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Teaching, research, service and PAR   /   Robinson, M.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. iii
ASTIS record 43887
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... Over the past decade, AINA has contributed in all three areas (teaching, research and service), benefiting from association with its host university. We are now a nationally recognized centre of teaching and practice for participatory action research (PAR), known for our innovative combination of undergraduates, graduate students, and research associates in the conduct of international PAR projects. The last few years found our PAR teams in the Kola Peninsula in Russia, the back country of Nicaragua, the tundra of Holman Island, the Dene hearland of the Northwest Territories, and the boreal forest zone of northern Alberta and British Columbia. ... Collectively we have all benefited from the PAR methodology, and now we are sharing our methodological experience and participatory competence with several research and advocacy organizations in different parts of the globe. Chief amongst these at present are the International Foundation for Socio-Economic and Political Studies of the Gorbachev Foundation of Moscow, the David Suzuki Foundation of Vancouver, and the Instituto de Medicina Tradicional Y Desarrollo Comunitario of Nicarauga. We are always ready to share our experience with you, .... Is there a PAR project in your backyard?


Modern food sharing networks and community integration in the Central Canadian Arctic   /   Collings, P.   Wenzel, G.   Condon, R.G.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 301-314, 1 map
ASTIS record 43888
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From June 1992 to July 1993, research on wildlife harvesting and subsistence was conducted among a sample of householders in the Inuit community of Holman. In an earlier paper, the authors examined the involvement of younger Inuit in subsistence hunting, noting that despite the sweeping political, social, and economic changes that have been experienced in Holman and across the Canadian North, hunting remained an important sociocultural and economic activity for some members of the sample group. This paper focuses specifically on the informal socioeconomic mechanisms employed by Holman Inuit for the distribution of wild resources and compare the present range of such activity to that observed by Stefansson, Jenness, Rasmussen, and Damas in their work on Copper Inuit food sharing. These data indicate 1) that the sharing form most frequently cited ethnographically, obligatory seal-sharing partnerships, is more irregular than formerly; and 2) that voluntary, nonpartnership-based sharing remains an important element in the contemporary economic system.

De juin 1992 à juillet 1993, on a fait de la recherche sur les prélèvements fauniques et les rapports de subsistance parmi un échantillon de foyers dans la communauté inuit de Holman. Dans un article précédent, les auteurs étudiaient la participation de jeunes Inuit à la chasse de subsistance, notant que, malgré les changements profonds sur les plans politique, social et économique qui s'étaient produits à Holman et à travers tout le Nord canadien, la chasse restait une activité socioculturelle et économique importante pour des membres du groupe d'échantillonnage. Le présent article porte en particulier sur les aspects socio-économiques informels de la subsistance à Holman. En utilisant des données brutes provenant de l'échantillon de 1992-93, on se penche sur l'éventail des mécanismes économiques employés par les Inuit de Holman pour la distribution des ressources provenant de la nature et on compare l'éventail actuel de cette activité à celui qu'ont observé Stefansson, Jenness, Rasmussen et Damas dans leurs travaux sur le partage de la nourriture chez les Inuit du cuivre. Ces données indiquent 1) que le mode de partage le plus fréquemment cité par les ethnologues, c'est-à-dire le partenariat obligatoire du partage du phoque, est moins courant qu'auparavant; 2) que le partage volontaire, qui ne s'appuie pas sur le partenariat reste un élément majeur du système économique contemporain.


Seabirds of the Chukotka Peninsula, Russia   /   Konyukhov, N.B.   Bogoslovskaya, L.S.   Zvonov, B.M.   Van Pelt, T.I.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 315-329, ill., maps
ASTIS record 43890
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We conducted seabird surveys along the entire coast of the Chukotka Peninsula (northwestern Siberia, Russia) from 1983 to 1991. We present the first comprehensive descriptions of the distribution and size of Chukotkan seabird colonies. Thirteen species of seabirds were recorded breeding on the peninsula, with an additional 13 migrant or vagrant species. Our estimate that at least 3 300 000 seabirds breed on the Chukotka Peninsula demonstrates the importance of this region to arctic seabird populations. Colony size and species composition may be determined by availability of adequate breeding sites, access to foraging areas, and variable ice conditions.

De 1983 à 1991, on a effectué des relevés d'oiseaux marins tout le long du rivage de la péninsule de Tchoukotka (nord-ouest de la Sibérie, en Russie). On présente les premières descriptions exhaustives de la distribution et de la taille des colonies d'oiseaux marins de la Tchoukotka. On a relevé 13 espèces d'oiseaux marins nichant sur la péninsule, et, en plus, 13 espèces d'oiseaux en migration ou errants. Notre estimation d'une population nicheuse d'au moins 3 300 000 oiseaux marins dans la péninsule de Tchoukotka illustre l'importance de la région pour les populations d'oiseaux marins de l'Arctique. La taille des colonies et la composition des espèces pourraient être déterminées par la disponibilité de sites adéquats pour les nids, l'accès à des zones d'alimentation, et la variabilité des conditions de la glace.


Norwegian arctic expansionism, Victoria Island (Russia) and the Bratvaag Expedition   /   Gjertz, I.   Mørkved, B.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 330-335, ill., 1 map
ASTIS record 43891
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Victoria Island (Ostrov Viktoriya in Russian) is the westernmost island of the Russian Arctic. The legal status of this island and neighbouring Franz Josef Land was unclear in 1929 and 1930. At that time Norwegian interests attempted, through a secret campaign to annex Victoria Island and gain a foothold on parts of Franz Josef Land. We describe the events leading up to the Norwegian annexation, which was later abandoned for political reasons.

L'île Victoria (en russe Ostrov Viktoriya) est l'île la plus occidentale de l'Arctique russe. En 1929 et 1930, le statut légal de cette île et de l'archipel François-Joseph voisin n'était pas bien défini. À cette époque, les intérêts norvégiens tentaient, par le biais d'une campagne secrète, d'annexer l'île Victoria et d'établir une emprise sur des zones de l'archipel François-Joseph. On décrit les événements menant à l'annexion norvégienne, annexion qui fut délaissée par la suite pour des raisons politiques.


Distribution and movements of brood-rearing Lesser Snow Geese in relation to petroleum development in arctic Alaska   /   Johnson, S.R.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 336-344, ill., maps
ASTIS record 43892
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Environmental scientists were concerned that construction of the Endicott Project in the outer Sagavanirktok River delta, east of Prudhoe Bay, Alaska, would obstruct brood-rearing movements of Alaska's largest established nesting population of lesser snow geese (Chen caerulescens caerulescens). During 1980-84, prior to the Endicott Project, the distribution of snow goose flocks during the brood-rearing period was generally less than 5 km from the coast and 15 km from the nesting colony. Prior to development, the average distance between brood-rearing areas used during consecutive years by individual banded birds was 4.7±2.9 km (mean ±s.d.). After development commenced during winter 1984-85, the distribution of brood-rearing flocks expanded inland as far as 9 km and eastward as far as 32 km from the nesting colony. The average distance between brood-rearing areas used during consecutive years by individual banded birds was 8.0±7.5 km. The proportion of brood-rearing snow geese captured on the east side of the Endicott Road and Causeway (east of the nesting colony) during the post-construction years (1985-93) was not significantly different from the proportion using the same area before construction (1980-84). The hypothesis that the Endicott Road and Causeway obstructed eastward movements of brood-rearing snow geese can be rejected.

Les spécialistes de l'environnement s'inquétaient que la construction du pont-jetée Endicott dans le delta externe du Sagavanirktok situé à l'est de Prudhoe Bay en Alaska puisse gêner les déplacements reliés à l'élevage des oisons de la plus importante population nicheuse de la petite oie des neiges (Chen caerulescens caerulescens) en Alaska. Durant la période allant de 1980 à 1984, soit avant le projet Endicott, la distribution des volées d'oies des neiges durant la période d'élevage de la couvée s'étendait en général à moins de 5 km de la côte et 15 km de la colonie nicheuse. Avant la mise en valeur, la distance moyenne entre les zones d'élevage des oisons utilisées durant des années consécutives par des individus bagués était de 4,7 ± 2,9 km (moyenne ± écart-type). Durant l'hiver de 1984-85, après le début de la mise en valeur, la distribution des volées en train d'élever des oisons s'est élargie à l'intérieur des terres jusqu'à 9 km et, vers l'est, jusqu'à 32 km de la colonie nicheuse. La distance moyenne entre les zones d'élevage des oisons utilisées durant des années consécutives par des individus bagués était de 8,0 ± 7,5 km. La proportion d'oies des neiges en train d'élever des oisons capturées à l'est de la route et du pont-jetée Endicott (situés à l'est de la colonie nicheuse) durant les années suivant la construction (1985-93) n'était pas sensiblement différente de la proportion qui utilisait la même région avant la construction (1980-84). On rejette l'hypothèse que la route et le pont-jetée Endicott ont gêné les déplacements vers l'est de l'oie des neiges en période d'élevage.


The archaeology and petrology of coal artifacts from a Thule settlement on Axel Heiberg Island, Arctic Canada   /   Kalkreuth, W.   Sutherland, P.D.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 345-349, ill., 1 map
ASTIS record 43893
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Coal artifacts are occasionally excavated by archaeologists from Thule culture settlements (c. A.D. 1100-1700) in the Canadian Arctic and Alaska. This study examines two such artifacts from a Thule settlement located on the east coast of Axel Heiberg Island, Canada. One specimen has a petrographic composition typical of a cannel shale, in which sporinite is the most abundant organic constituent; the other is characterized by Botryococcus-alginite bodies typical of a boghead coal. Nearby exposures of Tertiary coal are generally woody and are not known to contain boghead layers or cannel shales. It is suggested that these artifacts may have their origin in Alaska, where boghead coal and cannel shales show strikingly similar petrographic features.

Il arrive que des artefacts de charbon soient mis à jour lors de fouilles archéologiques dans les sites de peuplement de la culture Thulé (v. 1100-1700 apr. J.-C.) dans l'Arctique canadien et en Alaska. La présente étude se penche sur deux de ces artefacts provenant d'un site de peuplement Thulé qui se trouve sur la côte est de l'île Axel Heiberg, au Canada. Un des objets a une composition pétrographique typique d'un schiste sapropélique, dans lequel la sporinite est le constituant organique dominant; l'autre artefact se caractérise par la présence d'organismes d'alginite-Botryococcus typique d'un boghead. Des affleurements voisins de charbon datant du tertiaire sont généralement ligneux et ne contiennent pas, à ce que l'on sache, de couches de boghead ou de schistes sapropéliques. On suggère que ces artefacts pourraient venir de l'Alaska, où le boghead et les schistes sapropéliques offrent une similarité frappante des caractéristiques pétrographiques.


Breeding, moulting, and site fidelity of brant (Branta bernicla) on Bathurst and Seymour Islands in the Canadian High Arctic   /   O'Briain, M.   Reed, A.   Macdonald, S.D.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 350-360, ill., 1 map
PCSP/PPCP contribution, no. 011-98
ASTIS record 43894
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We studied the breeding and moulting ecology of eastern High Arctic brant, Branta bernicla hrota on Bathurst and Seymour Islands in the central Canadian High Arctic from 1968 to 1989. In most years, brant arrived in Polar Bear Pass, Bathurst Islnd, during the first few days of June (earliest 28 May 1977), where they fed for several days in small flocks before dispersing to nesting areas. First eggs were usually laid on 13 June and the peak of nest initiation occurred about 16 June. The mean clutch size was 4.5 eggs, and the mean incubation period 23 days. Broods were raised along the shorelines of lakes, ponds, estuaries, and rivers. Goslings were capable of flight by 42-43 days. During the 10 years when the studies were most intensive (1974-77 and 1984-89), there were three years in which brant did not attempt to nest (1974, 1986, 1988); they nested in all other years and were known to produce fledged young in at least four of them. Nesting was not attempted when the mean temperature for the period 1-20 June was below -3 C. On Bathurst Island in 1987, arctic foxes (Alopex lagopus) preyed heavily on brant eggs, and no young were fledged. Nonbreeding adults assembled in small flocks to moult around nerby inland lakes, in river valleys, and at the mouths of estuaries, and concentrated in the latter in cold summers when inland sites had heavier ice cover. The flightless period began about 6 July and lasted 20-22 days. The recapture or resighting of brant marked on Bathurst Island showed that many adults returned in subsequent years to the same breeding territories, and in nonbreeding years they moulted nearby. A smaller proportion of the brant that had been marked as goslings and yearlings also returned to the island. In comparison with most other stocks of North American brant, those we studied bred at high latitude. That choice of breeding site subjected them to periodic breeding failures caused by cold springs and to a reduced availability of plant biomass, but it offered the advantage of reduced spring snow depth and a full 24 h of daylight for feeding during nesting and brood rearing. By using small wetlands which thaw early in close proximity to nesting sites, these brant were able to initiate egg laying relatively early and produce large clutches in most years. The low availability of plant biomass in the High Arctic probably explained the wide dispersal and low densities of these brant during breeding and moulting.

De 1968 à 1989, nous avons étudié l'écologie de reproduction et de mue de la bernache cravant à ventre pâle Branta bernicla hrota dans les îles Bathurst et Seymour situées dans la partie centrale de l'Extrême-Arctique canadien. En général, les bernaches cravants arrivaient dans la vallée Polar Bear de l'île Bathurst durant les premiers jours de juin (le plus tôt étant le 28 mai 1977); elles s'alimentaient par petits groupes pendant plusieurs jours avant de se disperser vers les sites de nidification. Les premiers oeufs étaient généralement pondus le 13 juin et le pic du début de la ponte se situait vers le 16 juin. La taille moyenne de la couvée était de 4,5 oeufs/nid et la durée moyenne d'incubation était de 23 jours. Les couvées étaient élevées en bordure des lacs, des étangs, des estuaires et des cours d'eau. Les oisons étaient capables de voler à 42 ou 43 jours. Au cours des 10 années d'étude intensive (1974-77 et 1984-89), il y en a eu trois pendant lesquelles les bernaches cravants n'ont pas essayé de nicher (1974, 1986, 1988); par contre, elles ont niché toutes les autres années et ont réussi à élever des oisons jusqu'à l'âge d'envol au moins quatre de ces années. Les bernaches cravants n'ont pas essayé de nicher les années où la température moyenne pour la période allant du 1er au 20 juin était inférieure à -3 °C. En 1987, des renards arctiques Alopex lagopus ont prélevé quantité d'oeufs de bernaches cravants dans l'île Bathurst et aucun oison n'a survécu jusqu'à l'âge d'envol. Des adultes non reproducteurs se rassemblaient localement en petits groupes pour muer près des lacs, des rivières et de l'embouchure des estuaires, préférant, durant les étés froids, des estuaires normalement plus dégagés de glace que des sites à l'intérieur des terres. La période de mue débutait autour du 6 juillet et durait de 20 à 22 jours environ. Des bernaches cravants qui avaient été marquées dans l'île Bathurst y ont été observées de nouveau ou y ont été recapturées durant les années subséquentes, prouvant ainsi qu'un grand nombre d'adultes reviennent sur les mêmes aires de reproduction et, pendant les années de non-reproduction, elles muaient à proximité. Une proportion moindre de bernaches cravants marquées au stade juvénile (soit < 2 mois, soit à l'âge d'un an) sont aussi revenues à l'île Bathrust. Comparées à d'autres populations nord-américaines de bernaches, celles que nous avons étudiées se reproduisent à une latitude élevée. En nichant dans l'Extrême-Arctique, cette population était sujette à des échecs périodiques dus à des printemps froids ainsi qu'à une disponibilité réduite de biomasse végétale. Elle bénéficiait par contre d'une faible accumulation de neige au printemps et de 24 heures quotidiennes de clarté pour se nourrir pendant la nidification et l'élevage des oisons. En exploitant de petites superficies de terres humides qui dégèlent tôt, à proximité des sites de nidification, ce bernaches cravants pouvaient, la plupart des années, pondre relativement tôt en saison et produire des couvées de bonne taille. La disponibilité réduite de biomasse végétale dans l'Extrême-Arctique expliquait probablement la dispersion étendue et les faibles densités de ces bernaches cravants en période de reproduction et de mue.


Birds of the Indigirka River delta, Russia : historical and biogeographic comparisons   /   Pearce, J.M.   Esler, D.   Degtyarev, A.G.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 361-370, 1 map
ASTIS record 43895
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We documented the breeding status and relative abundance of all avian species on the coastal portion of the Indigirka River Delta during spring and summer 1993-95. Data on avifaunal composition were then compared to data from adjacent areas from Eastern Siberia to the Chukotka Peninsula to evaluate how species composition changes longitudinally within the arctic and typical tundra zones of northern Russia. We recorded 63 species on the Indigirka River Delta, 37 (58.7%) of which were confirmed breeders during at least one of the three years. Five new species were recorded breeding (Arenaria interpres, Calidris acuminata, Limnodromus scolopaceus, Stercorarius parasiticus, and Asio flammeus), and 13 previously unrecorded species were observed during this study. We also identified several species of rare or threatened status in Russia and North America, including Branta bernicla, Somateria fischeri, Polysticta stelleri, and Rhodostethia rosea. We used parsimony and distance matrix methods to compare the breeding species richness on the Indigirka River Delta to that of six other Russian Arctic areas. Biogeographic comparisons revealed the presence of two clades in the Russian Arctic: the Lena River Delta east to Chaun Delta and the Chukotka Peninsula.

Durant le printemps et l'été de 1993-95, on a documenté le statut de reproducteurs ainsi que l'abondance relative de toutes les espèces aviaires dans la partie littorale du delta de l'Indigirka. On a ensuite comparé les données sur la composition aviaire à des données provenant de régions contiguës allant de la Sibérie orientale à la péninsule Tchoukotka, en vue d'évaluer la façon dont la composition des espèces évolue longitudinalement à l'intérieur des zones arctiques et des zones typiques de la toundra de la Russie septentrionale. On a enregistré 63 espèces dans le delta de l'Indigirka, dont 37 (58,7 p. cent) étaient des reproducteurs durant au moins une des trois années. On a enregistré cinq nouvelles espèces reproductrices (Arenaria interpres, Calidris acuminata, Limnodromus scolopaceus, Stercocarius parasiticus et Asio flammeus), et, au cours de l'étude, on a observé 13 espèces qui n'avaient jamais été relevées auparavant. On a aussi identifié plusieurs espèces classées rares ou menacées en Russie et en Amérique du Nord, y compris Branta bernicla, Somateria fischeri, Polysticta stelleri et Rhodostethia rosea. On a employé les méthodes de parcimonie et de matrices de distance pour comparer la diversité des espèces reproductrices présentes dans le delta de l'Indigirka avec six autres régions arctiques de Russie. Les comparaisons biogéographiques ont révélé la présence de deux clades dans l'Arctique russe: le delta de la Lena à l'est jusqu'au delta du fleuve Chaun, et la péninsule Tchoukotka.


Airboat use and disturbance of floating mat fen wetlands in interior Alaska, U.S.A.   /   Racine, C.H.   Walters, J.C.   Jorgenson, M.T.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 371-377, ill., maps
ASTIS record 43896
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The use of airboats is expanding in Alaska, particularly in the interior. This study describes the nature, magnitude, and distribution of disturbance caused by airboat trails over floating mat fen wetlands in the Tanana Flats near Fairbanks, Alaska. Airphoto interpretation showed over 300 km of airboat trails by 1995, with a 15% expansion of the trail system since 1989. Field sampling was done at 30 trail and adjacent control sites along this trail system to assess changes in hydrology, soils, and vegetation. Water velocities in the trails at two-thirds of the sites were at least an order of magnitude greater than velocities of less than 1.5 cm/sec in the control areas. On average, 30 cm of the 0.5-0.75 m thick floating mat has been removed or eroded by airboat traffic at the sampling locations. Nearly all emergent floating mat vegetation has been destroyed (5% cover remaining on average) so that the trails resemble a highly visible open water stream channel 2-3 m wide through the floating mats. Although the recovery and regrowth potential of floating mats in trails is high, recovery is unlikely in trails with continuing use.

En Alaska, l'utilisation des hydroglisseurs est à la hausse, surtout à l'intérieur des terres. Cette étude décrit la nature, l'amplitude et la distribution des perturbations causées par le sillage des hydroglisseurs sur les zones humides de vasières à mattes flottantes situées dans les plaines marécageuses de Tanana près de Fairbanks (en Alaska). L'interprétation de photos a montré que, en 1995, les sillages d'hydroglisseurs s'étendaient sur plus de 300 km, ce qui correspond à une augmentation de 15 p. cent du réseau depuis 1989. On a procédé à un échantillonnage sur le terrain à 30 emplacements de sillages et aires témoins adjacentes le long du réseau en vue d'évaluer les changements dans l'hydrologie, les sols et la végétation. Dans deux tiers des emplacements, la vitesse de l'eau dans les sillages était d'au moins un ordre de grandeur supérieure aux vitesses de moins de 1,5 cm/sec dans les zones témoins. Aux endroits d'échantillonnage, 30 cm en moyenne de la matte flottante épaisse de 0,5 à 0,75 m a été enlevée ou érodée par la circulation de l'hydroglisseur. Presque toute la végétation de la matte flottante émergée a été détruite (il reste en moyenne 5 p. cent du couvert) de sorte que les sillages sont très visibles et forment un chenal d'eau ouverte de 2 à 3 m de large à travers les mattes flottantes. Bien que le potentiel de recouvrement et de repousse des mattes flottantes dans les sillages soit élevé, il est peu probable que ce recouvrement ait lieu dans les sillages qui sont utilisés de façon continue.


Evidence of population declines among Common Eiders breeding in the Belcher Islands, Northwest Territories   /   Robertson, G.J.   Gilchrist, H.G.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 378-385, 1 map
ASTIS record 43897
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Information regarding the status of common eiders, Somateria mollissima, breeding in the Canadian Arctic is sorely lacking. In 1997, we surveyed five island archipelagoes in the Belcher Islands in Hudson Bay (56 00 - 57 30 N, 79 30 - 80 00 W) from 3 to 23 July. Our results were compared with eider surveys of the same islands completed between 1985 and 1989 using a standard protocol. We found 1416 eiders on 431 islands. Most (94.1%) were found while the female was still incubating. In all five island groups surveyed, the number of nesting eiders declined significantly (overall decline of 75.0% from 1985-88 to 1997, range: 62.3-84.0%). In 1997, nesting islands and adjacent waters were free of ice, and eiders nested early and laid large clutches (range: 4.0-4.4±1.0-1.2 SD). These conditions indicate a good nesting season, and we inferred that extensive nonbreeding by female eiders in 1997 did not account for the observed decline. A large reported die-off of eiders during the winter of 1991-92, which occurred when areas of open water froze, was the most likely cause of the decline. Our results raise serious conservation concerns, because eider populations are sensitive to reductions in adult survival and this population is harvested throughout the year by subsistence hunters.

On a grandement besoin d'information sur le statut de l'eider à duvet Somateria mollissima qui niche dans l'Arctique canadien. En 1997, du 3 au 23 juillet, on a effectué des relevés dans cinq archipels des îles Belcher situées dans la baie d'Hudson (56°00'-57°30' N., 79°30'-80°00' O.) On a comparé nos résultats suivant un protocole normalisé à des relevés d'eiders effectués dans les mêmes îles entre 1985 et 1989. On a trouvé 1416 eiders dans 431 îles. La plupart (94,1 p. cent) ont été relevés alors que la femelle était encore en train de couver. Dans chacun des cinq groupes d'îles étudiés, le nombre d'eiders nicheurs avait enregistré une baisse importante (déclin global de 75,0 p. cent de 1985 à 1989, fourchette de 62,3 à 84,0 p. cent). En 1997, les îles de nidification et les eaux adjacentes étaient libres de glace; les eiders ont niché tôt et la taille des pontes était importante (fourchette: 4,0 à 4,4 ± écart-type de 1,0 à 1,2). Ces conditions sont révélatrices d'une bonne saison de reproduction, et nous en déduisons que la non-reproduction généralisée par les eiders femelles en 1997 n'explique pas le déclin enregistré. C'est très probablement la mortalité massive d'eiders enregistrée au cours de l'hiver de 1991-92, survenue quand les surfaces d'eau libre ont gelé, qui a été responsable du déclin. Nos résultats soulèvent d'importantes questions en matière de conservation, car les populations d'eiders sont sensibles aux baisses de survie adulte et que, tout au long de l'année, cette population fait l'objet de prélèvements dans le cadre de la chasse de subsistance.


Waldo K. Lyon (1914-1998)   /   McLaren, A.S.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 398, 1 port.
ASTIS record 43898
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... Dr. Lyon, a true scientist-patriot, was well recognized for his almost single-handed efforts over several decades to provide the United States with the world's first true "Arctic Submarine." He was a three-time recipient of the Distinguished Civilian Service Award (in 1955, 1956, and 1958) and received the Distinguished Federal Service Award from U.S. President John F. Kennedy in 1962. ... [He also received many other awards in recognition for his service as scientist aboard submarine expeditions to Antarctica, the Bering, Chukchi and Beaufort Seas, the Arctic Ocean, North Pole and Northwest Passage and as founder of the Submarine Research Laboratory.]


Origins and zoogeography of flies (Insecta: Diptera) in southern Yukon grasslands   /   Boucher, S.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 399-402, ill.
ASTIS record 43899
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... Because of its glacial history, the Yukon Territory is of great interest for biologists, and it is no secret that the region has a unique insect fauna (Danks and Downes, 1997). Most people who collect insects in the Yukon are attracted by the "typical" habitats of Beringia - the tundra, the mountain slopes, the extensive wetlands, rivers, and lakes. But there are many smaller, unusual, and often overlooked habitats in the Yukon with their own particular insect fauna. One of these unusual habitats is a prairie-like ecosystem characterized by xeric-adapted plants dominated by sage (Artemisia spp.: Asteraceae) and several genera of grasses on warm, south-facing slopes and river valleys. These south-facing slopes are found mostly in the southern and central Yukon, particularly along the Yukon River. ... the objectives of my study were to conduct a faunal inventory of the Diptera divesity in the southern Yukon grasslands, and to determine the zoogeographic affinities of the fly fauna of these habitats. I am testing the hypothesis that the Diptera fauna of this region is a composite, made up of widespread boreal and cordilleran species, Beringian species that survived the Wisconsinan glaciation in this refugium, and southern grassland species that have colonized the region postglacially, during the Hypsithermal. ...


The Hiukitak School of Tuktu : collecting Inuit ecological knowledge of caribou and calving areas through an elder-youth camp   /   Thorpe, N.L.
Arctic, v. 51, no. 4, Dec. 1998, p. 403-408, ill.
ASTIS record 43900
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... this paper is the first formal report of the elder-youth camp recently held at the Hiukitak River near Bathurst Inlet in the Kitikmeot region. I begin by providing a background on the methods used in developing the project, focusing on how the research and research team developed, and why the camp became a key component of the methods. Next, I show how a camp can be a reliable, effective and fun way to record and communicate Inuit ecological knowledge (IEK). Throughout this section, I explore gender-related differences in expertise about caribou. ...


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