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Climatic impact on small grain production in the Subarctic region of the United States   /   Sharratt, B.S.   Knight, C.W.   Wooding, F.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 219-226, ill.
ASTIS record 52323
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The Subarctic comprises the higher mid-latitudinal regions with short, cool, moist summers and long, cold, dry winters. Indeed, the short, cool growing season is often thought of as a barrier to crop growth and diversity in these regions. Little is known, however, concerning the impact of the Subarctic climate on crop production. This study aimed to identify the climatic factors that are most important to the production of small grains in the Subarctic region of Alaska. The impact of climate on 'Galt' and 'Weal' barley (Hordeum vulgare L.), 'Nip' and 'Toral' oat (Avena sativa L.), and 'Gasser' and 'Park' wheat (Triticum aestivum L.) was assessed using climate and grain yield data collected from 1972 to 1989 at Fairbanks. Multiple regression analysis was used to identify the climatic factors that most influence yield. Different factors accounted for the largest proportion of variability in yield across years for the different grains. 1) For barley, variations in precipitation deficit (pan evaporation minus precipitation) and distribution of precipitation events within a growing season accounted for 41% of the variability across years in yield of Galt and Weal cultivars. 2) For oat, variations in the precipitation deficit ratio (ratio between precipitation deficit and pan evaporation) accounted for 44% of the variability across years in yield of Nip and 58% in yield of Toral oat. 3) For wheat, variations in number of days between precipitation events within a growing season, precipitation deficit, and temperature explained 70% of the variability across years in yield of Gasser and Park wheat. Results from our analysis further indicated that small grain production was bolstered in seasons with greater precipitation, more frequent precipitation, or lower evaporative demand (pan evaporation). Only wheat production appeared to be favored by higher minimum air temperatures. This study suggests that, despite the cool growing season in interior Alaska, the primary climatic limitation to crop production is water stress, associated with low precipitation or high evaporative demand. Therefore, land management practices aimed at conserving soil water will likely bolster crop production in the Subarctic.

Le Subarctique comprend l'extrême nord des latitudes moyennes où les étés sont courts, frais et humides et les hivers longs, froids et secs. En fait, on pense souvent que la brièveté et la fraîcheur de la saison de croissance sont des obstacles au développement et à la diversité des cultures dans ces régions. En revanche, on sait très peu de choses sur l'impact qu'a le climat subarctique sur la production végétale. Cette étude vise à déterminer les facteurs climatiques les plus importants pour la production des petites céréales dans la zone subarctique de l'Alaska. On a mesuré l'incidence du climat sur l'orge (Hordeum vulgare L.) "Galt" et "Weal", l'avoine (Avena sativa L.) "Nip" et "Toral" et le blé (Triticum aestivum L.) "Gasser" et "Park" en se servant de données sur le climat et le rendement recueillies à Fairbanks de 1972 à 1989. On a eu recours à l'analyse de régression multiple pour mettre en évidence les facteurs climatiques qui ont la plus grande influence sur le rendement. Au cours de toutes les années, la majeure partie de la variabilité dans le rendement des différentes céréales s'expliquait par plusieurs facteurs: 1) Pour l'orge, les variations dans le déficit de précipitations (évaporation du bac moins les précipitations) et la distribution des événements hyétométriques durant une saison de croissance comptaient pour 41 % de la variabilité au cours des années dans le rendement des cultivars Galt et Weal; 2) Pour l'avoine, les variations dans le rapport du déficit de précipitations (rapport entre le déficit de précipitations et l'évaporation du bac) comptaient pour 44 % de la variabilité au cours des années dans le rendement de l'avoine Nip et 58 % dans celui de l'avoine Toral; 3) Pour le blé, les variations du nombre de jours entre les événements hyétométriques dans le cadre d'une saison de croissance, du déficit de précipitations et de la température expliquaient 70 % de la variabilité au cours des années dans le rendement du blé Gasser et Park. Les résultats de notre analyse indiquent en outre que la production des petites céréales a été favorisée durant les saisons où les précipitations étaient plus abondantes, plus fréquentes, ou encore où la demande d'évaporation (évaporation du bac) était plus faible. Seule la production de blé semblait bénéficier de températures ambiantes minimales plus élevées. Cette étude suggère que, malgré la fraîcheur et la brièveté de la saison de croissance dans l'intérieur de l'Alaska, le facteur climatique primaire qui limite la production végétale est le stress hydrique, joint à de faibles précipitations ou à une forte demande d'évaporation. Par conséquent, les pratiques de gestion des terres qui visent à conserver l'eau du sol favoriseront très probablement la production végétale dans le Subarctique.


Trends in forage fish populations in northern Hudson Bay since 1981, as determined from the diet of nestling Thick-billed Murres, Uria lomvia   /   Gaston, A.J.   Woo, K.   Hipfner, J.M.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 227-233, ill., 2 maps
ASTIS record 52324
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Trends in the composition of nestling thick-billed murre diets were analyzed for the period 1980-2002 on the basis of observations of food delivered to nestlings at two breeding colonies in northern Hudson Bay. The incidence of arctic cod, sculpins, and benthic Zoarcidae decreased and the incidence of capelin and sandlance increased over the period considered. Arctic cod fell from a mean of 43% of deliveries in the mid-1980s to 15% in the late 1990s; benthic species (zoarcids and sculpins) fell from 36% to 15%, while capelin increased from 15% to 50% over the same period. July ice cover in Hudson Bay approximately halved during 1981-99. We suggest that the observed changes in diet composition reflect changes in the relative abundance of the fish species involved and that the decline in arctic cod and increase in capelin and sandlance were associated with a general warming of Hudson Bay waters, the result of ongoing climate change in the region.

On a analysé les tendances dans la composition du régime alimentaire des oisillons du guillemot de Brünnich au cours de la période allant de 1980 à 2002, d'après les observations de l'apport de nourriture aux oisillons à deux colonies de nidification dans le nord de la baie d'Hudson. On a assisté, au cours de cette période, à une baisse de la fréquence de la morue polaire, du chabot et des zoarcidés benthiques, et à une augmentation de celle du capelan et du lançon. La morue polaire a chuté d'une moyenne représentant 43 % de l'apport au milieu des années 1980 à 15 % à la fin des années 1990; les espèces benthiques (zoarcidés et chabots) ont chuté de 36 à 15 %, tandis que le capelan a augmenté de 15 à 50 % au cours de la même période. En juillet, le manteau glaciel dans la baie d'Hudson a diminué de moitié environ entre 1981 et 1999. On suggère que les changements observés dans la composition du régime alimentaire sont un reflet des changements dans l'abondance relative des espèces de poissons concernées et que le déclin de la morue polaire et l'augmentation du capelan et du lançon étaient associés à un réchauffement général des eaux de la baie d'Hudson, réchauffement qui résulte du changement climatique que connaît actuellement la région.


Evaluation of percent cover requirements for revegetation of disturbed sites on Alaska's North Slope   /   Streever, W.J.   McKendrick, J.   Fanter, L.   Anderson, S.C.   Kidd, J.   Portier, K.M.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 234-248, ill., 2 maps
ASTIS record 52325
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On the North Slope of Alaska, attempts have been made to revegetate areas damaged by development. Some revegetation projects strive to achieve specific performance standards based on percent vegetation cover. This study uses data collected from 60 sites over 16 years to compare revegetating sites and natural reference sites. Results demonstrate that percent cover in most revegetation settings has the potential to reach levels comparable to those of reference sites, depending on how cover is defined. Linear models that explain between 48% and 84% of the variability in data show that planting cultivar seeds and fertilizing can increase cover (p < 0.05 for all models) and that cover continues to increase over time (p < 0.05 for all models), provided that cover is defined to include all live plants and plant litter. Ordination analysis separates reference sites from most revegetating sites along two significant axes (Monte Carlo tests, p < 0.01 with 100 randomizations). Comparison of ordination results with plots of change in plant cover over time shows that plant cover offers only limited insight into plant community development. If percent cover is to be used as a performance standard, it should be clearly defined, and the link between percent cover and restoration objectives should be carefully considered. Although this paper focuses on North Slope revegetation projects, the issues that are addressed have implications for all projects with performance standards calling for specific percent cover by vegetation.

Le versant Nord de l'Alaska a fait l'objet de tentatives de reverdissement dans des zones endommagées par l'exploitation. Certains projets de remise en état s'efforcent d'atteindre des normes de rendement spécifiques qui s'appuient sur le pourcentage de tapis végétal. Cette étude fait appel aux données collectées à 60 emplacements sur une durée de 16 ans afin de comparer les sites de reverdissement avec des sites témoins laissés à l'état naturel. Les résultats montrent qu'à la plupart des endroits de reverdissement, le pourcentage de tapis végétal a le potentiel d'atteindre des niveaux comparables à ceux des sites témoins, selon la définition du tapis végétal. Les modèles linéaires, qui expliquent entre 48 et 84 % de la variabilité dans les données, montrent que le fait de planter des semences de cultivars et de mettre de l'engrais peut accroître le tapis (p < 0,05 pour tous les modèles) et que ce dernier continue d'augmenter au fil du temps (p < 0,05 pour tous les modèles), à condition d'inclure toutes les plantes vivantes et la litière végétale dans la définition du tapis végétal. L'analyse d'ordination permet de distinguer les sites témoins de la majorité des sites reverdis selon deux grands axes (tests de Monte Carlo, p < 0,01 avec 100 randomisations). La comparaison des résultats de l'ordination avec les courbes de changement dans la couverture végétale en fonction du temps révèle que la couverture n'offre qu'un aperçu limité de l'évolution du peuplement végétal. Si le pourcentage de tapis doit servir de norme de rendement, il faut en donner une définition précise, et examiner en détail le lien entre le pourcentage de tapis et les objectifs de restauration. Si cet article se concentre sur les projets de remise en état du versant Nord, les questions qu'il soulève ont des implications pour tous les projets où les normes de rendement prévoient un pourcentage spécifique de tapis végétal.


Ecological characteristics of streams in the barrenlands near Lac de Gras, N.W.T., Canada   /   Jones, N.E.   Tonn, W.M.   Scrimgeour, G.J.   Katopodis, C.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 249-261, ill., 2 maps
ASTIS record 52326
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We examined spatiotemporal variation in the physical, chemical, and biological characteristics of pristine streams that represent a range of conditions near Lac de Gras in the Barrenlands region of the Northwest Territories, Canada. Principal component analysis organized streams into four groups on the basis of seven physical characteristics. Despite broad differences among groups in physical characteristics, variation in chemical and biological characteristics was generally not large, with only pH and coarse particulate organic matter differing among the four groups. Nevertheless, several chemical and biological variables were correlated with physical characteristics, particularly measures of stream size (bankfull width and depth, drainage area, and stream discharge). Annual variability in climate affected stream temperature and discharge and influenced several biotic characteristics, particularly the growth of young-of-the-year arctic grayling (Thymallus arcticus). Barrenland streams share basic characteristics of Alaskan tundra streams, as a result of similar climatic regimes. Key differences between the two areas, however, appear related to the lake-outlet nature of the Barrenland streams, which may contribute to higher growth of young-of-the-year arctic grayling than would be expected from regional climate.

On a étudié la variation spatio-temporelle dans les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques de cours d'eau vierges qui témoignent d'une gamme de conditions près du lac de Gras dans la région des Barrenlands, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. L'analyse des composantes principales a divisé les cours d'eau en quatre groupes, d'après sept caractéristiques physiques. En dépit de différences marquées dans ces dernières entre les groupes, la variation dans les attributs chimiques et biologiques n'était généralement pas très grande, avec seulement le pH et les grosses particules organiques qui montraient des différences entre les quatre groupes. Plusieurs variables chimiques et biologiques étaient néanmoins corrélées avec les attributs physiques, en particulier les mesures de la taille des cours d'eau (largeur et profondeur du débordement, aire de drainage et débit). La variabilité annuelle du climat avait une incidence sur la température et le débit des cours d'eau et elle influençait plusieurs caractéristiques biotiques, en particulier la croissance des jeunes de l'année chez l'ombre arctique. Les cours d'eau des Barrenlands ont en commun les caractéristiques fondamentales des cours d'eau de la toundra alaskienne, vu qu'ils sont soumis à des régimes climatiques similaires. Les différences majeures entre les deux régions semblent cependant liées au fait que la décharge des cours d'eau des Barrenlands se fait dans un lac, ce qui pourrait contribuer à une croissance des jeunes de l'année chez l'ombre arctique plus forte que le climat régional ne le laisserait croire.


Radiocarbon dating caribou antler and bone : are they different?   /   Nelson, D.E.   Møhl, J.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 262-265, ill.
ASTIS record 52327
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Old archaeological radiocarbon dating lore has it that caribou antler and bone give different dating results, and that for some fundamental reason antler is unreliable as a dating material. We tested this idea by measuring radiocarbon concentrations in the bone and antler of two caribou (one recent, one ancient) for which the antler was still attached to the cranium. No significant differences were found. Thus, it seems that this old myth is groundless.

Selon de vieux dires, la radiodatation archéologique des bois et des os du renne donnerait des résultats différents et, pour une raison fondamentale, les bois ne représenteraient pas un matériau fiable pour la radiodatation. On a testé cette idée en mesurant les concentrations de radiocarbone dans les os et les bois de deux rennes (l'un mort récemment, l'autre il y a longtemps), où les bois étaient encore rattachés au crâne. On n'a pas trouvé de différence notable, ce qui semblerait signifier que l'ancien mythe est sans fondement.


Endoparasites of northern Sharp-tailed Grouse, Tympanuchus phasianellus phasianellus, as related to age and position on the lek   /   Tsuji, L.J.S.   DeIuliis, G.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 266-270, ill.
ASTIS record 52328
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The only indication of endoparasites found in male sharp-tailed grouse collected during the breeding season from the western James Bay region of northern Ontario, Canada, were nematode eggs of an unknown species. Nematode egg loads of male sharp-tailed grouse that occupied central territories on leks (mating areas) were not significantly different from those of birds in peripheral territories, nor were they different between adult males and yearlings. Future studies of endoparasites in northern sharp-tailed grouse should consider nematodes, which have been shown to be important to survivorship of other grouse species.

Des œufs de nématodes provenant d'une espèce inconnue constituaient le seul indice de la présence d'endoparasites chez des mâles du tétras à queue fine prélevés durant la saison de reproduction dans la partie ouest de la baie James, au nord de l'Ontario (Canada). Il n'y avait pas de différence significative entre la biocontamination par les œufs de nématodes du mâle du tétras à queue fine occupant les zones au centre des leks (arènes de pariade) et celle des oiseaux occupant les parties périphériques, ni de différence notable entre les mâles adultes et ceux d'un an. De futures études menées sur les endoparasites du tétras à queue fine des régions nordiques devraient se pencher sur les nématodes, vu leur importance attestée pour la survie des autres espèces de tétras.


West Greenland's cod-to-shrimp transition : local dimensions of climatic change   /   Hamilton, L.C.   Brown, B.C.   Rasmussen, R.O.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 271-282, ill., maps
ASTIS record 52329
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West Greenland's transition from a cod-fishing to a shrimp-fishing economy, ca. 1960-90, provides a case study in the human dimensions of climatic change. Physical, biological, and social systems interacted in complex ways to affect coastal communities. For this integrated case study, we examine linkages between atmospheric conditions (including the North Atlantic Oscillation), ocean circulation, ecosystem conditions, fishery activities, and the livelihoods and population changes of two West Greenland towns: Sisimiut, south of Disko Bay, and Paamiut, on the southwest coast. Sisimiut prospered as a fishing center through the cod-to-shrimp transition. Paamiut, more specialized in cod fishing, declined. Their stories suggest two general propositions about the human dimensions of climatic change. First, socially important environmental changes result not simply from climatic change, but from interactions between climate, ecosystem, and resource usage. Second, environmental changes affect people differentially and through interactions with social factors. Social networks and cohesion (social capital) are important, in addition to skills (human capital), investments (physical capital), and alternative resources (natural capital): all shape how the benefits and costs are distributed.

Dans l'ouest du Groenland, la transition de l'économie morutière à l'économie crevettière, qui s'est effectuée à peu près de 1960 à 1990, offre une étude de cas pour la dimension humaine du changement climatique. Des interactions complexes entre les systèmes physique, biologique et social ont eu des répercussions sur les communautés côtières. Pour cette étude de cas intégrée, on examine les liens entre les conditions atmosphériques (y compris l'oscillation nord-atlantique), la circulation océanique, les conditions de l'écosystème, les activités de pêche ainsi que les changements dans le mode de subsistance et la démographie de deux villes du Groenland occidental: Sisimiut, au sud de la baie de Disko, et Paamiut, sur la côte sud-ouest. Durant la transition de la morue à la crevette, Sisimiut a prospéré en tant que centre de pêche, alors que Paamiut, plus spécialisée dans la pêche de la morue, a connu un déclin. Ces deux histoires nous permettent de formuler deux hypothèses majeures sur la dimension humaine du changement climatique. Tout d'abord, les modifications de l'environnement qui sont importantes sur le plan social ne résultent pas seulement du changement climatique, mais des interactions entre le climat, l'écosystème et l'utilisation des ressources. Deuxièmement, les modifications de l'environnement affectent les gens différemment et par le biais d'interactions avec des facteurs sociaux. La cohésion et les systèmes sociaux (capital social) sont importants, parallèlement aux compétences (capital humain), aux investissements (capital physique) et aux ressources de remplacement (capital naturel): ils définissent tous la façon dont sont répartis les coûts et les avantages.


Historical population characteristics of bowhead whales (Balaena mysticetus) in Hudson Bay   /   Reeves, R.R.   Cosens, S.E.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 283-292, ill., maps
ASTIS record 52330
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Historical records of commercial whalers operating in northwestern Hudson Bay during the 19th century were examined for information on size, age, sex, and location of bowhead whales that were either sighted or killed. Correlations between body size and either oil yield or baleen length were used to estimate the relative age classes (calf, subadult, adult) of whales for which no explicit age-class information was reported in the whaling logbooks. Cow-calf pairs and subadults, as well as adult whales, were sighted or killed throughout the whaling season in the area extending from Wager Bay south to Marble Island. This finding indicates that whales of many different age classes were present south of Wager Bay, even during the open-water period when whaling activity shifted northward to include Repulse Bay and Lyon Inlet. Recent observations suggest that few bowhead whales occur south of Wager Bay during the open-water season and that the population in this area has not recovered from the effects of commercial whaling. It is not clear whether this group of bowheads was a separate stock or, alternatively, waters south from Wager Bay constituted a second calf-rearing area for a single Hudson Bay-Foxe Basin stock.

On s'est penché sur des documents historiques provenant de baleiniers commerciaux en activité dans le nord-ouest de la baie d'Hudson au XIXe siècle, afin d'extraire de l'information sur la taille, l'âge, le sexe et l'emplacement des baleines boréales qui avaient été aperçues ou tuées. On s'est servi des corrélations entre la taille des cétacés et la production d'huile ou la longueur des fanons pour estimer les groupes d'âge relatifs (baleineau, subadulte, adulte) de baleines pour lesquelles aucune information explicite sur le groupe d'âge n'avait été rapportée dans le livre de bord des baleiniers. Des paires de baleine mère-petit et des subadultes ainsi que des mâles adultes avaient été aperçus ou tués durant toute la saison de chasse à la baleine dans la zone s'étendant de la baie Wager jusqu'à l'île Marble vers le sud. Ces résultats montrent que des baleines appartenant à de nombreux groupes d'âge se trouvaient au sud de la baie Wager, même durant la période d'eau libre quand la pêche à la baleine se déplaçait plus au nord en incluant Repulse Bay et Lyon Inlet. Des observations récentes suggèrent que peu de baleines boréales sont maintenant présentes au sud de la baie Wager durant la saison d'eau libre et que, dans cette zone, la population n'a pas récupéré des effets de la chasse commerciale à la baleine. On ne sait pas exactement si ce groupe de baleines boréales appartenait à un stock distinct, ou si, par contre, les eaux au sud de la baie Wager représentaient une deuxième zone d'élevage des petits pour un stock unique habitant la baie d'Hudson et le bassin de Foxe.


Local ecological knowledge of Ivory Gull declines in Arctic Canada   /   Mallory, M.L.   Gilchrist, H.G.   Fontaine, A.J.   Akearok, J.A.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 293-298
PCSP/PPCP contribution, no. 027-03
ASTIS record 52331
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We gathered local ecological knowledge (LEK) on the ivory gull (Pagophila eburnea) from residents of three High Arctic communities in eastern Canada. This gull has always been uncommon, but Inuit had suggested that numbers of gulls were declining. LEK from Grise Fiord and Resolute Bay was clear and consistent, indicating that far fewer gulls are currently observed near the community compared to 25 years ago. The LEK from Arctic Bay was less consistent, although in general, community members thought that the species was less commonly observed. Observations from nonsystematic surveys by local wildlife officers corroborated the LEK data, and an aerial survey of the known colony locations on the Brodeur Peninsula (near Arctic Bay) found only one gull. Collectively, this information suggests that ivory gull populations are declining across the species' Canadian range. Systematic surveys will be needed to confirm these perceived declines.

On a recueilli du savoir écologique local (SEL) sur la mouette blanche (Pagophila eburnea) auprès de résidents de trois communautés de l'Extrême-Arctique situées dans l'est du Canada. Cette mouette a toujours été assez rare, mais, selon les Inuits, le nombre d'individus était en déclin. Le SEL de Grise Fiord et de Resolute Bay était clair et cohérent, révélant qu'actuellement, le nombre de mouettes observé près des communautés est bien plus faible qu'il y a 25 ans. Le SEL d'Arctic Bay était moins unanime, même si les membres de la communauté pensaient en général que l'espèce était aperçue moins fréquemment. Des observations tirées d'enquêtes non systématiques menées par les agents locaux de la faune corroboraient les données du SEL, et des relevés aériens des emplacements connus de colonies situées sur la presqu'île Brodeur (près d'Arctic Bay) n'ont repéré qu'une seule mouette. Ces renseignements conjugués suggèrent que la population de la mouette blanche est en baisse dans tout le territoire canadien de l'espèce. Des enquêtes systématiques seront nécessaires pour confirmer ce que l'on pense être un déclin.


Letter to the editor : farthest north polar bear (Ursus maritimus)   /   van Meurs, R.   Splettstoesser, J.F.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 309
ASTIS record 52332
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On 5 August 2001, while on a cruise with tourists from Longyearbyen, Svalbard, to the Geographic North Pole, we sighted a lone polar bear (Ursus maritimus) from the Russian icebreaker Yamal at a site we believe to be the northernmost record of this species. The adult bear was seen walking slowly on the ice toward the ship about 500 meters away. The location of the ship, as determined by the ship's Global Positioning System (GPS), was 89°46.5'N, 26°21.1'E, about 13 nautical miles from the Pole. No seals were seen in the area on that day, although on an earlier date (8 August 1993), one of us (JFS) sighted a ringed seal (Phoca hispida) in the water adjacent to the Yamal upon reaching the Pole. Many other sightings of polar bears were made on the August 2001 cruise, both prior to this date and also later, as the ship reached Franz Josef Land [Zemlya Frantsa-Iosifa], Russia, the next objective after the Pole. The voyage began at Longyearbyen on 1 August and ended there on 12 August 2001. ... Ice conditions in the area of the sighting on 5 August 2001 ranged from unbroken 10/10 multiyear sea ice to 8/10-9/10 broken multiyear ice. ... Winds and currents can ... be responsible for relatively rapid ice-cover changes in foraging habitats for polar bears, perhaps making it more opportunistic for them to move northward or in other directions in pursuit of prey. Whether those factors might have been instrumental in producing the conditions of our polar bear sighting only 13.5 nautical miles (15.5 statute miles/25 km) from the North Pole cannot be ascertained. Considering the water depth at the Geographic North Pole (4179 m, or 13 710'), with little likelihood of upwelling and generation of nutrients for seals and lower elements of the food chain, it is unlikely that seals and polar bears would normally venture this far north. However, Todd et al. (1992) noticed, as we did, light-brown algae frozen within some of the ice en route to the Pole, and they also mention sighting tracks of arctic fox (Alopex lagopus) in hard-packed snow at 89°11.15'N in July 1992. ...


Woven, not carved : the Pangnirtung tapestries are northern art with global appeal   /   Cross, L.D.
Arctic, v. 56, no. 3, Sept. 2003, p. 310-314, ill.
ASTIS record 52333
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... In an attempt to ameliorate the negative effects of relocations and to create an economic base, the government funded arts and crafts initiatives across the Arctic. One such project was a weaving studio in Pangnirtung on Baffin Island, now in the Territory of Nunavut (meaning 'our land'). There, from 1969 to 1972, Ontario textile and silver/goldsmith artist Donald Stuart, supported by the federal government and the Canadian Guild of Crafts in Montreal, initiated a weaving project for a small group of young Inuit women. Already skilled in knitting and sewing wind- and water-resistant garments, they quickly mastered hand-weaving techniques. Today, this initiative has become the largest hand-weaving studio in Canada, and Stuart has returned on many occasions as friend and advisor. ... The ancient skills used to create smooth-finish, flat-weave rugs and tapestries are now used by trained Inuit weavers to translate drawings by local artists into fibre art. Their blending of craftsmanship with local images expresses unique cultural values, .... Although initiated by outsiders, Inuit tapestry art has captured the essence of northern life and cultural values in a way that speaks directly to people from many nations. As Inuit weavers continue to develop their tapestry art, new styles and new subjects will evolve. Who knows where their adaptability and collective creative spirit will take them in the next 30 years?


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