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Accumulation in East Greenland fjords and on the continental shelves adjacent to the Denmark Strait over the last century based on 210Pb geochronology   /   Smith, L.M.   Alexander, C.   Jennings, A.E.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 109-122, ill., maps
ASTIS record 49613
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Sediment (SAR) and mass (MAR) accumulation rates for the last 100 years are derived from 210Pb profiles of box cores collected in three fjords and on the continental shelf in the Kangerlussuaq region, East Greenland, and on the SW Iceland continental shelf. The MAR is lower on East Greenland (0.09 g/cm²·yr) than on SW Iceland (0.14 g/cm²·yr) because of differences in the biogenic component of the sediments, although SAR is similar. The differences in accumulation rates of the three East Greenland fjords are due to their dominant sediment sources and basin areas. Kangerlussuaq Fjord, the largest fjord, is dominated by iceberg sediment input and has a MAR of 0.43 g/cm²·yr at 50 km from the fjord head. Miki Fjord, the smallest fjord, is dominated by glaciofluvial sediment input with a MAR of 0.29 g/cm²·yr of sediment at 10 km from the fjord head. Nansen Fjord is intermediate in size, with an iceberg-dominated sediment supply; MAR is 1.01 g/cm²·yr near the fjord head and 0.17 g/cm²·yr at 20 km from the fjord head. 137Cs is used as a secondary indicator of sediment source, and the high activity level of 137Cs in Miki Fjord indicates glaciofluvial sediment sources. Zones of constant activity in some of the box cores are attributed to either bioturbation in the surface mixed layer or turbidites. We would be hesitant to extend the recent 210Pb-based accumulation rates to estimate the Holocene accumulation rates.

On a calculé les taux d'accumulation de sédiments (TAS) et de masse (TAM) pour les cent dernières années à partir des profils du 210Pb dans des carottes rectangulaires prélevées dans trois fjords et sur le plateau continental de la région de Kangerlussuaq (est du Groenland), et sur le plateau continental du sud-ouest de l'Islande. Le TAM est plus faible dans l'est du Groenland (0,09 g/cm² par an) que dans le sud-ouest de l'Islande (0,14 g/cm² par an) en raison des différences dans la composante biogène des sédiments, bien que le TAS soit similaire. La différence entre les taux d'accumulation des trois fjords de l'est du Groenland est due à leurs sources majeures de sédiments et à leurs bassins de réception. Le fjord Kangerlussuaq, le plus grand des trois, est dominé par un apport de sédiments provenant d'icebergs et a un TAM de 0,43 g/cm² par an à 50 km de son extrémité amont. Le fjord Miki, qui est le plus petit, est dominé par un apport de sédiments fluvio-glaciaires avec un TAM de 0,29 g/cm² par an de sédiments à 10 km de son extrémité amont. Le fjord Nansen est de taille moyenne, et l'apport sédimentaire y provient en majorité d'icebergs; le TAM est de 1,01 g/cm² par an près de l'extrémité amont et de 0,17 g/cm² par an à 20 km de l'extrémité amont. Le 137Cs est utilisé comme indicateur secondaire de la source de sédiments, et le niveau d'activité élevé du 137Cs dans le fjord Miki révèle que les sédiments sont d'origine fluvio-glaciaire. Dans certaines des carottes rectangulaires, on attribue les zones d'activité constante soit à une bioturbation dans la couche mixte de surface, soit à des turbidités. Nous hésiterions à recourir aux récents taux d'accumulation fondés sur le 210Pb pour estimer les taux d'accumulation durant l'holocène.


A comparison of modern and preindustrial levels of mercury in the teeth of beluga in the Mackenzie Delta, Northwest Territories, and walrus at Igloolik, Nunavut, Canada   /   Outridge, P.M.   Hobson, K.A.   McNeely, R.   Dyke, A.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 123-132, ill.
ASTIS record 49614
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Mercury (Hg) concentrations were compared in modern and preindustrial teeth of belugas (Delphinapterus leucas) and walrus (Odobenus rosmarus rosmarus) at sites in the Canadian Arctic so that the relative amounts of natural and anthropogenic Hg in modern animals could be estimated. Mercury levels in the teeth of Beaufort Sea belugas captured in the Mackenzie Delta, Northwest Territories, in 1993 were significantly (p = 0.0001) higher than those in archeological samples dated A.D. 1450-1650. In terms of geometric means, the Hg levels in modern animals were approximately four times as high as preindustrial levels in 10-year-old belugas, rising with age to 17 times as high in 30-year-olds. Because Hg levels in modern teeth were highly correlated with those in soft tissues, including muscle and muktuk, which are part of traditional human diets, it is likely that soft-tissue Hg has increased to a similar degree over the past few centuries. The increase was not due to dietary differences over time, as shown by analysis of stable-C and -N isotopes in the teeth, and was unlikely to be due to sex differences or to chemical diagenesis of historical samples. Industrially related Hg inputs to the Arctic Ocean and Canadian Arctic Archipelago may be the most likely explanation for the increase. If so, then 80-95% of the total Hg in modern Beaufort Sea belugas more than 10 years old may be attributed to anthropogenic activities. In contrast, tooth Hg concentrations in walrus at Igloolik, Nunavut, were no higher in the 1980s and 1990s than in the period A.D. 1200-1500, indicating an absence of industrial Hg in the species at this location.

On a comparé les concentrations de mercure (Hg) dans des dents de bélugas (Delphinapterus leucas) et de morses (Odobenus rosmarus rosmarus) de notre époque et de l'ère préindustrielle, à des lieux situés dans l'Arctique canadien de façon à estimer les montants relatifs de Hg naturel et anthropique chez les individus contemporains. Les niveaux de mercure dans les dents de bélugas de la mer de Beaufort capturés en 1993 dans le delta du Mackenzie (Territoires du Nord-Ouest) étaient sensiblement (p = 0,0001) plus élevés que ceux des échantillons archéologiques remontant à une période située entre 1450 et 1650 de notre ère. En termes de moyenne géométrique, les niveaux de Hg chez les animaux actuels étaient près de quatre fois plus élevés que les niveaux préindustriels chez les bélugas âgés de 10 ans, augmentant avec l'âge jusqu'à être 17 fois plus élevés chez les bélugas de 30 ans. Vu que le niveau de Hg dans les dents actuelles était fortement corrélé à celui des tissus mous - y compris les muscles et le muktuk, qui font partie de l'alimentation humaine traditionnelle -, il est probable que la concentration de Hg dans les tissus mous a subi une augmentation similaire au cours des derniers siècles. Comme le montre l'analyse des isotopes de calcium stable et d'azote stable trouvés dans les dents, cette augmentation n'était pas due à des différences alimentaires au cours des années, et elle n'était probablement pas causée par la différence de sexe ou la diagenèse chimique d'échantillons historiques. L'explication la plus plausible de l'augmentation est l'apport de Hg industriel dans l'océan Arctique et l'archipel Arctique. Si tel est le cas, on pourrait attribuer entre 80 et 95 p. cent du Hg total présent chez le béluga actuel de la mer de Beaufort aux activités anthropiques. En revanche, les concentrations de Hg dans les dents de morses provenant d'Igloolik (Nunavut) n'étaient pas plus élevées dans les années 1980 et 1990 qu'au cours de la période située entre 1200 et 1500 apr. J.-C., signalant ainsi l'absence de Hg industriel chez cette espèce à cet endroit.


Multi-island seasonal home range use by two Peary caribou, Canadian High Arctic islands, Nunavut, 1993-94   /   Miller, F.L.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 133-142, maps
PCSP/PPCP contribution, no. 013-02
ASTIS record 49615
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A female and a male Peary caribou (Rangifer tarandus pearyi) were captured on 29 July 1993 on Massey Island, south-central Queen Elizabeth Islands, Nunavut, Canada. Each was fitted with a satellite telemetry neck-collar, released, and tracked by satellite from 1 August 1993 to 31 July 1994. The female caribou used five islands and the male caribou used six islands as seasonal and (collectively) as annual home range. They used five of the six islands (Vanier, Cameron, Alexander, Massey, and Marc) both during the same time periods and at different times. Bathurst Island was used only briefly and only by the male. The male and female occupied the same island at the same time during 54% of the 1993-94 annual cycle. Their seven periods of common occupancy ranged in length from 5 to 88 consecutive days. During the study period, the female moved from one island to another on 11 separate occasions, and the male, on 16 occasions. The female's periods of residence on each island ranged in length from 4 to 95 consecutive days, and the male's from 2 to 169 consecutive days. Their seasonal and annual range-use patterns suggest a degree of flexibility and adaptability to a variable and taxing environment and indicate the important role that relatively small islands play in the ecology of Peary caribou.

Le 29 juillet 1993, on a capturé deux caribous de Peary (Rangifer tarandus pearyi), un mâle et une femelle, dans l'île Massey, au centre-sud des îles de la Reine-Élisabeth situées au Nunavut (Canada). Chaque animal a été équipé d'un collier de télémesure par satellite, puis relâché et suivi par satellite du 1er août 1993 au 31 juillet 1994. La femelle a occupé cinq îles et le mâle six, les îles prises individuellement représentant leur territoire saisonnier et, collectivement, leur territoire annuel. Les deux caribous ont occupé cinq des six îles (Vanier, Cameron, Alexander, Massey et Marc) durant la même période comme à des moments différents. L'île Bathurst n'a été visitée que brièvement et uniquement par le mâle. Ce dernier et la femelle ont occupé la même île en même temps durant 54 p. cent du cycle annuel de 1993-1994. Leurs sept périodes d'occupation commune allaient de 5 à 88 jours consécutifs. Au cours de la période d'étude, la femelle s'est déplacée d'une île à une autre à onze occasions distinctes, et le mâle à 16. Sur chaque île, les périodes de résidence de la femelle allaient de 4 à 95 jours consécutifs, et celles du mâle de 2 à 169 jours consécutifs. Leurs régimes saisonniers et annuels d'utilisation du territoire suggèrent une certaine souplesse et faculté d'adaptation au sein d'un environnement difficile et changeant, et ils soulignent le rôle majeur que des îles relativement petites peuvent jouer dans l'écologie du caribou de Peary.


Evidence for human modification of a Late Pleistocene bison (Bison sp.) bone from the Klondike district, Yukon Territory, Canada   /   Harington, C.R.   Morlan, R.E.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 143-147, ill., 1 map
ASTIS record 49616
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A 31 000 BP bison limb bone from Nugget Gulch near Dawson City, Yukon, shows a "ring crack" considered to be a human-made impact mark resulting in exposure of marrow. This bone is approximately contemporaneous with wolf, horse, and Dall sheep specimens found on an ancient Mid-Wisconsinan terrain surface at this locality. Similar ring cracks, also interpreted as human-made, have been noted on late-glacial bison bones from Engigstciak, Yukon, and Lost Chicken Creek, Alaska.

Un os de membre de bison datant de 31 000 ans av. J.-C. et provenant de Nugget Gulch près de Dawson City au Yukon, montre une "fissure circulaire" que l'on considère être la marque d'un impact donné par un être humain pour mettre la moelle à nu. Cet os est à peu près contemporain de spécimens provenant de loups, de chevaux et de mouflons de Dall trouvés au même endroit, à la surface d'un ancien terrain datant du milieu du wisconsinien. On a remarqué des fissures circulaires semblables, que l'on a aussi interprétées comme découlant d'une action humaine, sur des os de bison du tardiglaciaire trouvés à Engigstciak au Yukon et à Lost Chicken Creek en Alaska.


Foraging behaviours of wolverines at a large Arctic goose colony   /   Samelius, G.   Alisauskas, R.T.   Larivière, S.   Bergman, C.   Hendrickson, C.J.   Phipps, K.   Wood, C.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 148-150
ASTIS record 49617
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At the large Ross's goose and lesser snow goose colony at Karrak Lake, Nunavut, Canada, we saw wolverines kill two geese, take 13 eggs from 12 goose nests, and take three goose carcasses from two fox dens. Wolverines also made unsuccessful attempts to capture geese and frequently ignored eggs from nests where geese had fled the approaching wolverine. Most foods (all geese killed by wolverines and 80% of the eggs) were cached for later use, whereas few foods were eaten immediately (20% of the eggs and part of a goose taken from a fox den, which was later lost) or lost (all geese taken from fox dens). Wolverines spent little time caching foods (e.g., some foods were never covered), which suggests that recovery of these foods was not crucial to wolverines. When taking foods from fox dens, wolverines were mobbed by foxes; as a result, only one wolverine managed to consume part of a goose carcass taken from a fox den. These observations illustrate the opportunistic nature of wolverines and suggest that their scavenging success may be influenced by how well foods are defended.

À l'importante colonie d'oies de Ross et de petites oies des neiges située à Karrak Lake au Nunavut (Canada), on a vu des carcajous tuer deux oies, prendre 13 oeufs dans 12 nids d'oies, et prendre trois carcasses d'oies dans deux terriers de renards. Les carcajous ont aussi essayé, sans succès, de capturer des oies et ils ignoraient souvent les oeufs des nids que les oies avaient fuis à leur approche. La plupart des aliments (toutes les oies tuées par les carcajous et 80 p. cent des oeufs) étaient dissimulés pour utilisation ultérieure, tandis que peu d'aliments étaient consommés tout de suite (20 p. cent des oeufs et une partie d'une oie prélevée dans un terrier de renard, qui a été perdue par la suite) ou perdus (toutes les oies prises dans les terriers de renards). Les carcajous passaient peu de temps à dissimuler les aliments (p. ex., certains n'étaient jamais recouverts), ce qui suggère qu'il n'est pas crucial pour eux de les retrouver. Quand les carcajous prenaient des aliments dans les terriers de renards, ils étaient assaillis par les occupants; en conséquence, un seul carcajou est parvenu à consommer une partie d'une carcasse d'oie prise dans un terrier de renard. Ces observations illustrent la nature opportuniste des carcajous et suggèrent que leur succès de récupération pourrait être influencé par la façon dont les aliments sont défendus.


Chronology of terrestrial den use by polar bears in western Hudson Bay as indicated by tree growth anomalies   /   Scott, P.A.   Stirling, I.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 151-166, ill., 1 map
ASTIS record 49618
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In a large polar bear denning area inland from the coast of western Hudson Bay south of Churchill, Manitoba, previous denning activity was determined by examining tree growth anomalies in the black spruce (Picea mariana) around and above den sites. A concentrated sample of dens was examined at each of three lakes, and 14 additional den sites were sampled individually on nine lakes and streams, for a total of 31 den sites. Trees sampled at these den sites ranged in age from 46 to 236 years (n = 83, mean = 136, SE ± 95.66). Some individual den sites dated back at least 200 years. Although some dens had been used for up to 29 years, most were used for only 12 years or less, presumably until melting permafrost caused their collapse. Half of the dens were reused two years after their initial use, but the probability of den reuse declined in subsequent years to about 0.25 after 10 years. During the 20th century, coincident with a reduction in hunting during 1920-53 and the subsequent abandonment of York Factory, there appears to have been an increase in den activity and an accompanying change in the pattern of denning activity. The rate of disturbance to the trees at dens correlated significantly to the number of polar bear hides traded at York Factory over the 1840-1935 period (r = 0.654; p < 0.005). During 1850-99, denning activity was greater at points more distant from the trading post at York Factory. In 1900-53, there was an overall increase in denning activity, which was greatest in denning areas nearer to York Factory (r = -0.872; p < 0.01). In 1954-93, the increase in denning activity continued, but varied with distance from the coast (r = -0.724; p < 0.05). Mark-recapture studies undertaken from 1970 to 2000 confirm that female polar bears in the western Hudson Bay population have a long-term fidelity to this specific area for maternity denning, and from this study it is evident that the population has used this denning area for several hundred years at least.

Dans une vaste zone où sont établies des tanières d'ours polaires située en retrait de la côte de la baie d'Hudson occidentale au sud de Churchill (Manitoba), on a déterminé l'activité liée aux tanières en examinant les anomalies de croissance de l'épinette noire (Picea mariana) autour et au-dessus des sites de tanières. On a étudié un échantillon concentré de tanières à chacun de trois lacs, et 14 lieux de mise bas supplémentaires ont fait l'objet d'un échantillonnage individuel à neuf lacs et cours d'eau, pour un total de 31 lieux de mise bas. L'âge des arbres échantillonnés à ces endroits allait de 46 à 236 ans (n = 83, moyenne = 136, écart-type ± 95,66). Quelques lieux de mise bas individuels remontaient à au moins 200 ans. Bien que certaines tanières aient été utilisées aussi longtemps que 29 ans, la plupart ne l'avaient été que pendant 12 ans ou moins, probablement jusqu'à ce que la fonte du pergélisol provoque leur effondrement. La moitié des tanières étaient réutilisées deux ans après leur occupation initiale, mais, par la suite, la probabilité de réutilisation diminuait à environ 0,25 après 10 ans. Au cours du XXe siècle, parallèlement à une réduction de la chasse qui dura de 1920 à 1953 et à l'abandon ultérieur de York Factory, il semble y avoir eu une augmentation de l'activité liée aux tanières, accompagnée d'un changement dans le régime de l'activité liée à la mise bas. Le taux de perturbation des arbres situés près des tanières était fortement corrélé au nombre de peaux d'ours polaires échangées à York Factory entre 1840 et 1935 (r = 0,654; p < 0,005). De 1850 à 1899, l'activité liée à la mise bas était plus grande aux endroits plus éloignés du poste de traite de York Factory. De 1900 à 1953, il y a eu une augmentation générale de l'activité liée à la mise bas, plus marquée dans les zones de mise bas les plus proches de York Factory (r = -0,872; p < 0,01). De 1954 à 1993, l'augmentation dans l'activité liée à la mise bas s'est poursuivie, tout en variant avec l'éloignement de la côte (r = -0,724; p <0,05). Les études de marquage-recapture entreprises de 1970 à 2000 confirment que les ourses polaires de la population de la baie d'Hudson occidentale manifestent une fidélité à long terme à l'égard de cette zone spécifique pour y établir leur tanière de mise bas, et il est évident à partir de cette étude que la population utilise cette zone de mise bas depuis au moins plusieurs siècles.


Aspects of early Thule culture as seen in the architecture of a site on Victoria Island, Amundsen Gulf area   /   Le Mouël, J.-F.   Le Mouël, M.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 167-189, ill., maps
ASTIS record 49619
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The early Thule culture site Co-op, situated at the east end of Amundsen Gulf, along the route to the eastern Arctic, offers excellent conditions for documenting the Thule expansion from Alaska, across the area of western Canadian Thule, and as far as the High Arctic. Whereas the markers most often retained to define cultures and their respective areas of expansion are movable artifacts, this paper focuses exclusively on unmovable architectural features. Detailed analyses of data obtained at the Co-op site yielded significant information about the techniques of thermoregulation of the semisubterranean dwellings. Comparisons with other Thule dwellings revealed greater stability in the architectural concept during the early phases of the Thule expansion than one would expect, given the technical constraints imposed by local raw materials and their fluctuating availability. Dwellings may therefore constitute one of the most useful identifying cultural elements.

Situé à l'extrémité est du golfe d'Amundsen, sur la route de l'Arctique oriental, le site Co-op, du Thulé ancien, offre des conditions idéales pour documenter l'expansion thuléenne de l'Alaska jusqu'en Haut-Arctique, en traversant l'aire du Thulé occidental canadien. Alors que les marqueurs les plus souvent retenus pour définir une culture et ses aires respectives d'expansion ressortissent généralement au matériel mobilier, cet article retient les seuls éléments architecturaux immobiliers. L'analyse minutieuse des données du site Co-op a permis d'obtenir des renseignements importants sur les techniques de thermorégulation des habitations semi-souterraines. Des comparaisons avec d'autres habitations du Thulé ont révélé une stabilité du concept architectural pendant les phases anciennes d'expansion thuléenne plus grande que celle à laquelle on était en droit de s'attendre, vu les contraintes techniques liées aux matériaux de la région et à la fluctuation de leur disponibilité. Par conséquent, les habitations ont vocation à être des éléments culturels identitaires privilégiés.


Cannibalism of a yearling polar bear (Ursus maritimus) at Churchill, Canada   /   Dyck, M.G.   Daley, K.J.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 190-192
ASTIS record 49620
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An adult male polar bear (Ursus maritimus) was observed on 17 October 2000 consuming a yearling polar bear at Churchill, Manitoba, Canada. On 21 October 2000, a subadult male fed on the remains of the same bear carcass. Circumstantial evidence suggests that the adult male killed the yearling, although it is possible that he took the kill from another bear.

Le 17 octobre 2000, à Churchill au Manitoba (Canada), on a observé un ours polaire (Ursus maritimus) adulte mâle en train de manger un ours polaire d'un an. Le 21 octobre 2000, un jeune adulte mâle s'est nourri des restes de la même carcasse. Des preuves indirectes suggèrent que le mâle adulte a tué l'ours d'un an, bien qu'il soit possible qu'il ait pris la proie à un autre ours.


Observations of polar bear predatory behaviour toward caribou   /   Brook, R.K.   Richardson, E.S.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 193-196
ASTIS record 49621
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A polar bear (Ursus maritimus) was observed unsuccessfully stalking and chasing caribou (Rangifer tarandus) in western Hudson Bay. Before chasing the caribou, the polar bear appeared to make use of wind direction and vegetation cover in order to move close to them. While there have been very few documented cases of the two species interacting, our observations indicate that polar bears will stalk and chase caribou.

On a observé un ours polaire (Ursus maritimus) traquer et poursuivre sans succès le caribou (Rangifer tarandus) dans l'ouest de la baie d'Hudson. Avant de se lancer dans sa poursuite, l'ours polaire semblait s'aider de la direction du vent et du couvert végétal pour s'approcher des animaux. Bien que très peu de cas d'interaction des deux espèces aient été documentés, nos observations révèlent qu'en réalité les ours polaires traquent et poursuivent le caribou.


The Gwich'in traditional caribou skin clothing project : repatriating traditional knowledge and skills   /   Kritsch, I.   Wright-Fraser, K.
Arctic, v. 55, no. 2, June 2002, p. 205-210, ill.
ASTIS record 49622
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... The Gwich'in are the most northerly of the Athapaskan peoples occupying parts of the Yukon River drainage in Alaska and the Yukon Territory, and the northern Mackenzie Basin of the Northwest Territories. The project described here was sponsored by the Gwich'in who reside in the Northwest Territories. Traditionally their lands extended from the interior of the Yukon into the Mackenzie Basin and included the watersheds of the Peel, Mackenzie, and Arctic Red Rivers. Today, most NWT Gwich'in live in the four communities of Aklavik, Fort McPherson, Inuvik, and Tsiigehtchic (formerly called Arctic Red River). These communities all fall within the Gwich'in Settlement Area that was established by the Gwich'in Comprehensive Land Claim Agreement signed in 1992 with the Government of Canada. People in the Gwich'in Settlement Area are greatly interested in materials that were collected in earlier times and are now housed throughout the world in museums, archives, and private collections. These items represent a bygone era and have great historical, cultural, and sometimes spiritual meaning. Of particular interest is traditional Gwich'in summer clothing made of white caribou hides, sewn with sinew, and decorated with porcupine quills, trade beads, silverberry seeds, finges, and ochre. Distinctively styled and striking to look at, these garments are a testament to Gwich'in women's great skill and artistic expression. ... It has been well over 100 years since Gwich'in traditional caribou skin clothing was made, and there are no examples of this clothing in either the Gwich'in communities or the Northwest Territories today. It has been over 50 years since porcupine quillwork was used as the primary decorative motif on Gwich'in jackets, slippers, and gloves. For the past two years, the Gwich'in Social and Cultural Institute (GSCI) has worked in partnership with the Prince of Wales Northern Heritage Centre (PWNHC) to create five replicas of a multipiece 19th-century Gwich'in traditional summer outfit that is housed at the Canadian Museum of Civilization (CMC). The project has given us an opportunity to document, understand, and appreciate how this clothing was manufactured and the extraordinary amount of time, knowledge, and skill that Gwich'in women needed to clothe their families and protect them from the elements. It has also helped to repatriate skills and knowledge no longer practiced in the Gwich'in Settlement Area.


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