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The challenge of change   /   Dickerson, M.O.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. iii
ASTIS record 46713
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At their annual meeting on April 13, 2000, the Board of Directors of The Arctic Institute of North America bid farewell to Mike Robinson. ... The search for a new Executive Director has been successful. Karla Jessen Williamson has accepted the Directorship. She will begin her tenure on September 15, 2000. ... In a future issue of Arctic, Karla will tell us more about herself, her research, and her goals for the Arctic Institute of North America. ... In an era of significant social, economic, and political changes North of 60, she is well positioned to lead AINA in meeting research challenges not only in Canada's North, but in all circumpolar regions of the world.


Hydrometeorology, suspended sediment and conductivity in a large glacierized basin, Slims River, Yukon Territory, Canada (1993-94)   /   Sawada, M.   Johnson, P.G.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 101-117, ill., maps
ASTIS record 46714
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The Slims River was monitored for global solar radiation, air temperature, discharge, suspended sediment, and dissolved load in 1993 and 1994. Peak seasonal discharge occurred late in the summer and reflects a typical glacierized basin hydrograph, with increased bare ice surfaces contributing strongly to discharge in July and August. Air temperature, rather than global solar radiation, was most strongly correlated with discharge in both years, but during sustained ablation, air temperature becomes a poor index of meltwater production. Precipitation was infrequent and of low magnitude. The variance in suspended sediment concentration could be explained only in part by discharge; frequent clockwise hysteresis and seasonal sediment concentration peaks unrelated to discharge variations also contributed to this variance. High concentrations of Ca2+ and Mg2+ in meltwaters reflect the lithological influence of carboniferous sedimentary rocks in the basin. Conductivity and individual cation concentrations decreased during both seasons and were inversely related to discharge. Diurnal conductivity amplitude was greatest during glacier melt, and frequent clockwise hysteresis was observed in both years.

En 1993 et 1994, on a installé des appareils sur la rivière Slims pour mesurer le rayonnement solaire global, la température de l'air, le débit, les sédiments en suspension et la charge dissoute. Le débit saisonnier de pointe se produisait tard durant l'été et reflète l'hydrographe typique d'un bassin englacé, où les surfaces de glace vive plus étendues en juillet et en août contribuent fortement au débit. Au cours de ces deux années, la température de l'air plutôt que le rayonnement solaire global était très fortement corrélée au débit, mais la température de l'air devient un index médiocre de la production d'eau de fonte durant une période d'ablation intense. Les précipitations étaient rares et de faible intensité. La variance dans la concentration des sédiments en suspension pourrait s'expliquer en partie seulement par le débit; une hystérésis dextrorse fréquente et des pointes non reliées à la variation du débit dans la concentration saisonnière de sédiments contribuaient également à cette variance. De fortes concentrations de Ca2+ et de Mg2+ dans l'eau de fonte reflètent l'influence lithologique des roches sédimentaires carbonifères dans le bassin. La conductivité et la concentration en cations individuels diminuaient durant les deux saisons et étaient inversement reliées au débit. L'amplitude de conductivité diurne était la plus grande durant la fonte glaciaire, et on a observé une fréquente hystérésis dextrorse au cours des deux années.


Birds and mammals of the Lena Delta Nature Reserve, Siberia   /   Gilg, O.   Sané, R.   Solovieva, D.V.   Pozdnyakov, V.I.   Sabard, B.   Tsanos, D.   Zöckler, C.   Lappo, E.G.   Syroechkovski, E.E.   Eichhorn, G.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 118-133, ill., map
ASTIS record 46715
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The Lena Delta is the largest arctic delta covered entirely by tundra. Protected since 1986, it is one of the richest areas in the Arctic north of 71° N for both species diversity and breeding densities. Between 6 June and 17 August 1997, 16 mammal species and 76 bird species were recorded in the Lena Delta Nature Reserve and the surrounding buffer zone. Several species are new to the region: far-eastern curlew, fieldfare, redwing, arctic warbler, red-breasted flycatcher, and common rat. New breeders are merlin and arctic warbler. These 1997 records, combined with those from earlier studies, give a total of 122 bird species for the region. Of these, 67 have been found breeding at least once. Densities ranging from 245 to 641 birds per km² were recorded in two restricted study areas. Such densities are unusually high north of 70° N for non-colonial breeding birds. Lapland longspur (100-300 individuals/km²), red phalarope (up to 200 ind./km²), and several Calidris species were the most common. Ruddy turnstone and dunlin had densities higher than those previously reported from the Lena Delta and other Siberian sites. Among the shorebirds, spotted redshank, pintail snipe, grey plover, dunlin, and curlew sandpiper may have extended their breeding range or increased in population during the last 15 years. But further evidence is still needed to confirm the westward extension of spectacled eider, long-billed dowitcher, and sharp-tailed sandpiper.

Le delta de la Lena est le plus grand delta arctique totalement recouvert de toundra. Protégé depuis 1986, il est l'une des zones les plus riches de l'Arctique au nord du 71° de latitude N., tant par la richesse spécifique que par les densités d'oiseaux nicheurs. Seize espèces de mammifères et 76 espèces d'oiseaux ont été observées dans la Réserve naturelle du delta de la Lena et sa zone périphérique entre le 6 juin et le 17 août 1997. Plusieurs espèces sont nouvelles pour la région: courlis de Sibérie, grive litorne, grive mauvis, pouillot boréal, gobemouche nain et rat surmulot. Les nouvelles espèces nicheuses sont le faucon émerillon et le pouillot boréal. Combinés à ceux d'études plus anciennes, nos résultats portent à 122 le nombre total d'espèces d'oiseaux recensés dans cette région et à 67 celui des espèces s'y étant reproduit au moins une fois. Des densités comprises entre 245 et 641 individus au km² ont été trouvées sur deux zones d'étude restreintes, densités exceptionnelles au nord du 70° de latitude N. pour des espèces non coloniales. Les espèces les mieux représentées sont le bruant lapon (100-300 ind./km²), le phalarope à bec large (jusqu'à 200 ind./km²) et plusieurs espèces de Calidris. Le tournepierre à collier et le bécasseau variable avaient des densités plus fortes que celles précédemment rapportées pour le delta de la Lena et d'autres sites sibériens. Le chevalier arlequin, la bécassine à queue pointue, le pluvier argenté, le bécasseau variable et le bécasseau cocorli font partie des limicoles qui semblent avoir étendu leur aire de distribution ou augmenté leur population durant les 15 dernières années, mais d'autres travaux seront nécessaires avant de confirmer l'extension occidentale de l'eider à lunettes, du limnodrome à long bec et du bécasseau à queue pointue.


Making change : economic development in Pond Inlet, 1987 to 1997   /   Myers, H.   Forrest, S.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 134-145, ill.
ASTIS record 46716
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This longitudinal survey of local economic changes in Pond Inlet, Nunavut, is based on two extensive economic studies from the mid-1980s and data gathered in 1997. This comparison allows an examination of the changing importance of some sectors of the local economy and leads to a discussion of the factors contributing to both changes and lack of change in the community's economy. Job opportunities for the growing population in Pond Inlet are still limited, but along with expectations for increased government employment as a result of the new Nunavut government, local enterprise development is occurring. Many of the obstacles to development that were identified in 1987 still persist, including lack of infrastructure, insufficient local control of economic forces, and sometimes inappropriate development models.

Cette enquête longitudinale des changements économiques locaux à Pond Inlet, au Nunavut, s'appuie sur deux grandes études économiques menées vers le milieu des années 1980 et sur des données recueillies en 1997. Cette comparaison permet un examen de l'importance changeante de certains secteurs de l'économie locale et mène à une discussion des facteurs qui contribuent à la fois aux changements et à l'absence de changements dans l'économie de la collectivité. Les perspectives d'emploi pour la population en croissance de Pond Inlet sont encore limitées, mais, parallèlement aux attentes concernant une augmentation des emplois dans la fonction publique découlant de la création du gouvernement du Nunavut, on assiste à la naissance d'entreprises locales. Bien des obstacles au développement identifiés en 1987 subsistent, y compris le manque d'infrastructures, l'insuffisance du contrôle local des forces économiques et parfois l'utilisation de modèles de développement inappropriés.


The effect of vehicle traffic on wildlife in Denali National Park   /   Burson, S.L.   Belant, J.L.   Fortier, K.A.   Tomkiewicz, W.C.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 146-151, ill.
ASTIS record 46717
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We recorded observations of caribou (Rangifer tarandus), grizzly bear (Ursus arctos), Dall sheep (Ovis dalli) and moose (Alces alces) along the Denali National Park and Preserve road corridor during 1995-97. We compared these observations to similar data from previous studies to evaluate the effect of an increase in traffic on the number of animals sighted and their behavior. Between 1972 and 1997, annual visitation to Denali National Park increased from about 45000 to 350000, with attendant increases in traffic on the park road. The mean number of caribou, grizzly bear, and Dall sheep observed did not decline (p > 0.301) from 1973 to 1997. The number of moose observed declined by more than 50% (R² = 0.529, p < 0.001). The estimated population of moose also declined over the same period (R² = 0.374, p = 0.002). The distance from the park road at which caribou and grizzly bears were sighted did not change (p > 0.787), but fewer moose (p < 0.031) were observed within 100 m of the road and fewer sheep (p < 0.011) were observed between 400 and 500 m from the road. Adverse behavioral responses to traffic (e.g., running from vehicles) occurred in less than 1.3% of observations for each species. Increased traffic on the park road apparently has not caused significant changes in abundance, distribution, or behavior of caribou, grizzly bear, Dall sheep, and moose in the park road corridor.

De 1995 à 1997, on a rapporté des observations du caribou (Rangifer tarandus), du grizzli (Ursus arctos), du mouflon de Dall (Ovis dalli) et de l'orignal (Alces alces) dans le corridor routier de la réserve et du parc national Denali. On a comparé ces observations à des données similaires recueillies au cours d'études antérieures visant à évaluer l'impact d'une augmentation du trafic sur le nombre d'animaux aperçus et sur leur comportement. Entre1972 et 1997, le nombre annuel de visiteurs au parc national Denali est passé d'environ 45 000 à 350 000, ce qui a amené une augmentation de la circulation sur la route du parc. De 1973 à 1997, le nombre moyen de caribous, de grizzlis et de mouflons de Dall observés n'a pas diminué (p > 0,301). Le nombre d'orignaux observés a décliné de plus de 50 p. cent (R² = 0,529, p < 0,001). La population d'orignaux estimée a aussi baissé durant cette période (R² = 0,374, p < 0,002). La distance, mesurée depuis la route du parc, à laquelle ont été aperçus les caribous et les grizzlis n'a pas changé (p > 0,787), mais on a observé moins d'orignaux (p < 0,031) à moins de 100 m de la route et moins de mouflons de Dall (p < 0,011) entre 400 et 500 m de la route. Des réactions comportementales négatives au trafic (p. ex., fuite à l'approche de véhicules) ont eu lieu dans moins de 1,3 p. cent des cas observés pour chaque espèce. L'augmentation du trafic sur la route du parc ne semble pas avoir causé de changements notables dans l'abondance, la distribution, ou le comportement du caribou, du grizzli, du mouflon de Dall et de l'orignal dans le corridor routier du parc.


Condition, potential recovery rate, and productivity of lichen (Cladonia spp.) ranges in the Finnish reindeer management area   /   Kumpula, J.   Colpaert, A.   Nieminen, M.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 152-160, ill., map
ASTIS record 46718
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The focus of the work was to investigate dependency between reindeer density and lichen (Cladonia spp.) ranges in the Finnish semidomesticated reindeer management area. Secondly, we formed a model on the recovery rate of ungrazed woodland lichen ranges (29 sites) after forest fires to evaluate the potential productivity and time needed for Finnish lichen ranges to recover at optimal production. During 1974-95, 59% of the variation in mean semidomesticated reindeer density (range: 0.7-3.0 reindeer/km² of the total land area) among the reindeer herding districts in Finland was explained by the proportion of land area covered by lichen ranges in these districts. Reindeer densities were highest in the districts where lichen ranges covered 20% to 30% of the area. Reindeer density on the total land area did not explain the condition of lichen ranges, but 58% of the condition was explained by the reindeer density on the lichen ranges. A condition level for lichen ranges of 1000 kg dry matter per hectare (d.m./ha) of lichen biomass can be considered adequate to ensure survival of reindeer and continued production of lichen. To maintain this level within the sedentary Finnish grazing system, winter reindeer densities on lichen ranges must remain below 5-7 reindeer/km². According to our model, the maximum amount of living lichen in the woodland lichen stand at the climax stage is on average about 7000 kg d.m./ha. The maximum annual yield of lichen (175 kg d.m./ha) is produced by lichen stands that contain 2600-2800 kg d.m./ha of living lichen. Using our model and our 1995-96 data, we calculated that the average lichen biomass on lichen ranges in the Finnish reindeer management districts was 13.0% of this optimum, and the average lichen production was 36% of the possible maximum annual yield. Our model indicates that the Finnish lichen ranges would have to remain ungrazed for an average of 18 years to recover to maximum production levels. However, the average time needed for the lichen ranges to recover to the level of 1000 kg lichen d.m./ha, would be only about 7 years.

Ces travaux portent tout d'abord sur l'étude de la dépendance existant entre la densité du renne et les grands pâturages de lichen (Cladonia spp.) dans le secteur finlandais de gestion du renne semi-domestique. Ensuite, on a conçu un modèle en se fondant sur le taux de récupération, après des incendies de forêt, d'étendues naturelles (29 emplacements) de lichen forestier non pâturées, en vue d'évaluer la productivité potentielle et le temps nécessaire aux grands pâturages de lichen finlandais pour récupérer à une production optimale. De 1974 à 1995, 59 p. cent de la variation dans la densité moyenne du renne semi-domestique (fourchette de 0,7 à 3,0 renne/km² de superficie totale des terres), parmi les districts où se trouvent les troupeaux de rennes en Finlande, s'expliquaient par la proportion du territoire qui était couvert par des pâturages de lichen dans chaque district. La densité du renne était la plus élevée dans les districts où les pâturages de lichen couvraient de 20 à 30 p. cent du territoire. La densité du renne sur l'ensemble du territoire n'expliquait pas la qualité des pâturages de lichen, mais 58 p. cent de cette qualité s'expliquait par la densité du renne sur les pâturages de lichen. On peut considérer qu'un niveau de qualité de 1000 kg l'hectare de matière sèche (m.s./ha) de biomasse lichénique est suffisant dans les pâturages pour assurer la survie du renne et la production continue de lichen. Afin de maintenir ce niveau au sein du système de pâturage finlandais sédentaire, les densités hivernales du renne sur les grands pâturages ne doivent pas dépasser 5 à 7 renne/km². Selon notre modèle, la quantité maximale de lichen vivant dans le peuplement de lichen forestier au stade climax est en moyenne de 7000 kg de m.s./ha. La production annuelle maximale de lichen (175 kg de m.s./ha) vient de peuplements de lichen qui contiennent de 2600 à 2800 kg de m.s./ha de lichen vivant. En nous servant de notre modèle et de nos données recueillies en 1995 et 1996, nous avons calculé que la biomasse lichénique moyenne sur les grands pâturages des districts finlandais de gestion du renne était de 13,0 p. cent de cet optimum, et que la production moyenne de lichen représentait 36 p. cent de la production annuelle maximale possible. Notre modèle révèle que, afin de récupérer à leurs niveaux de production maximaux, les grands pâturages de lichen finlandais ne devraient pas être pâturés pendant une moyenne de 18 ans. La durée moyenne nécessaire aux grands pâturages pour récupérer au niveau de 1000 kg de lichen de m.s./ha ne serait toutefois que de 7 ans.


First records of sockeye (Oncorhynchus nerka) and pink salmon (O. gorbuscha) from Banks Island and other records of Pacific salmon in Northwest Territories, Canada   /   Babaluk, J.A.   Reist, J.D.   Johnson, J.D.   Johnson, L.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 161-164, map
ASTIS record 46719
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Eight sexually mature sockeye (Oncorhynchus nerka) and one sexually mature pink salmon (O. gorbuscha) were captured in the subsistence fishery in the Sachs River estuary at Sachs Harbour, Banks Island, Northwest Territories (NT) in August 1993. We also report a first record for coho salmon (O. kisutch) in Great Bear Lake, NT. These capture locations are well outside the known distributions for the species. A pink salmon captured in the West Channel, Mackenzie River near Aklavik, NT, and a chum salmon (O. keta) from Cache Creek [Little Fish Creek], NT, also represent new capture locations within the distribution of the species.

En août 1993, on a capturé huit saumons sockeye (Oncorhynchus nerka) adultes et un saumon rose (O. gorbuscha) adulte dans la pêcherie de subsistance située dans l'estuaire de la rivière Sachs, à Sachs Harbour, dans l'île Banks (Territoires du Nord-Ouest). On signale également une première observation du saumon coho (O. kisutch) dans le Grand lac de l'Ours (T.N-O.) Ces lieux de capture sont nettement à l'extérieur des aires de distribution connues pour ces espèces. Un saumon rose capturé dans le Chenal occidental du Mackenzie près d'Aklavik (T.N.-O.), et un saumon kéta (O. keta) provenant de Cache Creek [Little Fish Creek] (T.N.-O.) signalent aussi de nouveaux sites de capture à l'intérieur de l'aire de distribution de ces espèces.


Grasslands of the Aishihik-Sekulmun Lakes area, Yukon Territory, Canada   /   Vetter, M.A.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 165-173, ill., map
ASTIS record 46720
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Grassland communities found on dry, steep, south-facing slopes in the Aishihik-Sekulmun Lakes area, southwest Yukon Territory, are dominated by Artemisia frigida and Carex filifolia, with Calamagrostis purpurascens, Poa glauca, Penstemon gormanii, Phlox hoodii, and Potentilla nivea subdominant. The grasslands are similar in terms of dominants and subdominants to other grasslands in southwest Yukon, but twelve species that have not been recorded at other sites were found in the Aishihik-Sekulmun area. The composite species list from southwest Yukon grasslands was compared to those from grasslands found in Alaska and in the boreal forest on the northern Great Plains. These three regions share a number of species; however, at least 25% of the species in each region are restricted to that region alone and absent from the other two. The southwest Yukon grasslands flora contains the following groups: species restricted to southwest Yukon, species found in both southwest Yukon and Great Plains grasslands, species found in both southwest Yukon and Alaska grasslands, and species found in grasslands in all three regions. Further work is needed to more fully characterize the floristic components of southwest Yukon grasslands and variations among them.

Les communautés herbeuses qui se trouvent sur les versants secs, abrupts et exposés du sud de la région des lacs Aishihik-Sekulmun, au sud-ouest du Yukon, sont dominées par Artemisia frigida et Carex filifolia, avec comme espèces sous-dominantes, Calamagrostis purpurascens, Poa glauca, Penstemon gormanii, Phlox hoodii et Potentilla nivea. Ces prairies sont semblables en termes d'espèces dominantes et sous-dominantes à d'autres prairies du sud-ouest du Yukon, mais, dans la région d'Aishihik-Sekulmun, on a trouvé douze espèces qui n'ont pas été relevées ailleurs. On a comparé la liste combinée des espèces présentes dans les prairies du sud-ouest du Yukon aux listes établies pour des prairies se trouvant en Alaska et dans la forêt boréale des grandes plaines septentrionales. Ces trois régions ont un certain nombre d'espèces en commun, même si dans chaque région, au moins 25 p. cent des espèces présentes ne se retrouvent absolument pas dans les deux autres régions. La flore des prairies du sud-ouest du Yukon contient les groupes suivants: les espèces qui se limitent au sud-ouest du Yukon, les espèces présentes à la fois dans les prairies du sud-ouest du Yukon et des grandes plaines, les espèces présentes à la fois dans les prairies du sud-ouest du Yukon et de l'Alaska, et les espèces présentes dans les prairies de ces trois régions. De plus amples travaux sont nécessaires pour mieux établir les caractéristiques des composantes floristiques des prairies du sud-ouest du Yukon ainsi que des variations qui y existent.


Radionuclide contaminant burdens in Arctic marine mammals harvested during subsistence hunting   /   Cooper, L.W.   Larsen, I.L.   O'Hara, T.M.   Dolvin, S.   Woshner, V.   Cota, G.F.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 174-182, ill.
ASTIS record 46721
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We conducted gamma spectrometric analyses on more than 200 arctic marine mammal tissue samples. These samples were primarily provided by subsistence hunters from northern Alaska, with a smaller number of samples from the Resolute region in Canada. The majority of samples (>90%) had detectable levels of the anthropogenic radionuclide 137Cs, with a mean level observed in all samples of 0.67 Bq/kg dry weight ± 0.81 (SD). Converted to wet weight, the mean was 0.21 Bq/kg ± 0.19 SD. The median activity observed was 0.45 Bq/kg dry weight (0.18 Bq/kg wet weight) with a range from detection limits to 6.7 Bq/kg dry weight (1.1 Bq/kg wet weight). These findings confirm expectations that current anthropogenic gamma emitter burdens in marine mammals used in the North American Arctic as subsistence food resources are well below activities that would normally merit public health concern (~1000 Bq/kg wet weight). Some differences among species and tissues were observed. Beluga tissues had slightly higher mean burdens of 137Cs overall, and epidermis and muscle tissues in bowhead and beluga whales typically had higher burdens than other tissues analyzed. Low levels of the neutron activation product 108mAg (half-life 418 yr.), probably bioaccumulated from bomb fallout sources, were observed in 16 of 17 beluga livers analyzed, but were not found in any other tissues of beluga or in any other species sampled. A subset of 39 samples of various tissues was analyzed for the alpha and beta emitters 239,240Pu and 90Sr. Plutonium levels were near the threshold of detectability (~0.1 Bq/kg dry weight) in 6 of the 39 samples; all other samples had no detectable plutonium. A detectable level of 90Sr (10.3 ± 1.0 Bq/kg dry weight) was observed in only one of the 39 samples analyzed, a bowhead epidermis sample. Although the accumulation of 108mAg has not been previously reported in any marine mammal livers, all of our analytical measurements indicate that only very low levels of anthropogenic radioactivity are associated with marine mammals harvested and consumed in the North American Arctic.

On a effectué des analyses gamma-spectrométriques sur plus de 200 échantillons de tissus prélevés sur des mammifères marins. La plupart de ces échantillons étaient fournis par des chasseurs de subsistance de l'Alaska septentrional, et un petit nombre venaient de la région de Resolute au Canada. La majorité des échantillons (> 90 p. cent) contenaient des niveaux détectables du radionucléide anthropique 137Cs, avec un niveau moyen observé dans tous les échantillons de 0,67 Bq/kg de poids sec ± 0,81 (écart-type). Convertie en poids frais, la moyenne était de 0,21 Bq/kg ± 0,19 d'écart-type. L'activité médiane observée était de 0,45 Bq/kg de poids sec (0,18 Bq/kg de poids frais) avec une fourchette allant des seuils de détection jusqu'à 6,7 Bq/kg de poids sec (1,1 Bq/kg de poids frais). Ces résultats confirment les réponses prévues, à savoir que les charges actuelles des émetteurs gamma anthropiques présentes chez les mammifères marins utilisés en Amérique du Nord comme ressource de subsistance sont bien inférieures aux niveaux qui voudraient normalement qu'on s'inquiète pour la santé publique (~1000 Bq/kg de poids frais). On a observé certaines différences dans les espèces et les tissus. Dans l'ensemble, les tissus prélevés sur le bélouga contenaient des charges moyennes de 137Cs légèrement plus élevées, et l'épiderme et les tissus musculaires de la baleine boréale et du bélouga avaient généralement des charges supérieures à celles trouvées dans les autres tissus analysés. Dans 16 des 17 foies de bélouga analysés, on a observé de faibles niveaux du produit d'activation neutronique 108mAg (demi-vie 418 années), dont la bioaccumulation est probablement due à des retombées de bombes atomiques, mais on n'en a observé aucune trace dans les autres tissus du bélouga ou de toute autre espèce échantillonnée. On a analysé un sous-ensemble de 39 échantillons provenant de tissus divers pour savoir s'ils contenaient des émetteurs alpha et bêta 239,240Pu et 90Sr. Dans 6 des 39 échantillons, les niveaux de plutonium étaient proches du seuil de détectabilité (~ 0,1 Bq/kg de poids sec), et on n'a pas trouvé de plutonium détectable dans aucun des autres échantillons. On a observé un niveau détectable de 90Sr (10,3 ± 1,0 Bq/kg de poids sec) dans un seul des 39 échantillons analysés, soit un échantillon d'épiderme de baleine boréale. Bien qu'on n'ait jamais rapporté auparavant une accumulation de 108mAg dans le foie d'un mammifère marin, toutes nos mesures analytiques révèlent que les mammifères marins faisant l'objet d'une activité d'exploitation et consommés dans l'Arctique nord-américain ne présentent que de très faibles niveaux de radioactivité anthropique.


Traditional ecological knowledge in environmental assessment and management   /   Usher, P.J.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 183-193
ASTIS record 46722
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It is now a policy requirement that "traditional ecological knowledge" (TEK) be incorporated into environmental assessment and resource management in the North. However, there is little common understanding about what TEK is, and no guidance on how to implement the policy in public arenas where knowledge claims must be tested. The problems are inconsistent and unclear definitions of TEK, and insufficient attention to appropriate methods of organizing and presenting it for assessment and management purposes. TEK can be classified as knowledge about the environment, knowledge about the use of the environment, values about the environment, and the knowledge system itself. All categories are required for environmental assessment, but each must be presented and examined differently. TEK and "Western" science provide partially different information, based on different sets of observations and procedures, and sometimes on different knowledge claims. It is important that TEK be comprehensible and testable as a knowledge claim in public reviews, and usable for ongoing public monitoring and co-management processes. To this end, certain procedures are recommended for recording, organizing, and presenting TEK, with particular emphasis on the need to differentiate between observation and inference or association. Documenting TEK as recommended usually requires trained intermediaries, but they in turn require the support and cooperation of those who have TEK. One consequence is that it is often both impractical and inappropriate to require development proponents to incorporate TEK into their environmental impact statements. However, the environmental assessment process must facilitate the use of TEK in the public review phase.

Les politiques publiques exigent maintenant que le «savoir écologique traditionnel» (SÉT) soit inclus dans les évaluations environnementales et la gestion des ressources du Nord. On ne s'accorde toutefois pas très bien sur la nature du SÉT et il n'existe pas de principes directeurs sur la façon d'appliquer la politique dans la sphère publique où la revendication du savoir doit être mise à l'essai. Les problèmes sont dus au fait que le SÉT est défini en termes vagues et contradictoires, et que les méthodes appropriées à l'organisation et à la présentation de ce savoir à des fins de gestion ne sont pas toujours suivies. On peut placer le SÉT dans les catégories de connaissance de l'environnement, de connaissance de l'utilisation de l'environnement, de valeurs concernant l'environnement et du système de savoir lui-même. Toutes les catégories sont requises pour l'évaluation environnementale, mais chacune doit être présentée et étudiée sous un angle différent. Le SÉT et la science dite occidentale offrent des renseignements en partie divergents, qui s'appuient sur des ensembles d'observations et de procédures différents, et parfois sur des revendications du savoir différentes. Il est important que le SÉT puisse être compris et testé en tant que revendication du savoir lors des examens publics, et qu'il puisse être utilisable dans les processus permanents de contrôle public et de cogestion. À cette fin, certaines procédures sont recommandées pour consigner, organiser et présenter le SÉT, procédures qui insistent tout particulièrement sur le besoin de différencier entre l'observation et l'inférence ou l'association. La documentation du SÉT telle qu'elle est recommandée exige d'ordinaire des intermédiaires qui ont reçu une formation, mais eux-mêmes, à leur tour, ont besoin de l'appui et de la coopération des individus qui possèdent le SÉT. Une des conséquences est qu'il s'avère souvent à la fois peu pratique et inapproprié d'exiger que les adeptes de la mise en valeur intègrent le SÉT dans leurs énoncés des incidences environnementales. Le processus d'évaluation environnementale doit toutefois faciliter l'utilisation du SÉT dans la phase de l'examen public.


An urgent appeal to the Government of Canada to proclaim our northern identity   /   England, J.H.
Arctic, v. 53, no. 2, June 2000, p. 204-209
ASTIS record 46723
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... Looming new developments of unprecedented scale now present for Northerners both significant opportunities and challenges, especially if long-term cultural vitality and a sustainable environment are to be maintained. Northern Canada is also a key archive and bellwether for global climate change, and understandably it has become increasingly the focus of foreign researchers, whose resources vastly exceed those of Canadians. In light of this northern transformation, this article revisits Canada's ongoing unpreparedness in northern science and technology ..., contrasts Canada's inactivity with proactive steps being taken by other countries with well-structured polar agendas, and recommends recently proposed solutions as a long-awaited remedy. ...


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