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Vegetation response to a subsurface crude oil spill on a subarctic right-of-way, Tulita (Fort Norman), Northwest Territories, Canada   /   Seburn, D.C.   Kershaw, G.P.   Kershaw, L.J.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 321-327, ill., 1 map
ASTIS record 39749
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The plant species on a simulated pipeline corridor near Tulita (Fort Norman), Northwest Territories were studied prior to and for three years after an experimental point-spill of 3273 L (20 imperial barrels) of crude oil. Two distinct environments were examined: a cleared right-of-way (ROW) and a simulated pipeline trench. Each environment was subdivided on the basis of oil concentration into heavily oiled, lightly oiled, and unoiled sections. Total plant cover on the heavily oiled ROW declined by 73% in the first growing season; however, significant recovery took place in subsequent years. All other oiled environments had significant increases in total plant cover, but not until at least the second year after the spill. Of the 34 taxa identified, 13 declined significantly in abundance by the third growing season after the oil spill, mainly on the heavily oiled ROW. By the third post-spill growing season, mosses, Carex spp., Eriophorum spp., and agronomic grasses (Alopecurus arundinacea, Phleum pratense, Poa glauca and P. pratensis) had increased in abundance on at least one type of oiled substrate. However, the agronomic grasses, species sown on the Norman Wells pipeline, also declined significantly on the heavily oiled Trench. In contrast, the native grass Arctagrostis latifolia declined only on the heavily oiled ROW.

On a étudié les espèces végétales présentes sur un corridor pipelinier simulé près de Tulita (Fort Norman), dans les Territoires du Nord-Ouest, avant un déversement expérimental ponctuel de pétrole brut de 3273 L (soit 20 barils impériaux) et durant les trois années suivantes. On a examiné deux environnements distincts: une emprise dégagée et une tranchée simulée de pipeline. On a divisé chaque environnement en sections en se basant sur la concentration en pétrole: forte, faible et nulle. Durant la première saison de croissance, l'ensemble du couvert végétal a diminué de 73 p. cent sur les sections de l'emprise où existait une forte concentration; un important reverdissement a toutefois pris place durant les années suivantes. Tous les autres endroits qui avaient reçu du pétrole ont connu d'importantes augmentations de l'ensemble du couvert végétal, mais, au plus tôt, à partir de la deuxième année suivant le déversement. Sur les 34 taxons identifiés, 13 avaient largement diminué en abondance à la troisième saison de croissance suivant le déversement, surtout dans les sections de l'emprise à forte concentration de pétrole. À la troisième saison de croissance suivant le déversement, les mousses des espèces Carex et Eriophorum et les herbes agronomiques (Alopecurus arundinacea, Phleum pratense, Poa glauca et P. pratensis) avaient augmenté en abondance à au moins un type de milieu où avait été déversé du pétrole. Toutefois, les herbes agronomiques - espèces semées sur le parcours du pipeline de Norman Wells - avaient aussi diminué de façon significative sur la tranchée où se trouvait une forte concentration de pétrole. Par contre, l'herbe indigène Arctagrostis latifolia n'avait diminué que sur l'emprise à forte concentration.


The shelter characteristics of traditional-styled Inuit snow houses   /   Kershaw, G.P.   Scott, P.A.   Welch, H.E.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 328-338, ill.
ASTIS record 39750
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The shelter value of snow iglus at Resolute (74 41 N, 94 54 W) in the Canadian High Arctic was assessed. After a survey of snow conditions, construction sites were chosen and two iglus were built and furnished in a traditional way. A large iglu (4.1 m diameter) contained 72 blocks averaging 23.6 kg and had a surface area-to-volume ratio of 2.21:1. A smaller iglu (3.05 m in diameter) contained 46 blocks averaging 28.2 kg and had a surface area-to-volume ratio of 1.73:1. The smaller iglu provided 75% of the large iglu's space for 76.5% of its mass. Snow hardness averaged 12000 g/cm³, and the mean density of the snow was 397 kg/m³. The energy required to build and heat each iglu was calculated from the snow characteristics, construction activities and microclimate parameters measured during occupancy. Heat flux was calculated for human bodies, kudliks (seal oil lamps), and geothermal sources at temperature differentials as high as 45 C from ambient, for both the unlined large iglu and the small iglu, which was lined with caribou skins on the inside. The smaller iglu was more efficient, requiring the fat of one seal every 6.3 days for heating, while the large iglu required the fat of one seal every 3.7 days. The meat content of each seal would have sustained a family of four for the same time interval, and the resultant body heat would have provided 8% to 14% of the total energy necessary to maintain comfortable temperatures within the iglu.

On a évalué la valeur de la protection offerte par les igloos de neige à Resolute (74° 40' de latit. N.) dans l'Extrême-Arctique canadien. On a d'abord procédé à un relevé de l'état de la neige, puis choisi les sites et construit et équipé deux igloos de façon traditionnelle. Soixante-douze blocs de neige pesant en moyenne 23,6 kg ont servi à construire le grand igloo (4,1 m de diamètre) dont le rapport surface:volume était égal à 2,21. Quarante-six blocs pesant en moyenne 28,2 kg ont servi à la construction du petit igloo dont le rapport surface:volume était égal à 1,73. Ce petit igloo représentait 75 p. cent de l'espace du grand igloo pour 76,5 p. cent de sa masse. La dureté de la neige était en moyenne de 12 000 g/cm² et sa densité moyenne de 397 kg/m³. On a calculé l'énergie nécessaire pour construire et chauffer chaque igloo à partir des caractéristiques de la neige, des activités relatives à la construction et des paramètres du microclimat mesurés au cours de l'occupation. On a calculé le flux thermique pour les corps, les kudliks (lampes à l'huile de phoque) et les sources géothermiques à des différences de température allant jusqu'à 45 °C au-dessus de la température ambiante, et ce, pour le grand igloo nu et pour le petit qui, lui, était tapissé de peaux de caribou sur les parois internes. Le petit igloo était le plus éconergétique, ne consommant pour le chauffage que la graisse d'un phoque tous les 6,3 jours alors que le grand igloo en consommait autant tous les 3,7 jours. La viande de chaque phoque aurait assuré la subsistance d'une famille de quatre personnes au cours des mêmes périodes, et la chaleur animale qui en aurait résulté aurait fourni de 8 à 14 p. cent de l'énergie totale nécessaire pour maintenir une température confortable dans l'igloo.


Terrain selection by reindeer in late winter in central Norway   /   Nellemann, C.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 339-347, ill.
ASTIS record 39751
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Characteristics of topography, snow, lichen cover, and lichen distribution were compared with habitat use by Snohetta reindeer (Rangifer tarandus tarandus L.) in central Norway to investigate the role of terrain structure for habitat use within different lichen heath communities. In late winter, density of groups of feeding craters was correlated to indices of terrain ruggedness (TRI) measured at a mesoscale (10-20 m relief), but not to terrain ruggedness measured at a macroscale (30-110 m relief). The use of lichen heaths in rugged terrain (TRI>2.0) was higher than that expected from availability. In rugged terrain, 60-80% of the lichen heaths had less than 40 cm of snow, compared to only 10-30% of the lichen heaths in less rugged areas (TRI<2.0). Rugged terrain types accounted for only 23% of the lichen heath in the study area, and less than 9% of the total area. Available habitat was thus considerably less than that suggested by overall availability of alpine lichen heath. In late winter, ram-hardness of snow exceeded 40 kg, and reindeer cratered mainly where snow was less than 20 cm deep. Reindeer selected narrow (15-25 m broad) and sparsely vegetated ridges with high microtopographic diversity beyond that suggested from availability. Other ridge types with lichen heath were used less than expected from availability. Terrain ruggedness indices may have the potential for estimating the proportion of lichen heath communities that are available in late winter when snow conditions limit availability of forage.

On a comparé des caractéristiques relatives à la topographie, à la neige, à la couverture de lichen ainsi qu'à sa répartition avec l'utilisation de l'habitat par le renne Snøhetta (Rangifer tarandus tarandus L.) dans le centre de la Norvège pour savoir quel rôle joue la structure du terrain dans l'utilisation de l'habitat au sein de diverses communautés de bruyère lichénique. À la fin de l'hiver, la densité des regroupements de fosses de broutage a été corrélée avec les indices d'accidents de terrain (IAT) mesurés à échelle moyenne (de 10 à 20 m de dénivellation), mais pas avec les accidents de terrain mesurés à macroéchelle (de 30 à 110 m de dénivellation). L'utilisation de la bruyère lichénique en terrain accidenté (IAT > 2,0) était plus élevée que la disponibilité ne le laissait prévoir. En terrain accidenté, de 60 à 80 p. cent de la bruyère lichénique avait moins de 40 cm de neige, par rapport à 10 à 30 p. cent seulement de la bruyère lichénique dans des zones moins accidentées (IAT < 2,0). Les types de terrain accidenté comptaient pour seulement 23 p. cent de la bruyère lichénique dans la zone d'étude et pour moins de 9 p. cent de la superficie totale. L'habitat disponible était donc infiniment moindre que ne le laissait croire la disponibilité d'ensemble de la bruyère lichénique alpine. À la fin de l'hiver, la dureté de la neige mesurée au pénétromètre dynamique était supérieure à 40 kg, et les rennes creusaient surtout là où la neige avait moins de 20 cm de profondeur. Les rennes choisissaient des crêtes étroites (de 15 à 25 m de largeur) à végétation dispersée, dont la forte diversité microtopographique était bien supérieure à ce que suggérait la disponibilité. D'autres types de crêtes au couvert de bruyère lichénique étaient moins utilisées que ne le suggérait la disponibilité. Les indices d'accidents de terrain pourraient éventuellement servir à évaluer la proportion des communautés de bruyère lichénique qui sont disponibles à la fin de l'hiver lorsque l'enneigement limite l'accès au fourrage.


Can regulation of freshwater runoff in Hudson Bay affect the climate of the North Atlantic?   /   LeBlond, P.H.   Lazier, J.R.   Weaver, A.J.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 348-355, 1 map
ASTIS record 39752
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A sequence of phenomena links anthropogenic changes in the timing of freshwater runoff in Hudson Bay to a possible impact on the North Atlantic thermohaline circulation. The chain of events starts with the spreading of estuarine plumes under ice and continues with the effect of lowered salinity on the rate of ice formation, regional effects on the scale of Hudson Bay, the export of freshwater to the Labrador Sea, its impact on deep convection in that area, and the relative importance of such changes to the North Atlantic circulation. At each step we compare anthropogenic effects with other factors and place them within the perspective of natural variability. Our conclusion does not support the contention that freshwater runoff regulation, even of all rivers in the basins of Hudson and James Bays, could have a significant or even a detectable effect on the climate of the North Atlantic.

Une séquence de phénomènes relie des changements anthropiques dans le moment où les eaux douces commencent à s'écouler dans la baie d'Hudson à leur répercussion possible sur les courants thermiques des eaux marines. La séquence débute par la formation d'un panache estuarien sous la glace et se poursuit avec l'effet de la baisse de salinité sur la vitesse de formation de la glace, des répercussions régionales affectant toute la baie d'Hudson, l'exportation d'eau douce vers la mer du Labrador et ses retombées sur la convection profonde dans cette zone, ainsi qu'avec l'importance relative de tels changements sur les courants nord-atlantiques. À chaque étape, on compare les influences anthropiques avec d'autres facteurs pour les situer dans un contexte de variabilité. Notre conclusion n'appuie pas la thèse que la régulation de l'écoulement des eaux douces, même si elle s'étendait à tous les cours d'eau des bassins de la baie d'Hudson et de la baie James, pourrait avoir des répercussions notables ou même détectables sur le climat nord-atlantique.


Response of Pacific loons (Gavia pacifica) to impoundments at Prudhoe Bay, Alaska   /   Kertell, K.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 356-366, 1 map
ASTIS record 39753
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Reproductive success and foraging effort of Pacific loons (Gavia pacifica) were compared between impoundments and natural ponds in the Prudhoe Bay oil field, Alaska, in 1992 and 1993. Pacific loons successfully reproduced on both impoundments and ponds. Though success tended to be lower on impoundments, no significant differences were detected between the two water body types. The principal cause of reproductive failure on both impoundments and ponds in 1993 appears to have been predation by arctic foxes (Alopex lagopus) during incubation. Predation losses on impoundments often were associated with large water-level drawdowns, which apparently increased opportunities for predation of stranded clutches. I found no differences in chick mortality or adult foraging effort between impoundments and ponds. Over 99% of the prey items delivered to chicks were invertebrates captured in freshwater wetlands. Reproductive output of Pacific loons may be improved by increasing the stability of water levels at impoundments used for nesting. I found no evidence that draining impoundments would improve habitat for loons (or invertebrate-eating waterfowl species) at Prudhoe Bay.

En 1992 et 1993, on a établi une comparaison du taux de réussite de la reproduction et de la quête de nourriture du huart du Pacifique (Gavia pacifica) entre les bassins de retenue et les étangs naturels situés dans le champ pétrolifère de Prudhoe Bay en Alaska. Le huart du Pacifique se reproduisait bien sur les bassins comme sur les étangs. Malgré un taux ayant tendance à être plus faible sur les bassins, on n'a pas remarqué de différences notables entre les deux nappes d'eau. En 1993, la raison principale de l'échec de la reproduction sur les retenues comme sur les étangs semble avoir été la prédation effectuée par le renard arctique (Alopex lagopus) au cours de l'incubation. Les pertes dues à la prédation sur les bassins étaient souvent liées à de grands rabattements de nappe qui, selon toute apparence, facilitaient l'accès des prédateurs aux pontes échouées. On n'a trouvé aucune différence dans la mortalité juvénile ou dans la quête de nourriture entre les bassins et les étangs. Plus de 99 p. cent des proies rapportées aux poussins étaient des invertébrés capturés dans des marais d'eau douce. On pourrait rendre la reproduction du huart plus efficace en préservant la stabilité du niveau des eaux dans les bassins qui servent à la nidification. On n'a pas trouvé de preuves à l'effet que le drainage des bassins améliorerait l'habitat du huart (ou des espèces d'oiseaux aquatiques se nourrissant d'invertébrés) à Prudhoe Bay.


A method to determine lake depth and water availability on the North Slope of Alaska with spaceborne imaging radar and numerical ice growth modelling   /   Jeffries, M.O.   Morris, K.   Liston, G.E.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 367-374, ill., 1 map
ASTIS record 39754
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Spaceborne synthetic aperture radar (SAR) images and numerical ice growth modelling were used to determine maximum water depth and water availability in two areas of the North Slope in northwestern Alaska. SAR images obtained between September 1991 and May 1992 were used to identify when and how many lakes froze completely to the bottom, and how many lakes did not freeze completely to the bottom. At Barrow, on the coast, 60% of the lakes froze completely to the bottom in mid-January alone, and by the end of winter 77% of the lakes were completely frozen. In contrast, 100 km to the south in the 'B' Lakes region, only 23% of the lakes froze completely, and there was no sudden freezing of many lakes as occurred at Barrow. A physically based, numerical model was used to simulate ice growth on the lakes. The simulated maximum ice thickness is 2.2 m. Consequently, any lake where some part of the ice cover does not freeze to the bottom has some water more than 2.2 m deep. For those lakes where the ice cover had frozen completely at some time in the winter, the simulated ice growth curve provides the ice thickness at the time each lake had frozen completely to the bottom and thus the lake's maximum water depth. At Barrow, 60% of the lakes are between 1.4 and 1.5 m deep, and 23% are more than 2.2 m deep. At the 'B' Lakes, 77% of the lakes are more than 2.2 m deep. Thus, there is a considerable contrast in lake depth and water availability between the Barrow and the 'B' Lakes regions. This method is simple to implement, and the relatively inexpensive SAR data have good spatial and temporal coverage. This method could be used to determine lake depth and water availability on the entire North Slope and in other polar and subpolar areas where shallow lakes are common.

On s'est servi d'images prises au radar à antenne latérale synthétique (RALS) spatioporté et d'une modélisation numérique de la formation de la glace pour déterminer la profondeur d'eau maximale et la disponibilité de cette eau dans deux régions du versant Nord dans le nord-est de l'Alaska. Des images RALS obtenues entre septembre 1991 et mai 1992 ont servi à identifier quand et comment un grand nombre de lacs avaient gelé sur toute leur profondeur et comment cela ne s'était pas produit pour bien d'autres. À Barrow, sur la côte, 60 p. cent des lacs avaient déjà gelé sur toute leur profondeur à la mi-janvier et, à la fin de l'hiver, 77 p. cent des lacs avaient complètement gelé. Par contre, à 100 km plus au sud, dans la région des lacs "B", seulement 23 p. cent des lacs avaient complètement gelé, et on n'observait pas l'engel soudain de nombreux lacs comme c'était le cas à Barrow. On s'est servi d'un modèle numérique fondé sur des critères physiques pour simuler la formation de la glace sur les lacs. L'épaisseur maximale de la glace simulée est de 2,2 m. En conséquence, tout lac où une partie du manteau glaciel n'atteint pas le fond a une profondeur supérieure à 2,2 m. Pour les lacs dont le manteau glaciel atteignait le fond à un moment quelconque de l'hiver, la courbe de formation simulée de la glace donne l'épaisseur de la glace au moment où chaque lac a gelé sur toute sa profondeur, et donc, la profondeur maximale de ce lac. À Barrow, 60 p. cent des lacs ont entre 1,4 et 1,5 m de profondeur et 23 p. cent ont plus de 2,2 m de profondeur. Dans la région des lacs "B", 77 p. cent des lacs ont plus de 2,2 m de profondeur. Il y a donc un fort contraste dans la profondeur des lacs et la disponibilité de l'eau entre la région de Barrow et celle des lacs "B". Cette méthode est facile à appliquer et les données RALS - relativement bon marché - offrent une bonne couverture spatiale et temporelle. On pourrait utiliser cette méthode pour déterminer la profondeur des lacs et la disponibilité de l'eau sur tout le versant Nord et dans d'autres zones polaires et subpolaires où se trouve un grand nombre de lacs peu profonds.


Effect of insect harassment on the behaviour of the Rivière George caribou   /   Toupin, B.   Huot, J.   Manseau, M.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 375-382, 1 map
ASTIS record 39755
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Recent studies on the body condition of females of the Rivière George caribou herd (RGH) in northern Quebec have shown that fat reserves declined markedly during the first month of lactation. For many populations of reindeer and caribou, it is widely accepted that insect harassment can affect food intake, energy expenditure, and consequently the accumulation of body reserves. To assess the role of biting and parasitic insects on caribou body condition, we monitored the behaviour and habitat use of RGH females from late June to early August in summers 1992 and 1993. In 1992, biting insect activity started on 27 July, while in 1993, insects were active from 14 July. Oestrids were present on the post-calving range in 1993 only. In both summers, we observed caribou harassed by flies on only four days. When insects were present, harassment reduced the time spent feeding from 53% to 30%, increased the time spent standing from 1% to 39%, and modified habitat use towards snow patches. Insect harassment had a significant impact on caribou behaviour, but its contribution to the negative energy balance during the first month of lactation seems negligible.

Des études récentes sur la condition physique des caribous femelles du troupeau de la Rivière George (TRG) au Québec nordique ont mis en évidence que, durant le premier mois de la lactation, les réserves de lipides diminuent de façon marquée. Il a été démontré, pour plusieurs populations de rennes et de caribous, que le harcèlement par les insectes peut affecter la prise de nourriture, les dépenses énergétiques et par conséquent l'accumulation de réserves corporelles. Afin d'évaluer l'influence des insectes piqueurs et parasites sur la condition physique des femelles du TRG, nous avons quantifié le comportement des animaux et leur utilisation des habitats de la fin juin jusqu'au début du mois d'août 1992 et 1993. En 1992, les insectes piqueurs ont débuté leur activité le 27 juillet et en 1993, le 14 juillet. La présence des oestres sur les pâturages d'été ne fut détectée qu'en 1993. Au cours des deux étés, nous avons observé les caribous harcelés par les insectes quatre journées seulement. La présence des insectes a réduit le temps consacré à l'alimentation de 53 à 30 p. cent, augmenté de 1 à 39 p. cent le temps passé en station debout, et augmenté l'utilisation des plaques de neige. Le harcèlement par les insectes a eu un impact significatif sur le comportement des caribous. Toutefois, sa contribution au bilan énergétique négatif durant le premier mois de la lactation semble négligeable.


Serologic evidence of Brucella spp. exposure in Atlantic walruses (Odobenus rosmarus rosmarus) and ringed seals (Phoca hispida) of arctic Canada   /   Nielsen, O.   Nielsen, K.   Stewart, R.E.A.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 383-386, 1 map
ASTIS record 39756
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The first presumptive evidence of Brucella infection in marine mammals of Arctic Canada is reported. Blood samples were collected from 248 ringed seals (Phoca hispida) and 59 Atlantic walrus (Odobenus rosmarus rosmarus) from eight locations in the Canadian Arctic between 1987 and 1994. A competitive enzyme-linked immunosorbent assay (C-ELISA), using a specific monoclonal antibody to Brucella spp. cell wall components, was used to detect anti-Brucella spp. antibodies in the samples. Sera from ten seals and seven walruses exceeded the C-ELISA threshold that indicates that cattle have been exposed to Brucella spp. Five of the positive walrus sera were suitable for the tube agglutination test. All five were confirmed positive using this test. Although the bacterium has not yet been identified, it appears that a Brucella sp. or a Brucella-like bacterium may be enzootic in these species in the Canadian Arctic. It is also possible that the very low prevalence of antibodies in ringed seals and the seemingly random distribution of seropositive animals may indicate a sporadic infection from another enzootically infected phocid or predator (e.g., Arctic fox Alopex lagopus). Or perhaps, limited epizootics may have occurred in the areas where seropositive seals were found. A similar situation could also exist in the walrus of Foxe Basin.

On rapporte la première preuve par inférence d'une infection des mammifères marins de l'Arctique canadien par le bacille Brucella. Entre 1987 et 1994, on a effectué des prélèvements sanguins sur 248 phoques annelés (Phoca hispida) et 59 morses de l'Atlantique (Odobenus rosmarus rosmarus) à huit endroits dans l'Arctique canadien. On a employé la technique immuno-enzymatique par compétition ÉLISA, en se servant d'un anticorps monoclonal spécifique aux composants de la paroi cellulaire de Brucella spp, afin de détecter les anticorps anti-Brucella sp dans les prélèvements. Les sérums de dix phoques et de sept morses dépassaient le seuil d'ÉLISA qui indique que la population animale a été exposée à Brucella spp. Cinq des sérums positifs de morses se prêtaient à l'épreuve d'agglutination en tube, et tous se sont révélés positifs. Bien qu'on n'ait pas encore identifié la bactérie, il semble que Brucella sp ou une bactérie semblable à Brucella puisse être enzootique à ces espèces dans l'Arctique canadien. Il est également possible que la faible fréquence globale d'anticorps chez le phoque annelé et la distribution apparemment erratique des animaux séropositifs soient l'indice d'une infection sporadique communiquée par un autre phocidé infecté par proximité dans le milieu ou encore par un prédateur (p. ex., le renard arctique Alopex lagopus). Ou bien des épizooties se seraient produites dans les régions où l'on a trouvé des phoques séropositifs. Une situation semblable pourrait aussi se retrouver chez le morse du bassin de Foxe.


Comparative winter habitat use and associations among herbivores in the High Arctic   /   Schaefer, J.A.   Stevens, S.D.   Messier, F.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 387-391, 1 ill., 1 map
ASTIS record 39757
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We studied winter habitat use and interspecific associations among large- and medium-sized herbivores on southeastern Victoria Island, Arctic Canada, by documenting the deposition of feces in relation to vegetation. Associations between ptarmigan (Lagopus spp.), arctic hares (Lepus arcticus), caribou (Rangifer tarandus), and muskoxen (Ovibos moschatus) were assessed using the Jaccard Index (JI) and chi² at two scales, i.e., with 1 m² and 1 ha as sampling units. JI values for species pairs were greater at the larger scale, but chi² revealed significant (positive) associations only at the smaller scale and only between arctic hares and caribou and between arctic hares and ptarmigan. Comparative use of habitats was described with respect to vegetation by canonical correspondence analysis (CCA). Ptarmigan and muskoxen were most strongly correlated with lowland vegetation and caribou with upland vegetation; arctic hares were intermediate. CCA also indicated rather wide separation in the multivariate space, further suggesting distinct patterns of habitat use. The results imply that these species were segregated in their use of resources in this High Arctic environment.

On a étudié l'utilisation de l'habitat hivernal et les associations biotiques parmi les grands et moyens herbivores du sud-est de l'île Victoria située dans l'Arctique canadien, en étudiant l'emplacement des crottes par rapport à la végétation. À l'aide de l'index Jaccard (IJ) et de chi² à deux échelles (c.-à-d. en prenant 1 m² et 1 ha comme unités d'échantillonnage), on a évalué les associations entre le lagopède (Lagopus spp), le lièvre arctique (Lepus arcticus), le caribou (Rangifer tarandus) et le boeuf musqué (Ovibos moschatus). Les valeurs de IJ pour les paires d'espèces étaient plus élevées à grande échelle, mais chi² ne montrait des associations notables (positives) qu'à petite échelle et seulement entre le lièvre arctique et le caribou ainsi qu'entre le lièvre arctique et le lagopède. On a décrit l'utilisation comparative des habitats en rapport avec la végétation par analyse de correspondance canonique (ACC). Le lagopède et le boeuf musqué étaient corrélés le plus fortement avec la végétation des basses-terres et le caribou avec celle des hautes-terres; le lièvre arctique se situait au milieu. L'ACC montrait aussi une séparation relativement importante dans l'espace à plusieurs variables, ce qui laisse suggérer des modèles distincts d'utilisation de l'habitat. Les résultats indiqueraient qu'il existait pour ces espèces une ségrégation dans l'utilisation des ressources au sein de cet environnement extrême-arctique.


Eigil Greve Knuth, 1903-1996   /   Laursen, D.
Arctic, v. 49, no. 4, Dec. 1996, p. 401-403, 1 ill.
ASTIS record 39758
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... Count Eigil Knuth was born on 8 August 1903 at Klampenborg, an affluent community 10 km north of Copenhagen, the son of captain Eigil Greve Knuth and Djimphna, nee Gamel. ... Knuth was always of an uneasy mind, which was especially visible when he was younger. He graduated from one of Copenhagen's oldest, best, and most distinguished high schools (gymnasium), but instead of attending the university, he continued at a technical school for apprentices to gain admission to the building technique school of the Academy of Fine Arts, where he spent the years from 1922 to 1924. He then moved to Italy for three years to study sculpture. Back in Denmark, he spent a year at Niels Buck's Gymnastic Folk High School and graduated as a gymnastics teacher in the spring of 1932. That same summer, he participated for the first time in the excavating of old Norse ruins in West Greenland, assisting Dr. Aage Roussel from the National Museum. ... During the summer of 1934, he was excavating old Norse ruins, this time at Igaliko, again assisting Dr. Roussel and also Dr. Poul Norlund. In 1935 he was archaeologist on the Courtauld Expedition to East Greenland, during which Gunbjorns Fjeld, Greenland's highest mountain, was climbed. There Knuth was assisting Dr. Helge Larsen from the National Museum, and without doubt their discussions had an important impact on Knuth the future archaeologist. ... During the Courtauld expedition, Knuth had many talks with Ebbe Munck, in which they agreed that their generation owed the nation a Danish expedition comparable to the Danmark Ekspedition 1906-08. ... As soon as the war was over, Knuth and Munck began to organize the contemplated expedition to Peary Land. Paid for by the newly established Danish Expedition Foundation, it would be the first in a long row of Peary Land Expeditions headed by Knuth. ... [The expedition house "Bronlund Hus" was built at Bronlund Fjord and from it many sledge and hiking trips were carried out which resulted in many archaeology discoveries.] However, Knuth deserves most credit for the demonstration of his, as he called them, Independence I and Independence II cultures, two immigration waves, almost 3000 years apart, of Palaeoeskimos, who migrated from Canada over northern Greenland and down the northern part of East Greenland. Independence I is most likely a branch of the oldest Saqqaq culture, whereas Independence II may be an early phase of the Dorset culture. ... Eigil Knuth was a very complex character. He was the artist par excellence; he was the author of several books, many papers, and numerous articles. ... His descriptions of Greenland landscapes, for instance, are masterpieces in beauty of sterling value. He was a sculptor with his own characteristic style and also a draftsman and a painter. He was a philosopher but also an exact scientist. ... Knuth's Peary Land Expeditions ended in 1995, when he visited his beloved Bronlund Hus, his headquarters for so many years, for the last time. ...


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