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Life-history traits of charr, Salvelinus alpinus, from a High Arctic watercourse on Svalbard   /   Gulseth, O.A.   Nilssen, K.J.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 1-11, ill., maps
ASTIS record 47715
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Three arctic charr (Salvelinus alpinus) morphs coexist within the Dieset watercourse (79°10'N, 11°20'E) on Spitsbergen, Svalbard. Small freshwater resident charr exhibited a very slow growth rate, while large freshwater resident charr grew at a rate comparable to that reported for cannibalistic charr elsewhere. First-time sea migrants of the anadromous charr were similar in size to their more southern-living Norwegian conspecifics, but on average two years older. The average number of sea runs before first-time spawning was 3.6 for males and 4.4 for females. Veteran migrants displayed growth comparable to that of anadromous charr from more southern populations. In all three morphs, sex ratio did not differ from unity. The short-lived small residents matured from an age of 4 years, 3 to 4 years earlier than did large residents and anadromous charr. The majority of small resident and anadromous charr spawn a maximum of three times, while large resident charr may spawn up to seven times. Although 69% of large resident charr were older than 15 years, only 5.7% of reproductive anadromous charr exceeded this age. This divergence may indicate different reproductive strategies between the two morphs. There was no evidence of reproductive isolation between these High Arctic charr morphs.

Trois variétés d'omble chevalier (Salvelinus alpinus) coexistent à l'intérieur du cours d'eau Dieset (79° 10' de latit. N., 11° 20' de long. E.) au Spitzberg, dans l'archipel du Svalbard. Le petit omble d'eau douce résident affichait un taux de croissance très lent, tandis que le gros omble d'eau douce résident grossissait à une vitesse comparable à celle rapportée ailleurs pour l'omble cannibale. Les spécimens d'omble anadrome qui migraient pour la première fois vers la mer avaient une taille analogue à celle de leurs congénères norvégiens vivant plus au sud, mais avaient en moyenne deux ans de plus. Le nombre moyen une croissance comparable à celle de l'omble anadrome appartenant à des populations plus méridionales. Chez les trois variétés, la proportion des sexes ne différait pas de la valeur 1. Les petits résidents ne vivaient pas longtemps et devenaient adultes à partir de l'âge de 4 ans, c'est-à-dire 3 ou 4 ans plus tôt que ne le faisaient les plus gros résidents et l'omble anadrome. La plupart des petits résidents et de l'omble anadrome frayaient un maximum de trois fois, tandis que le gros omble résident peut frayer jusqu'à sept fois. Si 69 p. cent des gros ombles résidents avaient plus de 15 ans, seulement 5, 7 p. cent des ombles anadromes reproducteurs dépassaient cet âge - divergence qui pourrait indiquer des stratégies de reproduction différentes pour chaque variété. Rien ne semblait indiquer un isolement reproducteur entre ces variétés d'omble de l'Extrême-Arctique.


The age and origin of the Little Diomede Island upland surface   /   Gualtieri, L.   Brigham-Grette, J.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 12-21, ill., 1 map
ASTIS record 47716
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Geomorphology and projected uplift rates indicate that the upland surface of Little Diomede Island may represent a high sea level stand that occurred 2.6 million years ago in the Bering Strait. The 350-363 m upland surface of the island could be correlative with the York terrace, an uplifted marine terrace previously recognized on the southern flanks of the York Mountains, Seward Peninsula. The modern surface of Little Diomede Island is composed of a cryoplanation terrace enclosing a central blockfield and rimmed with tors. Beryllium-l0 cosmogenic isotope analysis of two tors and three outcrops from the upper surface indicate the island has been under the influence of a subaerial periglacial environment at least for the last 36 000 years (MIS 3) and probably for 254 000 (MIS 7/8). Unequivocal evidence does not exist to support glaciation of Little Diomede Island.

La géomorphologie et les taux d'exhaussement obtenus par extrapolation révèlent que la surface de haute terre de l'île de Petite Diomède pourrait représenter un relief ayant existé dans le contexte d'un niveau de mer élevé qui avait cours il y a 2,6 millions d'années dans le détroit de Béring. La surface de haute terre de l'île, atteignant de 350 à 363 m, pourrait être en corrélation avec la terrasse de York, terrasse marine surélevée, découverte antérieurement sur les flancs méridionaux des monts York situés dans la péninsule Seward. La surface actuelle de l'île de Petite Diomède se compose d'une terrasse de cryoplanation entourant un champ central de blocs rocheux et circonscrite par des tors. L'analyse isotopique cosmogonique au 10béryllium de deux tors et de trois affleurements de la surface la plus haute révèle que l'île a subi l'influence d'un environnement périglaciaire subaérien pendant au moins les 36 000 dernières années (3e étage isotopique marin) et probablement 254 000 ans (7e/8e étage isotopique marin). On ne possède pas de preuve non équivoque d'une glaciation de l'île de Petite Diomède.


Contemporary use of traditional and imported food among Greenlandic Inuit   /   Pars, T.   Osler, M.   Bjerregaard, P.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 22-31, ill., 1 map
ASTIS record 47717
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A health interview survey was carried out in Greenland in 1993-94 among randomly selected adult Inuit (N = 1580) to gather information about people's perceptions of their own health and living conditions. Questions about preference for and frequency of consumption of selected traditional and imported food items were included in the questionnaire. Preference ratings show that traditional food was well liked in all age groups, but especially by the elders. The questionnaire showed more pronounced differences between age groups in how frequently traditional foods were consumed. Residence in a village or a remote part of the country, male gender, and a trditional upbringing were also good predictors of a high consumption of traditional food. On average, seal meat was the most frequently consumed traditional food, eaten daily by 20% of respondents, followed by fish (17%), wildfowl (10%), whale meat (6%), and terrestrial animals (2%). Imported food items like potatoes, cheese, and fruit syrup were consumed daily by more than 70%. Two concerns for the future are the decreasing consumption of traditional food among the younger generations and the possible contribution of contaminants in traditional food to this trend.

Une enquête par entrevue sur la santé a été menée au Groenland en 1993-1994 parmi des Inuits adultes (N = 1580) pris au hasard, afin de collecter de l'information sur la perception qu'avaient les gens de leur propre santé et de leurs conditions de de leur consommation. Les taux de préférence montrent que les aliments traditionnels étaient très appréciés dans tous les groupes d'âges, mais surtout par les aînés. Le questionnaire révélait des différences plus nettes entre les groupes d'âges quant à la fréquence à laquelle les aliments traditionnels étaient consommés. Le fait d'habiter un village ou une région reculée du pays, l'appartenance au sexe masculin et une éducation traditionnelle étaient également de bons paramètres de prévision d'une grande consommation d'aliments traditionnels. En moyenne, la viande de phoque était l'aliment traditionnel consommé le plus fréquemment, soit sur une base quotidienne par 20 p. cent des répondants, suivie par le poisson (17 p. cent), le gibier à plume (10 p. cent), la viande de baleine (6 p. cent) et les animaux terrestres (2 p. cent). Des aliments importés comme la pomme de terre, le fromage et le sirop de fruit étaient consommés sur une base quotidienne par plus de 70 p. cent des répondants. La diminution chez les jeunes générations de la consommation d'aliments traditionnels et la contribution possible à cette tendance de la présence de contaminants dans les aliments traditionnels constituent deux sujets de préoccupation.


An overview of early anthrax outbreaks in Northern Canada : field reports of the Health of Animals Branch, Agriculture Canada, 1962-71   /   Dragon, D.C.   Elkin, B.T.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 32-40, 1 map
ASTIS record 47718
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Between 1962 and 1971, six outbreaks of anthrax occurred in the bison herds of the Northwest Territories and northern Alberta. In response, the federal Health of Animals Branch dispatched staff veterinarians to oversee carcass disposal operations and later to take part in bison depopulation and vaccination programs. Recently, a collection of documents from that agency concerning the outbreaks was discovered in the federal archives. The collection includes field reports from the veterinarians that provide valuable, detailed, first-person accounts of the outbreaks and later programs, information which has generally been lacking in the published literature. The reports identify at least 1102 bison that died of anthrax during the six outbreaks, dozens more than reported previously. They also indicate that the disease spread into Wood Buffalo National Park in 1963, rather than in 1964, as reported previously. A minimum of 598 healthy bison were also killed in depopulation programs aimed at preventing the spread of anthrax into the Park, even though anthrax carcasses had already been discovered within the Park and the targeted regions would be repopulated within weeks. Coverage and revaccination rates were low throughout the vaccination program, and a further 828 bison died during the vaccine roundups.

Entre 1962 et 1971, six épidémies d'anthrax ont eu lieu dans les troupeaux de bisons des Territoires du Nord-Ouest et de l'Alberta septentrional. La Direction générale de l'hygiène vétérinaire du gouvernement fédéral réagit en dépêchant ses vétérinaires attitrés pour superviser les opérations d'élimination des cadavres et pour participer ensuite aux programmes d'abattage intégral et de vaccination. On a découvert récemment dans les archives fédérales un ensemble de documents provenant de cette agence concernant les épidémies. Cette collection comprend des rapports d'enquête rédigés par les vétérinaires, qui offrent des récits à la première personne, intéressants et détaillés, sur les épidémies d' anthrax et les mesures subséquentes, information 1102 bisons sont morts, ce qui représente plusieurs dizaines de plus que ce qui a déjà été rapporté. Ils révèlent également que la maladie s'est répandue dans le parc national Wood Buffalo en 1963 plutôt qu'en 1964, comme on l'a rapporté précédemment. Un minimum de 598 bisons sains ont en outre été tués dans le cadre de l'abattage intégral visant à prévenir la propagation de l'anthrax dans le parc, en dépit du fait qu'on avait déjà découvert des animaux morts d'anthrax dans les limites du parc et que les régions ciblées devaient faire l'objet d'un repeuplement dans les semaines suivantes. Les taux de couverture et de revaccination étaient faibles durant toute la période couvrant le programme de vaccination, et 828 autres bisons périrent au cours des rassemblements de bêtes effectués en vue de la vaccination.


Moose, caribou, and grizzly bear distribution in relation to road traffic in Denali National Park, Alaska   /   Yost, A.C.   Wright, R.G.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 41-48, ill., 1 map
ASTIS record 47719
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Park managers are concerned that moose (Alces alces), caribou (Rangifer tarandus), and grizzly bears (Ursus arctos) may be avoiding areas along the 130 km road through Denali National Park as a result of high traffic volume, thus decreasing opportunities for visitors to view wildlife. A wildlife monitoring system was developed in 1996 that used 19 landscape level view sheds, stratified into four sections based on decreasing traffic along the road corridor. Data were collected from 22 samplings of all viewsheds during May-August in 1996 and 1997. In 1997, nine backcountry viewsheds were established in three different areas to determine whether density estimates for each species in the backcountry were higher than those for the same animals in similar road-corridor areas. Densities higher than those in the road corridor were found in one backcountry area for moose and in two backcountry areas for grizzly bears. None of the backcountry areas showed a higher density of caribou. We tested hypotheses that moose, caribou, and grizzly bear distributions were unrelated to the road and traffic. Moose sightings were lower than expected within 300 m of the road. More caribou and grizzly bears than expected occurred between 601 and 900 m from the road, while more moose and fewer caribou than expected occurred between 900 and 1200 m from the road. Bull moose in stratum 1 were distributed farther from the road than bulls and cows in stratum 4; cows in stratum 1 and bul1s in stratum 2 were distributed farther from the road than cows in stratum 4. Grizzly bears in stratum 2 were distributed farther from the road than bears in stratum 3. The distribution of moose sightings suggests traffic avoidance, but the spatial pattern of preferred forage may have had more of an influence. Caribou and grizzly bear distributions indicated no pattern of traffic avoidance.

Les gérants du parc s'inquiètent du fait que l'orignal (Alces alces), le caribou (Rangifer tarandus) et le grizzli (Ursus arctos) pourraient éviter les zones bordant les 130 km de la route qui traverse le parc national Denali, en raison du volume élevé de circulation, ce qui diminue aussi pour les visiteurs les chances de voir la faune. Un système de surveillance de la faune a été mis sur pied en 1996, système qui faisait appel à 19 cabanes d'observation installées de niveau avec le paysage, réparties en quatre sections déterminées selon la décroissance de circulation le long du corridor routier. En 1996 et 1997, on a collecté les données de mai à août provenant de 22 échantillons prélevés à toutes les cabanes. En 1997, neuf cabanes d'arrière-pays ont été installées dans trois zones différentes, afin de déterminer si les estimations des densités pour chaque espèce étaient plus élevées dans l'arrière-pays que dans des zones semblables agissant comme corridors routiers. On a trouvé des densités plus élevées que celles dans le corridor routier pour l'orignal dans une zone d' arrière-pays, et pour le grizzli dans deux zones d'arrière-pays. Aucune des zones d'arrière-pays n'a montré une densité plus élevée pour le caribou. Nous avons testé les hypothèses que les distributions d'orignal, de caribou et de grizzli ne sont pas reliées à la présence de la route ni à la circulation. Les observations d'orignaux étaient moindres que prévu dans la zone s'étendant jusqu'à 300 m de la route. Il y avait plus de caribous et de grizzlis que prévu dans la zone s'étendant de 601 à 900 m de la route, tandis qu'il y avait plus d'orignaux et moins de caribous que prévu dans la zone s'étendant de 900 à 1200 m de la route. Les orignaux mâles dans la strate 1 étaient distribués plus loin de la route que les orignaux mâles et les femelles dans la strate 4; les femelles dans la strate 1 et les mâles dans la strate 2 étaient distribués plus loin de la route que les femelles dans la strate 4. Les grizzlis dans la strate 2 étaient distribués plus loin de la route que les ours dans la strate 3. La distribution des observations d'orignaux suggère que ces animaux évitent la circulation, mais la répartition spatiale de leurs herbes de prédilection pourrait constituer une influence majeure. La distribution du caribou et du grizzli n'a révélé aucun schéma d'évitement de la circulation.


Activity and movement patterns of polar bears inhabiting consolidated versus active pack ice   /   Ferguson, S.H.   Taylor, M.K.   Born, E.W.   Rosing-Asvid, A.   Messier, F.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 49-54, ill., 1 map
ASTIS record 47720
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We investigated the influence of ice conditions on activity and movement patterns of polar bears in the Canadian-West Greenland Arctic. We used radiotelemetry data gathered over 11 years (1989-99) from 160 adult female polar bears to test for differences in movement and activity of bears inhabiting active ice and consolidated ice. Bears inhabiting active ice moved more than those inhabiting consolidated ice (12 versus 8 km/day), but their activity throughout the year did not differ (bears of both groups were active for 21% of the day). Differences in activity and movement of bears in the two study areas appeared to be related to differences in predominant ice conditions and presumed prey availability. Seals, particularly juveniles, are most plentiful in spring and summer, when polar bears moved more and were most active. During winter, when juvenile seals were less available in consolidated ice areas, bears in that habitat were less active and moved less than bears in active ice areas. Polar bears have evolved flexible patterns of seasonal activity, movements, and facultative den use as adaptations to different sea-ice environments.

On a étudié l'influence des conditions de glace sur le régime de l'activité et du déplacement de l'ours polaire dans l'Arctique canadien de l'ouest du Groenland. On s'est servi de données prélevées par radiomesure sur une période de 11 ans (de 1989 à 1999) portant sur 160 ourses polaires adultes afin de déterminer s'il existe des différences dans le déplacement et l'activité des ourses entre celles qui vivent sur la glace mobile et celles qui vivent sur la glace soudée. Les ourses vivant sur la glace mobile se déplaçaient plus que celles vivant sur la glace soudée (12 km/jour contre 8), mais leur activité tout au long de l'année ne différait pas (les ourses des deux groupes étaient actives 21 p. cent de la journée). Les différences dans l'activité et le déplacement des ourses entre les deux zones d'étude semblaient être reliées à des différences dans les conditions de glace prédominantes et dans la disponibilité présumée des proies. L'abondance des phoques, en particulier les jeunes, atteint son maximum au printemps et en été, au moment où les ourses polaires étaient souvent le plus actives et se déplaçaient le plus. Durant l'hiver, quand les phoques juvéniles étaient moins disponibles dans les zones de glace soudée, les ourses vivant dans cet habitat étaient moins actives et se déplaçaient moins que les ourses vivant dans les zones de glace mobile. L'ourse polaire a développé une certaine flexibilité de comportement dans son activité, son déplacement et son utilisation facultative d'une tanière, pour s'adapter à différents environnements de glace de mer.


Natural history and conservation of the Greenland whale, or bowhead, in the Northwest Atlantic   /   Finley, K.J.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 55-76, ill., 1 map
ASTIS record 47721
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One of the longest-living mammals, the Greenland whale or bowhead (Balaena mysticetus) is specialized to filter small crustaceans, especially Calanus copepods, from barren Arctic seas. Brought to near extinction by commercial whaling, the North Atlantic 'meta-population' remains at less than 5% of its former abundance, and none of its three constituent stocks has shown demonstrable recovery during the last century. Two of these stocks, the Baffin Bay and Hudson Bay populations, occur in coastal waters of the Eastern Canadian Arctic during summer. Each of these two stocks numbers in the low hundreds and exists in isolated groups segregated by age and sex, showing strong fidelity to essential habitats. A skewed age distribution, predation by killer whales (Orcinus orca), hunting, net entanglement, tourism, climate change, habitat loss, and inbreeding suppression are some of the factors that may affect the bowhead's recovery. We need local and historical knowledge to understand the bowhead's natural history. Together with scientific data, such know ledge is also useful in evaluating the status of the species and prescribing a management plan. A recovery plan must employ the precautionary principle, both within the international 'meta-population' context and at the sub-population level; it must take a historical view and seek to protect abandoned habitats. Canada has conducted whaling activities that violate international agreements and diminish the effectiveness of the International Whaling Commission.

La baleine boréale ou baleine franche (Balaena mysticetus), l'un des mammifères qui vit le plus longtemps, est spécialisée pour filtrer les petits crustacés, des copépodes, Calanus, pour la plupart, vivant dans les mers arctiques peu peuplées. Amenée au bord de l'extinction par la chasse commerciale à la baleine, la "métapopulation" de l'Atlantique Nord se maintient à moins de 5 p. cent de son abondance passée, et aucun des trois stocks qui la composent n'a montré un rétablissement ferme au cours du siècle dernier. Deux de ces stocks, la population de la baie de Baffin et celle de la baie d' Hudson, se trouvent en été dans les eaux côtières de l'Arctique canadien oriental. Chacun d'eux comprend quelques centaines d'individus, répartis en groupes isolés selon l'âge et le sexe, qui démontrent une fidélité marquée pour les habitats essentiels à leur survie. Une asymétrie de la distribution par âge, la prédation par les épaulards (Orcinus orca), la chasse, l'enchevêtrement dans les filets, le tourisme, le changement climatique, la perte d'habitat et la dépression consanguine sont au nombre des facteurs qui pourraient influencer le rétablissement de l'espèce. Le savoir local et le savoir historique sont tous deux nécessaires pour comprendre l'évolution naturelle de la baleine boréale. Couplés aux données scientifiques, ces savoirs sont en outre utiles dans l'évaluation de l'état de l'espèce et la mise sur pied d'un plan de gestion. Un plan de rétablissement doit faire appel au principe de prudence à la fois dans le contexte international de la "métapopulation" et au niveau de la sous-population; il doit adopter une vision historique et chercher à protéger les habitats délaissés. Le Canada a procédé à des activités de chasse à la baleine qui enfreignent les ententes internationales et diminuent l'efficacité de la Commission baleinière internationale.


Alcohol control by referendum in northern Native communities : the Alaska local option law   /   Berman, M.   Hull, T.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 77-83, ill.
ASTIS record 47722
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When Alaska became a state in 1959, state laws took control of alcohol regulation from the federal government and Native communities. In 1981, however, the state legislature changed the alcohol laws to give residents broad powers, via a local option referendum, to regulate how alcohol comes into their communities. By mid-1999, 112 small communities had held nearly 200 alcohol control elections under the state law. Of these elections, 69% added new restrictions on alcohol, while 13% removed restrictions previously imposed. The remaining 18% did not receive the majority vote needed to change the existing status. Most communities passing local option restrictions chose to ban sale and importation of alcohol. Although most of these elections occurred during the first eight years after the law was passed, elections continue to occur as the law evolves and as communities debate the merits of alcohol control. Growing evidence suggests that the local option law may reduce adverse effects of alcohol abuse in Alaska Native communities. However, the law's most important contribution may be to restore a limited form of self-government to these communities.

Quand l'Alaska est devenu un État en 1959, les lois nationales ont retiré au gouvernement fédéral et aux communautés autochtones le contrôle des règlements concernant l'alcool. En 1981, cependant, l'Assemblée législative nationale a modifié les lois sur les boissons alcoolisées en vue de donner aux résidents, par le biais d'un référendum sur l'option locale, des pouvoirs étendus sur l'entrée de l'alcool dans leurs communautés. Au milieu des années 1999, l12 petites communautés avaient tenu près de 200 élections sur la régie de l'alcool en vertu de la loi nationale. De ces élections, 69 p. cent ajoutaient de nouvelles restrictions sur les boissons alcoolisées, tandis que 13 p. cent enlevaient des restrictions imposées précédemment. Les 18 p. cent restant n'ont pas reçu le vote majoritaire nécessaire pour changer la situation en place. La plupart des communautés qui ont voté des restrictions à l'option locale ont choisi d'interdire la vente et l'importation d'alcool. Bien que la plupart de ces élections aient eu lieu durant les huit premières années suivant l'adoption de la loi, elles se sont poursuivies parallèlement à l'évolution de la loi et aux débats au sein des communautés sur les mérites de la régie de l'alcool. Si de plus en plus de preuves suggèrent que la loi sur l'option locale peut réduire les effets nuisibles de l'abus d'alcool dans les communautés autochtones de l'Alaska, l'apport le plus important de cette loi pourrait être de redonner à ces communautés une forme limitée d'autonomie gouvernementale.


Clive Holland (1946-2000)   /   Barr, W.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 91, ill.
ASTIS record 47723
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Clive Holland, archivist, polar historian, and polar encyclopedist, died in Cambridge on 15 September 2000 after a lengthy illness.... Clive joined the staff of the Scott Polar Research Institute as historical research assistant in 1968, and by 1975 was filling the roles of archivist, deputy librarian, and museum curator, all three of which posts he held for a decade until his resignation to pursue his polar historical interests full-time.... Clive (in collaboration with Dr. Alan Cooke) produced one of the three monumental compendia that really represent his life's work. This was The Exploration of Northern Canada, 500 to 1920: A Chronology, published in 1978.... Over the years, this work has been a godsend to Arctic historians working in the Canadian Arctic.... Four years later, ... Clive published his Manuscripts in the Scott Polar Research Institute, Cambridge, England: A Catalogue.... This catalogue is an essential tool for any polar historian, quite apart from its crucial role in the use of the Scott Polar Research Institute collection.... Clive's third magnum opus, namely his Arctic Exploration and Development, c. 500 B.C. to 1915: An Encyclopedia, published in 1994, outshines the earlier two. This volume, which uses the same format and system as the earlier Chronology, expands on the latter to embrace the entire circumpolar Arctic.... Although in his later years Clive became withdrawn from the polar academic community, he will not be forgotten. His three polar compendia are unlikely to be superseded soon - if ever.


Bioavailable mercury in Arctic snow determined by a light-emitting mer-lux bioreporter   /   Scott, K.J.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 92-95, ill.
ASTIS record 47724
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... The initial objective of this component of my research was to determine the bioavailability of Hg(II) in snow entering the Arctic via long-range atmospheric transport. In addition to samples for bioHg, snow samples were collected for total Hg, Me Hg, and major cation chemistry. Polar sunrise at Barrow is in late January, and the melt period begins in June. Samples were therefore collected before Polar sunrise in January and after Polar sunrise in March, May, and June 2000. BioHg was undetectable in Barrow snow in January, and total Hg concentrations were low. BioHg then increased from 0.22 ng/L (~1% of total Hg) in March to 8.8 ng/L (nearly 13% of the total Hg) in May (Fig. 2). (Rarely have the environmental samples that I have analyzed exceeded 0.5 ng/L.) Our June snow sample was taken just before the intensive snowmelt period began, so the snow was slushy but not melted. BioHg had decreased to 2.9 ng/L, which is still very high for a remote area. Furthermore, this concentration represented over 50% of the total Hg in Barrow snow. Because Barrow has sunlight 24 hours a day during the melt period, melting occurs over a relatively short time. If these concentrations of bioHg are sustained during this period, a very large pulse must be entering the ecosystem in the spring. (We will be examining the melt period more intensively in 2001; see below.) An interesting and unexpected finding was that during Polar sunrise, MeHg also increased to concentrations commonly found in boreal wetlands where it is biotically produced. The mechanism of MeHg formation in the Arctic atmosphere is as yet unknown; however, we hypothesize that it could involve the demethylation of dimethyl mercury (diMeHg) produced biogenically in the ocean....


Responding to climate change in northern communities : impacts and adaptations   /   Riedlinger, D.
Arctic, v. 54, no. 1, Mar. 2001, p. 96-98, ill.
ASTIS record 47725
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... My approach to the issue of adaptation in northern communities is based on my experience working with the community of Sachs Harbour, Northwest Territories, and the project Inuit Observations of Climate Change (Riedlinger, 1999). The project is a collaborative research effort documenting Inuvialuit knowledge of climate change research. A secondary goal is to understand adaptive strategies used by the community to respond to climate change phenomena. Here, I describe how current climate-related environmental changes are affecting seasonal subsistence activity in Sachs Harbour and discuss how Inuvialuit are coping with such impacts.


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