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Central Arctic caribou and petroleum development : distributional, nutritional, and reproductive implications   /   Cameron, R.D.   Smith, W.T.   White, R.G.   Griffith, B.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 1-9, ill., maps
ASTIS record 55919
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We synthesize findings from cooperative research on effects of petroleum development on caribou (Rangifer tarandus granti) of the Central Arctic Herd (CAH). The CAH increased from about 6000 animals in 1978 to 23000 in 1992, declined to 18000 by 1995, and again increased to 27000 by 2000. Net calf production was consistent with changes in herd size. In the Kuparuk Development Area (KDA), west of Prudhoe Bay, abundance of calving caribou was less than expected within 4 km of roads and declined exponentially with road density. With increasing infrastructure, high-density calving shifted from the KDA to inland areas with lower forage biomass. During July and early August, caribou were relatively unsuccessful in crossing road/pipeline corridors in the KDA, particularly when in large, insect-harassed aggregations; and both abundance and movements of females were lower in the oil field complex at Prudhoe Bay than in other areas along the Arctic coast. Female caribou exposed to petroleum development west of the Sagavanirktok River may have consumed less forage during the calving period and experienced lower energy balance during the midsummer insect season than those under disturbance-free conditions east of the river. The probable consequences were poorer body condition at breeding and lower parturition rates for western females than for eastern females (e.g., 1988-94: 64% vs. 83% parturient, respectively; p = 0.003), which depressed the productivity of the herd. Assessments of cumulative effects of petroleum development on caribou must incorporate the complex interactions with a variable natural environment.

On a procédé à une synthèse des résultats de travaux de recherche coopérative concernant les effets de l'exploitation pétrolière sur le caribou (Rangifer tarandus granti) formant la harde du centre de l'Arctique (HCA). La population de celle-ci est passée de 6000 têtes en 1978 à 23000 en 1992, puis a diminué à 18000 en 1995 pour augmenter de nouveau à 27 000 en 2000. La production nette des veaux allait de pair avec les changements dans la taille de la harde. Dans la zone de développement de Kuparuk (KDA), située à l'ouest de Prudhoe Bay, l'abondance des caribous qui mettaient bas était inférieure à celle prévue dans une bande de 4 km de part et d'autre des routes, et elle déclinait de façon exponentielle avec la densité routière. Avec une augmentation des infrastructures, on assistait à un déplacement du vêlage à forte densité de la KDA vers des zones de l'intérieur ayant une biomasse de fourrage moins importante. Durant juillet et au début d'août, il était assez rare que les caribous réussissent à traverser les corridors routiers/pipeliniers dans la KDA, surtout lorsqu'ils formaient de vastes agrégations harcelées par les insectes; l'abondance de même que les déplacements des femelles étaient en outre moindres au sein du complexe pétrolier de Prudhoe Bay qu'à d'autres endroits situés le long du rivage arctique. Il est possible que les femelles qui étaient exposées à l'exploitation pétrolière à l'ouest de la rivière Sagavanirktok aient consommé moins de fourrage au cours de la période de vêlage et que, durant la saison des insectes au milieu de l'été, elles aient connu une balance énergétique inférieure à celle des femelles vivant sans perturbations à l'est de la rivière. Les conséquences probables étaient un état corporel de qualité inférieure au moment de l'accouplement, et des taux de parturition plus faibles pour les femelles situées à l'ouest que pour celles situées à l'est (p. ex., de 1988 à 1994: 64 % c. 83 % de parturientes respectivement: p = 0,003), faisant ainsi baisser la productivité de la harde. Les évaluations des effets cumulatifs de l'exploitation pétrolière sur le caribou doivent intégrer les interactions complexes avec un environnement naturel variable.


Aspects of Common Eider nesting ecology in Labrador   /   Chaulk, K.   Robertson, G.J.   Montevecchi, W.A.   Ryan, P.C.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 10-15, 1 map
ASTIS record 55920
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The status, distribution, and nesting ecology of common eiders (Somateria mollissima) breeding in Labrador are not well known. This study is an initial effort to improve understanding of the nesting ecology of eiders on the Labrador coast, a zone of intergradation between the northern (S. m. borealis) and American (S. m. dresseri) subspecies of common eider. During 1998 and 1999, 187 islands were surveyed for nesting eiders at four sites (from north to south: Nain, Hopedale, Makkovik, St. Peter's Bay) along 750 km of the coast. Nest initiation dates (calculated by candling eggs) ranged over a four- to five-week period and were positively associated with latitude: the earliest mean initiation date (5 June) was in St. Peter's Bay in the south and the latest (27 June) at Nain in the north. Mean clutch size ranged from 3.5 to 4.2 and varied by area and year; eiders nesting in Nain had the smallest clutches. In 1999, the highest nest density (49.8 nests/ha) was observed in Nain and the lowest (3.9 nests/ha) in Makkovik. In some cases, we used boat surveys to assess eider presence and absence and found it to be a reliable method; this search technique could be beneficial to researchers working in remote locations where operational costs are high.

On connaît mal le statut, la distribution et l'écologie de nidification de l'eider à duvet (Somateria mollissima) qui se reproduit au Labrador. Cette étude représente un premier pas vers une meilleure compréhension de l'écologie de nidification de l'eider sur la côte du Labrador, une zone de chevauchement entre la sous-espèce du nord (S. m. borealis) et celle américaine (S. m. dresseri) de l'eider à duvet. Durant 1998 et 1999, on a cherché des eiders nicheurs dans 187 îlots à quatre endroits (du nord au sud: Nain, Hopedale, Makkovik, baie de St. Peter's) répartis sur 750 km de rivage. Les dates du début de la couvaison (calculées en mirant les œufs) s'étalaient sur une période de quatre à cinq semaines et étaient associées positivement à la latitude: c'est dans la baie de St. Peter's dans le sud qu'on a observé la date moyenne du début de la couvaison la plus précoce (5 juin), et à Nain dans le nord, la plus tardive (27 juin). La taille moyenne de la couvée allait de 3,5 à 4,2 et variait selon l'endroit et l'année; les eiders qui nichaient à Nain avaient les plus petites couvées. En 1999, la plus forte densité de nids (49,8 nids/ha) a été observée à Nain et la plus faible (3,9 nids/ha), à Makkovik. Dans certains cas, on a utilisé des relevés effectués à partir d'embarcations pour établir la présence et l'absence d'eiders, méthode qui s'est avérée fiable; cette technique de recherche pourrait être bénéfique aux chercheurs travaillant dans des lieux éloignés où les coûts d'opération sont élevés.


Breeding season survival of female Lesser Scaup in the northern boreal forest   /   Brook, R.W.   Clark, R.G.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 16-20
ASTIS record 55921
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One hypothesis advanced to explain the decline in lesser scaup (Aythya affinis) populations during the past 20 years is that adult female survival has decreased. However, no survival probability estimates exist for the boreal forest, the region where most scaup breed. We captured and radio-marked female lesser scaup (n = 42) near Yellowknife, Northwest Territories, Canada, just before the breeding season in 1999 and 2000. Constant weekly survival probability was estimated using a Cormack-Jolly-Seber model (0.96). We extrapolate this rate to estimate survival probability for the nesting season (0.80, SE = 0.09), the period when females are at greatest risk of predation. Recent estimates of annual mortality (42%) suggest that about 50% of annual female mortality occurs during the breeding season, a result similar to recent conclusions from studies of prairie-nesting lesser scaup. Further, our survival estimate provides information required to produce preliminary models of population dynamics for boreal lesser scaup, a step that could greatly improve our understanding of decline in this species.

Une hypothèse qui a été avancée pour expliquer le déclin des populations du petit fuligule (Aythya affinis) au cours des 20 dernières années est que la survie de la femelle adulte a baissé. Il n'existe cependant aucune estimation de la probabilité de survie pour la forêt boréale, région où se reproduisent la plupart des fuligules. Juste avant la saison de reproduction en 1999 et 2000, on a capturé, près de Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest, des fuligules femelles (n = 42) qu'on a équipées de radio-émetteurs. À l'aide du modèle de Cormack-Jolly-Seber, on a estimé la probabilité de survie hebdomadaire (0,96) sur une base constante. On a extrapolé ce taux pour estimer la probabilité de survie pour la saison de reproduction (0,80, erreur-type = 0,09), période qui représente pour les femelles le plus grand risque de prédation. De récentes estimations de la mortalité annuelle (42 %) suggèrent qu'environ 50 % de cette dernière chez la population femelle se produit durant la saison de reproduction, ce qu'on retrouve aussi dans les résultats d'études récentes sur le fuligule nichant dans la prairie. De plus, notre estimation de la survie offre des renseignements qui sont nécessaires à l'élaboration de modèles préliminaires de la dynamique des populations chez le fuligule boréal, une étape qui permettrait d'améliorer considérablement notre compréhension du déclin de l'espèce.


Long-distance migrations by inconnu (Stenodus leucichthys) in the Mackenzie River system   /   Stephenson, S.A.   Burrows, J.A.   Babaluk, J.A.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 21-25, ill., maps
ASTIS record 55922
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Inconnu (Stenodus leucichthys) stocks of the Mackenzie River drainage exhibit complex life histories. In a single stock, some fish may make occasional or regular movements between freshwater and marine environments while others lead a completely freshwater existence. Many inconnu migrate between the Mackenzie River system and the Beaufort Sea, but during spawning migrations, most are believed to move only as far south as the Rampart Rapids near the community of Fort Good Hope. However, an inconnu tagged in the Liard River in northern British Columbia in 2001 was recaptured near Inuvik (Northwest Territories) in 2002, and a second inconnu tagged in the Liard River in 2002 was recaptured near Tuktoyaktuk (Northwest Territories) in 2003. These two fish exhibited some of the longest freshwater migrations by a species from Canadian waters other than Pacific salmon. Otolith strontium distributions of these two fish confirmed migrations of close to 1800 km between fresh and marine waters and indicated different life histories. Additional inconnu tagged in the Liard River in 2002 were recaptured in or near Great Slave Lake in 2002 and 2003. The movements of all these fish suggest that the management of inconnu stocks will be far more complicated than previously thought: they point out the need for management plans and protection that incorporate large geographic areas.

Les stocks d'inconnu (Stenodus leucichthys) du bassin du Mackenzie affichent des cycles biologiques complexes. On trouve, au sein d'un seul stock, des poissons qui feront des allers retours sur une base épisodique ou régulière, entre un milieu d'eau douce et un milieu marin, tandis que d'autres passeront toute leur vie en eau douce. Un grand nombre d'inconnus migrent entre le réseau hydrographique du Mackenzie et la mer de Beaufort, mais on pense que, durant les migrations de frai, la plupart ne se déplacent en direction du sud que jusqu'aux rapides Rampart, près de la communauté de Fort Good Hope. Un inconnu marqué dans la rivière Liard dans le nord de la Colombie-Britannique en 2001 a cependant été recapturé près d'Inuvik (Territoires du Nord-Ouest) en 2002, et un deuxième inconnu marqué dans la Liard en 2002 a été recapturé près de Tuktoyaktuk (Territoires du Nord-Ouest) en 2003. Les migrations de ces deux spécimens comptent parmi les plus longues en eau douce effectuées par une espèce provenant des eaux canadiennes, autre que le saumon du Pacifique. La distribution du strontium otolithique de ces deux poissons a confirmé des migrations de près de 1800 km entre l'eau douce et l'eau de mer et a révélé des cycles biologiques différents. D'autres inconnus marqués dans la Liard en 2002 ont été recapturés en 2002 et 2003 dans le Grand lac des Esclaves ou à proximité. Les déplacements de tous ces poissons suggèrent que la gestion des stocks d'inconnu sera beaucoup plus compliquée que prévu: ils font ressortir le besoin d'élaborer des plans de gestion et une protection qui tiennent compte de vastes aires géographiques.


Using traditional knowledge to adapt to ecological change : Denésoliné monitoring of caribou movements   /   Parlee, B.   Manseau, M.   Lutsël K'é Dene First Nation
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 26-37, ill., maps
ASTIS record 55923
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The Chipewyan Dene or Denésoliné have long been dealing with variability in the movements of barren-ground caribou (Rangifer tarandus). Many generations ago, Denésoliné hunters learned that by observing caribou at key water crossings during the fall migration, they could obtain critical information about caribou health, population, and movement patterns. Systematic observation of these indicators by hunters strategically organized along the tree line enabled the Denésoliné to adapt their harvesting practices, including the location of family camps, to maximize harvest success. While this system of observation was developed for traditional subsistence harvesting, its techniques could be usefully applied today to other natural resource management contexts. In particular, such monitoring might help us understand how new bifurcation points created by mineral resource development may be affecting the Bathurst caribou herd. As governments, communities, and academics search for ways to include traditional knowledge in decision making for resource management, this paper recognizes that the Denésoliné and other indigenous peoples have their own systems of watching, listening, learning, understanding, and adapting to ecological change.

Les Dénés Chipewyans ou Denésoliné ont eu depuis longtemps à faire face à la variabilité dans les déplacements du caribou de la toundra (Rangifer tarandus). Il y a de cela des générations, les chasseurs Denésoliné ont appris qu'en observant le caribou aux traversées majeures de cours d'eau durant la migration automnale, ils obtenaient de l'information critique sur la santé et la population de caribou, ainsi que sur ses habitudes migratoires. L'observation systématique de ces indicateurs par des chasseurs placés de façon stratégique le long de la ligne des arbres permettait aux Denésoliné d'adapter leurs pratiques de prélèvement, y compris l'emplacement des camps pour leur famille, afin d'optimiser le succès de la récolte. Si ce système d'observation a été mis au point pour la récolte de subsistance traditionnelle, ses techniques pourraient s'avérer utiles de nos jours pour d'autres contextes de gestion des ressources naturelles. Un tel suivi pourrait en particulier nous aider à comprendre comment de nouveaux points de bifurcation créés par l'exploitation des ressources minérales pourraient influer sur la harde de caribous de Bathurst. Au moment où gouvernements, collectivités et chercheurs sont en quête de modalités permettant d'inclure le savoir traditionnel dans la prise de décisions visant la gestion des ressources, cet article reconnaît que les Denésoliné et autres peuples autochtones ont leurs propres systèmes d'observation, d'écoute, d'apprentissage, de compréhension et d'adaptation aux changements écologiques.


Identification of ancient feather fragments found in melting alpine ice patches in southern Yukon   /   Dove, C.J.   Hare, P.G.   Heacker, M.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 38-43, ill., maps
ASTIS record 55924
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Twelve ancient artifacts or fragmented feather samples recovered from melting alpine ice patches in southern Yukon were analyzed in order to identify the species of birds associated with the ice patches or used on weapons recovered from these sites. The identification of bird species used by ancient hunters as long ago as 4500 BP enhances our insight into the customs, culture, and sophistication of life at that time. Downy feather barbs were found on two samples and microscopically identified as duck (Anatidae) and falcon (Falconidae). Further examination and comparisons using museum specimens resulted in a total of six identifications: Anatidae, eagle (Aquila or Haliaeetus), gyrfalcon (Falco rusticolus), white-tailed ptarmigan (Lagopus leucurus), short-eared owl (Asio flammeus), and northern flicker (Colaptes auratus luteus). Three of the feather samples were complete enough to show apparent modification, or notching, along the feather shaft. The identification of non-game birds such as gyrfalcon and eagles, together with evidence of possible worked or notched feathers, indicates that as long as 4500 years ago, Subarctic hunters selected feathers not only for their utility in fletching, but also possibly for symbolic or decorative purposes.

On a analysé 12 anciens artefacts ou échantillons de fragments de plumes découverts dans le sud du Yukon lors de la fonte de plaques de glace alpine, afin d'identifier les espèces aviaires associées à ces plaques de glace ou utilisées sur les armes provenant de ces sites. L'identification des espèces aviaires utilisées par les anciens chasseurs à une époque aussi reculée que 4500 BP nous permet de mieux comprendre les coutumes, la culture et le degré de sophistication de la vie à cette époque. On a trouvé des barbes duveteuses sur deux échantillons et l'analyse au microscope a révélé qu'elles appartenaient à un canard (anatidé) et à un faucon (falconidé). Un examen plus poussé et des comparaisons avec des spécimens présents dans des musées ont permis d'établir six provenances: anatidé, aigle (Aquila ou Haliaeetus), faucon gerfaut (Falco rusticolus), lagopède à queue blanche (Lagopus leucurus), hibou des marais (Asio flammeus) et pic flamboyant (Colaptes auratus luteus). Trois des échantillons de plumes étaient assez complets pour révéler des modifications apparentes ou encoches, le long de la tige de la plume. L'identification d'oiseaux non cynégétiques tels que le faucon gerfaut et les aigles, combinée avec la découverte de plumes encochées ou éventuellement travaillées, révèle qu'il y a 4500 ans, les chasseurs subarctiques sélectionnaient déjà les plumes non seulement dans un but utilitaire pour en faire des empennes de flèches, mais peut-être aussi à des fins symboliques ou d'ornementation.


Monitoring barren-ground caribou body condition with Denésoliné traditional knowledge   /   Lyver, P.O'B.   Lutsël K'é Dene First Nation
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 44-54, ill., 1 map
ASTIS record 55925
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Information from aboriginal elders and hunters on changes in barren-ground caribou (Rangifer tarandus) body condition can assist current management systems. Interviews with Denésoliné elders and hunters from Lutsël K'é, Northwest Territories, Canada, provided information on caribou body condition and environmental conditions. Hunters were accompanied in the field and asked to give a qualitative assessment of body condition for adult female caribou they harvested. Elders and hunters reported temporal and geographic variation in caribou body condition. Adult female caribou are selected in late winter (February to April) and bulls in fall (September) and spring (May) because they are fat. Hunters reported that adult female caribou were fatter during late winter in 2000 than in 2001. This difference was consistent with body condition impressions recorded in field surveys. Reports from hunters in interviews that adult female caribou were fatter in February than in March and April 2001 were also supported by hunters' field impressions. Hunters identified areas where adult female caribou were in better condition than in other areas in 2000 and 2001. The number of caribou harvested and years of hunting experience influenced the distribution of hunters' impressions of body condition. Interviews with hunters offer an inexpensive, repeatable approach to monitoring caribou body condition and range limitations, although ecological implications must be carefully interpreted.

Des renseignements fournis par des aînés et des chasseurs autochtones sur les changements concernant l'état corporel du caribou des toundras (Rangifer tarandus) peuvent s'avérer utiles pour les systèmes actuels de gestion. Des entrevues menées auprès d'aînés et chasseurs Denésoliné de Lutsël K'é, dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada, ont fourni des renseignements sur l'état corporel du caribou et sur les conditions environnementales. On a accompagné les chasseurs sur le terrain et on leur a demandé de faire une évaluation qualitative de l'état corporel des caribous femelles adultes qu'ils prélevaient. Les aînés et les chasseurs ont rapporté des variations temporelles et géographiques dans l'état corporel du caribou. Les femelles adultes sont prélevées à la fin de l'hiver (de février à avril) et les mâles à l'automne (en septembre) et au printemps (en mai) alors que ces animaux ont de bonnes réserves de gras. Les chasseurs ont rapporté que les caribous femelles adultes étaient plus grasses à la fin de l'hiver de 2000 que de celui de 2001. Cette différence allait de pair avec la perception relative à l'état corporel consignée lors des études sur le terrain. Les rapports de chasseurs affirmant lors d'entrevues que les caribous femelles adultes étaient plus grasses en février qu'en mars et avril 2001 étaient aussi corroborés par la perception des chasseurs sur le terrain. Ces derniers ont identifié des zones où, en 2000 et en 2001, les caribous femelles adultes étaient en meilleure condition physique qu'à d'autres endroits. Le nombre de caribous prélevés et les années d'expérience fondée sur la chasse influençaient la distribution de la perception des chasseurs relative à l'état corporel. Bien que l'interprétation des répercussions environnementales exige une certaine prudence, les entrevues menées auprès des chasseurs offrent néanmoins une approche peu coûteuse et reproductible pour suivre l'état corporel du caribou et les limites de son territoire.


Shorebird and passerine abundance and habitat use at a High Arctic breeding site : Creswell Bay, Nunavut   /   Latour, P.B.   Machtans, C.S.   Beyersbergen, G.W.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 55-65, ill., maps
ASTIS record 55926
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Shorebirds and passerines were surveyed at Creswell Bay, Somerset Island, in the High Arctic Ecozone (Canadian Arctic Islands) during the breeding season (June and July, 1995-97) and in August 1995 (post-breeding). The study area, situated on the north and south sides of Creswell Bay, consisted of sedge marsh and sedge wetland in the lowest areas, with shrub tundra dominated by Dryas spp. or Cassiope spp. and sparse herbaceous tundra over more upland areas. Surveys were carried out on 400 x 400 m plots distributed among the vegetation types according to their relative amounts within the study areas (34 plots in 1995; 33 plus 56 new plots in 1997). Eleven shorebird and three passerine species were observed during the surveys. Densities of breeding shorebirds were similar in 1995 and 1997 (37.3 and 33.1 birds/km²), while in 1996 a late spring with heavy snow cover resulted in reduced numbers of birds and no breeding. Shorebirds and passerines were much more numerous in sedge marsh and sedge wetland. White-rumped sandpiper (Calidris fuscicollis) and red phalarope (Phalaropus fulicarius) were the most abundant shorebirds breeding at Creswell Bay, and Lapland longspur (Calcarius lapponicus) was the most abundant breeding passerine. White-rumped sandpiper and sanderling (Calidris alba) were the most numerous species present after the breeding period. American golden-plover (Pluvialis dominica), red phalarope, and white-rumped sandpiper showed significant habitat preferences. An estimated 10 341 (± 6596; 95% CI) shorebirds were on the north area in 1995 and 14 840 (± 10 744) on both areas in 1997. The estimated maximum numbers over both years of white-rumped sandpiper (6769 ± 3725) and buff-breasted sandpiper (Tryngites subruficollis) (908 ± 1169) at Creswell Bay were more than 1% of the species' estimated national populations (1.5% and 5.1%, respectively). This abundance, along with the relatively high species diversity at this high-latitude site, warrants its continued status as a Canadian Wildlife Service "key habitat site," and every possible effort should be made to ensure its long-term protection.

Les oiseaux de rivage et les passereaux ont fait l'objet d'une étude menée à la baie Creswell, dans l'île Somerset située dans l'écozone de l'Extrême-Arctique (archipel Arctique canadien) durant la saison de nidification (juin et juillet, 1995-97) et en août 1995 (période post-reproductrice). La zone d'étude, située sur les rivages nord et sud de la baie Creswell, consistait en des cariçaies de terrains marécageux et humides dans les terres les plus basses, avec une toundra arbustive dominée par Dryas spp. ou Cassiope spp. et une toundra herbacée clairsemée dans les terres plus hautes. L'étude a été effectuée sur des parcelles carrées de 400 m de côté réparties dans les divers types de végétation selon l'importance relative de ces derniers dans les zones d'étude (34 parcelles en 1995; 33 parcelles plus 56 nouvelles en 1997). On a observé 11 espèces d'oiseaux de rivage et trois espèces de passereaux durant l'étude. Les densités des oiseaux de rivage qui nidifiaient étaient semblables en 1995 et en 1997 (37,3 et 33,1 oiseaux/km²), alors qu'en 1996, un printemps tardif accompagné d'un important couvert nival a fait que le nombre des oiseaux a diminué et qu'aucun nid n'a été construit. Les oiseaux de rivage et les passereaux étaient beaucoup plus nombreux dans les cariçaies de terrains marécageux et humides. Le bécasseau à croupion blanc (Calidris fuscicollis) et le phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) étaient les oiseaux les plus nombreux à nidifier à la baie Creswell, et le bruant lapon (Calcarius lapponicus) était le passereau nidificateur le plus abondant. Le bécasseau à croupion blanc et le bécasseau sanderling (Calidris alba) étaient les espèces les plus nombreuses présentes après la période de nidification. Le pluvier bronzé (Pluvialis dominica), le phalarope à bec large et le bécasseau à croupion blanc affichaient une nette préférence quant à leur habitat. On a estimé à 10 341 (± 6596; intervalle de confiance à 95 %) le nombre des oiseaux de rivage présents sur la côte septentrionale en 1995, et à 14 840 (± 10 744) celui des oiseaux de rivage présents sur les côtes nord et sud en 1997. Au cours des deux années, le nombre maximal estimé pour le bécasseau à croupion blanc (6769 ± 3725) et celui pour le bécasseau roussâtre (Tryngites subruficollis) (908 ± 1169) à la baie Creswell représentaient plus de 1 % des populations nationales estimées de ces espèces (1,5 % et 5,1 % respectivement). Cette abondance, jointe à une diversité relativement forte des espèces dans cette région de haute latitude, justifie le maintien de son statut de "site d'habitat clé" du Service canadien de la faune, et toutes les mesures devraient être prises pour en garantir la protection à long terme.


Meaningful consideration? A review of traditional knowledge in environmental decision making   /   Ellis, S.C.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 66-77
ASTIS record 55927
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In Canada's Northwest Territories, governments, industrial corporations, and other organizations have tried many strategies to promote the meaningful consideration of traditional knowledge in environmental decision making, acknowledging that such consideration can foster more socially egalitarian and environmentally sustainable relationships between human societies and Nature. These initiatives have taken the form of both "top-down" strategies (preparing environmental governance authorities to receive traditional knowledge) and "bottom-up" strategies (fostering the capacity of aboriginal people to bring traditional knowledge to bear in environmental decision making). Unfortunately, most of these strategies have had only marginally beneficial effects, primarily because they failed to overcome certain significant barriers. These include communication barriers, arising from the different languages and styles of expression used by traditional knowledge holders; conceptual barriers, stemming from the organizations' difficulties in comprehending the values, practices, and context underlying traditional knowledge; and political barriers, resulting from an unwillingness to acknowledge traditional-knowledge messages that may conflict with the agendas of government or industry. Still other barriers emanate from the co-opting of traditional knowledge by non-aboriginal researchers and their institutions. These barriers help maintain a power imbalance between the practitioners of science and European-style environmental governance and the aboriginal people and their traditional knowledge. This imbalance fosters the rejection of traditional knowledge or its transformation and assimilation into Euro-Canadian ways of knowing and doing.

Dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, les gouvernements, les sociétés industrielles et autres organisations ont essayé de nombreuses stratégies pour promouvoir une prise en considération sérieuse du savoir traditionnel dans le processus décisionnel visant l'environnement, reconnaissant qu'une telle prise en considération peut favoriser des relations plus égalitaires sur le plan social et plus durables sur le plan écologique entre les sociétés humaines et la Nature. Ces initiatives ont pris la forme de stratégies "descendantes" (préparant les autorités de gouvernance environnementale à accepter le savoir traditionnel) et de stratégies "ascendantes" (favorisant la capacité des Autochtones à peser sur la prise de décisions visant l'environnement). Malheureusement, la plupart de ces stratégies n'ont eu que des effets bénéfiques marginaux, en raison surtout de leur échec à surmonter certains obstacles cruciaux, dont les entraves à la communication, nées de la diversité des langues et styles d'expression propres aux détenteurs de savoir traditionnel; les obstacles d'ordre conceptuel, issus des difficultés qu'ont les organisations à saisir les valeurs, les pratiques et le contexte sous-jacents au savoir traditionnel; et les obstacles politiques, découlant du manque de volonté à reconnaître les messages du savoir traditionnel qui pourraient être incompatibles avec les plans du gouvernement ou de l'industrie. Il y a aussi d'autres obstacles émanant de la cooptation du savoir traditionnel par les chercheurs non autochtones et leurs institutions. Ces barrières contribuent à maintenir un déséquilibre de pouvoirs entre, d'un côté, les adeptes de la science et de la gouvernance environnementale de style européen, et de l'autre, les Autochtones et leur savoir traditionnel. Ce déséquilibre favorise le rejet du savoir traditionnel ou sa transformation et assimilation à la façon d'apprendre et de faire euro-canadienne.


Frederica de Laguna (1906-2004)   /   Olson, W.M.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 89-90, 1 portrait
ASTIS record 55928
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When Frederica de Laguna died on October 6, 2004, North America lost a great archaeologist, anthropologist, and ethnographer. Her full name was Frederica Annis Lopez de Leo de Laguna, but throughout her life, to her friends and colleagues, she was simply "Freddy." Born on October 3, 1906, Freddy was frail and often ill as a child, so her parents, professors of philosophy at Bryn Mawr College, educated her at home. By her teenage years, she was in good health. In 1914-15, she accompanied her parents to England on their sabbatical leave. Upon their return, she was enrolled in the Phoebe Anne Thorne School, where she received a classical education and was tutored in French. The classes were held outdoors, and for the rest of her life, Freddy loved to work outside, in the mountains and along the coasts and rivers, in all kinds of weather. On a second sabbatical in 1921-22, Freddy's family lived in France, where she was enrolled in the Lycée de Jeunes Filles in Versailles. She entered Bryn Mawr College the following year, to major in economics and political science. After graduating in 1927, she spent a year at Columbia University studying anthropology, linguistics, and folklore. She attended a weekly seminar under Franz Boas, who suggested that she continue her studies for a doctorate and examine the relationship between Upper Paleolithic and Inuit art. Meeting Boas was a turning point in Freddy's life, and as an anthropologist, she remained a true "Boasian": she was always more interested in facts and data, life histories, languages, and the historical record than she was in theories and speculation. In 1928, Freddy went to England and then to France to study prehistoric art. Returning to England in January 1929, she participated in a seminar directed by Bronislaw Malinowski. Her travels to research Eskimo and Paleolithic art then took her to Copenhagen, Denmark. There she met Kaj Birket-Smith, as well as Therkel Mathiassen, who invited her to accompany him to Greenland and help with his archaeological excavations. ... Kaj Birket-Smith had arranged for an archaeological study at Prince William Sound, Alaska, in the summer of 1930. However, he was ill, and so Freddy and her brother, Wallace, went to Alaska to identify potential archaeological sites for later excavation. Later that summer, Freddy traveled alone to Cook Inlet and carried out preliminary archaeological excavations. ... In 1933, the same year she received her doctorate in anthropology at Columbia, Freddy returned with Kaj Birket-Smith to Prince William Sound, where they excavated several sites and did anthropological research among the Eyak. Two years later, she herself led a group of researchers on a boat trip down the Yukon River. ... [Freddy started her teaching career at Bryn Mawr as a lecturer in anthropology in the fall of 1938. She] became chairman of the new Department of Sociology and Anthropology in 1950 and full professor in 1955, and 12 year's later was appointed head of the new, independent Department of Anthropology. Through the years, she developed a complete program in anthropology from the undergraduate to the doctoral level. ... Throughout her career, Freddy published many papers, scientific reports, and articles on a variety of topics in anthropology and archaeology. She also published 14 books, including two murder mysteries. Her earlier works on Alaskan prehistory, now considered classics, are still consulted by archaeologists. Under Mount St. Elias: The History and Culture of the Yakutat Tlingit, a monumental study in three volumes, is perhaps the finest ethnography of any northern people. Freddy also assembled over many years the notes and manuscripts of Lt. G.T. Emmons (1852-1945), who had lived and worked with the Tlingit in the late 1800s. The resulting publication, The Tlingit Indians by George Thornton Emmons, edited with annotations by Frederica de Laguna (1991), is the most comprehensive ethnography of the Tlingit, their culture, and their history. ... Shortly before she died, she completed her last book, Myths and Tales from the Chugach of Prince William Sound. One of Freddy's final dreams has been realized. She wanted to establish a press to re-publish important earlier works and to promote new research on the anthropology of the North. ... She lived and loved anthropology to her final days.


Social sciences and humanities in the International Polar Year 2007-2008 : an integrating mission   /   Krupnik, I.   Bravo, M.   Csonka, Y.   Hovelsrud-Broda, G.   Müller-Wille, L.   Poppel, B.   Schweitzer, P.   Sörlin, S.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 91-97, ill., 1 map
ASTIS record 55929
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From the perspective of social studies and humanities, IPY 2007-08 may indeed be a defining new experience to polar sciences. Following previous IPY efforts, major groundbreaking findings may be expected across many disciplines. Innovative in this IPY, however, is that its framework for research advocates giving great importance to inclusiveness, from the very beginning. Interpreting and translating terms like "inclusiveness" and "participation" into action, of course, poses a big challenge. Some would argue that "participatory development" in the global context has become more of a mantra than a reality. How far IPY 2007-08 is able to live up to its promise to be inclusive remains to be seen and to be tested. Only then will the final outcome go beyond individual research results and become more than the sum of its parts. The challenges and opportunities span a wide range of levels and issues, from collaboration across social and disciplinary boundaries to the organizational structure of gathering and managing data and sharing information through outreach and education. First, IPY 2007-08 provides a unique opportunity for a convergence of social science issues and the concerns of local communities in the polar regions. If we are to live up to our pledges, polar communities will have to be involved in developing the projects and thereby ensure that the IPY research projects also are of interest and use to them. Second, this IPY gives physical scientists an opportune sense of obligation to collaborate with social scientists and to contribute to a genuinely multidisciplinary (and not simply "systems-based") understanding of the environment. How far the physical and natural scientists unpack the five initial IPY themes and recognize the social assumptions may be very much a litmus test for their reception of the newly added sixth theme, which examines questions that belong explicitly to the social sciences and polar residents. Third, studies of rapid social and environmental change stimulate coupled human-environment systems; in addition to coordination, such systems require equal partnerships and an active interdisciplinary conversation that bridges and communicates across different disciplinary vernaculars. ... Fourth, local communities across polar regions have made it abundantly clear that scientific work undertaken in their backyards and on their environments should include local (or "traditional") knowledge. ... Fifth, IPY 2007-08 represents a great opportunity for northern institutions in their ongoing attempts to develop new paradigms of Arctic and indigenous governance and partnerships. ... Last but not least, IPY 2007-08 will almost certainly have a heterogeneous character reflecting the diversity of knowledge traditions. It will be conducted through myriad interconnected projects and initiatives and in many old and new arenas for cross-disciplinary interaction. Social scientists and northern residents must seize these new opportunities with enthusiasm and commitment, but also with an open mind, to make their utmost input to the IPY 2007-08 program.


IPY 2007-08 and the resurgence of northern (& polar) research in Canada   /   Hik, D.S.
Arctic, v. 58, no. 1, Mar. 2005, p. 98-99
ASTIS record 55930
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The first international polar year (IPY) in 1882-83 was one of the earliest globally coordinated scientific efforts, and its success provided a model for subsequent programs of coordinated international research. The coming IPY in 2007-08 (actually extending to 2009) will be a major event that contributes to the advancement of polar knowledge, research and technology and establishes a new foundation and legacy for future decades of work. Canada has recognized that indigenous and non-indigenous residents of polar regions must participate directly in defining the IPY research programs. ... The Canadian IPY research program will advance activities to monitor and understand change and its human dimensions, and will focus on social, economic, and cultural research, as well as physical and biological sciences. The research needs and agendas of northern communities will form an integral part of the IPY program. ... Very briefly, the Canadian IPY program has evolved in several stages: 1. Initiation of a national and northern dialogue about IPY .... 2. Creation of coordinating bodies .... 3. Self-identification of individual and group research interests in IPY .... 4. Integration of Canadian and international interests and resources .... 5. Securing new funding for Canadian IPY research programs and polar research infrastructure .... 6. The next steps: Refining the IPY research networks and operational working groups .... The upcoming IPY will continue to expand our understanding of polar regions, especially in the complex interactions between the physical, biological, and human dimensions. Canadian participation, planning, and support for these activities is still in the early stages, and there is much to do in preparation, but the legacy of the previous international years should provide the inspiration to make the most of this IPY - 50 years is a long time to wait until the next one!


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