AINA Logo
Publications

 


Digesting the message about contaminants and country foods in the Canadian North : a review and recommendations for future research and action   /   Furgal, C.M.   Powell, S.   Myers, H.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 103-114, ill.
ASTIS record 56631
PDF

Communicating the risks of environmental contaminants in the food chain to northern Aboriginal peoples poses significant challenges for communities at risk and environment and health professionals alike. Reported results of poor risk communication practice on this issue include increased fear and confusion in northern communities, changes in the dietary behaviour and traditional lifestyles of their residents, and associated impacts on their society, economy, and health. A review of past communication research and activities on this issue in the Canadian North reveals a general ad hoc “learning by doing” approach to primarily one-way communication events. The lack of focused communication research on an issue that has garnered great focus and effort elsewhere in the country and continent has forced health professionals and communicators to rely on assumptions about the reception and level of comprehension of important health messages previously disseminated. The importance of this information is increasing as research begins to detect subtle health effects from exposure to these substances among newborns in some northern regions. Thus planning and evaluation are needed for risk communication, and possibly changes to the scale at which communication work is done in northern communities.

Le fait d'informer les peuples autochtones du Nord des risques associés à la présence de contaminants de l'environnement dans la chaîne alimentaire pose un défi de taille pour les collectivités exposées à ces risques, tout comme pour les professionnels de l'environnement et de la santé. Les résultats déjà rapportés d'une piètre pratique de divulgation des risques sur cette question mentionnent une augmentation de la peur et de la confusion dans les collectivités nordiques, des changements dans le comportement alimentaire et le style de vie traditionnel des résidents, et les impacts qui en résultent sur leur société, leur économie et leur santé. Un examen de la recherche en communications et des activités de divulgation antérieures sur cette question dans le Nord révèle que la communication est principalement unilatérale et se fait de façon improvisée sur le tas. Le manque d'une recherche en communications bien ciblée, sur une question ayant pris beaucoup d'ampleur et donné lieu à une importante mobilisation ailleurs à l'échelle du pays et du continent, ce manque donc a obligé les professionnels de la santé et les spécialistes en communications dans le domaine à se fier à des hypothèses quant à la réception et au niveau de compréhension d'importants messages relatifs à la santé diffusés antérieurement. Cette information acquiert de plus en plus d'importance à mesure que la recherche commence à détecter des effets ténus sur la santé dus à une exposition à ces contaminants chez les nouveau-nés dans certaines régions du Nord. Il faut donc procéder à une planification et à une évaluation de la divulgation des risques, voire à des changements dans l'échelle à laquelle s'effectue la communication dans les collectivités du Nord.


The commoditization of country foods in Nunavik : a comparative assessment of its development, applications, and significance   /   Gombay, N.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 115-128
ASTIS record 56635
PDF

The article presents the historical roots of development policy vis-à-vis Canadian Inuit as it relates to the commoditization of country foods in the Canadian North, with particular reference to Nunavik. Although Inuit place an emphasis on sharing country foods, they have developed various mechanisms that allow them to be sold. Such sales are complicated for a number of reasons. Legislation at various levels of government either prohibits or severely restricts the commercial sale of country foods, particularly for an export market. Despite this, individual businesspeople, Makivik Corporation (the regional Inuit development agency), and the government-sponsored Hunter Support Program (HSP) have all, with varying degrees of success, started to commoditize country foods. The requirement to meet conservation measures and respect government processing standards has restricted the commercial development of these foods for export, which, in turn, has limited such development both by individuals and by Makivik Corporation. The HSP, which pays people to supply country foods that are then given away to beneficiaries under the James Bay and Northern Quebec Agreement, is the most accepted and successful form of commoditization. The reason for its success is twofold. First, regulations generally favour the development of a local market for country foods. Second, at an ethical level the HSP is tolerable to people because it both curbs the practice of selling country foods purely for individual self-interest and underscores sociality by replicating the Inuit tradition of sharing food with the community. Although Inuit are consumers of the commoditized country foods to some extent, the Inuit who produce those foods for sale insist that they do not sell them to other Inuit, but rather continue to share. They have made a teleological distinction between the sale of country foods to Inuit, which tradition inhibits, and the sale of country foods to institutions, which is acceptable. The latter removes country foods from the domestic sphere, thereby enabling Inuit to sell the foods without challenging the principle that they be shared.

Dans cet article sont exposées les racines historiques de l'élaboration des politiques concernant les Inuit du Canada en ce qui a trait à la commercialisation de la nourriture traditionnelle dans le Nord canadien, en particulier au Nunavik. Bien que les Inuit mettent l'accent sur le partage de la nourriture traditionnelle, ils ont créé divers mécanismes qui leur permettent de la vendre. Ces transactions sont compliquées pour plusieurs raisons. La législation à divers paliers du gouvernement soit interdit la vente commerciale de nourriture traditionnelle, soit lui impose des restrictions très sévères, en particulier pour le marché d'exportation. Malgré cela, des gens d'affaires, la Société Makivik (l'agence de développement inuite régionale) et le Programme d'aide aux chasseurs parrainé par le gouvernement ont tous, à divers degrés de réussite, commencé à commercialiser les aliments du terroir. Le besoin de respecter les mesures de conservation et de se conformer aux normes de conditionnement a limité le développement commercial de ces aliments pour l'exportation, ce qui a eu pour conséquence de freiner ce développement de la part tant des individus que de la Société Makivik. Le Programme d'aide aux chasseurs, qui paie des individus pour fournir des aliments traditionnels qui sont ensuite donnés à des bénéficiaires en vertu de la Convention de la Baie James et du Nord québécois, représente la forme de commercialisation la mieux acceptée et celle qui a le plus de succès. Le succès de ce programme a deux raisons. Tout d'abord, les règlements favorisent généralement le développement d'un marché local pour les aliments du terroir. Deuxièmement, sur un plan éthique, le Programme est acceptable aux yeux des individus car il met un frein à la pratique consistant à vendre les aliments traditionnels pour son intérêt personnel et il souligne la sociabilité en répliquant la tradition inuite du partage de la nourriture avec la collectivité. Bien que les Inuit soient dans une certaine mesure des consommateurs de ces aliments commercialisés, ceux qui les produisent pour la vente insistent sur le fait qu'ils ne les vendent pas à d'autres Inuit, mais plutôt qu'ils continuent la pratique du partage. Ils ont établi une distinction téléologique entre la vente des aliments du terroir aux Inuit, ce que la tradition interdit, et la vente de ces aliments à des institutions, ce qui, à leurs yeux, est acceptable. Cette dernière modalité soustrait la nourriture traditionnelle de la sphère domestique, permettant ainsi aux Inuit de la vendre sans contrevenir au principe selon lequel il faut la partager.


Common Eider (Somateria mollissima v-nigrum) nest cover and depredation on central Alaskan Beaufort Sea Barrier Islands   /   Noel, L.E.   Johnson, S.R.   O'Doherty, G.M.   Butcher, M.K.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 129-136, ill., maps
ASTIS record 56637
PDF

Female common eiders (Somateria mollissima v-nigrum) generally select nest sites in areas with driftwood cover. Previous studies of common eiders have shown a positive relationship between nest success and driftwood cover. Our observations led us to hypothesize that cover does not enhance nest success when mammalian predators are present. To evaluate nest cover selection in common eiders, we examined five years of nesting data to determine the interactions between the probability of nest activity and the amount of driftwood cover in the presence of avian versus mammalian predators. Most common eider nests were surrounded by low (40%) or moderate (38%) driftwood cover. Nest failure rates were high (32%-95%), and arctic foxes (Alopex lagopus), alone or with polar bears (Ursus maritimus), appeared to be more destructive than glaucous gulls (Larus hyperboreus) to eider nests. Logistic regression was used to model common eider nest activity associated with driftwood cover and predators. When glaucous gulls were the only predators, more driftwood cover consistently increased the probability of nest activity. But when foxes were present, nest activity consistently decreased with increasing cover. Our models support our observations that nest cover was beneficial to eiders when glaucous gulls alone were predators. Driftwood cover may be most important for the thermal and structural protection it offers, rather than for the camouflage it provides. The energetic benefit provided by driftwood windbreaks coupled with the common eider's behavioral response of decreased nest attendance, or increased exposure to avian depredation of nests as energy reserves are depleted during incubation, provides an explanatory mechanism for our model results.

L'eider à duvet femelle (Somateria mollissima v-nigrum) choisit en général son site de nidification dans des zones ayant un couvert de bois flotté. Des études précédentes sur les eiders à duvet ont révélé qu'il existe une relation positive entre le succès de la couvée et le couvert de bois flotté. Nos observations nous ont amenés à émettre l'hypothèse que le couvert n'augmente pas le succès de la couvée en présence de prédateurs mammifères. Afin d'évaluer le choix de couvert du nid chez l'eider à duvet, nous avons examiné des données de nidification obtenues sur cinq années, en vue de dégager les interactions entre la probabilité d'activité au nid et la quantité de couvert de bois flotté en présence de prédateurs aviens par opposition aux prédateurs mammifères. La plupart des nids de l'eider à duvet étaient entourés par un faible couvert de bois flotté (40 %) ou un couvert modéré (38 %). Les taux d'insuccès étaient élevés (32 à 95 %) et le renard arctique (Alopex lagopus), seul ou avec l'ours polaire (Ursus maritimus), semblait plus destructeur pour les nids de l'eider que le goéland bourgmestre (Larus hyperboreus). On a utilisé la régression logistique pour simuler l'activité au nid de l'eider à duvet associée au couvert de bois flotté et aux prédateurs. Quand le goéland bourgmestre était le seul prédateur, une plus grande quantité de bois flotté augmentait toujours la probabilité d'activité au nid. En revanche, en présence du renard, l'activité au nid diminuait toujours avec une augmentation du couvert. Nos modèles viennent appuyer nos observations à l'effet que le couvert du nid représentait un avantage pour l'eider quand le goéland bourgmestre était le seul prédateur. Le couvert de bois flotté pourrait bien être d'une importance capitale en raison de la protection thermique et structurale qu'il offre, plutôt que pour ses capacités de camouflage. L'avantage énergétique qu'offrent les brise-vent de bois flotté joint à la réaction comportementale de l'eider à duvet - qui se manifeste par une plus grande présence au nid, ou une plus grande exposition à une déprédation avienne du nid à mesure que s'épuisent les réserves d'énergie durant l'incubation -, ces deux éléments donc fournissent un mécanisme pouvant expliquer les résultats de notre modèle.


Comparing maps of mean monthly surface temperature and precipitation for Alaska and adjacent areas of Canada produced by two different methods   /   Simpson, J.J.   Hufford, G.L.   Daly, C.   Berg, J.S.   Fleming, M.D.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 137-161, maps
ASTIS record 56753
PDF

Maps of mean monthly surface temperature and precipitation for Alaska and adjacent areas of Canada, produced by Oregon State University's Spatial Climate Analysis Service (SCAS) and the Alaska Geospatial Data Clearinghouse (AGDC), were analyzed. Because both sets of maps are generally available and in use by the community, there is a need to document differences between the processes and input data sets used by the two groups to produce their respective set of maps and to identify similarities and differences between the two sets of maps and possible reasons for the differences. These differences do not affect the observed large-scale patterns of seasonal and annual variability. Alaska is divided into interior and coastal zones, with consistent but different variability, separated by a transition region. The transition region has high interannual variability but low long-term mean variability. Both data sets support the four major ecosystems and ecosystem transition zone identified in our earlier work. Differences between the two sets of maps do occur, however, on the regional scale; they reflect differences in physiographic domains and in the treatment of these domains by the two groups (AGDC, SCAS). These differences also provide guidance for an improved observational network for Alaska. On the basis of validation with independent in situ data, we conclude that the data set produced by SCAS provides the best spatial coverage of Alaskan long-term mean monthly surface temperature and precipitation currently available.

On a analysé des cartes représentant les moyennes mensuelles des précipitations et des températures de l'air en surface pour l'Alaska et les zones contiguës du Canada. Ces cartes avaient été établies par le service d'analyse du climat spatial (SCAS) de l'université de l'Oregon et le centre d'échange de données géospatiales de l'Alaska (AGDC). Vu qu'en général le public peut se procurer les deux ensembles de cartes et qu'il les utilise, il est nécessaire de documenter les différences entre les processus et les jeux de données d'entrée utilisés par les deux groupes pour créer leur propre ensemble de cartes, ainsi que de dégager les similarités et les différences entre les deux ensembles de cartes et les raisons possibles de ces différences. Ces dernières n'affectent pas les schémas de variabilité saisonnière et annuelle observés à grande échelle. L'Alaska est divisé en zones intérieures et zones côtières, possédant une variabilité constante mais différente, séparées par une région de transition. Celle-ci possède une grande variabilité interannuelle mais une faible variabilité à long terme de la moyenne. Les deux jeux de données sont compatibles avec les quatre grands écosystèmes et leurs zones de transition que nous avions identifiés dans nos travaux antérieurs. Il y a cependant des différences à l'échelle régionale entre les deux ensembles de cartes; elles témoignent de différences dans les domaines physiographiques et dans le traitement que font les deux groupes (AGDC et SCAS) de ces domaines. Ces différences offrent également une piste pour l'établissement d'un réseau d'observation amélioré pour l'Alaska. En nous basant sur une validation fondée sur des données indépendantes recueillies in situ, nous concluons que le jeu de données produit par SCAS représente actuellement la meilleure couverture spatiale disponible pour les moyennes mensuelles à long terme des précipitations et des températures de l'air en surface en Alaska.


Extratropical cyclones and precipitation within the Canadian Archipelago during the cold season   /   Intihar, M.R.   Stewart, R.E.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 162-174, ill., maps
ASTIS record 56754
PDF

Extratropical cyclones produce much of the precipitation over the Arctic, but the details of this cause-effect relationship are not well documented. In this study, we examined extratropical cyclones within the Canadian Archipelago, a subregion of the Arctic, over the period 1948-97. Using data from the Historical Canadian Climate Data (HCCD), the U.S. National Climate Center (UNCC), and the European Meteorological Bulletin (EMB), we assessed the relationship between extratropical cyclones and cold-season snowfall (October-April) for 10 events at each of 11 surface stations within the region. These events were relatively brief (72 h or less), but resulted in precipitation totals that exceeded the average monthly amount. At each station, within the 10 most extreme precipitation months of the 50-year study period, we often found a single event that accounted for approximately one-third of the total snowfall in that month. For sites located in the southeastern Archipelago, event-related storms typically approached from the southeast, whereas southwestern sites were affected by southwesterly storms, and northwestern sites, by northwesterly storms. In many cases, cyclone dissipation occurred within 24 h of the event's conclusion. Precipitation analyses in this study were considerably affected by snowfall undercatchment; the magnitude of this effect needs further examination in future studies. However, the identification of extreme events and related storm tracks appears to be relatively unaffected by the lack of corrected precipitation data.

Les cyclones extratropicaux sont responsables d'une grande partie des précipitations dans l'Arctique, mais les détails de cette relation de cause à effet ne sont pas bien documentés. Nous nous penchons, dans cette étude, sur les cyclones extratropicaux au sein de l'archipel Canadien, une sous-région de l'Arctique, au cours de la période allant de 1948 à 1997. À l'aide de données tirées de la Base de données climatiques historiques du Canada (HCCD), du National Climate Center (UNCC) américain et du Bulletin Météorologique Européen (BME), on a évalué la relation entre les cyclones extratropicaux et les chutes de neige en saison froide (d'octobre à avril) pour 10 événements s'étant produits à chacune de 11 stations de surface dans la région. Ces événements avaient une durée relativement courte (72 h ou moins), mais ils provoquaient des précipitations totalisant plus que la moyenne mensuelle. À chaque station, au cours des 10 mois de précipitations les plus intenses sur les 50 ans de la période d'étude, on a souvent trouvé un seul événement qui comptait pour environ un tiers du total de l'apport neigeux pour ce mois. Pour les emplacements situés dans la partie sud-est de l'archipel, les tempêtes reliées aux événements venaient d'ordinaire du sud-est, tandis que ceux du sud-ouest étaient touchés par les tempêtes dues aux vents du sud-ouest, et ceux du nord-ouest, par les tempêtes dues aux vents du nord-ouest. Dans bien des cas, le cyclone se dissipait dans les 24 h suivant la fin du phénomène. Dans cette étude, les analyses de précipitations étaient considérablement influencées par une sous-estimation de l'apport neigeux; il faudrait étudier plus à fond l'importance de cet effet dans des recherches ultérieures. L'identification d'événements extrêmes et des trajectoires de tempêtes qui y sont associées semble relativement insensible au manque de données hyétométriques rectifiées.


Denésoliné (Chipewyan) knowledge of barren-ground caribou (Rangifer tarandus groenlandicus) movements   /   Kendrick, A.   Lyver, P.O'B.   Lutsël K'é Dene First Nation
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 175-191, maps
ASTIS record 56755
PDF

Semi-directed interviews relating to the traditional knowledge (TK) of barren-ground caribou (Rangifer tarandus groenlandicus) movements were conducted with elders and hunters from the Denésoliné (Chipewyan) community of Lutsël K'é, Northwest Territories, Canada. The objective was to document Denésôliné knowledge of past and present caribou migration patterns and record their explanations for perceived changes in movements. Elders recognized expected and unusual levels of variation in caribou movements. Local narratives show that Denésoliné communities have a fundamental awareness of caribou migration cycles. Most elders thought fire frequency and intensity had increased over their lifetimes and that caribou numbers and distribution had been affected. The majority of Lutsël K'é elders thought mining development was affecting caribou movements in some way. Elders believe that disturbance around traditional migration corridors and water crossings and disturbance of “vanguard” animals might be forcing caribou to use less optimal routes and influencing where they overwinter. Elders also believe that a lack of respect for caribou will cause the animals to deviate from their “traditional” migration routes and become unavailable to the people for a period of time. Wildlife management practices may need to further accommodate aboriginal perspectives in the future.

Des entrevues semi-dirigées relatives au savoir traditionnel (ST) sur les déplacements du caribou des toundras (Rangifer tarandus groenlandicus) ont été faites auprès d'aînés et de chasseurs de la communauté denésoliné (chippewyan) de Lutsël K'é, dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada. L'objectif était de documenter le savoir denésoliné concernant les habitudes migratoires passées et présentes du caribou, et de consigner les explications sur les changements perçus dans les déplacements. Les aînés ont reconnu des niveaux de variation anticipés et inusités dans la migration du caribou. Des récits locaux révèlent que les communautés denésôliné possèdent une connaissance fondamentale des cycles de migration du caribou. La plupart des aînés étaient d'avis que la fréquence et l'intensité des feux de forêt avaient augmenté au cours de leur vie et que cela avait eu un impact sur le nombre et la distribution des caribous. La majorité des aînés de Lutsël K'é pensaient que l'exploitation minière affectait les déplacements du caribou, d'une manière ou d'une autre. Ils estimaient que les perturbations près des corridors de migration et des traversées de cours d'eau traditionnelles, ainsi qu'une perturbation subie par les animaux formant «l'avant-garde» de la harde, pourraient forcer les bêtes à suivre un trajet moins optimal et avoir une incidence sur leur site d'hivernage. Les aînés croyaient en outre qu'un manque de respect envers le caribou amènerait la harde à s'écarter de ses routes de migration «traditionnelles», la rendant inaccessible aux Autochtones pour une certaine durée. À l'avenir, il faudrait sans doute que les pratiques de gestion de la faune tiennent davantage compte du point de vue des Autochtones.


Movements of walruses radio-tagged in Bristol Bay, Alaska   /   Chadwick, V.J.   Hills, S.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 192-202, ill., maps
ASTIS record 56756
PDF

Satellite radio-location data from 57 adult male Pacific walruses (Odobenus rosmarus divergens) were used to estimate haul-out fidelity, broadly describe seasonal foraging distributions, and determine the approximate timing of autumn migration from Bristol Bay, Alaska. Data were collected intermittently during 1987-91 and 1995-2000, primarily during the period from May to October. Transmitter longevity ranged from less than 1 day to 560 days (median 75 d). The four tagging sites were the only haul-outs that were commonly used in the bay from spring through autumn. Mean fidelity, defined as the chance that an animal will return to an area where it previously hauled out, was 0.56 (SE = 0.09). However, small sample sizes precluded comparisons of fidelity among years and among haul-outs by season. No tagged animals migrated out of the bay between spring and early autumn. Combined monthly locations suggest that foraging occurred primarily in the southern and eastern areas of the bay in spring and gradually shifted towards northwestern areas in late autumn and winter. Ninety-eight percent of the in-water locations were in waters under 60 m deep, which account for 76% of the study area. Some animals migrated out of the bay in late autumn and winter; others remained within the bay throughout the year. Those making long-range migrations departed the bay during November and December.

On a utilisé des données de radiolocalisation satellitaire provenant de 57 morses du Pacifique (Odobenus rosmarus divergens) mâles afin d'évaluer la fidélité au site d'échouerie, de décrire sommairement la distribution saisonnière des aires d'alimentation et d'établir le moment approximatif de la migration automnale partant de la baie Bristol, en Alaska. Entre 1987 et 1991, puis entre 1995 et 2000, on a recueilli des données par intermittence, essentiellement durant la période allant de mai à octobre. La longévité des émetteurs allait de moins de 1 jour à 560 jours (médiane de 75 jours). Les quatre sites de marquage étaient les seules échoueries couramment utilisées dans la baie, du printemps à la fin de l'automne. La fidélité moyenne, définie comme la probabilité qu'un animal réutilise un site d'échouerie donné, était de 0,56 (erreur-type = 0,09). La petite taille des échantillons a cependant empêché une comparaison saisonnière de la fidélité d'une année à une autre et d'une échouerie à une autre. Aucun animal marqué n'a migré hors de la baie entre le printemps et le début de l'automne. Un regroupement mensuel des localisations suggère qu'au printemps, les aires d'alimentation se trouvaient surtout dans les zones méridionales et orientales de la baie, et qu'elles se déplaçaient graduellement vers des zones situées dans la partie nord-ouest à la fin de l'automne et en hiver. Quatre-vingt-dix-huit p. cent des localisations au large se trouvaient dans des eaux d'une profondeur supérieure à 60 m, ce qui représente 76 % de la zone d'étude. Quelques animaux émigraient de la baie à la fin de l'automne et en hiver, tandis que d'autres restaient dans la baie tout au long de l'année. Ceux qui effectuaient des migrations sur une longue distance quittaient la baie durant les mois de novembre et décembre.


Demography and viability of a hunted population of polar bears   /   Taylor, M.K.   Laake, J.   McLoughlin, P.D.   Born, E.W.   Cluff, H.D.   Ferguson, S.H.   Rosing-Asvid, A.   Schweinbsburg, R.   Messier, F.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 203-214, ill., maps
ASTIS record 56757
PDF

We estimated demographic parameters and harvest risks for a population of polar bears (Ursus maritimus) inhabiting Baffin Bay, Canada and Greenland, from 1974 to 1997. Our demographic analysis included a detailed assessment of age- and sex-specific survival and recruitment from 1221 marked polar bears, which used information contained within the standing age distribution of captures and mark-recapture analysis performed with Program MARK. Unharvested (natural) survival rates for females (± 1 SE) from mark-recapture analysis were 0.620 ± 0.095 (cubs), 0.938 ± 0.042 (ages 1-4), 0.953 ± 0.020 (ages 5-20), and 0.919 ± 0.046 (ages 21+). Total (harvested) survival rates for females were reduced to 0.600 ± 0.096 (cubs), 0.901 ± 0.045 (ages 1-4), 0.940 ± 0.021 (ages 5-20), and 0.913 ± 0.047 (ages 21+). Mean litter size was 1.59 ± 0.07 cubs, with a mean reproductive interval of 2.5 ± 0.01 years. By age 5, on average 0.88 ± 0.40 of females were producing litters. We estimated the geometric means (± bootstrapped SDs) for population growth rates at stable age distribution as 1.055 ± 0.011 (unharvested) and 1.019 ± 0.015 (harvested). The model-averaged, mark-recapture estimate of mean abundance (± 1 SE) for years 1994-97 was 2074 ± 266 bears, which included 1017 ± 192 females and 1057 ± 124 males. We incorporated demographic parameters and their error terms into a harvest risk analysis designed to consider demographic, process, and sampling uncertainty in generating likelihoods of persistence (i.e., a stochastic, harvest-explicit population viability analysis). Using our estimated harvest of polar bears in Baffin Bay (88 bears/yr), the probability that the population would decline no more than could be recovered in five years was 0.95, suggesting that the current hunt is sustainable.

De 1974 à 1997, on a évalué les paramètres démographiques d'une population d'ours polaires (Ursus maritimus) habitant la baie de Baffin (Canada et Groenland), ainsi que les risques associés à leur prélèvement. Notre analyse démographique comprenait un bilan détaillé de la survie et du recrutement par âge et par sexe, bilan mené sur 1221 ours polaires étiquetés et qui faisait appel à l'information contenue dans les limites de la structure d'âge des captures à un moment précis, ainsi que des analyses de marquage-recapture réalisées avec le logiciel MARK. Les taux de survie sans prélèvements (c'est-à-dire naturels) des femelles (± 1 erreur-type) tirés de l'analyse de marquage-recapture étaient les suivants: 0,620 ± 0,095 (oursons), 0,938 ± 0,042 (1-4 ans), 0,953 ± 0,020 (5-20 ans) et 0,919 ± 0,046 (21 ans et plus). Les taux de survie globaux (avec prélèvements) des femelles diminuaient à: 0,600 ± 0,096 (oursons), 0,901 ± 0,045 (1-4 ans), 0,940 ± 0,021 (5-20 ans) et 0,913 ± 0,047 (21 ans et plus). La taille moyenne des portées était de 1,59 ± 0,07 ourson avec des intervalles moyens de reproduction de 2,5 ± 0,01 ans. Arrivées à l'âge de cinq ans, en moyenne 0,88 ± 0,40 des femelles avaient eu des petits. On a évalué que les moyennes géométriques (± écart-type bootstrappé) pour les taux de croissance de la population à la structure d'âge stable étaient de 1,055 ± 0,011 (sans prélèvements) et de 1,019 ± 0,015 (avec prélèvements). La valeur estimée à partir du marquage-recapture, moyennée par le modèle, de l'abondance moyenne (± 1 erreur-type), pour les années allant de 1994 à 1997 était de 2074 ± 266 ours, dont 1017 ± 192 femelles et 1057 ± 124 mâles. On a intégré les paramètres démographiques et leurs termes d'erreur dans une analyse des risques de prélèvements conçue pour tenir compte des incertitudes démographiques, de processus et d'échantillonnage lors du calcul des probabilités de persistance (c.-à-d. une analyse stochastique de la viabilité de la population qui tient compte des prélèvements). En se basant sur nos prélèvements estimés de l'ours polaire dans la baie de Baffin (88 ours/an), la probabilité que la population ne décline pas plus que ce qu'elle pourrait récupérer en 5 ans était de 0,95, ce qui suggère que la chasse actuelle est durable.


S. Brian McCann (1935-2004)   /   Woo, M.-k.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 225-226, ill.
ASTIS record 56758
PDF

Brian McCann, Arctic and coastal geomorphologist and former Chair of the Department of Geography at McMaster University, died on January 30th, 2004. He is survived by his wife, Louise, and their two children, son Callum and daughter Bronwen. Brian was born in Manchester, England, in 1935. He took two B.Sc. degrees at the University of Wales, one in Geography in 1956 and a second in Geology in 1957. These were followed in 1961 by a Ph.D. in Geomorphology at the University of Cambridge, with a thesis entitled “The raised beaches of Western Scotland.” ... In 1967, Brian emigrated to Canada to join the faculty in the Department of Geography at McMaster University, Hamilton, Ontario. At McMaster, a Ph.D. program in Geography had been established in 1964, and on arrival Brian became part of a group of physical geographers examining Arctic coasts under the leadership of Frank Hannell. ... Brian's innovative studies on Devon Island focused primarily on the raised beaches, aspects of modern beach morphology, and the processes operating along Arctic coasts. ... In 1972, the McMaster Arctic group shifted its field of interest to the head of Vendom Fiord, in the southern part of west-central Ellesmere Island. Following a reconnaissance in that year by Graham Cogley and Bill James, Brian spent the field seasons of 1973 to 1975 with his new colleague Ming-ko Woo carrying out hydrological investigations, including studies of an ice-dammed lake along the west side of the Prince of Wales Icefield. ... In 1974 Brian also spent time at Cunningham Inlet, Somerset Island, studying coastal processes with a Geological Survey of Canada (GSC) field party led by Bob Taylor. In 1977, Brian initiated research into the tidal flats of southern Baffin Island, a region of spectacularly high tides. With Gerry Reinson of the GSC he photographed the coastline of this region, and he continued fieldwork in 1979 and 1980, supported by Imperial Oil University Research Grants. In 1980 and 1981, Janis Dale undertook the fieldwork for her master's thesis on the zonation of subarctic tidal flats at Frobisher Bay, and in 1980 she and Brian used state-of-the-art video recorders from a helicopter to document sea-ice breakup. ... For the 1981 and 1988 field seasons, Brian joined Wes Blake at the North Water Project's base camp (inherited by the GSC from the late Fritz Müller, McGill University and ETH-Swiss Federal Institute of Technology Zürich) at Cape Herschel, east-central Ellesmere Island. Brian investigated the coastal characteristics of this vast region, focusing especially on the area around Cape Herschel as well as Alexandra Fiord. ... Between 1976 and 1978 he was on a leave of absence as a Research Scientist at the Atlantic Geoscience Centre (AGC) of the Geological Survey of Canada, Bedford Institute of Oceanography, Dartmouth, Nova Scotia. His earlier coastal research, as well as work carried out while he was at AGC (now called GSC Atlantic), culminated in May 1978 when, under the sponsorship of the Geological Survey of Canada, he convened a conference at Halifax on “The Coastline of Canada - Its Littoral Processes and Shore Morphology.” Brian edited the resulting 439-page volume, containing 29 articles, which was published in 1980 as GSC Paper 80-10, “The Coastline of Canada,” the first-ever review of Canada's coasts. He took up his professorship again in 1978, and he served as Chair from 1985 to 1991 and then as Acting Chair in 1994-95. In addition to his teaching and field research, Brian was an associate editor of the Canadian Journal of Earth Sciences (1981-90) and a member of the editorial board of Applied Geography (1980-95), and he served as Review Editor of the Journal of Coastal Research (1989-91). As well as editing the large volume on Canada's coasts, mentioned earlier, he contributed chapters to 10 other books between 1968 and 1987, and he provided annual reviews on “Coastal Landforms” for the journal Progress in Physical Geography from 1977 thr ough 1982. Brian was a member of the Advisory Committee on Arctic Land Use Research of the Department of Indian Affairs and Northern Development (1980-85), a member of the Canadian Geoscience Council's Advisory Committee on Quaternary and Engineering Geology (1984-85), organizer of the Canadian Association of Geographers Annual Meeting (Hamilton, 1987), co-organizer of the Third International Conference on Geomorphology (McMaster University, Hamilton, 1993, for the International Association of Geomorphologists), and a member of the Committee for the Professional Registration of Geoscientists in Ontario (1992-95). ...


Tracking long-term environmental changes in Arctic lakes and ponds : a paleolimnological perspective   /   Smol, J.P.
Arctic, v. 58, no. 2, June 2005, p. 227-229, ill.
ASTIS record 56759
PDF

High-latitude regions have repeatedly been identified as important reference areas for environmental change research, as they are especially sensitive to even small climatic changes and are often the first to show signs of environmental shifts. Moreover, climatic changes occurring at high latitudes have profound effects on other regions. Unfortunately, long-term monitoring data are generally lacking for most regions, and this is especially true for the Arctic. Without these data, it is difficult to determine whether environmental conditions are changing, and if so, to specify the magnitude and direction of change. Fortunately, a variety of natural archives of environmental change (e.g., ice cores) can be used to reconstruct these missing data sets. One rapidly emerging area of research in the Arctic is paleolimnology, which is the science of reconstructing past lake and pond histories from the proxy data contained in sediment profiles (Smol, 2002). As lakes represent a common feature of most Arctic regions, paleolimnological techniques have now been applied to a wide variety of research questions (Pienitz et al., 2004). Dated sediment cores typically archive a very rich history of past limnological conditions, based on indicators such as fossil algae (especially diatoms and chrysophytes) and invertebrates (such as Cladocera and aquatic insect remains), as well as a suite of physical and chemical indicators, such as metals and contaminants (Smol, 2002). My Arctic limnology and paleolimnology research program began in 1983, when Dr. Weston Blake Jr., now an emeritus scientist at the Geological Survey of Canada, invited me to join his field crew at Cape Herschel on eastern Ellesmere Island. I published an early paper (part of my PhD dissertation) arguing that fluctuating lake-ice conditions (which are closely related to climatic variables) exerted a strong control on lake biota, and hence on the bioindicators preserved in lake sediments. The 1983 field season was the start of a lifelong interest in the limnology and paleoecology of Arctic lakes. In September 1984, I was hired as an assistant professor at Queen's University, where Marianne Douglas, now a professor in the Department of Geology at the University of Toronto and holder of a Tier 1 Canada Research Chair in Global Change, was among my first cohort of students. We have been collaborating on polar research ever since. For over 20 years, we have been using both limnological and paleolimnological techniques to track a variety of environmental trends throughout the Arctic. I co-direct the Paleoecological Environmental Assessment and Research Lab (PEARL) at Queen's University, and Marianne heads the Paleoecological Assessment Lab (PAL) at the University of Toronto. Our combined research addresses some of the major environmental issues facing the Canadian Arctic and its peoples. ... As long-term environmental trends in lakes cannot be divorced from an understanding of present-day limnology, about half the resources of the PEARL and PAL research programs are dedicated to the study of present-day limnological conditions and processes in the Arctic. Over the last 23 years, we have surveyed over 1000 Arctic lakes and ponds, describing their present-day water chemistry and other limnological characteristics, as well as their biota (focusing mainly on diatom algae, our primary indicators of environmental change). Although considerable effort is extended to the limnological surveys, the main research goals focus on long-term environmental change, as revealed through paleolimnological techniques. Diatoms (e.g., Douglas and Smol, 1999) and other indicators (Douglas et al., 2004a) preserved in lake sediments provide powerful biomarkers to assist in reconstructing long-term environmental trends. Some of the main questions posed by PAL and PEARL researchers have sought to determine 1) the extent, timing and magnitude of climatic change in the Arctic, and how recent changes differ from n atural variability; 2) the influence of local human activities on freshwater resources; 3) the effects of multiple stressors (e.g., climate change, contaminants) on Arctic lake systems; and 4) the past population trajectories of important animal groups, such as sockeye salmon and seabirds, which can also significantly influence Arctic freshwater lakes. Collectively, these studies can broaden our understanding of Arctic ecosystems by providing long-term perspectives and highlighting the dynamic interactions with both natural and anthropogenic population drivers, as well as improve our awareness of resource distribution and abundance in relation to the traditional territories of Aboriginal peoples. ...


© Arctic Institute of North America. Records from this database may be used freely for research and educational purposes, but may not be used to create databases or publications for distribution outside your own organization without prior permission from ASTIS.