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Molecular genetic stock discrimination of belugas (Delphinapterus leucas) hunted in eastern Hudson Bay, northern Quebec, Hudson Strait, and Sanikiluaq (Belcher Islands), Canada, and comparisons to adjacent populations   /   de March, B.G.E.   Postma, L.D.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 111-124, ill., 1 map
ASTIS record 51819
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Belugas (Delphinapterus leucas) harvested from communities on the eastern Hudson Bay (EHB) arc, Sanikiluaq on the Belcher Islands, northwestern Quebec, Hudson Strait, neighboring areas of Hudson Bay, and the St. Lawrence were characterized by differences in the mitochondrial DNA (mtDNA) d-loop sequence and in 15 nuclear microsatellite loci. Results supported the hypothesis that communities outside the EHB arc hunt some EHB belugas, which were strongly differentiated from all neighboring sample populations by mtDNA haplotypes and weakly differentiated by microsatellite data. Belugas genetically most similar to those sampled in EHB comprised 19% of the harvest in Hudson Strait and Ungava, 15% in northwestern Quebec, 9% in western and northern Hudson Bay, 8% in Sanikiluaq, and 5% in Kimmirut (though many were possibly not belugas from EHB, but uncommon genotypes in other stocks). Within EHB, belugas from the Nastapoka River (1984-95) and elsewhere on the EHB arc (1993-97) were very similar. Using simple probabilistic calculations to assign individuals to their most likely sample population, we estimated that 15% of belugas hunted in EHB could be from northern or western Hudson Bay and 3% from Sanikiluaq. St. Lawrence River belugas were strongly differentiated from all other sample populations by both haplotypes and microsatellites. Stocks in Arctic populations were identified by different proportions of alleles and by genetic consistency over several years. Belugas from Sanikiluaq, Kimmirut, and EHB may represent three separate stocks, while large genetic diversities in northern Quebec, northern Hudson Bay, and Arviat confirm that mixtures of stocks were harvested in these areas.

Les bélugas (Delphinapterus leucas) prélevés au sein de communautés situées dans l'arc de l'est de la baie d'Hudson (EBH), à Sanikiluaq dans les îles Belcher, au nord-ouest du Québec, dans le détroit d'Hudson, dans les zones jouxtant la baie d'Hudson et dans le Saint-Laurent ont été caractérisés par des différences dans la séquence de la boucle D de l'ADN mitochondrial (ADNmt) et des 15 loci des microsatellites nucléaires. Les résultats appuyaient l'hypothèse selon laquelle les communautés à l'extérieur de l'arc de l'EBH chassent quelques bélugas de l'EBH, qui se différenciaient fortement de toutes les populations d'échantillon voisines par les haplotypes de l'ADNmt et faiblement par les données des microsatellites. Les bélugas les plus semblables à ceux échantillonnés dans l'EBH sur le plan génétique constituaient 19 % du prélèvement dans le détroit d'Hudson et dans la baie d'Ungava, 15 % au nord-ouest du Québec, 9 % dans l'ouest et le nord de la baie d'Hudson, 8 % à Sanikiluaq et 5 % à Kimmirut (bien que nombre d'entre eux aient pu ne pas appartenir à l'EBH, mais être des génotypes inhabituels provenant d'autres stocks). Au sein de l'EBH, les bélugas de la rivière Nastapoka (1984-1995) et ailleurs dans l'arc de l'EBH (1993-1997) étaient très semblables. À l'aide de simples calculs de probabilité pour assigner les individus à leur échantillon de population le plus vraisemblable, on a estimé que 15 % des bélugas chassés dans l'EBH pouvaient provenir du nord ou de l'ouest de la baie d'Hudson et 3 % de Sanikiluaq. Les bélugas du Saint-Laurent se différenciaient nettement de toutes les autres populations de l'échantillonnage, par les haplotypes comme par les microsatellites. Les stocks dans les populations arctiques se distinguent les uns des autres par des proportions différentes d'allèles et par une concordance génétique établie sur plusieurs années. Les bélugas de Sanikiluaq, de Kimmirut et de l'EBH peuvent représenter trois stocks distincts, tandis que les grandes diversités génétiques dans le nord du Québec, le nord de la baie d'Hudson et l'Arviat confirment que, dans ces régions, on a prélevé un mélange de stocks.


Investigation of heavy metals in a large mortality event in caribou of northern Alaska   /   O'Hara, T.M.   George, J.C.   Blake, J.   Burek, K.   Carroll, G.   Dau, J.   Bennett, L.   McCoy, C.P.   Gerard, P.   Woshner, V.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 125-135, 1 map
ASTIS record 51820
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We measured element concentrations (As, Cd, Cu, Pb, Zn, Fe) and body condition (gross and histologic endpoints) of animals from a caribou (Rangifer tarandus) mortality event that occurred in Alaska, in the area of Point Hope and Cape Thompson (including the Chariot site), in 1995. These were compared to results from hunter-killed caribou from reference sites (Barrow and Teshekpuk Lake, Alaska) and from the area of a mine (Red Dog Mine) to determine whether heavy metals had played a role in the mortality event or whether any elements were at concentrations of concern for human consumers. Starvation and malnutrition were major factors leading to death or severe weakness, as very little or no fat (very low body condition scores) and serous atrophy of fat (observed as watery contents of the marrow cavity, with no apparent fat, and histologically) were more prevalent in caribou associated with the mortality event than in hunter-killed animals from reference sites. Accumulation of hepatic (liver) hemosiderin in Kupffer cells (macrophages) was noted as an indicator of cachexia. Concentrations of lead in feces and liver, copper in the rumen contents, and arsenic in muscle were higher in caribou harvested near Red Dog Mine, as might be expected in that mineral-rich area, but were not at levels of concern for toxicoses. Kidney concentrations of cadmium, which increased significantly with increasing age, present a potential concern for human consumers, and this is an expected finding. We concluded that caribou had starved and that heavy metals had played no role in the mortality event. Further investigation of regional mineral differences is required to understand the sources and transport mechanisms that explain these findings and to properly address mining activity. Mortality events on the north slope of Alaska are common and likely involve starvation as described here, but in most cases they are not investigated, even though recent industrial activities have heightened concern among some local residents and wildlife managers.

On a mesuré la concentration en éléments (As, Cd, Cu, Pb, Zn, Fe) et l'état corporel (points limites bruts et histologiques) de caribous (Rangifer tarandus) prélevés lors d'un épisode de mortalité qui s'est produit en 1995 en Alaska, dans la région de Point Hope et de Cape Thompson (y compris le site Chariot). On a comparé ces résultats à ceux de caribous tués par des chasseurs à des emplacements témoins (Barrow et Teshekpuk Lake, en Alaska) et à proximité d'une mine (Red Dog Mine) pour trouver si les métaux lourds avaient joué un rôle dans l'épisode de mortalité ou si la concentration d'un ou plusieurs éléments pouvait constituer un risque pour la consommation humaine. La famine et la malnutrition étaient des facteurs majeurs ayant causé la mort ou une extrême faiblesse, vu que la présence minime ou l'absence de graisse (très basses notes d'état corporel) et une atrophie séreuse de la graisse (observée sous forme de contenu aqueux de la cavité médullaire, sans graisse visible, et à la suite de l'examen histologique) étaient plus courantes chez le caribou associé à l'épisode de mortalité que chez les animaux des emplacements témoins tués par les chasseurs. On a noté dans le foie une accumulation d'hémosidérine hépatique des cellules de Kupffer (cellules macrophages) témoignant d'une cachexie. La concentration de plomb dans les matières fécales et le foie, de cuivre dans le rumen et d'arsenic dans le tissu musculaire était plus élevée chez le caribou provenant de Red Dog Mine, comme on pouvait s'y attendre dans cette zone riche en minéraux, mais cette concentration n'atteignait pas un niveau pouvant provoquer des toxicoses. La concentration de cadmium dans le rein, qui augmentait de façon significative avec l'âge, pourrait constituer un risque pour la consommation humaine, ce qui n'est pas surprenant. On a conclu que les caribous étaient morts de faim et que les métaux lourds n'avaient joué aucun rôle dans l'épisode de mortalité. Il faudrait effectuer des recherches plus poussées sur les différences régionales en minéraux afin de comprendre les mécanismes d'origine et de transport qui expliquent ces résultats et d'aborder comme il le faut les activités minières. Les épisodes de mortalité sont courants sur le versant Nord de l'Alaska et sont probablement liés à la famine, comme le décrit cet article, mais dans la plupart des cas ils ne font pas l'objet d'une enquête, même si l'activité industrielle récente est un sujet qui préoccupe de plus en plus certains résidents et gestionnaires locaux de la faune.


Climatic variability in the Kuparuk region, north-central Alaska : optimizing spatial and temporal interpolation in a sparse observation network   /   Shiklomanov, N.I.   Nelson, F.E.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 136-146, ill., 1 map
ASTIS record 51821
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Air temperature fields are required as input to spatial models in ecology, geocryology, and biogeochemistry. Air temperature data from a sparse, irregular meteorological network in the Kuparuk region of north-central Alaska were interpolated spatially and temporally to provide a 13-year (1987-1999) series of thawing degree-day fields at 1 km² resolution. Procedures involved standardizing diverse temperature records and applying topographically and climatologically aided interpolation, using station data and digital elevation models, to incorporate the effects of local topography. The accuracy of the interpolation procedures was assessed using cross validation. Considering the number of data points used for interpolation, their distribution, and the size of the area, the combination of climatologically assisted and topographically informed spatial interpolation procedures provides adequate representation of the annual degree-day fields for the Kuparuk region. Spatially integrated mean absolute error does not exceed 3% in any year. To investigate the spatial distribution of interpolation uncertainties, the cross-validation errors obtained at each station for each year were interpolated spatially to a regular 1 × 1 km grid consistent with the degree-day fields.

Des champs de température de l'air sont nécessaires en tant que données en entrée pour les modèles spatiaux en écologie, géocryologie et biogéochimie. On a fait des interpolations spatiales et temporelles de données de température de l'air provenant d'un réseau météorologique épars et irrégulier situé dans la région de Kuparuk, au centre-nord de l'Alaska, afin d'obtenir sur 13 ans (1987-1999) une série de champs de degrés-jours de dégel à une résolution de 1 km². On a dû normaliser les divers enregistrements de température et appliquer l'interpolation assistée sur les plans topographique et climatologique, en recourant aux données des stations et à des modèles altimétriques numériques qui intègrent les effets de la topographie locale. La précision des procédures d'interpolation a été évaluée par validation croisée. Compte tenu du nombre de points de données qui ont servi à l'interpolation, de leur distribution ainsi que de l'étendue de la zone, la combinaison des procédures d'interpolation spatiale assistées sur le plan du climat et fondées sur la topographie offre une représentation adéquate des champs de degrés-jours annuels pour la région de Kuparuk. Pour chaque année, l'écart moyen intégré spatialement ne dépasse pas 3 %. Pour étudier la distribution spatiale des incertitudes d'interpolation, les erreurs de validation croisée obtenues à chaque station et pour chaque année ont été interpolées spatialement à une grille normale de 1 × 1 km qui concorde avec les champs de degrés-jours.


Reindeer pasture biomass assessment using satellite remote sensing   /   Colpaert, A.   Kumpula, J.   Nieminen, M.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 147-158, ill., maps
ASTIS record 51822
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The present state of reindeer winter and summer pastures in northern Finland has been mapped using field sampling, remote sensing, and GIS. The winter pasture inventory was made during 1995-96 and the summer pasture inventory during 1997-98. Winter pastures can be divided into ground lichen and arboreal lichen pastures. Autumn pastures, including pastures with grasses, dwarf shrubs, and mushrooms, were also mapped and added to the inventory of winter pastures. Summer and winter pastures partly overlap, but the main pasture areas are clearly distinct from each other. Major summer feeding areas are marshes, mires and river meadows, and mountain birch woodland. Biomass data were obtained by volumetric calculations of lichens and standard samples of the green parts of summer fodder plants. The results show that the most abundant lichen resources are found in the northern part of the management area, while the most abundant summer pasture resources prevail in the middle and southern parts. The overall accuracy of the winter pasture mosaic is 88%, with a Kappa coefficient of 0.84. The overall accuracy of the summer pasture mosaic is 84%, with a Kappa coefficient of 0.81.

On a cartographié l'état actuel des pâturages d'hiver et des estives du renne dans le nord de la Finlande à l'aide de l'échantillonnage sur le terrain, de la télédétection et du SIG. L'inventaire des pâturages d'hiver a été réalisé au cours de 1995-1996 et celui des estives au cours de 1997-1998. Les premiers peuvent être divisés en pâturages à lichens terricoles et en pâturages à lichens corticoles. Les pâturages d'automne, incluant ceux comprenant des herbages graminés, des arbustes nains et des champignons, ont également été cartographiés et ajoutés à l'inventaire des pâturages d'hiver. Ces derniers et les estives se chevauchent en partie, mais leurs zones principales sont nettement séparées. Les zones majeures de broutage utilisées en été sont les marais, les bourbiers et les prairies riveraines, ainsi que la forêt-parc de bouleau fontinal. Les données de biomasse ont été obtenues par calcul volumétrique des lichens et des échantillons normalisés de la partie verte des plantes fourragères d'été. Les résultats montrent que les ressources lichéniques les plus abondantes se trouvent dans la partie nord de la zone de gestion, tandis que les ressources d'estives les plus abondantes sont concentrées dans la partie médiane et plus au sud. La précision d'ensemble de la mosaïque des pâturages d'hiver est de 88 %, avec un coefficient de Kappa de 0,84, tandis que celle de la mosaïque des estives est de 84 %, avec un coefficient de Kappa de 0,81.


Notes on cynipid galls, ground beetles and ground-dwelling spiders collected at Fort Severn, Ontario   /   Shorthouse, J.D.   Goulet, H.   Shorthouse, D.P.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 159-167, ill., 1 map
ASTIS record 51823
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A brief collecting trip to Fort Severn, Ontario (55°59' N, 87°38' W), in May 2001 revealed galls of three species of cynipid wasps (Hymenoptera: Cynipidae) on the wild rose Rosa acicularis. Roses and cynipid galls occur along the banks of the Severn River above the tree line because of clay deposits, heat, and rafts of vegetation carried north by the river. Ground beetles and spiders were collected with pitfall traps. Our identification of 15 species of ground beetles (Coleoptera: Carabidae), two of them new records for Ontario, and 11 species of ground spiders (Araneae: Lycosidae), all new records for northwestern Ontario, indicates that the invertebrate fauna in the area has been poorly studied. Roads and trails away from Fort Severn, regularly scheduled airline service, and convenient accommodations make the area ideal for biological studies.

Une brève sortie de prélèvement à Fort Severn, en Ontario (55° 59' de lat. N., 87° 38' de long. O.), effectuée en mai 2001 a révélé l'existence de galles de trois espèces de cynips du rosier (hyménoptères: cynipidés) sur le rosier aciculaire Rosa acicularis. On trouve ce dernier et les galles du rosier le long des rives de la Severn au-dessus de la limite forestière en raison des dépôts d'argile, de la chaleur et de la végétation flottante que transporte la rivière en direction du Nord. On a prélevé des carabes et des araignées terricoles à l'aide de pièges à fosse. Notre identification de 15 espèces de carabes (coléoptères: carabidés), dont deux représentaient deux nouvelles espèces pour l'Ontario, et de 11 espèces d'araignées terricoles (aranéides: lycosidés), dont toutes étaient nouvelles pour le nord-ouest de l'Ontario, révèle que la faune invertébrée de la région n'a pas encore fait l'objet d'une étude approfondie. Les routes et les pistes menant à l'extérieur de Fort Severn, le service régulier de transport aérien et l'hébergement à proximité font de la région un emplacement idéal pour des études biologiques.


Reducing solar heat gain during winter : the role of white bark in northern deciduous trees   /   Karels, T.J.   Boonstra, R.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 168-174, ill.
Kluane Boreal Forest Ecosystem Project contribution, no. 135
ASTIS record 51824
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Deciduous tree species throughout the boreal forest of North America have lighter-coloured bark than do species restricted to more southern forests. We tested the hypothesis that light-coloured bark minimizes the thawing and freezing of cambium tissue during winter that could contribute to sunscald injury. During mid-winter, maximum midday cambium temperatures of south-exposed bark of white birch (Betula papyrifera Marsh.) near Timmins, Ontario, were higher for brown-painted bark (+1.6 °C) than for natural bark (-9.4 °C) and white-painted bark (-12.1 °C). Rates of temperature decrease after trees were shaded at midday were more rapid for brown-painted bark (0.06 °C/min) than for natural bark (0.03 °C/min) and white-painted bark (0.03 °C/min). When stems of white birch, trembling aspen (Populus tremuloides Michx.), yellow birch (B. alleghaniensis Britton), and largetooth aspen (P. grandidentata Michx.) were illuminated and subsequently shaded at -10 °C ambient air temperature, maximum cambium temperatures and rates of cambium cooling increased with decreasing measures of whiteness. For trembling aspen in the southwest Yukon, we found that after two years, brown-painted trees had a higher incidence (35%) of wounding that resembled sunscald injury than did white-painted trees (2.5%) and natural trees (4.5%). Therefore, we suggest that light-coloured bark reduces the risk of winter sunscald injury, probably by protecting the cambium from solar heat gain in subfreezing temperatures. This physical mechanism for reducing sunscald risk may explain why the deciduous trees at the northern limit of tree growth are those with highly reflective bark.

Dans toute la forêt boréale de l'Amérique du Nord, les arbres à feuilles caduques ont une écorce plus claire que celle des espèces dont l'habitat est limité aux forêts plus au sud. On a testé l'hypothèse selon laquelle, au cours de l'hiver, l'écorce claire minimise le gel-dégel du cambium qui pourrait contribuer à une blessure d'insolation. Au milieu de l'hiver, à midi, près de Timmins, en Ontario, la température maximale du cambium de l'écorce orientée au sud du bouleau à papier (Betula papyrifera Marsh.) était plus élevée pour l'écorce peinte en brun (+1,6 °C) que pour l'écorce naturelle (-9,4 °C) et celle peinte en blanc (-12,1 °C). Après midi, quand les arbres étaient à l'ombre, le taux de baisse de la température était plus rapide pour l'écorce peinte en brun (0,06 °C/min) que pour l'écorce naturelle (0,03 °C/min) et pour celle peinte en blanc (0,03 °C/min). Quand les tiges du bouleau à papier, du peuplier faux-tremble (Populus tremuloides Michx.), du bouleau jaune (B. alleghaniensis Britton), et du peuplier à grandes dents (P. grandidentata Michx.) étaient éclairées et ensuite soumises à l'ombre à une température ambiante de -10 °C, plus la blancheur mesurée diminuait, plus la température maximale du cambium et son taux de refroidissement augmentaient. Pour le peuplier faux-tremble dans le sud-ouest du Yukon, on a trouvé qu'après deux ans, les arbres peints en brun avaient une plus haute fréquence (35 %) de blessures semblables à des blessures d'insolation que les arbres peints en blanc (2,5 %) et les arbres naturels (4,5 %). On suggère par conséquent que l'écorce claire réduit le risque de blessures hivernales causées par l'insolation, et ce, probablement en protégeant le cambium de l'apport de chaleur solaire par des températures inférieures au point de congélation. Ce mécanisme physique qui permet de réduire le risque d'insolation pourrait expliquer pourquoi les arbres à feuilles caduques situés à la limite septentrionale des arbres sont ceux dotés d'une écorce très réfléchissante.


The Fox Expedition in search of Franklin : a documentary trail   /   Lentz, J.W.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 175-184, ill.
ASTIS record 51825
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A portfolio of contemporary documents relating to the Fox expedition in search of Sir John Franklin has recently been found. It contained 14 personal letters written to Captain F.L. M'Clintock by Lady Jane Franklin and her niece, Sophia Cracroft; newspaper clippings of long letters from explorer John Rae and Allen Young, third officer on the Fox; and a drawing. With one exception, these documents are being introduced to scholars for the first time. Newly discovered is Lady Jane Franklin's offer of command of the Fox to Captain F.L. M'Clintock. The documents, now in the author's possession, affirm Lady Franklin's thoroughgoing nature and tenacity in seeking to uncover information on her lost husband and his crew. Some other themes are the trust (well placed, as it turned out) that she accorded Captain M'Clintock and the distinct favour or disfavour with which she viewed various other Arctic personalities of the era. These themes have been commented upon in the past, but are confirmed by the documents. This article summarizes the content of the documents, places them in historical context, and quotes the two most significant letters in their entirety.

On vient de découvrir un dossier de documents contemporains ayant trait à l'expédition Fox qui fut lancée à la recherche de sir John Franklin. Il contient 14 lettres personnelles adressées au capitaine F. L. M'Clintock par lady Jane Franklin et sa nièce, Sophia Cracroft; des coupures de journaux contenant de longues lettres écrites par l'explorateur John Rae et par Allen Young, troisième officier à bord du Fox; et un dessin. À une exception près, c'est la première fois que ces documents font l'objet d'une étude de la part de spécialistes. Un élément inédit est l'offre de commandement du Fox faite par lady Jane Franklin au capitaine F. L. M'Clintock. Les documents, qui sont maintenant entre les mains de l'auteur, affirment le caractère énergique et la ténacité de lady Franklin à vouloir découvrir ce qu'il était advenu de son mari et de l'équipage disparus. D'autres thèmes qui ressortent sont la confiance (bien placée, comme le confirmeront les événements) qu'elle accorda au capitaine M'Clintock et sa façon très nette de considérer d'un bon ou d'un mauvais œil les divers personnages de l'époque ayant affaire avec l'Arctique. Ces thèmes, qui ont déjà fait l'objet de commentaires dans le passé, sont confirmés par les documents. L'article résume le contenu de ces derniers, les replace dans un contexte historique et cite les deux lettres les plus importantes dans leur intégralité.


Population viability of barren-ground grizzly bears in Nunavut and the Northwest Territories   /   McLoughlin, P.D.   Taylor, M.K.   Cluff, H.D.   Gau, R.J.   Mulders, R.   Case, R.L.   Messier, F.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 185-190, ill., 1 map
ASTIS record 51826
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We modelled probabilities of population decline as a function of annual kill for a population of barren-ground grizzly bears (Ursus arctos) inhabiting Nunavut and the Northwest Territories, Canada. Our results suggest that the population is at risk of decline, especially if annual removal rates increase from the 42-year mean of 13.4 bears per year. Adding six bears to the mean annual kill results in a greater than 40% chance of a decrease by one-quarter in population size over the next 50 years, compared to a 10% chance with the current level of human-caused mortality. Additional mortalities may result from increased problem behaviour by bears at mine sites or hunt and exploration camps, given recent increases in human activity in the region, and may already be present as unreported mortality. We believe any increase in current harvest quotas would considerably lessen conservation prospects for the population.

On a simulé les probabilités de baisse de la population en fonction du prélèvement annuel dans le cadre de la chasse pour une population de grizzlis de la toundra (Ursus arctos) habitant le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Nos résultats suggèrent que la population risque de décliner, surtout si les taux de prélèvement augmentent par rapport à la moyenne établie sur 42 ans qui est de 13,4 ours par an. Le fait d'ajouter 6 ours au prélèvement de chasse annuel augmente à plus de 40 % le risque que la population décline d'un quart au cours des prochains 50 ans, par rapport à 10 % dans le cas du niveau actuel de mortalité provoquée par les humains. Vu l'augmentation récente de l'activité anthropique dans la région, d'autres individus pourraient être abattus à cause du nombre croissant de comportements problématiques des ours résidant à des sites miniers et à des campements d'exploration, et il est possible que ce phénomène existe déjà mais que les morts ne soient pas rapportées. Notre opinion est que toute augmentation des quotas actuels de prélèvement réduirait considérablement les perspectives de conservation pour la population.


Polar bear (Ursus maritimus) denning in the area of the Simpson Peninsula, Nunavut   /   Van de Velde, F.   Stirling, I.   Richardson, E.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 191-197, 1 map
ASTIS record 51827
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The locations of polar bear snow dens in winter on the Simpson Peninsula, Nunavut, and nearby islands to the northwest, and information on the sex and age class of a subsample of the occupants of 73 dens, were recorded from interviews with Inuit hunters at Pelly Bay, at intervals from 1937 to 1965 and 1968 to 1969. Hunting bears at winter dens, after locating them with the assistance of dogs, was legal during that period and was widely practiced throughout the Canadian Arctic. For embryos found in utero, mean litter size was 2.0, and two of the eight litters recorded from pregnant females contained three foetuses. Births appeared to occur from about December through early January. For cubs in dens, the mean litter size was 1.88. No litters of three cubs were recorded in winter dens or nearby after departure of the family back to the sea ice in spring. Females accompanied by yearling or two-year-old cubs, subadults, and adult males were also recorded in winter dens during periods of cold weather. The locations of a total of 191 snow dens, occupied during winter, were reported by hunters and marked on maps from memory. Of 180 dens for which the sex of the occupant was recorded, 148 contained females (alone or with an unspecified number of cubs) and 32 had lone males.

En se basant sur des entrevues menées à intervalles entre 1937 et 1965, et 1968 à 1969, avec des chasseurs inuits de Pelly Bay, on a consigné les emplacements hivernaux des tanières d'ours polaires dans la péninsule Simpson, au Nunavut, et dans les îles avoisinantes au nord-ouest, ainsi que l'information sur le sexe et le groupe d'âge d'un sous-échantillon des occupants de 73 tanières. Durant cette période, il était permis de chasser l'ours dans sa tanière hivernale, à l'aide de chiens pour la localiser, et cette activité se pratiquait à grande échelle dans tout l'Arctique canadien. Pour les embryons trouvés in utero, la taille moyenne de la portée était de 2,0, et deux des huit portées signalées provenant de femelles gravides contenaient trois fœtus. Les naissances semblaient se produire d'environ décembre jusqu'au début janvier. Pour les oursons dans les tanières, la taille moyenne de la portée était de 1,88. Aucune portée de trois oursons n'a été signalée dans les tanières hivernales ou dans les environs après le départ de la famille pour rejoindre la banquise au printemps. La présence de femelles accompagnées d'oursons d'un ou de deux ans, de jeunes adultes ou d'adultes mâles a également été notée dans les tanières hivernales durant des périodes de temps froid. L'emplacement d'un total de 191 tanières de neige, occupées durant l'hiver, a été rapporté par les chasseurs et marqué de mémoire sur les cartes. Sur les 180 tanières où le sexe des occupants a été rapporté, 148 contenaient des femelles (seules ou avec un nombre non précisé d'oursons) et 32 des mâles solitaires.


Frederick Cook and the forgotten Pole   /   Osczevski, R.J.
Arctic, v. 56, no. 2, June 2003, p. 207-217, maps
ASTIS record 51828
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In 1909, Dr. Frederick A. Cook created a worldwide sensation when he announced that he had reached the North Pole. Although the debate about Cook's expedition still rages in some circles and new books are published on the controversy each decade, most polar historians and editors of encyclopedias agree that Cook never went out of sight of land, let alone to the North Pole. Robert E. Peary is generally credited with being first at the North Pole, although even his claim has detractors .... For those who accept the Peary version of Cook's travels, there are indeed several intriguing mysteries to explain. Why did Cook risk an unnecessary journey that added hundreds of kilometres and nearly a year to his expedition? Why did he lie about where he'd travelled after returning from the Arctic Ocean, when it seemed there was no reason to lead inquiry away from this area? And why did he fail to claim discovery of at least one large, previously unknown island that his companions charted seven years before it was officially discovered? Was there something about these places that attracted Dr. Cook and required this cover-up? In the last few years I have explored a simple but surprising explanation for Cook's apparently aimless wanderings. I have unearthed an arcane goal that might have been Cook's objective on the east coast of Amund Ringes Island. It is another pole, one that the world has forgotten. Perhaps Cook saw it as a consolation prize after failing to reach the North Pole. I believe that this forgotten pole is the key to understanding the enigmatic Dr. Cook. What follows is a brief account of my journey towards what I hope is true understanding, and not delusion. ... I believe that Cook's movements in the late winter of 1908 were related to his interest in Verne's fictional polar expedition and that his account of reaching the North Pole is based on his conquest of Verne's fictional pole. After returning to land at Cape Thomas Hubbard, he had time to kill and the means to sledge south to Verne's landscape firsthand, .... One contemporary anonymous review of a new Verne book, probably written by Verne himself, stated: "M. Jules Verne ... knows how to link fiction to reality in proportions so exact that one does not know where one begins and the other leaves off" (Evans, 1996:178). Fredrick Cook was clearly from the same school of writers. The author of a narrative of an expedition to this lesser pole, who claimed the much greater prize, would surely have wished to avoid comparison with Verne's fictional expedition. To that end, he might have sacrificed any minor discoveries made on that route. He needn't have bothered, as it turned out. Although Cook's actual route was widely published by Peary in 1909, the Verne connection was not suspected for another 90 years.


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