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Remote sensing of Arctic vegetation : relations between the NDVI, spatial resolution and vegetation cover on Boothia Peninsula, Nunavut   /   Laidler, G.J.   Treitz, P.M.   Atkinson, D.M.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 1-13, ill., maps
PCSP/PPCP contribution, no. 036-06
ASTIS record 63652
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Arctic tundra environments are thought to be particularly sensitive to changes in climate, whereby alterations in ecosystem functioning are likely to be expressed through shifts in vegetation phenology, species composition, and net ecosystem productivity (NEP). Remote sensing has shown potential as a tool to quantify and monitor biophysical variables over space and through time. This study explores the relationship between the normalized difference vegetation index (NDVI) and percent-vegetation cover in a tundra environment, where variations in soil moisture, exposed soil, and gravel till have significant influence on spectral response, and hence, on the characterization of vegetation communities. IKONOS multispectral data (4 m spatial resolution) and Landsat 7 ETM + data (30 m spatial resolution) were collected for a study area in the Lord Lindsay River watershed on Boothia Peninsula, Nunavut. In conjunction with image acquisition, percent cover data were collected for twelve 100 m × 100 m study plots to determine vegetation community composition. Strong correlations were found for NDVI values calculated with surface and satellite sensors, across the sample plots. In addition, results suggest that percent cover is highly correlated with the NDVI, thereby indicating strong potential for modeling percent cover variations over the region. These percent cover variations are closely related to moisture regime, particularly in areas of high moisture (e.g., water-tracks). These results are important given that improved mapping of Arctic vegetation and associated biophysical variables is needed to monitor environmental change.

On croit que les environnements de la toundra arctique sont particulièrement sensibles aux changements climatiques, en ce sens que toute altération du fonctionnement de l'écosystème est susceptible d'être exprimée dans le réarrangement de la phénologie de la végétation, de la composition des espèces et de la productivité nette de l'écosystème (PNÉ). La télédétection s'avère un outil efficace de quantification et de surveillance des variables biophysiques dans le temps et dans l'espace. Cette étude explore la relation entre l'indice d'activité végétale et le pourcentage de couverture végétale en milieu de toundra, où les variations propres à l'humidité du sol, au sol exposé et au till de gravier ont une influence considérable sur la réponse spectrale et, par conséquent, sur la caractérisation des communautés végétales. Des données multispectrales IKONOS (résolution spatiale de 4 m) et des données ETM + de Landsat 7 (résolution spatiale de 30 m) ont été recueillies pour une zone d'étude visée par la ligne de partage des eaux à la hauteur de la rivière Lord Lindsay, dans la péninsule de Boothia, au Nunavut. De concert avec l'acquisition d'images, les données relatives au pourcentage de couverture ont été recueillies pour douze terrains d'étude de 100 m sur 100 m dans le but de déterminer la composition de la communauté végétale. De fortes corrélations ont été dénotées dans le cas des valeurs de l'indice d'activité végétale calculées à l'aide de détecteurs de surface et de détecteurs satellisés et ce, à l'échelle des terrains ayant servi d'échantillon. Par ailleurs, les résultats laissent entendre que le pourcentage de couverture est hautement corrélé avec l'indice d'activité végétale, ce qui indique une forte possibilité de modélisation des variations de pourcentage de couverture dans la région. Ces variations du pourcentage de couverture sont étroitement liées au régime d'humidité, particulièrement dans les régions où l'humidité est élevée (comme les traces d'eau). Ces résultats revêtent de l'importance étant donné qu'il y a lieu d'améliorer le mappage de la végétation arctique et les variables biophysiques connexes afin de surveiller la modification de l'environnement.


Unusual predation attempts of polar bears on ringed seals in the southern Beaufort Sea : possible significance of changing spring ice conditions   /   Stirling, I.   Richardson, E.   Thiemann, G.W.   Derocher, A.E.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 14-22, ill., maps
ASTIS record 63653
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In April and May 2003 through 2006, unusually rough and rafted sea ice extended for several tens of kilometres offshore in the southeastern Beaufort Sea from about Atkinson Point to the Alaska border. Hunting success of polar bears (Ursus maritimus) seeking seals was low despite extensive searching for prey. It is unknown whether seals were less abundant in comparison to other years or less accessible because they maintained breathing holes below rafted ice rather than snowdrifts, or whether some other factor was involved. However, we found 13 sites where polar bears had clawed holes through rafted ice in attempts to capture ringed seals (Phoca hispida) in 2005 through 2006 and another site during an additional research project in 2007. Ice thickness at the 12 sites that we measured averaged 41 cm. These observations, along with cannibalized and starved polar bears found on the sea ice in the same general area in the springs of 2004 through 2006, suggest that during those years, polar bears in the southern Beaufort Sea were nutritionally stressed. Searches made farther north during the same period and using the same methods produced no similar observations near Banks Island or in Amundsen Gulf. A possible underlying ecological explanation is a decadal-scale downturn in seal populations. But a more likely explanation is major changes in the sea-ice and marine environment resulting from record amounts and duration of open water in the Beaufort and Chukchi seas, possibly influenced by climate warming. Because the underlying causes of observed changes in polar bear body condition and foraging behaviour are unknown, further study is warranted.

En avril et en mai des années 2003 à 2006, de la glace de mer inhabituellement raboteuse et entassée s'est étendue sur plusieurs dizaines de kilomètres au large du sud-est de la mer de Beaufort, à partir de la pointe Atkinson environ jusqu'à la frontière de l'Alaska. Les ours polaires (Ursus maritimus) avaient donc du mal à attraper des phoques malgré la chasse intense. On ne sait pas si les phoques s'y trouvaient en moins grande abondance par rapport aux autres années ou s'ils étaient moins accessibles parce qu'ils maintenaient des trous d'air sous la glace entassée plutôt que dans les congères, ou si un autre facteur entrait en jeu. Cependant, de 2005 à 2006, on a repéré 13 endroits où les ours polaires avaient griffé des trous dans la glace entassée pour essayer d'attraper les phoques annelés (Phoca hispida), puis un autre endroit dans le cadre d'un autre projet de recherche en 2007. Aux 12 endroits mesurés, l'épaisseur de la glace atteignait 41 cm en moyenne. Ces observations, en plus des observations d'ours polaires cannibalisés et d'ours polaires affamés trouvés sur la glace de mer dans à peu près la même région du printemps 2004 au printemps 2006, laissent croire que pendant ces années, les ours polaires du sud de la mer de Beaufort éprouvaient du stress alimentaire. Des recherches effectuées plus au nord pendant cette même période, recherches réalisées à l'aide des mêmes méthodes, n'ont pas permis d'aboutir à des observations similaires près de l'île de Banks ou du golfe Amundsen. Du point de vue écologique, une explication sous-jacente consisterait en un fléchissement décadaire des populations de phoques. Cependant, une explication plus plausible consisterait en des changements majeurs caractérisant la glace de mer et le milieu marin découlant de quantités et de durées records d'eau libre dans les mers de Beaufort et de Chukchi, ce qui pourrait être le résultat du réchauffement climatique. Puisqu'on ne connaît pas les causes sous-jacentes des changements observés sur le plan de l'état du corps et des comportements alimentaires des ours polaires, des recherches plus poussées pourraient être justifiées.


The annual migration cycle of Emperor Geese in western Alaska   /   Hupp, J.W.   Schmutz, J.A.   Ely, C.R.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 23-34, ill., maps
ASTIS record 63667
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Most emperor geese (Chen canagica) nest in a narrow coastal region of the Yukon-Kuskokwim Delta (YKD) in western Alaska, but their winter distribution extends more than 3000 km from Kodiak Island, Alaska, to the Commander Islands, Russia. We marked 53 adult female emperor geese with satellite transmitters on the YKD in 1999, 2002, and 2003 to examine whether chronology of migration or use of seasonal habitats differed among birds that wintered in different regions. Females that migrated relatively short distances (650-1010 km) between the YKD and winter sites on the south side of the Alaska Peninsula bypassed autumn staging areas on the Bering Sea coast of the Alaska Peninsula or used them for shorter periods (mean = 57 days) than birds that made longer migrations (1600-2640 km) to the western Aleutian Islands (mean = 97 days). Alaska Peninsula migrants spent more days at winter sites (mean = 172 days, 95% CI: 129-214 days) than western Aleutian Island migrants (mean = 91 days, 95% CI: 83-99 days). Birds that migrated 930-1610 km to the eastern Aleutian Islands spent intermediate intervals at fall staging (mean = 77 days) and wintering areas (mean = 108 days, 95% CI: 95-119 days). Return dates to the YKD did not differ among birds that wintered in different regions. Coastal staging areas on the Alaska Peninsula may be especially important in autumn to prepare Aleutian migrants physiologically for long-distance migration to winter sites, and in spring to enable emperor geese that migrate different distances to reach comparable levels of condition before nesting.

La plupart des oies empereurs (Chen canagica) nichent dans une étroite région côtière du delta Yukon-Kuskokwim (DYK), dans l'ouest de l'Alaska. Cependant, l'hiver, leur répartition hivernale s'étend sur plus de 3000 km, depuis l'île de Kodiak, en Alaska, jusqu'aux îles Commander, en Russie. Nous avons apposé à 53 oies empereurs femelles adultes du DYK des transmetteurs satellites en 1999, 2002 et 2003 dans le but d'examiner si la chronologie de la migration ou l'utilisation des habitats saisonniers différaient chez les oiseaux qui hivernaient dans des régions différentes. Les femelles dont la migration se faisait sur des distances assez courtes (de 650 à 1010 km) entre le DYK et les lieux d'hivernage du côté sud de la péninsule de l'Alaska contournaient les haltes migratoires de la côte de la mer de Béring de la péninsule de l'Alaska ou s'en servaient pendant de plus courtes périodes (moyenne = 57 jours) que les oiseaux dont les migrations étaient plus longues (de 1600 à 2 640 km) vers les îles Aléoutiennes de l'Ouest (moyenne = 97 jours). Les migrants de la péninsule de l'Alaska passaient plus de jours aux lieux d'hivernage (moyenne = 172 jours, 95 % IC : 129-214 jours) que les migrants des îles Aléoutiennes de l'Ouest (moyenne = 91 jours, 95 % IC : 83-99 jours). Les oiseaux dont la migration se faisait de 930 à 1 610 km vers les îles Aléoutiennes de l'Est passaient des intervalles intermédiaires aux haltes migratoires de l'automne (moyenne = 77 jours) et aux aires d'hivernage (moyenne = 108 jours, 95 % IC : 95-119 jours). Les dates de retour au DYK ne différaient pas chez les oiseaux qui hivernaient dans des régions différentes. Les haltes migratoires côtières de la péninsule de l'Alaska pourraient revêtir une importance particulière à l'automne, en ce sens qu'elles permettent aux migrants des Aléoutiennes de se préparer physiologiquement à la migration de longue distance menant aux lieux d'hivernage, et le printemps, elles permettent aux oies empereurs qui migrent sur diverses distances d'atteindre des degrés de condition comparables avant la nidification.


Dorset Palaeoeskimo skin processing at Phillip's Garden, Port au Choix, northwestern Newfoundland   /   Renouf, M.A.P.   Bell, T.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 35-47, ill., maps
ASTIS record 63670
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This paper examines artifactual and palaeo-limnological evidence of sealskin processing associated with Phillip's Garden, a Dorset Palaeoeskimo site at Port au Choix in northwestern Newfoundland. We propose that harp seals were hunted from Phillip's Garden as much for skins as for meat and fat, and that processing sealskins was the first step in the important activity of making clothes, boots, and other items. We outline the steps and tools involved in sealskin processing throughout the northern circumpolar world, and we identify specialized skin-processing tools in the Phillip's Garden tool assemblage. Sealskin processing is also inferred from pollen and chironomid data from Bass Pond, adjacent to Phillip's Garden. Disturbance across pollen taxa is evident at 2200-1400 cal BP, and anomalous salinity values are evident at 2000-1400 cal BP. We argue that these are connected to Palaeoeskimo activities at the pond, in particular Dorset sealskin soaking and tanning. This study shifts our perception of Dorset activities at Phillip's Garden away from a narrow focus on seal hunting and the site itself and broadens our view to include more of the multiplicity of day-to-day human activities that took place within a larger cultural landscape that included Phillip's Garden and Bass Pond.

Cette communication se penche sur des preuves artéfactuelles et paléolimnologiques relatives à la transformation de peaux de phoques associée au jardin Phillip's, un lieu paléo-esquimau dorset de Port au Choix, dans le nord-ouest de Terre-Neuve. Nous laissons entendre que le phoque du Groenland était chassé du jardin Phillip's tant pour sa peau que pour sa viande et sa graisse, et que la transformation des peaux de phoques constituait la première étape de cette activité importante consistant à confectionner des vêtements, des bottes et d'autres articles. Nous faisons mention des étapes et des outils nécessaires à la transformation des peaux de phoques à l'échelle du monde circumpolaire du Nord, et nous décrivons des outils spécialisés de transformation des peaux provenant de l'assemblage d'outils du jardin Phillip's. La transformation des peaux de phoques est également comprise grâce aux données relatives au pollen et aux chironomes de l'étang Bass, adjacent au jardin Phillip's. Il y a un dérangement évident du taxon du pollen entre 2200 et 1400 cal. BP. Par ailleurs, des valeurs de salinité anomales sont évidentes entre 2000 et 1400 cal. BP. Nous soutenons que ces données sont reliées aux activités paléo-esquimaudes ayant eu lieu à l'étang, plus particulièrement les activités de trempe et de tannage des peaux de phoques du dorset. Cette étude fait dévier notre perception des activités du dorset ayant eu lieu au jardin Phillip's, perception qui voulait que seule la chasse au phoque y ait été pratiquée, et nous laisse croire que de multiples activités humaines s'y déroulaient au quotidien dans le plus grand contexte culturel qu'englobait le jardin Phillip's et l'étang Bass.


Has prey availability for Arctic birds advanced with climate change? Hindcasting the abundance of tundra arthropods using weather and seasonal variations   /   Tulp, I.   Schekkerman, H.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 48-60, ill., maps
ASTIS record 63671
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Of all climatic zones on earth, Arctic areas have experienced the greatest climate change in recent decades. Predicted changes, including a continuing rise in temperature and precipitation and a reduction in snow cover, are expected to have a large impact on Arctic life. Large numbers of birds breed on the Arctic tundra, and many of these, such as shorebirds and passerines, feed on arthropods. Their chicks depend on a short insect population outburst characteristic of Arctic areas. To predict the consequences of climate change for reproduction in these birds, insight into arthropod phenology is essential. We investigated weather-related and seasonal patterns in abundance of surface-active arthropods during four years in the tundra of NW Taimyr, Siberia. The resulting statistical models were used to hindcast arthropod abundance on the basis of a 33-year weather dataset collected in the same area. Daily insect abundance was correlated closely with date, temperature, and, in some years, with wind and precipitation. An additional correlation with the number of degree-days accumulated after 1 June suggests that the pool of potential arthropod recruits is depleted in the course of the summer. The amplitude of short-term, weather-induced variation was as large as that of the seasonal variation. The hindcasted dates of peak arthropod abundance advanced during the study period, occurring seven days earlier in 2003 than in 1973. The timing of the period during which birds have a reasonable probability of finding enough food to grow has changed as well, with the highest probabilities now occurring at earlier dates. At the same time, the overall length of the period with probabilities of finding enough food has remained unchanged. The result is an advancement of the optimal breeding date for breeding birds. To take advantage of the new optimal breeding time, Arctic shorebirds and passerines must advance the start of breeding, and this change could affect the entire migratory schedule. Because our analyses are based on a single site, we cannot conclude that this is a general pattern for the entire Arctic. To investigate the generality of this pattern, our approach should be applied at other sites too.

De toutes les zones climatiques de la Terre, ce sont les régions de l'Arctique qui ont enregistré le plus grand changement climatique au cours des dernières décennies. Les changements prévus, qui comprennent notamment l'augmentation continue des températures et des précipitations de même que la diminution de la couverture de neige, devraient avoir de grandes incidences sur la vie de l'Arctique. De grandes quantités d'oiseaux se reproduisent sur la toundra de l'Arctique, et beaucoup d'entre eux, tels que les oiseaux de rivage et les passériformes, se nourrissent d'arthropodes. Leurs oisillons dépendent d'une courte affluence de population d'insectes, ce qui est caractéristique des régions arctiques. Afin de prévoir les conséquences du changement climatique sur la reproduction de ces oiseaux, il faut absolument se familiariser avec la phénologie des arthropodes. Nous avons examiné les modèles météorologiques et saisonniers dans les cas d'abondance d'arthropodes actifs à la surface pendant une période de quatre ans dans la toundra du nord-ouest de Taimyr, en Sibérie. Les modèles statistiques qui en ont découlé ont permis de faire des simulations rétrospectives de l'abondance des arthropodes en fonction d'un ensemble de données météorologiques échelonnées sur 33 ans, données qui avaient été recueillies dans cette même région. L'abondance des insectes au quotidien a été étroitement corrélée avec la date, la température et, pour certaines années, le vent et les précipitations. Une autre corrélation avec le nombre de degrés-jours accumulés après le 1er juin laisse croire que le bassin de recrues possibles d'arthropodes s'épuise dans le courant de l'été. L'amplitude de la variation à court terme attribuable aux conditions atmosphériques était aussi considérable que la variation saisonnière. Les dates de simulation rétrospective des périodes d'abondance de pointe chez les arthropodes ont avancé pendant la période visée par l'étude, se manifestant ainsi sept jours plus tôt en 2003 qu'en 1973. La répartition dans le temps de la période pendant laquelle les oiseaux ont une probabilité raisonnable de trouver suffisamment de nourriture pour grandir a également changé, les probabilités les plus fortes se manifestant maintenant plus tôt. Pour sa part, la durée générale de la période comportant des probabilités de trouver suffisamment de nourriture est demeurée inchangée. Cela donne donc lieu à l'avancement de la date optimale de reproduction pour les oiseaux nicheurs. Pour profiter de la nouvelle période de reproduction optimale, les oiseaux de rivage de l'Arctique et les passériformes doivent faire avancer le début de la période de reproduction, ce qui veut dire que ce changement pourrait avoir des effets sur tout le calendrier de migration. Puisque nos analyses ne sont fondées que sur un seul emplacement, nous ne pouvons pas en conclure qu'il s'agit là d'un modèle général pour l'Arctique dans son ensemble. Afin de déterminer la généralité de ce modèle, notre démarche devrait également être appliquée à d'autres emplacements.


Bowhead whales, and not right whales, were the primary target of 16th- to 17th-century Basque whalers in the western North Atlantic   /   McLeod, B.A.   Brown, M.W.   Moore, M.J.   Stevens, W.   Barkham, S.H.   Barkham, M.   White, B.N.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 61-75, ill., maps
ASTIS record 63674
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During the 16th and 17th centuries, Basque whalers travelled annually to the Strait of Belle Isle and Gulf of St. Lawrence to hunt whales. The hunting that occurred during this period is of primary significance for the North Atlantic right whale, Eubalaena glacialis (Müller, 1776), because it has been interpreted as the largest human-induced reduction of the western North Atlantic population, with ~12250-21000 whales killed. It has been frequently reported that the Basques targeted two species in this region: the North Atlantic right whale and the bowhead whale, Balaena mysticetus L., 1758. To evaluate this hypothesis and the relative impact of this period of whaling on both species, we collected samples from 364 whale bones during a comprehensive search of Basque whaling ports from the 16th to the 17th century in the Strait of Belle Isle and Gulf of St. Lawrence. Bones were found and sampled at 10 of the 20 sites investigated. DNA was extracted from a subset (n = 218) of these samples. Analysis of the mitochondrial cytochrome b region identified five whale species. The identification of only a single right whale bone and 203 bowhead whale bones from at least 72 individuals indicates that the bowhead whale was likely the principal target of the hunt. These results imply that this whaling had a much greater impact (in terms of numbers of whales removed) on the bowhead whale population than on the western North Atlantic right whale population.

Aux XVIe et XVIIe siècles, les baleiniers basques se rendaient tous les ans au détroit de Belle Isle et au golfe du Saint- Laurent pour faire la chasse aux baleines. La chasse qui s'est effectuée pendant cette période revêt une grande importance pour la baleine franche ou baleine noire de l'Atlantique Nord, Eubalaena glacialis (Müller, 1776), car cette activité serait interprétée comme la plus grande réduction de la population de baleines franches de l'Atlantique Nord causée par l'être humain, au rythme d'environ 12 250 à 21 000 baleines tuées. On a souvent signalé que les Basques visaient deux espèces dans cette région, soit la baleine franche de l'Atlantique Nord et la baleine boréale, Balaena mysticetus L., 1758. Pour évaluer cette hypothèse et l'incidence relative de cette période de pêche aux baleines sur ces deux espèces, nous avons recueilli des échantillons provenant de 364 ossements de baleines dans le cadre d'une recherche approfondie de ports basques de chasse à la baleine remontant aux XVIe et XVIIe siècles dans le détroit de Belle Isle et le golfe du Saint-Laurent. Des ossements ont été trouvés et échantillonnés à 10 des 20 sites ayant fait l'objet de notre recherche. De l'ADN a été extrait d'un sous-ensemble (n = 218) de ces échantillons. L'analyse mitochondriale cytochrome b de la région a permis d'identifier cinq espèces de baleines. L'identification d'un seul os de baleine franche et de 203 os de baleines boréales provenant d'au moins 72 individus laisse croire que la baleine boréale était probablement la cible principale des chasseurs. Ces résultats impliquent que la chasse à la baleine a eu des incidences beaucoup plus grandes (en termes de nombres de baleines éliminées) sur la population de baleines boréales que sur la population de baleines franches de l'ouest de l'Atlantique Nord.


Approaching freshet beneath landfast ice in Kugmallit Bay on the Canadian Arctic Shelf : evidence from sensor and ground truth data   /   Walker, T.R.   Grant, J.   Jarvis, P.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 76-86, ill., maps
ASTIS record 63676
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The Mackenzie River is the largest river in the North American Arctic. Its huge freshwater and sediment load impacts the Canadian Beaufort Shelf, transporting large quantities of sediment and associated organic carbon into the Arctic Ocean. The majority of this sediment transport occurs during the freshet peak flow season (May to June). Mackenzie River-Arctic Ocean coupling has been widely studied during open water seasons, but has rarely been investigated in shallow water under landfast ice in Kugmallit Bay with field-based surveys, except for those using remote sensing. We observed and measured sedimentation rates (51 g/m²/d) and the concentrations of chlorophyll a (mean 2.2 µg/L) and suspended particulate matter (8.5 mg/L) and determined the sediment characteristics during early spring, before the breakup of landfast ice in Kugmallit Bay. We then compared these results with comparable data collected from the same site the previous summer. Comparison of organic quality in seston and trapped material demonstrated substantial seasonal differences. The subtle changes in biological and oceanographic variables beneath landfast ice that we measured using sensors and field sampling techniques suggest the onset of a spring melt occurring hundreds of kilometres farther south in the Mackenzie Basin.

Le fleuve Mackenzie est le plus grand fleuve de l'Arctique nord-américain. Son énorme bassin d'eau douce et sa masse de sédiments ont des effets sur la plateforme externe de la mer de Beaufort canadienne, transportant ainsi de grandes quantités de sédiments et de carbone organique associé dans l'océan Arctique. La plus grande partie du transport des sédiments se produit pendant la saison haute d'écoulement du courant d'eau douce dans la mer (de mai à juin). Même si le couplage du fleuve Mackenzie et de l'océan Arctique a fait l'objet d'études approfondies durant les saisons d'eau libre, il a rarement été étudié en eau peu profonde sous la banquise de la baie Kugmallit au moyen d'études sur le terrain, sauf dans le cas d'études faisant appel à la télédétection. Nous avons observé et mesuré les taux de sédimentation (51 g/m²/d) et les concentrations de chlorophylle a (moyenne de 2,2 µg/L) et de matière particulaire en suspension (8,5 mg/L), puis déterminé les caractéristiques des sédiments au début du printemps, avant la rupture de la banquise dans la baie Kugmallit. Ensuite, nous avons comparé ces résultats à des données comparables recueillies au même emplacement l'été précédent. La comparaison de la qualité organique du seston et des matières emprisonnées faisait ressortir d'importantes différences saisonnières. Les changements subtils sur le plan des variables biologiques et océanographiques sous la banquise que nous avons mesurés à l'aide de capteurs et de techniques d'échantillonnage sur le terrain laissent entrevoir un début de fonte du printemps se produisant à des centaines de kilomètres plus au sud, dans le bassin du Mackenzie.


Bone weathering in a periglacial environment : the Tayara site (KbFk-7), Qikirtaq Island, Nunavik (Canada)   /   Todisco, D.   Monchot, H.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 87-101, ill., maps
ASTIS record 63679
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Bone weathering analysis of the Palaeoeskimo Tayara site (Qikirtaq Island, Nunavik, Canada) documents site taphonomy in the Arctic periglacial environment. Like a majority of sites in the eastern Canadian Arctic, Tayara has a faunal assemblage dominated by marine mammals (seal, walrus, and beluga whale) and some terrestrial mammals (caribou, fox, and bear). Statistical and spatial analyses of five weathering stages reveal that large mammal bone preservation is generally good and does not seem to be influenced by taxonomic and skeletal differences. The good preservation of the faunal assemblage seems to have been favored by the burial of bones and their incorporation into the active layer, which suggests only limited mechanical deterioration (i.e., freeze-thaw or wet-dry cycles, or both) before or at the time of burial. Burial depth partly explains the degree of bone weathering. Indeed, the well-preserved bones are found mainly where burial is associated with thicker overlying sediments. This implies rapid bone burial with a low degree of exposure to temperature changes and atmospheric processes. However, analysis also shows the presence of highly weathered bones where burial is associated with thicker overlying sediments. Consequently, differential bone depth probably does not explain all bone-weathering variability within the site. These results show the importance of examining bone weathering before any archaeozoological and paleoethnographic interpretations.

L'analyse méthodique de la météorisation osseuse des restes fauniques du site paléoesquimau de Tayara (île Qikirtaq, Nunavik, Canada) documente la taphonomie d'un site archéologique en contexte périglaciaire arctique. Comme dans la plupart des sites arctiques de l'Est canadien, l'assemblage faunique de Tayara est dominé par des mammifères marins (phoque, morse et béluga) plus quelques mammifères terrestres (caribou, renard et ours). Les analyses statistiques et spatiales selon cinq stades d'altération reconnus montrent une bonne conservation des restes osseux des grands vertébrés, qui ne semble pas être influencée par les différences taxonomiques et squelettiques. La bonne conservation de l'assemblage osseux semble avoir été favorisée par l'enfouissement des ossements et leur incorporation dans la couche active. Ceci suggère une détérioration mécanique pré- et synenfouissement limitée (i.e., cycles gel-dégel et/ou d'hydratation-dessiccation). La profondeur d'enfouissement explique en partie le degré de préservation des ossements. En effet, les ossements les mieux conservés se rencontrent principalement dans les zones où les sédiments de recouvrement sont les plus épais. Ceci implique un enfouissement rapide ainsi qu'un faible degré d'exposition des ossements aux changements de température et aux processus atmosphériques. Les analyses montrent aussi la présence de quelques os fortement détériorés situés dans les zones où les sédiments sont les plus épais. De ce fait, la profondeur différentielle des ossements n'explique probablement pas toute la variabilité de la conservation osseuse dans le site. Ces résultats illustrent ainsi l'importance d'une étude taphonomique préalable sur la conservation d'un assemblage faunique avant toute interprétation archéozoologique et palethnographique.


A white killer whale in the central Aleutians   /   Renner, M.   Bell, K.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 102-104, ill.
ASTIS record 63680
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We observed a white adult male killer whale (Orcinus orca) on 7 August 2000 off the north side of Adak Island, Aleutians. An open saddle and a rounded dorsal fin tip suggest that this whale belongs to the fish-eating (“resident”) ecotype. A circular scar matching a cookie-cutter shark (Isistius sp.) bite mark suggested that the animal originated in warmer waters. Photographs and description provided here should enable individual identification should this animal be seen again.

Le 7 août 2000, nous avons observé un épaulard adulte mâle de couleur blanche (Orcinus orca) du côté nord de l'île Adak, îles Aléoutiennes. Sa selle ouverte et sa nageoire dorsale arrondie laissaient croire que cette baleine faisait partie de l'écotype des baleines mangeant des poissons (« résident »). Une cicatrice circulaire correspondant à une morsure de squaletet (Isistius sp.) laissait présumer que l'animal provenait d'eaux plus chaudes. Les photographies et la description fournies ici devraient permettre une identification individuelle advenant que cet épaulard soit aperçu de nouveau.


Voices from the margins : the Muskekowuck Athinuwick/Cree people of northern Ontario and the management of wabusk/polar bear   /   Lemelin, R.H.   Peerla, D.   Walmark, B.
Arctic, v. 61, no. 1, Mar. 2008, p. 113-115
ASTIS record 63687
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... This essay has two aims: to advocate Cree engagement in polar bear management and to remind resource managers, environmental non-governmental organizations, researchers, and academics that the Cree are a sovereign people with aboriginal and treaty rights that are affirmed and recognized in the Canadian Constitution. Although we do not claim to be objective, we do recognize - as Latour (1999) did - that all ways of knowing are socially constructed and influenced. We thus situate our subjectivity by stating that our perspective is not supported by any oil company, hunting proponent, or nonprofit environmental group. Two of the authors work with First Nation organizations, while the third is Métis. What we are attempting to do in this article is to ensure that all voices involved with polar bear management are heard. So far, the voice of the Muskekowuck Athinuwick/Cree People of northern Ontario, a recognized stakeholder in polar bear management, has been virtually silenced throughout polar bear debates. Reasons for this exclusion include the geographical isolation of these communities from decision-making centres in southern Canada, a lack of communication between management agencies and stakeholders, and a general lack of awareness among most Ontarians - including decision makers - of the existence of polar bears in Ontario. This ongoing failure is even more disconcerting when one considers the consultative obligations flowing from Treaty No. 9. We are aware that other Cree people in Manitoba and Quebec also have their own narrative to tell, and we encourage them to come forth and share their stories of Wabusk. ... The International Union for the Conservation of Nature (IUCN), the agency responsible for overseeing the agreement on polar bear conservation, has recently upgraded polar bears from "lower risk" (i.e., least concern) to "vulnerable." In Canada, polar bears are also listed as a species of "special concern" or "vulnerable" (Lunn et al., 2006). However,this status is subject to revision because of the new Species at Risk Act (SARA), which became law in Canada in 2002. Under SARA, a decision about adding the "polar bears to the List of Wildlife Species at Risk has been delayed pending further consultation" (Lunn et al., 2006: 15). ... Such a decision would have profound impacts on Inuit communities who depend on tightly regulated conservation hunts of polar bears for additional income, and it could also affect the traditional harvest of polar bears in Canada by aboriginal people. ... In conclusion, traditional approaches to polar bear management, while effective in the past, may be somewhat limited given the present diversity of human interactions with polar bears. These humans include researchers, prospectors, aboriginal people, and tourists (both consumptive and non-consumptive). It thus behooves researchers to recognize the human dimensions of polar bear management. For if polar bear management is to address complex stressors and social changes and truly engage indigenous people with aboriginal and treaty rights, as well as other stakeholders, then a reflexive re-examination of the dominant wildlife management paradigm will be required. The acquiescence of some management agencies to co-management policies that include traditional ecological knowledge represents a small shift in this direction. However, true understanding of the interplay between social values and research will be possible only when indigenous people with aboriginal and treaty rights and their knowledge systems are recognized by all other stakeholders. Such discussions should occur sooner rather than later, given the actions proposed by the American and Canadian governments and the potential impact of climate change on polar bears.


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