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Polynyas and ice edge habitats in cultural context : archaeological perspectives from southeast Baffin Island   /   Henshaw, A.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 1-13, ill., maps
ASTIS record 51363
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A combination of paleoclimatic proxies, zooarchaeological data from historic Inuit habitation sites, and Geographic Information System (GIS) studies of modern sea-ice extremes were used to track the changing size and shape in modern times of a polynya situated in outer Frobisher Bay, Baffin Island. From these data, inferences were drawn about historic Inuit settlement patterns and subsistence strategies in the region over the last 500 years. Results of the analysis show that during episodes of cooling temperatures and increased ice severity, the polynya decreases in size and is more localized in outer Frobisher Bay. During warmer periods, the polynya increases in size, extending its ice edge habitat significantly towards the head of Frobisher Bay. These findings, as well as zooarchaeological studies from the outer Bay region that show extensive use of the floe edge habitat, suggest that the present-day polynya was an important factor in attracting various migrations of people to this area, beginning as early as the 14th century. The polynya represented not only a predictable food source on which Inuit could depend during periods of high climatic variability, but also a reliable economic base that allowed them to maintain a high degree of autonomy throughout the different phases of European contact history. The findings discussed in this study are presented at two spatial scales in order to draw connections between regional patterns of sea-ice distribution and Inuit settlement and more local patterns of human response and adaptation.

On a fait appel à une combinaison de données paléoclimatiques indirectes, de données zooarchéologiques provenant de sites d'habitations inuits historiques et d'études sur les extrêmes actuels de glace marine réalisées à l'aide d'un Système d'information géographique (SIG) afin de suivre les changements dans la dimension et la forme actuelles d'une polynie située au large de la baie Frobisher, dans l'île de Baffin. On a tiré de ces données certaines hypothèses concernant les schémas historiques de peuplement inuit et les stratégies de subsistance qui ont prévalu dans cette région au cours des derniers 500 ans. Les résultats de l'analyse montrent que, durant des épisodes de refroidissement de la température et d'augmentation de la rigueur de la glace, la polynie diminue en taille et qu'elle est localisée plus au large de la baie Frobisher. Au cours de périodes plus chaudes, la polynie augmente en taille, étendant sensiblement son habitat en bordure des glaces vers le fond de la baie. Ces résultats, joints aux études zooarchéologiques sur la région au large de la baie, qui révèlent une utilisation généralisée de l'habitat situé à la limite de dislocation, suggèrent que la polynie actuelle constituait un élément majeur dans l'attrait de la région pour diverses vagues de migration humaine, et ce, dès le XIVe siècle. La polynie représentait non seulement une source alimentaire prévisible sur laquelle les Inuits pouvaient compter durant des périodes de grandes variations climatiques, mais aussi une base économique fiable qui leur a permis de conserver un grand niveau d'autonomie tout au long des différentes phases de l'histoire du contact européen. Les résultats discutés dans cette étude sont présentés à deux échelles spatiales pour permettre l'établissement de liens à un niveau régional entre les schémas de distribution de la glace marine et de peuplement inuit, ainsi qu'à un niveau plus local entre les schémas de réaction et d'adaptation humaines.


Canada's most northerly postglacial bowhead whales (Balaena mysticetus) : Holocene sea-ice conditions and polynya development   /   Dyke, A.S.   England, J.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 14-20, ill., maps
ASTIS record 51364
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Rare remains of postglacial bowhead whales occur in the Norwegian Bay-Eureka Sound region. These are the northernmost remains known from the Canadian Arctic. The region is beyond the bowhead's current range because of persistent summer sea ice. We argue that the region has been beyond the bowhead's range for most of postglacial time for the same reason. With one exception, the 16 known subfossil bowheads from the region date to the last 4000 14C years. Within the region, whale bones are most common adjacent to polynyas, which connect to more southerly channels extending from Baffin Bay. This distribution suggests that the polynyas, which here occupy areas of strong currents, developed as a result of shallowing of inter-island channels due to postglacial uplift. The whale remains beyond the polynyas are seen as those of doomed strays that reached the polynyas from Baffin Bay and foraged farther along coastal leads before being trapped by freeze-up. This interpretation of Holocene sea-ice history agrees with the limited development of Holocene raised beaches in the region. However, it contradicts other interpretations of greatly ameliorated marine conditions in northernmost Canada at about 6000 14C years B.P.

La région de la baie Norwegian et du détroit d'Eureka abrite un petit nombre de restes organiques de baleines boréales postglaciaires. Ce sont les restes trouvés le plus au nord de l'Arctique canadien. Cette zone est située en dehors du territoire actuel de la baleine boréale en raison de la présence constante de glace marine estivale. On soutient que la région s'est trouvée en dehors du territoire de la baleine boréale durant la plus grande partie de la période postglaciaire, et ce, pour la même raison. À une exception près, les 16 baleines boréales subfossiles qui ont été découvertes dans cette zone datent des 4000 dernières années (âge radiocarbone). Dans la région, les os de baleines se trouvent en plus grand nombre au voisinage immédiat de polynies, celles-ci étant reliées à des chenaux plus méridionaux qui sinuent depuis la baie de Baffin. Cette distribution suggère que les polynies, qui occupent ici des zones de courants forts, se sont formées à la suite d'une diminution de la profondeur des chenaux séparant les îles provoquée par un soulèvement postglaciaire. On pense que les restes de baleines qui se trouvent en dehors des polynies appartiennent à des baleines qui ont rejoint les polynies depuis la baie de Baffin et qui se sont égarées plus loin en quête de nourriture le long des passages côtiers avant d'être bloquées par les glaces. Cette interprétation de l'histoire de la glace marine de l'holocène concorde avec l'évolution restreinte des plages soulevées de la région, qui datent de l'holocène. Elle contredit toutefois d'autres interprétations de conditions marines nettement améliorées dans l'extrême nord du Canada il y a environ 6000 ans (âge radiocarbone) BP.


From Greenland to Canada in ten days : tracks of bowhead whales, Balaena mysticetus, across Baffin Bay   /   Heide-Jørgensen, M.P.   Laidre, K.L.   Wiig, Ø.   Jensen, M.V.   Dueck, L.   Maiers, L.D.   Schmidt, H.C.   Hobbs, R.C.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 21-31, ill., maps
ASTIS record 51365
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Five bowhead whales (Balaena mysticetus) were instrumented with satellite transmitters in northwestern Disko Bay, West Greenland, in May 2001. Best results were obtained when tags were deployed with a pole rather than a pneumatic gun. At least three of the tagged whales remained in the northwestern part of the bay for one to two weeks after tagging. A male and a female whale moved from Disko Bay to northern Canada. They left Disko Bay 11 days apart and took different routes across Baffin Bay to the southern part of the North Water polynya, just east of the entrance to Lancaster Sound. The whales crossed the central part of Baffin Bay relatively rapidly (travel time of 9-10 days, 3.1 and 4.5 km/h). Dive behaviour of one whale was monitored and showed changes in dive depths, dive rates, and surfacing times in different localities, indicating behavioural changes probably related to feeding. The whales were presumably feeding in both Disko Bay in May and in the southern part of the North Water (southeast of Bylot Island) in June. This study confirms whalers' observations that bowhead whales move between West Greenland and the east coast of Baffin Island.

En mai 2001, cinq baleines boréales (Balaena mysticetus) ont été équipées d'émetteurs spatiaux dans le nord-ouest de la baie de Disko (Groenland occidental). Les meilleurs résultats ont été obtenus lorsque les marqueurs ont été apposés avec une perche plutôt qu'avec un fusil à air comprimé. Au moins trois des baleines marquées sont restées dans la partie nord-ouest de la baie pendant une à deux semaines après le marquage. Deux individus, un mâle et une femelle, se sont déplacés de la baie de Disko au nord du Canada. Ils ont quitté la baie à 11 jours d'écart et ont emprunté des trajets différents pour traverser la baie de Baffin et rejoindre la partie méridionale de la polynie de l'Eau du Nord, située juste à l'est de l'entrée du détroit de Lancaster. Les baleines ont traversé la partie centrale de la baie de Baffin assez vite (en 9 et 10 jours, soit 3,1 et 4,5 km/h). On a suivi le comportement de plongée d'une baleine, qui a montré des changements dans la profondeur des plongées, leur fréquence et le temps en surface à divers endroits, révélant des modifications du comportement probablement associées au nourrissage. On suppose que les baleines s'alimentaient dans la baie de Disko en mai aussi bien que dans la partie méridionale de l'Eau du Nord (au sud-est de l'île Bylot) en juin. Cette étude confirme les observations des baleiniers à l'effet que les baleines boréales se déplacent entre l'ouest du Groenland et la côte est de l'île de Baffin.


Particulate organic carbon export fluxes in the Canada Basin and Bering Sea as derived from 234Th/238U disequilibria   /   Chen, M.   Huang, Y.   Cai, P.   Guo, L.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 32-44, ill., 1 map
ASTIS record 51367
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Seawater samples were collected in the water column of the Canada Basin and the Bering Sea from aboard the R/V Xue Long during August 1999. Activity concentrations of dissolved and particulate 234Th were measured using beta counting techniques to quantify the scavenging and residence time of 234Th and organic carbon export fluxes. Primary production (PP) and bacterial production were also determined in the study areas through in situ incubation experiments. Significant 234Th scavenging was observed in the upper 100 m of the water column in both study areas, with up to 40% of 234Th deficit found at Bering Sea stations and ~15% of 234Th deficit at the Canada Basin station. Measured PP decreased from ~12.5 µmol C/m³/h in surface water to near zero at ~100 m depth, with an integrated PP of 3.83 mmol C/m²/d in the Canada Basin. Bacterial production, on the other hand, was on the order of 2.0 mmol C/m²/d, which is up to 52% of the integrated PP. Particulate organic carbon (POC) export fluxes derived from 234Th/238U disequilibrium were ~1 mmol C/m²/d in the Canada Basin and ~10 mmol C/m²/d in the Bering Sea, with fluxes in the latter area being 5 to 10 times higher than those found in the Canada Basin. These export fluxes correspond to a ThE ratio (the ratio of 234Th-derived POC export to primary production) of 0.26 for the Canada Basin and 0.7 for the Bering Sea. The higher ThE ratios in the study areas suggest a decoupling of production and particulate export in the high-latitude ocean. Ratios of POC to particulate 234Th (µmol C/dpm) decreased consistently with increasing depth, suggesting that organic carbon is preferentially remineralized relative to 234Th. Interestingly, the profile of particulate 234Th in the Canada Basin showed a unique characteristic: particulate 234Th activities increased with increasing depth, suggesting a continuous scavenging of 234Th and a rapid settling rate of the particles.

Au cours du mois d'août 1999, on a prélevé des échantillons d'eau de mer dans la colonne d'eau du bassin Canada et de la mer de Béring depuis le vaisseau RV Xue-Long. L'activité volumique du 234Th dissous et particulaire a été mesurée à l'aide de techniques de comptage au rayonnement bêta afin de quantifier le temps de balayage et le temps de séjour du 234Th et les flux d'exportation du carbone organique. On a aussi établi la production primaire (PP) et la production bactérienne dans les zones d'étude en réalisant des expériences d'incubation in situ. Dans les deux zones d'étude, on a observé un balayage marqué du 234Th dans les 100 m supérieurs de la colonne d'eau, avec jusqu'à 40 p. cent de déficit de 234Th aux postes de la mer de Béring et environ 15 p. cent au poste du bassin Canada. La PP mesurée baissait d'environ 12,5 µmol C/m³/h dans l'eau de surface à près de zéro à environ 100 m de profondeur, avec une PP intégrée de 3,83 mmol C/m²/j dans le bassin Canada. D'autre part, la production bactérienne était de l'ordre de 2,0 mmol C/m²/j, ce qui représente jusqu'à 52 p. cent de la PP intégrée. Les flux d'exportation du carbone organique particulaire (COP) calculés à partir du déséquilibre 234Th /238U étaient d'environ 1 mmol C/m²/j dans le bassin Canada et d'environ 10 mmol C/m²/j dans la mer de Béring, les flux dans cette région étant de 5 à 10 fois plus élevés que ceux trouvés dans le bassin Canada. Ces flux d'exportation correspondent à un rapport ThE (le rapport de l'exportation du COP dérivé du 234Th à la production primaire) de 0,26 pour le bassin Canada et de 0,7 pour la mer de Béring. Les rapports plus élevés de ThE dans les zones d'étude suggèrent un découplage de la production et de l'exportation de particules dans l'océan septentrional. Les rapports de COP au 234Th particulaire (µmol C/dpm) diminuaient de façon uniforme avec l'augmentation de la profondeur, ce qui suggère que le carbone organique est reminéralisé préférentiellement par rapport au 234Th. Il est à noter que le profil du 234Th particulaire dans le bassin Canada affichait une caractéristique unique: l'activité du 234Th particulaire augmentait avec la profondeur, ce qui suggère un balayage continu du 234Th et un taux rapide de sédimentation des particules.


Combining research and education : bioclimatic zonation along a Canadian Arctic transect   /   Gould, W.A.   Walker, D.A.   Biesboer, D.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 45-54, ill., maps
ASTIS record 51368
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Scientists and students from five countries combined research and education in an investigation of bioclimatic zonation along a Canadian Arctic transect, from Amund Ringnes Island and Ellesmere Island in the north to the Daring Lake research camp at the southern edge of the tundra in Nunavut. We addressed three important needs in Arctic science: 1) to integrate education and research, 2) to provide field experiences for undergraduates, and 3) to foster international collaboration. We describe five subzones within the Arctic tundra zone. Subzones are defined by the vegetation typical of mesic environments at low elevations and the dominant growth forms of vegetation in these environments. Subzonal boundaries coincide with the northern limits of several species of woody plants with distinct upright or prostrate growth forms, and ultimately with the northern limit of woody plant species. The five subzones, A-E, from north to south, are characterized by dominant growth form: (A) cushion forb, (B) prostrate dwarf shrub, (C) hemiprostrate dwarf shrub, (D) erect dwarf shrub, and (E) low shrub.

Des chercheurs et des étudiants de cinq pays ont combiné recherche et éducation dans une étude portant sur la zonation bioclimatique le long d'un transect de l'Arctique canadien, allant de l'île Amund Ringnes et de l'île d'Ellesmere au nord, au camp de recherche du lac Daring situé en bordure sud de la toundra au Nunavut (Canada). On a tenu compte de trois besoins majeurs dans la science de l'Arctique, soit ceux: 1) d'intégrer l'éducation et la recherche; 2) d'offrir aux étudiants de premier cycle des expériences sur le terrain, et 3) de promouvoir la collaboration internationale. On décrit cinq sous-zones à l'intérieur de la zone de toundra de l'Arctique. Les sous-zones sont définies par la végétation typique des milieux à régime d'humidité constant à basse altitude ainsi que par la forme de croissance dominante dans ces habitats. Les limites des sous-zones correspondent aux limites septentrionales de plusieurs espèces de plantes ligneuses ayant des formes de croissance particulières verticales ou procombantes, et en fin de compte à la limite septentrionale des espèces de plantes ligneuses. Les cinq sous-zones (A-E), établies du nord au sud, sont caractérisées par une forme de croissance dominante: A) herbe non graminéenne en coussinet; B) arbuste nain déprimé; C) arbuste nain semi-déprimé; D) arbuste nain dressé, et E) arbuste.


Habitat characteristics of polar bear terrestrial maternal den sites in northern Alaska   /   Durner, G.M.   Amstrup, S.C.   Fischbach, A.S.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 55-62, ill., 1 map
ASTIS record 51369
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Polar bears (Ursus maritimus) give birth to and nurture their young in dens of ice and snow. During 1999-2001, we measured the structure of 22 dens on the coastal plain of northern Alaska after polar bear families had evacuated their dens in the spring. During the summers of 2001 and 2002, we revisited the sites of 42 maternal and autumn exploratory dens and recorded characteristics of the under-snow habitat. The structure of polar bear snow dens was highly variable. Most were simple chambers with a single entrance/egress tunnel. Others had multiple chambers and additional tunnels. Thickness of snow above and below dens was highly variable, but most dens were overlain by less than 1 m of snow. Dens were located on, or associated with, pronounced landscape features (primarily coastal and river banks, but also a lake shore and an abandoned oil field gravel pad) that are readily distinguished from the surrounding terrain in summer and catch snow in early winter. Although easily identified, den landforms in northern Alaska were more subtle than den habitats in many other parts of the Arctic. The structure of polar bear dens in Alaska was strikingly similar to that of dens elsewhere and has remained largely unchanged in northern Alaska for more than 25 years. Knowledge of den structure and site characteristics will allow resource managers to identify habitats with the greatest probability of holding dens. This information may assist resource managers in preventing negative impacts of mineral exploration and extraction on polar bears.

Les ourses polaires (Ursus maritimus) donnent naissance et nourrissent leurs petits dans des tanières de glace et de neige. De 1999 à 2001, on a mesuré la structure de 22 tanières situées sur la plaine côtière de l'Alaska septentrional après que les familles d'ours polaires eurent évacué leurs tanières au printemps. Au cours des étés de 2001 et de 2002, on s'est à nouveau rendus sur les sites de 42 tanières de mise bas et d'exploration automnale et on a mesuré les caractéristiques de l'habitat situé au-dessous de la neige. La structure des tanières d'ourses polaires variait considérablement. La plupart étaient de simples cavités qui possédaient un tunnel servant à la fois d'entrée et de sortie. D'autres comportaient plusieurs salles et des tunnels supplémentaires. L'épaisseur de la neige au-dessus et au-dessous des tanières était très variable, mais dans la plupart des cas, la couverture de neige était inférieure à 1 m. Les tanières étaient situées sur des reliefs prononcés ou y étaient associées (surtout les rives côtières ou les berges de fleuves, mais aussi le bord d'un lac et le remblai de gravier d'un champ pétrolifère abandonné), qui se détachent nettement du paysage alentour en été et qui retiennent la neige au début de l'hiver. Même si elles étaient facilement identifiables, les formes de relief propices à l'établissement de tanières dans l'Alaska septentrional étaient plus discrètes que les habitats de tanières situés dans bien d'autres régions de l'Arctique. La structure des tanières d'ourses polaires en Alaska offrait une ressemblance frappante avec celle des tanières creusées ailleurs et elle est restée largement inchangée dans le nord de l'Alaska pendant plus de 25 ans. Les connaissances sur la structure des tanières et les caractéristiques des sites permettront aux gestionnaires de ressources de distinguer les habitats qui sont le plus susceptibles d'abriter des tanières. Cette information peut aider ces gestionnaires à prévenir les retombées négatives sur l'ours polaire de l'exploration et de l'exploitation minières.


Crystal Two : the origin of Iqaluit   /   Eno, R.V.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 63-75, ill., maps
ASTIS record 51377
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Iqaluit is unique among Canadian Arctic communities in that it originated not from a commercial venture, such as mining or the fur trade, or as a government administrative centre, but as a Second World War military airfield. This airfield, though never fully used for its intended purpose as a refueling base for short-range military aircraft en route from America to Great Britain, is the cornerstone of the city of Iqaluit. It opened the region to development during the postwar years. As a result, Iqaluit became a key transportation and communication hub for the eastern Arctic and, ultimately, the capital city of the new territory of Nunavut. This survey of Iqaluit's wartime origins and subsequent development focuses on four topics. The first is the pre-war and wartime effort to establish an air route from North America to Europe via the Arctic; the second, the world events that precipitated construction of a series of northern airfields, including Crystal Two, that would form the links in the Crimson Air Route. The third is the importance of the Crystal Two airfield for the postwar development of Iqaluit, and the final focus is on the resourceful individuals who pulled it all together, overcoming a myriad of apparently insurmountable obstacles to complete their mission.

Iqaluit est unique en son genre au Canada en ce qu'elle n'a pas vu le jour à la suite d'une entreprise commerciale, comme l'exploitation minière ou la traite des fourrures, ou encore en tant que centre de l'administration gouvernementale, mais comme terrain d'aviation militaire durant la Deuxième Guerre mondiale. Bien qu'il n'ait jamais servi complètement son but prévu de base de ravitaillement en carburant pour les avions militaires à court rayon d'action volant entre l'Amérique et la Grande-Bretagne, ce terrain d'aviation est la pierre angulaire de la ville d'Iqaluit. Il a ouvert la région au développement durant les années de l'après-guerre, faisant ainsi d'Iqaluit une plaque tournante majeure du transport et des communications dans l'Arctique oriental et, en fin de compte, la capitale du nouveau territoire du Nunavut. Cette étude sur les origines d'Iqaluit durant la guerre et son évolution subséquente se concentre sur quatre grands éléments. Le premier est l'effort avant et durant la guerre visant à établir une route aérienne entre l'Amérique du Nord et l'Europe via l'Arctique; le second, les événements mondiaux qui précipitèrent la construction d'une série de terrains d'aviation dans le Nord - y compris Crystal Two - qui allaient créer les relais de la route aérienne Crimson. Le troisième est l'importance du terrain d'aviation Crystal Two pour le développement d'Iqaluit après la guerre, et le dernier concerne les individus ingénieux qui ont mené à bien le projet, tout en étant confrontés à une myriade d'obstacles apparemment insurmontables pour accomplir leur mission.


Molt migration in relation to breeding success in Greater Snow Geese   /   Reed, E.T.   Bêty, J.   Mainguy, J.   Gauthier, G.   Giroux, J.-F.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 76-81
PCSP/PPCP contribution, no. 005-02
ASTIS record 51383
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We describe summer migratory movements by female greater snow geese (Chen caerulescens atlantica) breeding on Bylot Island, Nunavut. We followed 121 radio-collared females between 1997 and 2001 to determine the frequency and timing of their departure from the colony in relation to breeding status, nesting success, and molting chronology. We found that 90% (n = 51) of non-breeders (no nest found) and 97% (n = 29) of failed nesters (nest destroyed or abandoned before hatch) departed the island before molting. The few non-breeders that remained on Bylot Island all summer molted earlier than adults with young, and they appeared to initiate the fall migration before breeding geese. In contrast, only 2% of successful nesters (n = 41) left Bylot Island to molt, and those that did presumably had lost their offspring in the early stages of brood rearing. Thus, the occurrence of a molt migration in greater snow geese appears to be strongly dependent on reproductive status and nesting success. The area used by molt migrants and their habitat requirements during molt remain unknown. We suggest that the paucity of predator-safe areas (such as large water bodies) on Bylot Island may be an important factor that drives the geese to molt elsewhere.

Nous décrivons les mouvements migratoires estivaux de la grande oie des neiges (Chen caerulescens atlantica) nichant à l'île Bylot (Nunavut). De 1997 à 2001, 121 femelles munies de radio-émetteurs ont été suivies afin de déterminer la fréquence et le moment de leur départ de la colonie relativement à leur statut reproducteur, leur succès de nidification et la chronologie de la mue. Nous avons trouvé que 90 p. cent (n = 51) des non-reproducteurs (pas de nid trouvé) et 97 p. cent (n = 29) des femelles dont le nid a été détruit ou abandonné avant l'éclosion ont entrepris leur migration avant la mue. Les quelques non-reproducteurs ayant demeuré à l'île Bylot tout l'été ont mué et apparemment entrepris la migration automnale plus tôt que les adultes accompagnés de jeunes. Par contraste, seulement 2 p. cent (n = 41) de femelles ayant niché avec succès ont quitté l'île Bylot pour la mue, après avoir probablement perdu leurs jeunes au début de l'élevage. La migration de mue chez la grande oie des neiges semble donc fortement dépendante du statut reproducteur et du succès de nidification. Nous ne connaissons pas les sites utilisés ni les conditions d'habitat requises pour la mue de ces individus. Nous suggérons que la rareté de refuges contre les prédateurs à l'île Bylot, tels que de grandes étendues d'eau, pourrait être un facteur important qui incite les oies à muer ailleurs.


Investigation of the stock structure of Atlantic walrus (Odobenus rosmarus rosmarus) in Canada and Greenland using dental Pb isotopes derived from local geochemical environments   /   Outridge, P.M.   Davis, W.J.   Stewart, R.E.A.   Born, E.W.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 82-90, ill., maps
ASTIS record 51384
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The chemical composition of animal tissues such as teeth appears to reflect an individual's exposure to its geochemical environment. In this study, the lead (Pb) isotope composition of dental cementum was used to investigate the stock structure of Atlantic walrus (Odobenus rosmarus rosmarus) in the Canadian Arctic and Greenland. The 12 communities providing walrus samples for this study represent most of the Canadian and Greenlandic villages where walrus still form an important part of the traditional Inuit diet. Significant differences between locations in mean Pb isotope ratios and the limited overlap of the ranges of values indicate that each village harvested walrus herds that exploited substantially different geological/geographical habitats. This geographic segregation based on isotopic signatures suggests that most walrus stocks (i.e., the groups of walrus that interact with hunters at each community) are more localized in their range than previously thought. 208Pb/207Pb and 208Pb/204Pb were the most important stock discriminators, reflecting the influence of local geological Th/U composition (i.e., 208Pb) on Pb isotope composition in walrus teeth. 204Pb-based isotope ratios in walrus were consistently higher (more radiogenic) and more homogeneous than those in regional terrestrial bedrock, a difference probably due to selective leaching of radiogenic Pb from mineral phases into seawater and mixing during weathering and transport. Dental Pb isotope signatures may have widespread application to stock discrimination of other coastal marine mammal species.

La composition chimique de tissus animaux tels que les dents semble refléter l'exposition d'un individu à son milieu géochimique. Pour la présente étude, on a utilisé la composition isotopique du plomb (Pb) contenu dans le cément pour examiner la structure du stock du morse de l'Atlantique (Odobenus rosmarus rosmarus) dans l'Arctique canadien et le Groenland. Les 12 communautés qui ont fourni les échantillons de morse pour ce projet représentent la majorité des villages canadiens et groenlandais où le morse constitue toujours une grande partie du régime alimentaire traditionnel des Inuits. Des différences marquées entre les sites dans la moyenne des rapports isotopiques du Pb et le faible recoupement des gammes de valeurs révèlent que chaque village prélevait des morses au sein de troupeaux qui exploitaient des habitats géologiques/géographiques bien distincts. Cette ségrégation géographique fondée sur des signatures isotopiques suggère que la plupart des stocks de morses (c.-à-d. le groupe de morses qui interagit avec les chasseurs dans chaque communauté) sont plus localisés dans leur territoire qu'on ne le pensait auparavant. 208Pb/207Pb et 208Pb/204Pb étaient les grands caractères discriminants des stocks, reflétant l'influence de la composition géologique locale Th/U (c-à-d. 208Pb) sur la composition isotopique du Pb dans les dents du morse. Les rapports isotopiques fondés sur 204Pb étaient constamment plus élevés (plus radiogéniques) et plus homogènes que ceux du substratum terrestre, la différence étant probablement due à la lixiviation sélective du Pb radiogénique passant des phases minérales dans l'eau de mer et à son mélange durant la météorisation et le transport. Les signatures isotopiques du plomb dentaire peuvent avoir de vastes applications dans la discrimination des stocks d'autres espèces de mammifères marins côtiers.


The Muskox Patrol : High Arctic sovereignty revisited   /   Schledermann, P.
Arctic, v. 56, no. 1, Mar. 2003, p. 101-106, ill.
ASTIS record 51385
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... Canadian government activities in the High Arctic between 1900 and 1933 were carried out almost exclusively in response to the real or perceived intentions of other nations to challenge Canada's sovereignty claims. ... For 11 years, between 1922 and 1933, a small group of dedicated RCMP officers and their Native assistants had served to safeguard Canadian sovereignty against foreigners to the High Arctic islands. ... "The Muskox Patrol" is the story of the complex web of political events that culminated in sending the Mounties to the High Arctic. Perhaps surprisingly, the connecting thread in the web turned out to be muskoxen. For the first two decades following the 1880 transfer of the Arctic islands from Great Britain to Canada, Ottawa paid scant attention to the legality of the possession. The first jolt to the government's complacency was delivered from Norway .... For centuries, American and European whalers and explorers had frequented Arctic waters at will, living off the land and the seas as they saw fit, even operating land-based stations when it was convenient. Occasional protests by the Hudson's Bay Company had been ignored. ... the Canadian government realized that historical paper claims to land were a poor substitute for effective occupation .... The 1903 establishment of police authority on Herschel Island in the western Arctic was to be followed by extension of similar authority in the central and eastern Arctic. In the spring of 1903, the "Neptune" expedition sailed north under the command of A.P. Low .... In 1904, the "Neptune" sailed north to Cape Herschel on Ellesmere Island and later into Lancaster Sound and Pond Inlet. ... The Canadian flag was being planted in the eastern Arctic. ... In 1904, the "Arctic" entered Hudson Bay on the first of four extensive voyages into the Arctic islands. On subsequent voyages, Captain Bernier, government officials, and police officers travelled throughout the Arctic islands, placing official Canadian declarations of possession in large stone cairns.... As the years went by, the High Arctic sovereignty issue had become a personal quest for Bernier, just as pushing the Norwegian claim had become a life's struggle for Sverdrup. ... High Arctic sovereignty concerns slipped off the Canadian government's agenda until January 1920. In July 1922, Captain Bernier brought the "Arctic" north, loaded with building materials, supplies, and men to be stationed in some of the most remote outposts in the far North, lands that had not been occupied by Inuit for several hundred years. ... An Inuit family from Pond Inlet agreed to accompany the RCMP officers to a post yet to be established and remain for their first wintering. ... Lee's (1928) account shows how much the presence of Inuit families at the detachments meant to the RCMP officers in the High Arctic. Many of the young constables learned to communicate tolerably well in Inuktitut. ... From the outset, it had been the government's objective to establish a detachment on the shores of Bache Peninsula, at the entrance to Flagler Bay. ... A small hut was erected, with a sign board proclaiming the presence of the Kane Basin RCMP Detachment. ...The "Arctic" proceeded to the south coast of Devon Island, where the Dundas Harbour Detachment ... was established. ... Among the many Inughuit assistants who served with the RCMP in the High Arctic, the name of Nookapingwa is very prominent. ... he served practically throughout the entire first period of the RCMP presence in the High Arctic between 1924 and 1933. ... Our Muskox Patrol story ends with the closing of the Bache Detachment in 1933. ... Canada's concerns about the legality of its sovereignty claim to the High Arctic did not end there. However, the immediate challenge had been dealt with effectively through the huge efforts of the RCMP personnel and their Inughuit assistants from Greenland.


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