AINA Logo
Publications

 


Breeding biology of brant on Banks Island, Northwest Territories, Canada   /   Cotter, R.C.   Hines, J.E.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 357-366, maps
PCSP/PPCP contribution, no. 027-02
ASTIS record 48902
PDF

The numbers of brant (Branta bernicla) in the Pacific Flyway are relatively small compared to other populations of arctic geese and have declined from historic levels. Little information is available on brant from Banks Island, although the size of the island and its location in the western Canadian Arctic make it a potentially important nesting area for this species. In 1992-93, we documented the distribution of nesting brant on the southern half of Banks Island through aerial surveys and carried out ground studies at the colonies to document nesting chronology and reproductive parameters. Ten colonies were found in 1992 (n = 159 nests) and 42 colonies (including seven colonies that had been active in 1992) and five solitary nests were found in 1993 (n = 514 nests). Two-thirds (67%) of the nesting locations supported 10 or fewer nests. Most colonies (36 of 45) were located on small islands (mean = 248 m²) in inland lakes or large ponds, and the remaining colonies (n = 9) were located on the mainland near active snowy owl (Nyctea scandiaca) nests. In 1993, when June temperatures were milder and snow melted sooner than in 1992, mean date of clutch initiation was significantly earlier (12 June vs. 20 June in 1992; p < 0.001) and mean clutch size was significantly larger (3.8 vs. 3.5 in 1992; p = 0.02). An index of productivity for the 21 414 km² area surveyed in both years was much higher in 1993 (1339 young) than in the very late spring of 1992 (347 young). The number of adult brant on the survey area was similar in both years, and the lower productivity in 1992 was due primarily to fewer pairs' nesting that year. Smaller clutch size and lower nesting success may also have lowered productivity in 1992, but their effects appeared to be secondary. No correlation was found between colony size and clutch size, mean number of goslings hatched, or the percentage of nests that proved successful.

Le nombre de bernaches cravants (Branta bernicla) dans la voie migratoire du Pacifique est relativement faible quand on le compare aux autres populations d'oies de l'Arctique, et il a diminué par rapport à ses niveaux historiques. On a peu de renseignements sur la bernache de l'île Banks, même si la taille de l'île et son emplacement dans l'Arctique canadien occidental pourraient en faire une aire de nidification importante pour cette espèce. En 1992 et 1993, on a consigné au moyen de relevés aériens la distribution des bernaches qui nichaient dans la moitié sud de l'île Banks, et on a effectué des études sur le terrain, là où se trouvaient les colonies, afin de consigner la chronologie de nidification et les paramètres de reproduction. En 1992, on a trouvé 10 colonies (n = 159 nids) et, en 1993, 42 colonies (y compris sept qui avaient été actives en 1992), ainsi que cinq nids solitaires (n = 514 nids). Deux tiers (67 p. cent) des sites de nidification accueillaient 10 nids ou moins. La plupart des colonies (36 sur 45) se trouvaient sur des îlots (moyenne = 248 m²) situés dans des lacs ou de grands étangs de l'île, tandis que le reste (n = 9) étaient situées sur la terre ferme près de nids actifs de harfangs des neiges (Nyctea scandiaca). En 1993, avec des températures en juin plus douces et une fonte nivale plus rapide qu'en 1992, la date moyenne du début de la couvée a été nettement plus hâtive (le 12 juin par rapport au 20 juin en 1992; p < 0,001) et la taille moyenne de la couvée a été nettement plus grande (3,8 par rapport à 3,5 en 1992; p = 0,02). Un index de productivité pour les 21 414 km² de la zone de relevés des deux années était beaucoup plus élevé en 1993 (1339 petits) qu'au cours du printemps très tardif de 1992 (347 petits). Le nombre de bernaches cravants adultes dans la zone des relevés était semblable dans les deux années, et la productivité plus faible en 1992 était surtout due à un nombre moindre de paires ayant fait un nid cette année-là. La taille plus petite de la couvée et le taux de réussite plus faible quant à l'établissement du nid pourraient aussi expliquer la baisse de productivité de 1992, mais ces effets paraissent secondaires. On n'a trouvé aucune corrélation entre la taille de la colonie et la taille de la couvée, le nombre moyen d'oisons éclos, ou le pourcentage de nids où la reproduction a réussi.


Wader population censuses in the Arctic : getting the timing right   /   Meltofte, H.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 367-376, ill.
ASTIS record 48903
PDF

There is increasing evidence that breeding wader censuses often have significantly underestimated densities in the Arctic and other areas. This evidence includes the recording of many more red knots, Calidris canutus, in the West Palearctic and African wintering areas than can be accounted for on the Arctic breeding grounds. The main causes of underestimated breeding numbers are that many species behave very inconspicuously during incubation, when most censuses have been performed, and that censuses taken later, during the chick-rearing period, record only successful breeding attempts. Records of four seasons at Zackenberg in central Northeast Greenland suggest that in the Arctic, the best population density data are obtained by mapping pairs and territorial individuals during the pair formation, territory establishment, and egg-laying periods, that is, when all birds are present and easiest to record. Revised summer population estimates for Old World wintering Nearctic waders are 20-200% higher than previous estimates.

On a de plus en plus de preuves que les recensements d'échassiers nicheurs ont souvent largement sous-estimé les densités dans l'Arctique et dans d'autres régions. Ces preuves comprennent le fait que l'on recense beaucoup plus de bécasseaux maubèches, Calidris canatus, dans les aires d'hivernage du paléarctique occidental et d'Afrique que l'on ne peut en compter sur les lieux de reproduction dans l'Arctique. Les principales raisons de cette sous-estimation sur les lieux de reproduction sont que bien des espèces ont un comportement peu visible pendant l'incubation, c'est-à-dire au moment où sont effectués la plupart des recensements, et que ceux faits plus tard, durant la période d'élevage des poussins, ne comptent que les tentatives de reproduction réussies. Les relevés effectués au cours de quatre saisons à Zackenberg, dans la région centrale du nord-est du Groenland, suggèrent que, dans l'Arctique, les meilleures données sur la densité de population sont obtenues en notant les paires et les individus territoriaux durant la formation des paires, l'établissement du territoire et la période de ponte, c'est-à-dire quand tous les oiseaux sont présents et le plus facile à compter. Les estimations révisées des populations estivales pour les échassiers néarctiques hivernant dans l'Ancien Monde sont de 20 à 200 p. cent plus élevées que les estimations précédentes.


Glaciers and climate change : perspectives from oral tradition   /   Cruikshank, J.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 377-393, ill., 1 map
ASTIS record 48904
PDF

In northwestern North America, glaciers figure prominently in both indigenous oral traditions and narratives of geophysical sciences. These perspectives intersect in discussions about global warming, predicted to be extreme at Arctic and Subarctic latitudes and an area of concern for both local people and scientists. Indigenous people in northwestern North America have experienced climate variability associated with the latter phases of the Little Ice Age (approximately 1550-1850). This paper draws on oral traditions passed down from that period, some recorded between 1900 and the early 1950s in coastal Alaska Tlingit communities and others recorded more recently with elders from Yukon First Nations. The narratives concern human travel to the Gulf of Alaska foreshore at the end of the Little Ice Age from the Copper River, from the Alaska panhandle, and from the upper Alsek-Tatshenshini drainage, as well as observations about glacier advances, retreats, and surges. The paper addresses two large policy debates. One concerns the incorporation of local knowledge into scientific research. The second addresses the way in which oral tradition contributes another variety of historical understanding in areas of the world where written documents are relatively recent. Academic debates, whether in science or in history, too often evaluate local expertise as data or evidence, rather than as knowledge or theory that might contribute different perspectives to academic questions.

Dans le nord-ouest de l'Amérique du Nord, les glaciers occupent une place prépondérante aussi bien dans les traditions orales autochtones que dans les comptes-rendus des sciences géophysiques. Ces perspectives se recoupent dans les discussions concernant le réchauffement de la planète, que l'on prévoit extrême aux latitudes arctiques et subarctiques et qui préoccupe à la fois les habitants de la région et les scientifiques. Les peuples autochtones du nord-ouest de l'Amérique du Nord ont connu la variabilité du climat associée aux dernières phases du petit âge glaciaire (de 1550 à 1850 environ). Cet article fait appel aux traditions orales transmises depuis cette période, certaines consignées entre 1900 et le début des années 50 dans les communautés tlingit de la région côtière de l'Alaska, et d'autres consignées plus récemment auprès d'aînés des Premières nations du Yukon. Les récits parlent d'hommes qui, à la fin du petit âge glaciaire, se rendaient jusqu'à l'estran du golfe d'Alaska depuis la rivière Copper, l'Enclave de l'Alaska et le bassin supérieur Tatshenshini-Alsek, ainsi que d'observations d'avancées et de retraits des glaciers et de crues glaciaires. L'article se penche sur deux grands débats d'orientation. L'un concerne l'intégration du savoir local dans la recherche scientifique. L'autre traite de la façon dont la tradition orale apporte une autre sorte de compréhension historique dans des régions du monde où les documents écrits sont relativement récents. Les débats académiques, qu'ils relèvent du domaine de la science ou de l'histoire, évaluent trop souvent l'expertise locale comme une donnée ou une preuve, plutôt que comme un savoir ou une théorie capable d'apporter des perspectives différentes aux questions académiques.


Calf production, calf survival, and recruitment of muskoxen on Banks Island during a period of changing population density from 1986-99   /   Larter, N.C.   Nagy, J.A.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 394-406, ill., 2 maps
PCSP/PPCP contribution, no. 028-02
ASTIS record 48905
PDF

Population estimates for muskoxen (Ovibos moschatus) (age > 1 year) on Banks Island increased from 29 168 (SE 2104) in 1985 to a peak of 64 608 (SE 2009) in 1994 and then declined to 45 833 (SE 1938) in 1998. From 1986 to 1999, annual sex and age classification surveys of muskoxen were conducted during summer. We estimated calf production (number of calves per 100 females aged 2 years or more), calf survival, and recruitment (number of yearlings per 100 females aged 2 years or more). Calf production ranged from 31.3 to 56.3 and was similar between periods of increasing and decreasing density (mean = 42.3 vs. 40.8). Calf survival ranged from 23% to 83% and was generally higher while density was increasing than during its decline (mean = 60 vs. 45). Survival at a given density was lower following the 1994 peak in density. Recruitment ranged from 10.0 to 41.7 and was higher (p = 0.06) during the period of increasing density than during the decline (mean = 28.0 vs. 17.2). Calf survival and recruitment were lowest following two consecutive severe winters, but animal density explained more of the variation in survival and recruitment than did late-winter snow depth. There was a positive relationship between the proportion of sedge (Carex spp., Eriophorum scheuchzeri) in the summer diet and calf survival and recruitment. Patterns of calf survival and recruitment plotted against density were consistent with those modelling a density-dependent relationship. Our results suggest that severe weather alone cannot explain the fluctuations in the population dynamics of Banks Island muskoxen and that underlying density-dependent responses acting upon calf survival and recruitment offer an alternative explanation.

Les estimations de population du bœuf musqué (Ovibos moschatus) [âge = 1 an] sur l'île Banks ont augmenté de 29 168 (erreur-type 2104) en 1985 à une valeur crête de 64 608 (erreur-type 2009) en 1994 pour ensuite décliner jusqu'à 45 833 (erreur-type 1938) en 1998. De 1986 à 1999, on a procédé en été à des relevés annuels de classification par sexe et par âge des bœufs musqués. On a estimé la production de veaux (nombre de veaux par 100 femelles de 2 ans ou plus), la survie des veaux et le recrutement (nombre de petits d'un an pour 100 femelles de 2 ans ou plus). La production de veaux allait de 31,3 à 56,3 et était semblable durant la période d'augmentation et celle de diminution de densité (moyennes de 42,3 et 40,8 respectivement). La survie des veaux allait de 23 à 83 p. cent et était généralement plus élevée quand la densité augmentait que pendant son déclin (moyennes de 60 et 45 respectivement). La survie pour une densité donnée était plus faible après la crête de densité de 1994. Le recrutement allait de 10,0 à 41,7 et était plus élevé (p = 0,06) pendant la période d'augmentation de densité que pendant son déclin (moyennes de 28,0 et 17,2 respectivement). La survie des veaux et le recrutement étaient les plus faibles après deux hivers rigoureux, mais la densité des animaux expliquait mieux la variation dans la survie et le recrutement que l'épaisseur de la neige à la fin de l'hiver. Il y avait une relation positive entre la proportion de carex (Carex spp, Eriophorum scheuchzeri) dans l'alimentation estivale et la survie des veaux ainsi que le recrutement. Les tendances dans la survie des veaux et le recrutement tracées en fonction de la densité donnaient des courbes en accord avec celles représentant un modèle variant avec la densité. Nos résultats suggèrent que la rigueur du climat ne peut à elle seule expliquer les fluctuations dans la dynamique de la population du bœuf musqué de l'île Banks et que des réactions fondamentales variant avec la densité qui influent sur la survie des veaux et le recrutement offrent une autre explication.


Comparative effects on plants of caribou/reindeer, moose and white-tailed deer herbivory   /   Crête, M.   Ouellet, J.-P.   Lesage, L.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 407-417, 1 map
ASTIS record 48906
PDF

We reviewed the literature reporting negative or positive effects on vegetation of herbivory by caribou/reindeer, moose, and white-tailed deer in light of the hypothesis of exploitation ecosystems (EEH), which predicts that most of the negative impacts will occur in areas where wolves were extirpated. We were able to list 197 plant taxa negatively affected by the three cervid species, as opposed to 24 that benefited from their herbivory. The plant taxa negatively affected by caribou/reindeer (19), moose (37), and white-tailed deer (141) comprised 5%, 9%, and 11% of vascular plants present in their respective ranges. Each cervid affected mostly species eaten during the growing season: lichens and woody species for caribou/reindeer, woody species and aquatics for moose, and herbs and woody species for white-tailed deer. White-tailed deer were the only deer reported to feed on threatened or endangered plants. Studies related to damage caused by caribou/reindeer were scarce and often concerned lichens. Most reports for moose and white-tailed deer came from areas where wolves were absent or rare. Among the three cervids, white-tailed deer might damage the most vegetation because of its smaller size and preference for herbs.

À la lumière de l'hypothèse de l'exploitation des écosystèmes (EEH), nous avons examiné les publications qui mentionnent les effets négatifs ou positifs, sur la végétation, du broutement du caribou/renne, de l'orignal et du cerf de Virginie. Cette hypothèse prédit que les impacts négatifs se concentrent dans des endroits où le loup a été éliminé. Nous avons pu énumérer 197 taxons végétaux affectés négativement par les trois cervidés, contre 24 qui profitaient du broutement. Le nombre de taxons végétaux affectés négativement par le broutement du caribou/renne (19), de l'orignal (37) et du cerf de Virginie (141) représentait respectivement 5, 9 et 11 p. cent des plantes vasculaires situées dans les aires de répartition spécifiques des animaux. Chaque cervidé affectait surtout les espèces consommées durant la saison de croissance végétale: lichens et plantes ligneuses pour le caribou/renne, plantes ligneuses et aquatiques pour l'orignal, et plantes herbacées et ligneuses pour le cerf de Virginie. Selon les rapports, ce dernier était le seul cerf qui broutait des plantes menacées ou en voie de disparition. Les études rapportant des dommages causés par le caribou/renne étaient rares et traitaient souvent des lichens. La plupart des rapports sur l'orignal et le cerf de Virginie couvraient des zones où le loup était rare ou absent. Des trois cervidés, celui qui causerait le plus de dommages à la végétation est le cerf de Virginie, en raison de sa taille plus petite et de sa préférence pour les plantes herbacées.


Summer movements of radio-tagged arctic charr (Salvelinus alpinus) in Lake Hazen, Nunavut, Canada   /   Babaluk, J.A.   Wissink, H.R.   Troke, B.G.   Clark, D.A.   Johnson, J.D.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 418-424, 2 maps
ASTIS record 48907
PDF

Radiotelemetry was used to determine whether Lake Hazen arctic charr (Salvelinus alpinus) were anadromous and to determine movements of the charr within the lake. In 1995 and 1996, 62 and 55 charr, respectively, were captured, radio-tagged, and released back into the lake. A fixed data acquisition system recorded limited movements of radio-tagged charr in the upper reaches of the Ruggles River, the only outlet from the lake to the sea, in 1995. When movements of radio-tagged charr within Lake Hazen were monitored opportunistically in 1995, most of the relocated charr were found in warmer, more productive waters associated with inflowing streams. No movements of radio-tagged charr in the Ruggles River were recorded in 1996 when the data acquisition system was operated in the lower reaches of the river. These observations supported the conclusions of a study of Lake Hazen charr otolith strontium distribution that Lake Hazen charr were non-anadromous. The Ruggles River may be a detriment to anadromous behaviour because of its length (ca. 29 km), velocity (up to 2.25 m/s), and the year-round presence of aufeis (layered ice buildup). In summer, instead of migrating to the sea to feed, Lake Hazen charr appear to move to feed on abundant prey found in areas where inlet streams enter the lake.

On a fait appel à la télémesure pour savoir si l'omble chevalier (Salvelinus alpinus) du lac de Hazen est anadrome et pour connaître ses déplacements dans le lac. On a capturé 62 ombles en 1995 et 55 en 1996 qu'on a munis de radio-émetteurs avant de les relâcher dans le lac. En 1995, un système fixe de collecte de données a enregistré les déplacements restreints des ombles munis de radio-émetteurs dans le cours supérieur de la rivière Ruggles, la seule décharge du lac dans la mer. Quand on a pu vérifier les déplacements de ces ombles dans le lac de Hazen en 1995, la plupart des poissons se trouvaient dans les eaux plus chaudes et plus productives associées à des ruisseaux d'arrivée. En 1996, après qu'un système de collecte de données a été installé dans le cours inférieur de la rivière Ruggles, on n'y a enregistré aucun déplacement des ombles munis de radio-émetteurs. Ces observations viennent étayer une étude sur la distribution du strontium otolithique chez l'omble du lac de Hazen, qui concluait que ce poisson n'était pas anadrome. Il se peut que la rivière Ruggles soit peu propice à un comportement anadrome en raison de sa longueur (env. 29 km), de sa vitesse (jusqu'à 2,25 m/s) et de la présence toute l'année d'un dôme de glace (Aufeishugel). En été, au lieu de migrer vers la mer pour se nourrir, l'omble du lac de Hazen semble se déplacer vers les zones où les ruisseaux se déversent dans le lac et qui contiennent des proies en abondance.


Bioclimatic implications and distribution patterns of the modern ground beetle fauna (Insecta: Coleoptera: Carabidae) of the Arctic Slope of Alaska, U.S.A.   /   Nelson, R.E.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 425-430, ill., 1 map
ASTIS record 48908
PDF

Some 56 species of Carabidae have been previously reported on the Arctic Slope of Alaska; of these, only nine have been found at coastal sites in the region. Though for some taxa (e.g., most species of Bembidion) this may reflect a lack of suitable habitat in the coastal environment, for most others it probably reflects the summer temperature differences between the relatively cool coastal areas (mean July temp [mJt] of ca. 4°C) and warmer interior sites (mJt of ca. 9-10°C). The boundary between the relatively species-rich interior fauna and the more depauperate coastal fauna is probably also approximated by the inland limit of incursions of cool summer coastal fogs, which coincides with a sharp vegetational boundary. Additional systematic collecting of specimens and a coordinated effort to gather climate data will be needed to delimit distributional limits more closely and to provide background data for both modern environmental monitoring and paleoenvironmental reconstructions.

On a déjà rapporté la présence d'environ 56 espèces de carabidés sur la pente arctique de l'Alaska; de ces espèces, seulement neuf se trouvaient dans des zones côtières de la région. Bien que pour certains taxons (p. ex., la plupart des espèces Bembidion), ce fait pourrait témoigner du manque d'un habitat propice dans l'environnement côtier, pour la plupart des taxons, il est un reflet des différences de température estivale entre les zones littorales relativement fraîches (moyenne de la température en juillet [mtj] d'environ 4°C) et des sites plus chauds de l'intérieur des terres (mtj d'environ 9 à 10°C). La délimitation entre la faune de l'intérieur relativement riche en espèces et la faune côtière plus pauvre est probablement aussi définie par la limite, à l'intérieur des terres, des intrusions estivales du brouillard côtier frais, qui coïncident avec une démarcation très nette de la végétation. D'autres collectes systématiques de spécimens et un effort coordonné en vue de recueillir des données climatiques seront nécessaires pour établir des limites de distribution plus précises et pour fournir des données de base en vue du contrôle de l'environnement contemporain comme de la reconstitution paléoenvironnementale.


Hunting and management of beluga whales (Delpinapterus leucas) in Greenland : changing strategies to cope with new national and local interests   /   Sejersen, F.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 431-443
ASTIS record 48909
PDF

Modernization, as well as the rapid socioeconomic and political changes that have taken place in Greenland in the 20th century, have altered the interests and concerns of Greenland's hunters. For example, these changes can be observed in the way hunters divide a catch of beluga whales. This article focuses specifically on how beluga hunters have negotiated new ways of dividing the catch in order to respond to new needs and demands. Today, Greenland is a heterogeneous society with a number of different socioeconomic groups: a situation that has intensified conflicts and strategies based on social compartmentalization. The chosen strategies lead us to question the emphasis that social scientists usually place on community integration. Apart from considering local problems, hunters must also relate to a number of elaborate Home Rule regulations that influence their rights and control their activity. The Home Rule government has strengthened the regulations because biologists and international/regional management commissions have concluded that the stock of beluga whales is substantially depleted. The regional management commission, NAMMCO, thus warns that the present harvests are several times the sustainable yield, and, if continued, will likely lead to stock extinction within 20 years. This new concern has made it even more necessary to redefine the rules for catch division and make them locally flexible. The Home Rule regulations are discussed and compared to local ways of dealing with new concerns and interests.

La modernisation, tout comme les changements brusques qui ont eu lieu au Groenland au cours du XXe siècle aux niveaux socio-économique et politique, ont modifié les intérêts et les préoccupations des chasseurs groenlandais. On peut ainsi observer ces changements dans la façon dont les chasseurs partagent une prise de béluga. Cet article se penche en particulier sur la façon dont les chasseurs de bélugas ont négocié de nouveaux modes de partage des prises afin de répondre aux demandes et aux besoins actuels. Aujourd'hui, le Groenland est une société hétérogène formée de plusieurs groupes socio-économiques différents, situation qui a intensifié les conflits et les stratégies fondés sur la compartimentation sociale. Les stratégies choisies nous amènent à remettre en question l'insistance généralement placée par les spécialistes des sciences sociales sur l'intégration au sein de la collectivité. En plus de tenir compte des problèmes locaux, les chasseurs doivent composer avec plusieurs règlements complexes de la Loi d'autonomie du Groenland, qui influencent leurs droits et contrôlent leur activité. Le gouvernement autonome a renforcé les règlements après que les biologistes et les commissions de gestion internationale et régionale ont conclu que le stock de bélugas connaît un important déclin. La commission de gestion régionale, NAMMCO, prédit ainsi que les prélèvements actuels représentent plusieurs fois un rendement équilibré et que, s'ils se poursuivent, ils mèneront probablement à l'extinction des stocks d'ici vingt ans. Ce nouveau sujet de préoccupation rend encore plus nécessaires une redéfinition des règles pour le partage des prises et leur assouplissement au niveau local. On discute les règlements du gouvernement autonome et on les compare à la façon dont les communautés abordent leurs intérêts et préoccupations actuels.


Breeding ecology of sympatric Greater and Lesser Scaup (Aythya marila and Aythya affinis) in the Subarctic Northwest Territories   /   Fournier, M.A.   Hines, J.E.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 444-456, 2 maps
ASTIS record 48910
PDF

We studied the breeding ecology of greater and lesser scaup on islands of the North Arm of Great Slave Lake, Northwest Territories, and on the nearby mainland during 1990-98. The occurrence of nests of both species on the North Arm islands was determined primarily by the distribution of nesting gulls and terns and secondarily by habitat features. Nest parasitism was frequent on the islands, but not on the mainland. Average clutch size was 8.99 ± 0.12 (n = 169) for greater scaup and 9.20 ± 0.17 (n = 93) for lesser scaup on the North Arm, and 8.71 ± 0.18 (n = 55) for lesser scaup on the mainland. No greater scaup nests were found on the mainland. Apparent nest success on the islands was higher (greater scaup 75%, n = 271; lesser scaup 77%, n = 158) than on the mainland (lesser scaup 37%, n = 59). Apparent egg success was 63% (n = 1485) for greater scaup and 67% (n = 934) for lesser scaup on the islands, and 40% (n = 435) for lesser scaup on the mainland. Hatchability of eggs was 98% (n = 556) for greater scaup and 94% (n = 416) for lesser scaup on islands, and 98% (n = 435) for lesser scaup on the mainland. Our findings, when compared to those of previous studies, do not indicate that either clutch size or egg hatchability has declined in recent years. Therefore, it seems unlikely that broad changes in these reproductive parameters are responsible for local or continental declines in lesser scaup populations. However, nest success on our mainland study area may have been too low to maintain the local population.

De 1990 à 1998, on a étudié l'écologie de reproduction du fuligule milouinan et du petit fuligule sur des îles situées dans le Bras-Nord du Grand Lac des Esclaves (Territoires du Nord-Ouest) ainsi que sur la terre ferme avoisinante. La présence, dans les îles du Bras-Nord, de nids appartenant aux deux espèces était surtout déterminée par la distribution des mouettes et des sternes, et en second lieu par les caractéristiques de l'habitat. Le piratage des nids était fréquent sur les îles, mais pas sur la terre ferme. La taille moyenne des couvées était de 8,99 ± 0,12 (n = 169) pour le fuligule milouinan et de 9,20 ± 0,17 (n = 93) pour le petit fuligule dans le Bras-Nord, et de 8,71 ± 0,18 (n = 55) pour le petit fuligule sur la terre ferme. On n'a pas trouvé de nids de fuligule milouinan sur la terre ferme. Le succès apparent de la nidification sur les îles était plus grand (fuligule milouinan: 75 p. cent, n = 271; petit fuligule: 77 p. cent, n = 158) que sur la terre ferme (petit fuligule: 37 p. cent, n = 59). Le succès apparent de la ponte était de 63 p. cent (n = 1485) pour le fuligule milouinan et de 67 p. cent (n = 934) pour le petit fuligule sur les îles, et de 40 p. cent (n = 435) pour le petit fuligule sur la terre ferme. L'éclosabilité était de 98 p. cent (n = 556) pour le fuligule milouinan et de 94 p. cent (n = 416) pour le petit fuligule sur les îles, et de 98 p. cent (n = 435) pour le petit fuligule sur la terre ferme. Quand on les compare à ceux d'études antérieures, nos résultats ne révèlent aucun déclin au cours des dernières années quant à la taille de la couvée ou l'éclosabilité. Il semble donc peu probable que des changements majeurs dans ces paramètres de reproduction soient responsables des déclins au niveau local ou continental dans les populations du petit fuligule. Le succès de la nidification dans la zone couverte par notre étude située sur la terre ferme peut toutefois avoir été trop faible pour maintenir le niveau de population locale.


Fossils from lake sediments in northern Québec and Labrador : a window into past climate changes   /   Fallu, M.-A.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 468-471, ill.
ASTIS record 48911
PDF

... The overall objectives of my study are 1) to establish a high-resolution temporal reconstruction of environmental and climatic impacts on aquatic conditions at three sites, each at a different latitude and in a different ecoclimatic zone; 2) to develop a spatial-temporal image of postglacial environmental changes in the Québec-Labrador region through the use of radiocarbon dating; and 3) to compare the synchronicity of several indicators (diatoms, chironomids, and pollen) in order to assess differences between the responses of aquatic and terrestrial organisms to climate change. ... The first lake, K2 (informal name), is located at 58° 44' N, 65° 56' W, 6 km northeast of the town of Kangiqsualujjuaq and about 11 km southwest of Ungava Bay. The second lake, Oksana (informal name), is located at 54° 49 N, 66° 50' W, near Schefferville. The third lake, Lac au Sable at 51° 24' N, 66° 13' W, was sampled by researchers George A. King and Herb E. Wright (Limnological Research Center, University of Minnesota) and is located about 130 km north of Sept-Îles. The sediment cores from each lake were subsampled at 1 cm intervals, each representing a period of approximately 10 - 50 years. ... So far, diatoms and chironomids have been underexploited as biological indicators of change in northern Québec-Labrador, and they will be increasingly used in future research. ...


Habitat requirements of White-winged and Surf Scoters in the Mackenzie Delta region, Northwest Territories   /   Haszard, S.L.
Arctic, v. 54, no. 4, Dec. 2001, p. 472-474, ill.
PCSP/PPCP contribution, no. 029-02
ASTIS record 48912
PDF

... My thesis work focuses on learning more about the habitat requirements of white-winged and surf scoters in the Mackenzie Delta region. ... This summer, I conducted helicopter surveys of 220 wetlands in 31 randomly selected plots. Half of the plots were in the Delta, and half were in the upland habitat. Each wetland was surveyed twice in June for breeding pairs and twice in early August for broods. Wetlands were then classified as used or not used by pairs and broods of both species. In mid-August, I revisited a subset for used and non-used wetlands to collect water samples and data concerning characteristics of each wetland and its surrounding upland habitat. Initial results indicate that white-winged scoter pairs are more abundant than those of surf scoters in both Delta and upland regions. Pairs of both species occupy upland lakes more frequently than Delta lakes and seem to e more abundant on medium and large wetlands than on small wetlands. Although we observed 394 pairs of white-winged scoters and 68 pairs of surf scoters during the two breeding pair surveys, we observed only 68 white-winged scoter broods and 20 surf scoter broods. The broods were distributed approximately equally between Delta and upland lakes. I am currently compiling and analyzing data to verify these initial impressions and evaluate a habitat selection pattern. I will conduct a second field season next summer to compare predicted scoter distributions (based on results from 2001 data) and observed scoter distributions from independent surveys of new lakes in new plots.


© Arctic Institute of North America. Records from this database may be used freely for research and educational purposes, but may not be used to create databases or publications for distribution outside your own organization without prior permission from ASTIS.