fuscus) est un visiteur fréquent du Groenland depuis le milieu des années 1980. La reproduction de cette espèce y a d'ailleurs été confirmée en 1990 et de nos jours, elle se reproduit régulièrement dans au moins deux régions du sud-ouest du Groenland, entre 60° et 66° N. En ce moment, la population de reproduction est évaluée à plus de 700 paires. Bien que la colonisation du Groenland par cette espèce puisse être attribuable à une population source de plus en plus grande dans le nord-ouest de l'Europe, le changement climatique facilitera vraisemblablement son foisonnement plus au nord du Groenland et probablement plus à l'ouest vers la côte est canadienne.


Wolf reproduction in response to caribou migration and industrial development on the central barrens of mainland Canada   /   Frame, P.F.   Cluff, H.D.   Hik, D.S.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 134-142, maps
ASTIS record 64331
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Reproductive success of mammals is greatly influenced by food availability. Where wolves (Canis lupus) prey on migratory barren-ground caribou (Rangifer tarandus), caribou migration patterns strongly influence food availability for wolves. However, industrial development in formerly undeveloped wolf range could also negatively influence wolf reproduction, either directly (by disrupting normal feeding behavior) or indirectly (by impacting caribou migrations). We used a cross-sectional timeseries regression to analyze eight years of wolf reproductive data with respect to spatial and temporal variation in caribou migration and economic development in a 49,900 km² area of the Northwest Territories, Canada. Reproductive success decreased as the distance from wolf dens to caribou migration routes increased, while the timing of caribou migrations had little effect. There was no measurable effect of current levels of economic development on reproductive success, although evidence suggests the potential for indirect effects. Continued monitoring is required to identify possible thresholds of adverse effects for wolf populations.

La réussite de reproduction des mammifères dépend beaucoup de la disponibilité de la nourriture. Là où les loups (Canis lupus) ont comme proie le caribou de la toundra en migration (Rangifer tarandus), le schéma des migrations du caribou joue un grand rôle sur la disponibilité de nourriture des loups. Cela dit, l'expansion industrielle dans d'anciennes aires de répartition non aménagées du loup pourrait aussi avoir une influence négative sur la reproduction du loup, directement (perturbation du comportement d'alimentation habituel) ou indirectement (impact sur la migration du caribou). Nous avons recouru à une régression chronologique transversale pour analyser huit années de données de reproduction du loup par rapport à la variation spatiale et temporelle de la migration du caribou et au développement économique dans une zone de 49 900 km² des territoires du Nord-Ouest, au Canada. La réussite de reproduction diminuait au fur et à mesure que la distance entre les tanières de loups et les routes de migration du caribou augmentaient, tandis que le moment choisi pour les migrations du caribou avait peu d'effets. Le développement économique actuel n'avait aucun effet mesurable sur la réussite de reproduction, bien que certains indices laissent croire qu'il pourrait avoir des effets indirects. Il y a donc lieu d'effectuer une surveillance continue afin de déterminer les seuils possibles d'effets nuisibles sur les populations de loups.


Mark-recapture and stochastic population models for polar bears of the High Arctic   /   Taylor, M.K.   Laake, J.   McLoughlin, P.D.   Cluff, H.D.   Messier, F.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 143-152, ill., map
ASTIS record 64332
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We used mark-recapture data and population viability analysis (PVA) to estimate demographic parameters, abundance, and harvest risks for two adjacent populations of polar bears (Ursus maritimus) inhabiting Lancaster Sound and Norwegian Bay, Canada. Analyses were based on data from 1871 bears that were uniquely marked during the period 1972-97. Our best-fitting mark-recapture model specified sex and age effects on probabilities of survival and an effect of prior recapture (dependence) on capture probability. The most parsimonious solution in our analysis of survival was to assume the same rate for the Lancaster Sound and Norwegian Bay populations. Total (harvested) annual survival rates (mean ± 1 SE) for females included: 0.749 ± 0.105 (cubs), 0.879 ± 0.050 (ages 1-4), 0.936 ± 0.019 (ages 5-20), and 0.758 ± 0.054 (ages 21+). Mean litter size was 1.69 ± 0.01 cubs for females of Lancaster Sound and 1.71 ± 0.08 cubs for females of Norwegian Bay. By age six, on average 0.31 ± 0.21 females of Lancaster Sound were producing litters (first age of reproduction was five years); however, females of Norwegian Bay did not reproduce until age seven or more. Total abundance (1995-97) averaged 2541 ± 391 bears in Lancaster Sound and 203 ± 44 bears in Norwegian Bay. The finite rate of increase (lambda) during the study period was estimated to be 1.001 ± 0.013 for bears of Lancaster Sound and 0.981 ± 0.027 for bears of Norwegian Bay. We incorporated demographic parameters into a harvest-explicit PVA to model short-term (15 yr) probabilities of overharvesting (i.e., 1997-2012). Our harvest simulations suggest that current levels of kill are approaching and perhaps exceeding the sustainable yield in both populations.

Nous avons recouru aux données obtenues par marquage et recapture ainsi qu'aux analyses de viabilité de population pour estimer les paramètres démographiques, l'abondance et les risques liés à la récolte de deux populations adjacentes d'ours polaires (Ursus maritimus) évoluant dans le détroit de Lancaster et la baie Norwegian, au Canada. Les analyses reposaient sur les données relatives à 1 871 ours marqués de manière unique pendant la période allant de 1972 à 1997. Notre modèle de marquage et recapture le mieux ajusté tenait compte des effets du sexe et de l'âge sur les probabilités de survie, ainsi que de l'effet d'une recapture antérieure (dépendance) sur la probabilité de capture. La solution la plus parcimonieuse de notre analyse de survie consistait à assumer le même taux pour les populations du détroit de Lancaster et de la baie Norwegian. Les taux totaux de survie annuels (récoltés) (moyenne ± 1 SE) chez les femelles s'établissaient comme suit : 0,749 ± 0,105 (oursons), 0,879 ± 0,050 (âges 1-4), 0,936 ± 0,019 (âges 5-20), et 0,758 ± 0,054 (âges 21+). La grosseur moyenne des portées était de 1,69 ± 0,01 ourson dans le cas des femelles du détroit de Lancaster, et de 1,71 ± 0,08 ourson dans le cas des femelles de la baie Norwegian. Avant l'âge de six ans, en moyenne 0,31 ± 0,21 femelle du détroit de Lancaster produisait des portées (l'âge de reproduction le plus jeune était de cinq ans); cependant, les femelles de la baie Norwegian ne se reproduisaient pas avant l'âge de sept ans ou plus. L'abondance totale (1995-1997) atteignait en moyenne 2 541 ± 391 ours au détroit de Lancaster, et 203 ± 44 ours dans la baie Norwegian. Le taux fini d'augmentation (lambda) pendant la période d'étude était estimé à 1,001 ± 0,013 dans le cas des ours du détroit de Lancaster, et de 0,981 ± 0,027 dans le cas des ours de la baie Norwegian. Nous avons intégré les paramètres démographiques à une analyse de viabilité de population de récolte explicite pour modéliser les probabilités à court terme (15 ans) de surrécolte (i.e. 1997-2012). Nos simulations de récolte laissent croire que les taux d'ours tués approchent et peuvent même dépasser le rendement admissible des deux populations.


Point counts underestimate the importance of arctic foxes as avian nest predators : evidence from remote video cameras in Arctic Alaskan oilfields   /   Liebezeit, J.R.   Zack, S.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 153-161, ill., maps
ASTIS record 64333
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We used video cameras to identify nest predators at active shorebird and passerine nests and conducted point count surveys separately to determine species richness and detection frequency of potential nest predators in the Prudhoe Bay region of Alaska. From the surveys, we identified 16 potential nest predators, with glaucous gulls (Larus hyperboreus) and parasitic jaegers (Stercorarius parasiticus) making up more than 80% of the observations. From the video evidence, however, we identified arctic foxes (Alopex lagopus) as the predators in five of six predation events recorded with the cameras. These results indicate that estimated abundances of predators alone may not accurately reflect their true or proportional importance as nest predators. We also found that the identified predators removed all eggs and left the nests intact. Thus, attempts to identify predators solely on the basis of nest remains are not reliable for smaller bird species in this region. We found no evidence that camera-monitored nests were at greater risk of predation or desertion than camera-free nests. Overall, our ability to film predation events was hampered by the brief, highly synchronized breeding season, the harsh climate, and the higher nest survivorship for shorebirds in this region relative to temperate-breeding passerines, which have been the focus of most studies that use camera systems in attempts to identify nest predators at active nests.

Nous avons recouru à des cameras vidéo pour repérer les prédateurs de nids actifs d'oiseaux de rivage et de passériformes, puis nous avons effectué des calculs séparément afin de déterminer la richesse des espèces et la fréquence de détection de prédateurs de nids potentiels dans la région de la baie de Prudhoe, en Alaska. À partir des calculs, nous avons dénombré 16 prédateurs de nids potentiels, les goélands bourgmestres (Larus hyperboreus) et les labbes parasites (Stercorarius parasiticus) représentant plus de 80 % des observations. Cependant, à partir des vidéos, nous avons pu constater que les renards arctiques (Alopex lagopus) étaient les prédateurs dans cinq des six cas de prédation enregistrés au moyen des caméras. Ces résultats laissent croire que seules, les abondances estimées de prédateurs ne reflètent pas nécessairement leur importance véritable ou proportionnelle à titre de prédateurs de nids. Nous avons également constaté que les prédateurs en question prenaient tous les oeufs, sans toutefois toucher aux nids. Par conséquent, la possibilité d'identifier les prédateurs seulement en fonction des restes de nids n'est pas fiable dans le cas des plus petites espèces d'oiseaux de cette région. Rien ne nous a laissé croire que les nids surveillés à l'aide d'une caméra étaient plus vulnérables à la prédation ou à l'abandon que les nids n'étant pas dotés de caméras. Dans l'ensemble, la saison de reproduction hautement synchronisée - bien que brève - le climat difficile et le taux de survie en nid plus élevé chez les oiseaux de rivage dans cette région comparativement aux passériformes se reproduisant dans les régions tempérées sur lesquels la plupart des études faisant appel à des caméras se sont concentrées pour repérer les prédateurs de nids actifs ont nuit à notre aptitude à capter les cas de prédation sur vidéo.


Talent in the cold? Creative capital and the economic future of the Canadian North   /   Petrov, A.N.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 162-176, map
ASTIS record 64334
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The concept of the creative economy provides an alternative perspective on regional development in the Canadian North. Most studies in the economic geography of talent and creativity have focused on large metropolitan centres, but from the path-creation perspective, the creative class is no less important in the northern frontier area, where it acts as the agent of economic transformation and revitalization. I used both traditional and newly developed creative class metrics based on the four-sector model of the creative class to analyze creative capital in northern towns. Although the creative class is weak in the Canadian North, I identify a group of six leading communities that constitute the creative core of the North (Yellowknife, NT; Whitehorse, YT; Inuvik, NT; Fort Smith, NT; Smithers, BC; and Iqaluit, NU). These communities have high levels of creative capital and can compete nationally in terms of quality of place to attract the creative labor force. A dozen others could be considered lesser centres of creativity. Not surprisingly, single-industry towns in the Canadian North have the weakest creative class and therefore much less potential for regional reinvention. Some characteristics of the creative class observed in northern communities are similar to those found in metropolitan areas, but others are distinctive. In the periphery, entrepreneurship and leadership appear to be more important elements than formal education. Creativity is found to be positively associated with the aboriginality of the population. Northern communities should consider adopting policies that will stimulate the growth of creative capital by developing the education and business skills, leadership ability, entrepreneurial competency, and artistic talent of their residents.

Le concept de l'économie de la créativité nous donne une perspective différente du développement régional du Nord canadien. La plupart des études portant sur la géographie économique propre au talent et à la créativité se concentrent sur les grands centres métropolitains. Cependant, d'après la perspective de la création, la classe créative n'est pas moins importante dans les régions pionnières du Nord, là où elle joue le rôle d'agent de transformation et de revitalisation économique. J'ai recouru aux métriques de la classe créative traditionnelle et aux métriques de la classe créative nouvellement formée reposant sur le modèle à quatre secteurs de la classe créative pour analyser le capital créatif des collectivités du Nord. Bien que la classe créative soit faible dans le Nord canadien, j'ai cerné un groupe de six collectivités principales qui constituent le noyau créatif du Nord (Yellowknife, T.N.-O.; Whitehorse, Yukon; Inuvik, T.N.-O.; Fort Smith, T.N.-O.; Smithers, C.-B.; et Iqaluit, Nunavut). Le capital créatif de ces collectivités est considérable et celles-ci peuvent livrer concurrence à l'échelle nationale en matière de qualité de l'endroit pour attirer une main-d'oeuvre créatrice. Une douzaine d'autres collectivités pourraient être considérées comme des centres de créativité moins importants. Fait non surprenant, les collectivités du Nord canadien centrées sur une seule industrie ont la classe créative la plus faible et par conséquent, elles possèdent des possibilités de réinvention régionale beaucoup moins grandes. Certaines caractéristiques de la classe créative observées dans les collectivités du Nord sont semblables à celles se trouvant dans les régions métropolitaines, tandis que d'autres sont distinctes. En périphérie, l'entreprenariat et le leadership semblent prendre plus d'importance que la scolarité officielle. La créativité est positivement liée au caractère autochtone de la population. Les collectivités du Nord devraient considérer l'adoption de politiques visant à stimuler la croissance du capital créatif en mettant au point des programmes d'études et des compétences en affaires, en leadership et en entreprenariat, ainsi qu'en mettant en valeur le talent artistique des gens de la région.


"The time of the most polar bears" : a co-management conflict in Nunavut   /   Dowsley, M.   Wenzel, G.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 177-189, map
ASTIS record 64335
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Since the 1990s, Inuit traditional knowledge (Inuit Qaujimajatuqangit) has taken on a substantial role in polar bear management in the Canadian territory of Nunavut through its direct use in quota-setting procedures. A co-management conflict has arisen from an increase of hunting quotas in January 2005 for Inuit living in the Baffin Bay and Western Hudson Bay polar bear population areas. The quotas were based on Inuit observations and their conclusion that these polar bear populations had increased. Scientific information suggests that climate change has concentrated polar bears in areas where humans are more likely to encounter them, but that the populations are in decline as a result of overhunting and climate-change effects on demographic rates. During consultations with wildlife managers and through other interviews in 2005, Inuit indicated their lack of support for quota reductions. Discussions with Inuit reveal two categories of problems that, though couched in the polar bear management issue, involve the co-management system and the integration of Inuit and scientific knowledge more generally. The first relates to direct observations of the environment by both Inuit and scientists and the synthesis of such information. The second relates to Inuit conceptualizations of human-animal relationships and the incorporation of scientific studies and management into that relationship. These problems reveal that differences between Inuit Qaujimajatuqangit and scientific knowledge are not fully understood and accounted for within the co-management system and that the system does not effectively integrate Inuit cultural views into management.

Depuis les années 1990, les connaissances traditionnelles des Inuits (Inuit Qaujimajatuqangit) jouent un grand rôle dans la gestion des ours polaires du territoire canadien du Nunavut et ce, grâce au recours direct aux quotas. Un conflit de co-gestion s'est déclaré en raison de l'augmentation des quotas de chasse en janvier 2005 chez les Inuits vivant dans les régions peuplées d'ours polaires de la baie de Baffin et de l'ouest de la baie d'Hudson. Les quotas avaient été établis en fonction des observations faites par les Inuits et de leur conclusion selon laquelle les populations d'ours polaires étaient à la hausse. Pour leur part, les données scientifiques laissent entendre que le changement climatique a fait en sorte que les ours polaires se concentrent dans des régions où les humains sont plus susceptibles de les rencontrer, mais que les populations connaissent une diminution en raison de la chasse abusive et des effets du changement climatique sur les taux démographiques. Dans le cadre de consultations avec des gestionnaires de la faune et d'entrevues réalisées en 2005, les Inuits ont mentionné qu'ils n'appuyaient pas la réduction des quotas. D'après les discussions entretenues avec les Inuits, les problèmes font partie de deux catégories même si celles-ci relèvent toutes deux de l'enjeu de la gestion des ours polaires, soit le système de co-gestion, ainsi que l'intégration des connaissances des Inuits et des connaissances scientifiques de manière plus générale. Le premier problème a trait aux observations directes de l'environnement réalisées tant par les Inuits que par les scientifiques, ainsi qu'à la synthèse de cette information. Le deuxième problème se rapporte aux conceptualisations des Inuits en matière de relations entre les humains et les animaux ainsi qu'à l'intégration des études scientifiques et de la gestion à cette relation. Ces problèmes révèlent que les différences entre les connaissances inuites (Qaujimajatuqangit) et les connaissances scientifiques ne sont pas entièrement comprises et considérées dans le cadre du système de co-gestion, et que le système n'intègre pas efficacement les points de vue culturels des Inuits à la gestion.


Effects of seismic lines on the abundance of breeding birds in the Kendall Island Bird Sanctuary, Northwest Territories, Canada   /   Ashenhurst, A.R.   Hannon, S.J.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 190-198
ASTIS record 64336
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Current plans to increase oil and gas exploration and extraction in the Canadian Arctic include development in the Kendall Island Bird Sanctuary, Northwest Territories. Various studies have shown impacts of seismic lines on vegetation, but the effects on bird abundance in the Arctic are poorly known. We evaluated the impact of new (0.5-1.5 years old) and old (10-35 years old) visible seismic lines within the sanctuary on the abundance of breeding passerines (savannah sparrow, Passerculus sandwichensis; Lapland longspur, Calcarius lapponicus; common redpoll, Carduelis flammea; American tree sparrow, Spizella arborea; and red-necked phalarope, Phalaropus lobatus) in upland tundra, low-centre polygon, and sedge/willow habitats. Along new seismic lines, effects on abundance were not statistically significant for most groups of birds, although the trend in most habitats was for more birds on reference transects than on seismic lines. Significant impacts were found for passerines grouped in upland tundra and for savannah sparrow in sedge/willow. The latter effect (possibly due to standing water along the line) was not significant the following year. Along old seismic lines, abundance of passerines was lower than on reference transects in upland tundra and low-centre polygon habitat, except for Lapland longspurs in upland tundra. Lines created 10-30 years ago have persistent vegetative changes and this appears to have reduced bird abundance. Although we did not plot individual territories, birds were seen crossing the seismic lines and sometimes perched on them, suggesting that they were not avoiding the lines altogether. Instead, these birds may have increased territory size to compensate for vegetative changes along the lines.

Les plans actuels visant l'intensification des travaux d'exploration et d'extraction pétrolière et gazière dans l'Arctique canadien visent la mise en valeur du refuge d'oiseaux de l'île Kendall, dans les Territoires du Nord-Ouest. Même si diverses études ont permis de démontrer les effets des profils sismiques sur la végétation, les effets de ces profils sur l'abondance d'oiseaux dans l'Arctique sont méconnus. Au sein du refuge, nous avons évalué l'incidence des nouveaux (de 0,5 à 1,5 an) et anciens (de 10 à 35 ans) profils sismiques visibles sur l'abondance des passériformes nicheurs (bruant des prés, Passerculus sandwichensis; bruant lapon, Calcarius lapponicus; sizerin flammé, Carduelis flammea; bruant hudsonien, Spizella arborea et phalarope à bec large, Phalaropus lobatus) dans la toundra supérieure, le polygone à centre concave et les habitats de laiche et de saule. Le long des nouveaux profils sismiques, les effets enregistrés sur l'abondance n'étaient pas statistiquement importants pour la plupart des groupes d'oiseaux, bien que dans la plupart des habitats, la tendance se traduit par la présence d'un plus grand nombre d'oiseaux dans les transects de référence que dans les profils sismiques. Les effets étaient importants dans le cas des passériformes regroupés dans la toundra supérieure ainsi que dans le cas du bruant des prés évoluant dans l'habitat de laiche et de saule. Ce dernier effet (qui pourrait être attribuable à l'eau stagnante le long du profil) n'était pas considérable l'année suivante. Le long des anciens profils sismiques, les passériformes se trouvaient en moins grande abondance que dans l'habitat du transect de référence de la toundra supérieure et du polygone à centre concave, sauf dans le cas du bruant lapon de la toundra supérieure. Les profils dont l'existence remonte à 10 à 30 ans sont caractérisés par des changements durables du point de vue de la végétation, et cela semble avoir eu pour effet de diminuer l'abondance d'oiseaux. Même si nous n'avons pas tracé de territoires individuels, nous avons aperçu des oiseaux en train de traverser les profils sismiques, où ils se perchaient même parfois, ce qui laisse entrevoir qu'ils n'évitaient pas les profils. Au lieu, il se peut que ces oiseaux disposent d'un territoire plus grand, ce qui compenserait pour les changements végétatifs dénotés le long des profils.


Environmental conditions and vegetation recovery at abandoned drilling mud sumps in the Mackenzie Delta region, Northwest Territories, Canada   /   Johnstone, J.F.   Kokelj, S.V.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 199-211, ill., maps
ASTIS record 64337
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Historical data from oil and gas exploration in the delta of the Mackenzie River, Northwest Territories, in the 1970s provided an opportunity to estimate decadal-scale impacts of exploratory oil and gas drilling on native plant communities in low Arctic tundra. We assessed changes in vegetation composition and associated environmental gradients across seven drilling mud sumps in the Kendall Island Bird Sanctuary, Mackenzie Delta. Three decades after disturbance, drilling sumps had developed vegetation coverage equivalent to that in undisturbed areas, although bare soil persisted in ponded areas and where a salt crust was present. Vegetation on sumps was composed of communities dominated by forbs, grasses, and tall shrubs that were distinct from adjacent, undisturbed sedge and low shrub communities. The area of altered vegetation around a sump was generally larger in upland or saline environments than in lowland areas. Pooled water observed around many sumps was likely associated with thaw subsidence that occurred following construction, which was subsequently compounded by snow drifting and increased soil temperatures along the margins of the sump mound. Changes in drainage, active-layer depth, and surface salt concentrations appear to be key environmental factors that have helped shape plant communities established on drilling sumps in the three decades after disturbance.

Les données historiques relatives à l'exploration pétrolière et gazière réalisée dans le delta du fleuve Mackenzie, Territoires du Nord-Ouest, dans les années 1970 ont permis d'estimer les incidences décadaires des forages pétroliers et gaziers exploratoires sur les peuplements de végétaux régionaux de la basse toundra arctique. Nous avons évalué les changements caractérisant la composition de la végétation et les gradients environnementaux connexes relativement à sept bassins à boue du refuge d'oiseaux de l'île Kendall, dans le delta du Mackenzie. Trois décennies après la perturbation, la couverture végétale des bassins à boue était équivalente à celle des endroits non perturbés, bien qu'il restait toujours du sol dénudé dans les endroits en présence d'étangs et de croûtes salées. Le végétation se retrouvant sur les bassins était composée d'herbes non graminéennes, de graminées et de grands arbrisseaux différents des peuplements adjacents constitués de laiche et de petits arbrisseaux non perturbés. La zone caractérisée par la nouvelle végétation autour d'un bassin était généralement plus volumineuse dans les hautes terres ou les milieux salins que dans les basses terres. L'eau accumulée autour de nombreux bassins découlait vraisemblablement de la subsidence attribuable au dégel qui s'est manifesté après la construction, ce qui a été aggravé par la poudrerie et les températures du sol à la hausse le long des marges du monticule des bassins. Les changements en matière de ruissellement, de profondeur de la couche active et de concentrations de sel de surface semblent constituer d'importants facteurs environnementaux ayant aidé à façonner les peuplements de végétaux qui se sont établis sur les bassins de forage au cours des trois décennies ayant suivi la perturbation.


David C. Nutt (1919-2008)   /   Morse, S.A.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 222-223, ill.
ASTIS record 64338
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Captain David Clark Nutt USNR, 88, of Etna, New Hampshire, died on January 10, 2008, in Hanover, New Hampshire. Born in Cleveland on June 21, 1919, to Joseph Randolph Nutt and Elizabeth Hasbrouck Nutt, he graduated from Dartmouth College with a degree in botany in 1941. Two years later, he married Mary Louise (Babs) Wright. The couple moved to Etna in 1946. Nutt led the team that made the first measurements of the composition of ancient air in Greenland ice in the 1950s, thus triggering the modern study of climate change in the polar regions. His team also measured the age of the Greenland ice, moved their sampling base from icebergs to ice tunnels at Thule, Greenland, and began the ice drilling methods that eventually led to retrieving complete ice cores to bedrock in Greenland and Antarctica. By now, these cores have reached back 110 000 years in Greenland and 740 000 years in Antarctica. Analysis of trapped air in ice began in 1954 with the Norwegian physiologist Per F. Scholander, who worked with Greenland icebergs off the Labrador coast on board the oceanographic research schooner Blue Dolphin, of which Nutt was master, expedition leader, and chief scientist. One day while looking over the rail, Scholander asked why the glacial ice was fizzing. From his wide Arctic experience, Nutt told him that it was air that had been locked in under high pressure during the transition from glacial snow to ice and was now being released. "Put it in your Scotch, and you'll have instant iced Scotch and soda," he said. ... Scholander was galvanized by the possibility that the air was old air, original with the ice, and reckoned that he could measure its CO2 content, which would tell him about old atmospheres. The first paper reporting this success was published in Science in 1956 (Scholander et al., 1956). Further analyses of Greenland ice by Scholander and L.K. Coachman involved oxygen isotope measurements taken by W. Dansgaard in Denmark, and eventually, the first carbon-14 dating of ancient ice at the laboratory of Hessel De Vries in The Netherlands. Thus began the modern era of climate change research that led to the Nobel Peace Prizes of 2007. A summary history of the early publications on gas in ice is given in a note by Morse and Coachman (1983). In further studies, Nutt used the Blue Dolphin to discover the annual cycle of thermal and compositional change in Labrador fjords. This work also involved measurements through the winter ice using dog teams for transport, and fall observations from small boats to capture the maximum warming of the bottom water. Nutt also helped to establish the U.S. Army Cold Regions Research and Engineering Laboratory (USA-CRREL) in Hanover, New Hampshire. As a student from 1935 to 1940, Nutt accompanied Captain Robert A. Bartlett to the Arctic on the schooner Morrissey. His resulting experience in navigation and seamanship qualified him for a direct commission in the United States Navy, and he was called to active duty in 1941 during the last semester of his senior year at Dartmouth. His first duty involved attending Local Defense School at the Boston Navy Yard, where he was allowed to sit his Dartmouth comprehensive examination in Botany and later released for graduation exercises. In 1942 - 43, he served in Greenland on the survey schooner USS Bowdoin, under Lt. Stuart Hotchkiss, charting the West Greenland waters for the construction of air bases to be used in ferrying fighter planes to England as part of the Bolero movement. In 1944, after a tour studying mapping problems in the Pacific in the Navy Hydrographic Office in Washington, Nutt joined the survey ship USS Sumner (AGS-5), serving first as executive officer and then as captain. On that ship, he conducted surveys and cleared waters for navigation in the western Pacific at Ulithi Atoll (where 400 ships of class destroyer and above were accommodated in harbor), Guam, Iwo Jima, Leyte Gulf, Korea, China, and Bikini Atoll, where the ship prepared the harbor for the 1946 atomic bomb test. The Sumner saw action and won three battle stars. At Iwo Jima, Nutt climbed Mount Suribachi during the battle to set a survey signal there and by chance also visited his old college roommate, now Marine Captain Robert White, in his command post foxhole while Hell's kitchen was flying overhead. In 1946 Nutt was released from active duty to the Naval Reserve with the rank of Commander and became attached to the Geography Department at Dartmouth College. In 1948, he acquired the schooner Blue Dolphin, refitted it for Arctic oceanographic research, and from 1949 to 1952 and again in 1954, surveyed the fjords and estuaries of Labrador. Dartmouth professor Elmer Harp Jr. joined the 1949 expedition as archaeologist and discovered evidence of the 4500-3300-year-old Maritime Archaic culture in Port au Choix, Newfoundland. With colleagues Nutt and Trevor Lloyd, Harp helped attract the Arctic explorer Vilhjalmur Stefansson, with his library of Arctic writings, to Dartmouth. From 1957 to 1962 and again from 1965 to 1970, Nutt served as a governor (and as chairman in 1961-62) of the Arctic Institute of North America, and he also served on the boards of the American Polar Society, the New England Grenfell Association, and the Aviation Association of New Hampshire. He was president of the Early Sites Foundation and was awarded the Elisha Kent Kane Medal of the Geographical Society of Philadelphia for Arctic service. He was a selectman in Hanover and served several terms in the New Hampshire legislature. Nutt and his wife Babs owned and operated Post Mills Airport in Vermont. In Etna, they gardened, raised sheep, maintained a maple sugar orchard and were tree farmers, winning the New Hampshire Tree Farmer of the Year Award in 1995. Babs, an accomplished sailplane and aerobatics pilot instructor, held the women's dual-seat glider altitude record of 35 463 feet in a wave over Colorado. She predeceased David in 2006. David Nutt is survived by four daughters, Mary Nutt of Socorro, New Mexico; Peggy Mitchell of Canaan, New Hampshire; Patsy Decker of Salisbury, Maryland; and Sally Nutt of McCall, Idaho; two sons, David Nutt Jr. of Edgecomb, Maine; and William Nutt of Enfield, New Hampshire; 12 grandchildren; and six great-grandchildren.


The sinking of the MS Explorer : implications for cruise tourism in Arctic Canada   /   Stewart, E.J.   Draper, D.
Arctic, v. 61, no. 2, June 2008, p. 224-228, ill., map
ASTIS record 64339
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Built in 1969, and affectionately known as "the little red ship," the MS Explorer was the first vessel specifically designed for transport of passengers in the polar regions .... Under the name Lindblad Explorer, she took passengers to Antarctica in the 1969-70 austral summer (Splettstoesser, 2000), and in 1984 she was the first ship to take visitors through the Northwest Passage in the Canadian Arctic. These achievements earned the Explorer an esteemed reputation in the niche polar travel sector. Ironically, however, the Explorer was also the first cruise ship to sink in polar waters, off the coast of the Antarctic Peninsula, in November 2007 .... This incident is a sad tribute to the veteran polar cruise ship and a concern for all who support responsible tourism in Antarctica and who care about the conservation of the Antarctic environment. A major incident involving a cruise vessel, such as this, came as little surprise; it was an accident some observers had predicted was waiting to happen (Stewart and Draper, 2006). This prediction was premised on the facts that the number of cruise vessels operating in both the Arctic and Antarctic had been increasing and that, since 2000, large cruise liners that were not ice-strengthened had entered the Antarctic cruise market. What came as a surprise was that the first sinking was of a veteran ice-strengthened vessel designed and purposely outfitted for polar travel. Even more surprising was that, at the time of the incident, the cruise ship was operating in seemingly benign ice and calm weather conditions. This essay provides an overview of polar cruise tourism trends, highlighting the important role played by the ill-fated Explorer and describing briefly what happened to her in Antarctica, and comments on the implications of the incident for cruise tourism in light of climate warming in the Arctic. ...


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