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The old Kiavak site, Kodiak Island, Alaska, and the early Kachemak phase   /   Clark, D.W.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 211-227, ill., 1 map
ASTIS record 38945
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Excavations from 1963 on Kodiak Island, Alaska represent an early regional phase of the Kachemak tradition called "Early Kachemak" and a local phase called "Old Kiavak." Information remains insufficient to fully outline this phase of the third and fourth millennium B.P. owing to poor recovery of organic artifacts and a very sparse inventory. Comparisons with other Early Kachemak components found on Kodiak Island and elsewhere show considerable geographic variation. The Old Kiavak phase exemplifies one local phase. Radiocarbon dating indicates that occupation of the site extended back in time from approximately 2200 B.P. to 3500 B.P. No major temporal gap existed between Old Kiavak and the antecedent Ocean Bay tradition. Evidence for technological continuity from the Ocean Bay tradition to the Kachemak tradition has been found at site AFG-088 on Afognak Island of the Kodiak group. The Ocean Bay-Kachemak transition tentatively is called the Afognak phase. Radiocarbon dating indicates that this phase began slightly earlier than the Old Kiavak phase, but the two probably overlapped. The seven millennia of cultural continuity thus accorded to Kodiak Island have significant implications for the history of the northern North Pacific region and Eskimo genesis.

Des fouilles effectuées en 1963 dans l'île Kodiak en Alaska représentent une phase régionale précoce de la tradition Kachemak appelée «Kachemak précoce» et une phase locale appelée «Kiavak ancienne». En raison d'une faible récupération d'artefacts organiques et d'un très petit inventaire, on ne possède pas suffisamment d'information pour définir pleinement cette phase du troisième et du quatrième millénaire BP. Des comparaisons avec d'autres composants de la Kachemak précoce trouvés dans l'île Kodiak et ailleurs révèlent une importante variation géographique. La phase de la Kiavak ancienne est typique d'une phase locale. La datation au radiocarbone indique que l'occupation du site a duré d'environ 2200 BP à 3500 BP. Entre la tradition de la Kiavak ancienne et celle d'Ocean Bay qui l'a précédée, on n'enregistre aucun intervalle de temps significatif. Le site AFG-088, qui se trouve dans l'île Afognak du groupe Kodiak, a fourni la preuve d'une continuité technologique entre la tradition d'Ocean Bay et celle de Kachemak. On propose d'appeler la transition Ocean Bay-Kachemak la phase Afognak. La datation au radiocarbone indique que cette phase a commencé un peu plus tôt que la phase de la Kiavak ancienne, mais que très probablement les deux se chevauchent. Les sept millénaires de continuité culturelle que l'on attribue ainsi à l'île Kodiak comptent pour beaucoup dans l'histoire de la région septentrionale du Pacifique Nord et dans la genèse esquimaude.


Food availability and food hoarding behaviour by red and arctic foxes   /   Sklepkovych, B.O.   Montevecchi, W.A.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 228-234, ill.
ASTIS record 38946
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Both red and arctic foxes cache food. The present and previous studies have documented scatter hoarding (hiding single or small numbers of prey at dispersed sites) and larder hoarding (hiding many prey at or near den sites) by both species. Red foxes resident on an island with a large seabird community in Newfoundland, where food is superabundant in summer and scarce during winter, made large larder hoards over an eight-year period. Scat analyses revealed that hoarded prey were heavily utilized during winter. An arctic fox encountered on an offshore seabird island hoarded seabirds in larders. For both species, larder hoarding is associated with a superabundance of prey and appears to represent a flexible response to environmental conditions.

Le renard roux et le renard arctique font tous deux des réserves de nourriture. L'étude actuelle et des études précédentes documentent le stockage dispersé de réserves (le fait de cacher une proie unique ou quelques proies à des endroits dispersés) et le stockage en garde-manger (le fait de cacher un grand nombre de proies sur le site du terrier ou à proximité) par les deux espèces de renard. Les renards roux vivant dans une île qui possède une importante communauté d'oiseaux marins à Terre-Neuve, où il y a une abondance de nourriture en été et une pénurie en hiver, ont fait d'importantes réserves en garde-manger sur une période de huit ans. Des analyses d'excréments ont révélé que les proies stockées étaient consommées en grand nombre au cours de l'hiver. Un renard arctique rencontré dans une île en mer fréquentée par des oiseaux marins stockait ces derniers dans des garde-manger. Pour les deux espèces, le stockage en garde-manger est associé à une surabondance de proies et semble représenter une adaptation aux conditions prévalant dans le milieu ambiant.


A history of sea ice in the Canadian Arctic Archipelago based on postglacial remains of the bowhead whale (Balaena mysticetus)   /   Dyke, A.S.   Hooper, J.   Savelle, J.M.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 235-255, ill., maps
ASTIS record 38947
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The bowhead whale (Balaena mysticetus) is a planktivore of the baleen group of whales adapted to live in the loose edges of the north polar sea ice. Its annual migrations roughly track the advance and retreat of the floe edge. The distribution and radiocarbon ages of bowhead subfossils in the Canadian Arctic Archipelago show that the range of the whale has expanded and contracted abruptly several times over the last 10.5 thousand years (ka). Each expansion or contraction was followed by nearly stable conditions that persisted for millennia. These changes in the geographic range of the bowhead are defined by >400 radiocarbon dates. The paleo-ranges are the basis for reconstructing summer sea-ice minima. Using this criterion, postglacial time is divided into four intervals: (1) 10.5-8.5 ka B.P. - A large bowhead population extended in the summer all the way to retreating glacier margins and ultimately from the Beaufort Sea to Baffin Bay; meltwater-driven outflows probably cleared the inter-island channels of sea ice; this interval terminated when the present interglacial circulation pattern was established; (2) 8.5-5 ka B.P. - Bowheads were excluded from most of the archipelago because the channels failed to clear of sea ice; summer sea-ice conditions for most of this time were more severe than during historical times; (3) 5-3 ka B.P. - Bowheads reoccupied the central channels of the Arctic Islands, and their range extended beyond historical limits; and (4) 3-0 ka B.P. - Sea ice excluded whales from the central channels, as it does today. This paleoenvironmental record based on bowhead whale distributions is more complex than that revealed in the delta 18O, conductivity or the percent-melt records of the Devon and Agassiz ice cores. A reconciliation of the two data sets may indicate the following general summer climatic conditions: 10-8 ka B.P. - warm summers with maximum postglacial warmth; 8-5 ka B.P. - cool, dry summers; 5-3 ka B.P. - cool, wet summers; 3-0 ka B.P. - cold, dry summers.

La baleine boréale (Balaena mysticetus) est un planctivore du groupe des baleines à fanons adapté à la vie dans les écotones fluctuants de la banquise polaire septentrionale. Ses migrations annuelles suivent approximativement l'avance et le retrait de la zone de dislocation. La distribution et la datation au radiocarbone de subfossiles de la baleine boréale dans l'archipel canadien Arctique montrent que l'aire de la baleine s'est plusieurs fois étendue et rétrécie soudainement au cours des derniers 10,5 milliers d'années (Ka). Chaque extension ou rétrécissement a été suivi de conditions relativement stables qui ont duré plusieurs millénaires. Ces variations de l'aire géographique de la baleine boréale sont définies par la datation au radiocarbone > 400. Les paléo-aires constituent la base à partir de laquelle on reconstruit les minima de banquise estivale. En se servant de ce critère, on divise le temps postglaciaire en quatre intervalles: 1) de 10,5 à 8,5 Ka BP - En été, une vaste population de baleine boréale peuplait la mer jusqu'aux marges des glaciers en recul, et finalement de la mer de Beaufort à la baie de Baffin; des courants de décharge créés par les eaux de fonte dégageaient probablement la glace de mer des chenaux séparant les îles; cet intervalle s'est terminé quand le schéma actuel de circulation interglaciaire a pris place; 2) de 8,5 à 5 Ka BP - La baleine boréale était exclue de la plupart de l'archipel parce que les chenaux restaient bloqués par la glace de mer; durant presque tout ce temps-là, les conditions estivales en ce qui concerne la glace de mer étaient beaucoup plus extrêmes que durant la période historique; 3) de 5 à 3 Ka BP - La baleine boréale occupait de nouveau les chenaux centraux de l'archipel Arctique, et son aire s'étendait au-delà des limites historiques; et 4) de 3 à 0 Ka BP - La banquise excluait la baleine des chenaux centraux, comme c'est le cas de nos jours. Ce relevé paléoenvironnemental fondé sur la distribution de la baleine boréale est plus complexe que celui révélé par delta18O, par la conductivité ou par les relevés de pourcentage de fonte des carottes de glace de Devon et d'Agassiz. Une réconciliation des deux ensembles de données pourrait indiquer les conditions climatiques estivales générales suivantes: de 10 à 8 Ka BP - étés chauds avec chaleur postglaciaire maximale; de 8 à 5 Ka BP - étés frais et secs; de 5 à 3 Ka BP - étés frais et humides; de 3 à 0 Ka BP - étés froids et secs.


Use of and preference for traditional foods among the Belcher Island Inuit   /   Wein, E.E.   Freeman, M.M.R.   Makus, J.C.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 256-264, ill.
ASTIS record 38948
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To document the extent of use of traditional foods (marine and land mammals, birds, fish, and plants) and degree of preference for these foods in contemporary diets and culture, 102 households (98% of Inuit households) in the community of Sanikiluaq, Northwest Territories, Canada, were studied. During personal interviews, individuals estimated their frequency of use of traditional foods, systematically by season. In addition, 100 adults (from 96% of households) and 64 young people (84% of those in Grades 6-11) rated 41 foods (32 traditional and 9 market foods) for preference on a 5-point hedonic scale. According to respondents' estimates, traditional foods were used by all households, on average 1171±852 times annually. Fish and shellfish were most frequently consumed (523±490 times annually), followed by birds (254±204), sea mammals (184±161), berries (166±115), and land mammals (45±70). Preference ratings showed that most traditional foods were well-liked by both adults and young people, although adults rated 25 traditional foods higher (p<0.01) and 2 market foods lower (p<0.01) than young people did. Traditional foods remain an important part of contemporary Sanikiluaq lifestyle.

Afin de documenter l'importance de l'utilisation des aliments traditionnels (mammifères marins et terrestres, oiseaux, poissons et plantes) et le degré de préférence pour ces aliments dans les régimes alimentaires et la culture actuels, on a fait une étude auprès de 102 foyers (98 p. cent de foyers inuit) dans la collectivité de Sanikiluaq (Territoires du Nord-Ouest [Canada]). Au cours d'interviews individuelles, les personnes estimaient la fréquence de leur utilisation des aliments traditionnels, de façon systématique, sur une base saisonnière. En outre, 100 adultes (provenant de 96 p. cent des foyers) et 64 jeunes (dont 84 p. cent scolarisés de la 6e à la 11e année) ont classé 41 aliments (32 traditionnels et 9 commerciaux) selon leur préférence sur une échelle hédonique de 5 points. Selon l'évaluation des répondants, les aliments traditionnels étaient consommés par tous les foyers, sur une base annuelle moyenne de 1171 ± 852 fois. C'est le poisson et les fruits de mer qui étaient consommés le plus souvent (523 ± 490 fois par an), suivis des oiseaux (254 ± 204), des mammifères marins (184 ± 161), des baies (166 ± 115), et des mammifères terrestres (45 ± 70). Le classement par préférence révèle que les adultes comme les jeunes apprécient la majorité des aliments traditionnels, bien que les adultes donnent à 25 aliments traditionnels une cote supérieure (p < 0,01) et à 2 aliments commerciaux une cote inférieure (p < 0,01) à celles données par les jeunes. Les aliments traditionnels continuent à jouer un rôle important dans le mode de vie contemporain de Sanikiluaq.


Stratigraphy, radiocarbon dating, and culture history of Charlie Lake Cave, British Columbia   /   Driver, J.C.   Handly, M.   Fladmark, K.R.   Nelson, D.E.   Sullivan, G.M.   Preston, R.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 265-277, ill., maps
ASTIS record 38949
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Three seasons of fieldwork at Charlie Lake Cave, British Columbia, have revealed a sequence of stratified deposits that spans the Late Pleistocene and entire Holocene. Analyses of sediments, radiocarbon dates, faunal remains, and artifacts show that the site was first occupied by people at about 10,500 B.P. when local environments were more open than today. By 9500 B.P., boreal forest had moved into the area, and human use of the site was minimal until about 7000 B.P. when a brief occupation of the site probably included a human burial. Use of the site intensified after about 4500 B.P., possibly because the cave became more accessible. The site was used both as a residential base camp and as a more temporary hunting station or lookout.

Trois saisons de travaux sur le terrain à la grotte de Charlie Lake (Colombie-Britannique) ont révélé une séquence de dépôts stratifiés qui embrasse le pléistocène tardif et tout l'holocène. Des analyses de sédiments, des datations au radiocarbone, des restes fauniques et des artefacts montrent que l'occupation du site par des individus remonte à environ 10 500 BP, alors que le milieu local était plus ouvert qu'aujourd'hui. En 9500 BP, la forêt boréale avait colonisé la région et l'utilisation du site par les êtres humains a été minime jusqu'à environ 7000 BP, alors qu'une occupation brève du site a probablement inclus une inhumation. L'utilisation du site s'est intensifiée après environ 4500 BP, peut-être parce que la grotte est devenue plus accessible. Le site a été utilisé à la fois comme camp résidentiel de base et comme poste de chasse et de guet plus temporaire.


Indigenous knowledge in environmental assessment   /   Stevenson, M.G.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 278-291, ill.
ASTIS record 38950
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Increasingly, federal environmental guidelines require developers to consider the "traditional knowledge" of aboriginal people in assessing the impact of proposed projects on northern environments, economies, and societies. However, several factors have limited the contributions of traditional knowledge to environmental impact assessment (EIA) in the North, including confusion over the meaning of this term, who "owns" this knowledge, and its role in EIA. The term "indigenous knowledge," which comprises traditional and nontraditional, ecological and nonecological knowledge, is proposed as an alternative that should allow aboriginal people, and the full scope of their knowledge, to assume integral roles in EIA. Experience gained in attempting to give aboriginal people a voice and an assessment role in the diamond mine proposed by BHP Diamonds Inc. at Lac de Gras in the Northwest Territories has led to the development of a multiphased, holistic approach to involving aboriginal people and their knowledge in EIA. Because of their in-depth knowledge of the land, aboriginal people have a particularly important role to play in environmental monitoring and distinguishing project-related changes from natural changes in the environment. However, the strengths of traditional and Western scientific knowledge in EIA will not be realized until both are recognized as parts of a larger worldview that influences how people perceive and define reality.

De plus en plus, les lignes directrices environnementales du gouvernement fédéral exigent des responsables de projets de développement qu'ils tiennent compte du «savoir traditionnel» des peuples autochtones en évaluant les incidences des projets à l'étude sur les milieux, les économies et les sociétés nordiques. Toutefois, plusieurs facteurs ont limité la contribution du savoir traditionnel à l'évaluation des incidences environnementales (EIE) dans le Grand Nord, y compris l'ambiguïté entourant le sens de cette expression, la personne qui «détient» ce savoir, et son rôle dans l'EIE. On propose l'emploi de l'expression «savoir autochtone», qui englobe savoir traditionnel et non traditionnel, savoir écologique et non écologique, comme une solution qui permettrait aux peuples autochtones, ainsi qu'à toute la dimension de leur savoir, d'assumer un rôle intégral dans l'EIE. L'expérience acquise lors des efforts en vue de donner une voix et un rôle d'évaluateurs aux autochtones dans le projet d'exploitation de la mine diamantifère de BHP Diamonds Inc. à Lac de Gras (Territoires du Nord-Ouest) a conduit à une approche holistique, à facettes multiples, qui vise à faire participer les autochtones et leur savoir à l'EIE. En raison de leur connaissance approfondie de la terre, les autochtones ont un rôle particulièrement important à jouer dans le contrôle de l'environnement et la distinction entre les changements environnementaux dus aux projets et ceux dus à la nature. Toute la force du savoir traditionnel et des connaissances scientifiques occidentales ne se manifestera toutefois que lorsqu'on admettra que les deux parties participent à une vision du monde élargie qui influence la façon dont les individus définissent la réalité.


Late Quaternary environments, Denali National Park and Preserve, Alaska   /   Elias, S.A.   Short, S.K.   Waythomas, C.F.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 292-305, ill., maps
ASTIS record 38951
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Late Quaternary pollen, plant macrofossils, and insect fossils were studied from sites along three rivers in the foothills north of the Alaska Range in Denali National Park and Preserve. The aim was to carry out a reconnaissance of late Quaternary organic sediments in the region, emphasizing the mid-Wisconsin, or Boutellier interstadial interval. Samples of probable early-to mid-Boutellier age (ca. 60 000 to 40 000 B.P.) from Unit 2 at the Toklat High Bluffs site indicate open boreal woodland with dense alder shrub vegetation. Organic Unit 1 at the Foraker River Slump site indicates open taiga with shrubs of probable Boutellier age. Fossil evidence from the youngest horizon in this unit indicates graminoid tundra environments, marking the transition from interstadial to late Wisconsin glacial environments. Early Holocene samples from the Foraker exposures suggest birch shrub tundra; coniferous forest apparently became established only after 6500 B.P. Local variations in forest composition at the Foraker and Sushana sites were probably the result of disturbances, such as fire.

Les grains de pollen et les pièces macrofossiles de plantes et d'insectes, caractérisant le quaternaire tardif, ont été étudiés dans des sites localisés le long de trois rivières coulant à proximité du versant nord de l'Alaska Range, dans le parc national et la réserve Denali. Cette étude porte essentiellement sur les sédiments organiques de la région, plus particulièrement ceux caractérisant l'intervalle interstadiaire Boutellier (milieu de la période du Wisconsin). Les échantillons récoltés dans l'unité numéro deux du site Toklat High Bluffs et datant probablement du début ou du milieu de l'intervalle Boutellier (60 000 à 40 000 BP) témoignent de la présence d'une forêt boréale ouverte avec couvert arbustif dense composé essentiellement d'aulnes. Les macrorestes et le pollen de l'unité organique numéro un du site Foraker River Slump témoignent, pour leur part, de la présence d'une taïga ouverte parsemée d'arbustes. Selon toute vraisemblance, cette taïga daterait de l'intervalle Boutellier. Les macrorestes et le pollen contenus dans l'horizon le plus jeune de cette unité indiquent que le paysage était constitué d'une toundra herbacée, marquant ainsi une transition entre la végétation caractérisant l'interstade Boutellier et celle de la fin de la période wisconsinienne. Les échantillons datant du début de la période holocène du site Foraker suggèrent la présence d'une toundra arbustive composée surtout de bouleaux. La forêt coniférienne ne se serait établie qu'après 6500 BP. Les différences observées au niveau de la composition forestière des sites Foraker et Sushana résultent probablement de l'impact de perturbations, tel le feu.


Breeding season irruptions of Rough-legged Hawks (Buteo lagopus) on insular Newfoundland   /   Whitaker, D.M.   Montevecchi, W.A.   Gosse, J.W.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 306-310, ill., 1 map
ASTIS record 38952
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Rough-legged hawks (Buteo lagopus Pontoppidan), a species typically associated with more northerly regions, occurred in unusually high numbers on insular Newfoundland in the summers of 1988 and 1993, and some pairs nested in noncoastal areas on the island in 1993. We suggest that the island is an alternative breeding ground for the species during years of low prey abundance on the Labrador Peninsula. Our observations concur with hypotheses that rough-legged hawks nomadically search for nesting territories and exploit areas near the limits of their breeding range during such years. Forest clear-cuts were used for foraging by pairs nesting in interior Newfoundland during 1993, which suggests that forest harvesting may have opened new alternative habitats for rough-legged hawks.

Un nombre inhabituellement élevé de buses pattues (Buteo lagopus Pontoppidan), une espèce typiquement associée aux régions nordiques, a été observé sur l'île de Terre-Neuve durant les étés de 1988 et 1993, et quelques couples y ont niché dans les régions non côtières en 1993. Ces observations suggèrent que l'île est une aire de nidification alternative pour l'espèce pendant les années où les proies se font rares sur la péninsule du Labrador. Nos observations concourent à l'hypothèse voulant que les buses pattues utilisent différents territoires de nidification et exploitent les régions à proximité des limites de leur aire de nidification pendant les années où les proies se font rares. Les couples nichant dans les régions non côtières de Terre-Neuve en 1993 se sont régulièrement alimentés dans les coupes à blanc, ce qui suggère que l'exploitation forestière pourrait avoir offert de nouveaux habitats alternatifs pour les buses pattues.


Richard Guy Condon (1952-1995)   /   Wenzel, G.W.
Arctic, v. 49, no. 3, Sept. 1996, p. 319-320, ill.
ASTIS record 38953
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On 7 September 1995, Rick Condon disappeared and is presumed to have drowned while conducting fieldwork in Chukotka. He, three colleagues, and five Siberian Yup'ik Eskimos from Sireniki were lost while traveling by small skin boat along the Bering Strait coast, between Sireniki and Provideniya in the Russian Far East. ... True to arctic tradition, he had broad interests in northern peoples. His principal focus was Inuit adolescent development under conditions of modernity, but he also contributed to our knowledge of Inuit economy and ethnohistory, the impact of television and the media on Canadian Inuit, and historic arctic photography. His research on Inuit adolescence resulted in over two dozen articles and two books, .... A third book, ... had just gone to press at the time of his death. ... We will remember Rick as a dedicated scholar-teacher and an excellent campmate, as adept with his banjo as he was with his laptop computer. Professional in every way, he was a major resource to colleagues and Inuit alike, a research referee who always encouraged new ideas and younger scholars, and a promoter of multidisciplinary northern sciences. At the time of his death, he was writing the first "real" northern mystery novel, a task to which he enjoyed devoting time while visiting Holman. Besides being an exceptional scholar, Rick was a humanist who was an active supporter of Amnesty International and a parent who saw to it that all his family enjoyed northern community ties. Rick worked closely with Pam [his wife] in Holman on several projects of their mutual interest, and he also took both his daughters to Holman on several occasions, where they were easily adopted into the community. ... Rick was himself a scholar in "the best part of life," who built his life and career on compassion, hard work, insight, and dedication. ...


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