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Development of West Greenlandic markets for country foods since the 18th century   /   Marquardt, O.   Caulfield, R.A.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 107-119, 1 map
ASTIS record 38297
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Local markets for country foods have a history in West Greenland dating back to the early 18th century. After Danish colonization in 1721, Greenlanders gradually began selling these foods (West Greenlandic: kalaalimerngit), which included seal, whale, caribou, fish, and birds - first to the Danes and later to other Greenlandic Inuit. This trade was a significant transformation of pre-contact Inuit exchange practices. In the 18th and early 19th centuries, the trade was largely between Greenlandic hunters and Danes employed by the colonial trade or by the church. Later in the 19th century, these institutions employed increasing numbers of indigenous Greenlanders. Economic specialization gradually became more pronounced within Greenlandic society, and cash became more prominent in local economies. Greenlandic hunters increasingly sold country foods to other Greenlanders earning wages. These practices continue today, with hunters regularly selling country foods in many towns at the local kalaalimineerniarfik (literally, "place where Greenlandic foods are sold"), to institutions such as schools or senior citizens' homes and in large stores. Today, Greenland's Home Rule government is promoting local country food markets as one strategy for sustainable development. The goals are to promote the use of nutritious and culturally valued foods on a sustainable basis and to provide economic opportunities for local hunters, particularly in outlying settlements. The history of Greenland's system for marketing country foods highlights some issues that may influence the contribution of country foods to sustainable community development in the Arctic.

L'existence d'un marché régional des denrées tirées de la nature dans le Groenland occidental est attesté depuis le début du XVIIIe siècle. Après la colonisation danoise en 1721, les Groenlandais ont commencé à vendre graduellement ces produits alimentaires (kalaalimerngit, en Groenlandais occidental) - qui incluent phoque, baleine, renne, poisson et oiseaux - d'abord aux Danois, puis à d'autres Inuit du Groenland. Ce commerce marquait un changement important dans les pratiques d'échange préeuropéennes des Inuit. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le commerce avait cours surtout entre chasseurs groenlandais et Danois travaillant pour l'église ou le commerce avec les colonies. Au cours du XIXe siècle, ces institutions employèrent un nombre croissant d'autochtones groenlandais. La spécialisation économique devint graduellement plus prononcée au sein de la société groenlandaise, et l'argent plus dominant dans l'économie régionale. Les chasseurs groenlandais vendirent de plus en plus de denrées tirées de la nature à d'autres Groenlandais qui gagnaient un salaire. Ces pratiques continuent aujourd'hui, les chasseurs vendant régulièrement ces denrées dans de nombreuses agglomérations, au kalaalimineerniarfik (littéralement «place où est vendue la nourriture groenlandaise»), à des institutions comme écoles ou foyers pour personnes âgées, et dans des magasins plus grands. Aujourd'hui, le gouvernement autonome du Groenland favorise l'existence des marchés où sont vendues ces denrées locales tirées de la nature, comme une des stratégies de développement durable. Les buts sont de promouvoir l'utilisation, sur une base durable, d'aliments nutritifs et valorisés au plan culturel, ainsi que d'offrir aux chasseurs locaux des ouvertures économiques, en particulier dans les habitats éloignés. L'histoire du système groenlandais de mise en marché des denrées tirées de la nature souligne certains des enjeux qui peuvent influencer la contribution de ces denrées au développement durable des collectivités dans l'Arctique.


Distribution and population status of Bald Eagles (Haliaeetus leucocephalus) in interior Alaska   /   Ritchie, R.J.   Ambrose, S.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 120-128, ill., 2 maps
ASTIS record 38298
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We summarize information available on natural history, numbers, distribution, and status of bald eagles (Haliaeetus leucocephalus) in six regions of interior Alaska: Upper Yukon, Lower Yukon, Tanana, Kuskokwim, Susitna, and Upper Copper. We identified 347 nesting territories using information from local researchers, a raptor nest atlas, unpublished raptor survey reports, and our own surveys. Nearly 85% of these territories were from the Copper, Susitna, and Tanana drainages. Extrapolating from the number of known nests and approximate survey coverage per drainage, we estimate that 525 to 725 pairs of bald eagles nest in interior Alaska. Observations also suggest that this population has increased substantially since the middle fo this century and that numbers in some areas continue to increase. Reasons for these increases may include (1) improving health of individuals in this population; (2) reduced persecution in Alaska and in wintering areas outside the state; (3) immigration into interior Alaska from rebounding or expanding populations elsewhere; and (4) changing environmental conditions (e.g., warmer temperatures). Banding and migration data suggest that part of the population that nests north of the Alaska Range may winter in areas different from those used by populations that nest south of the Alaska Range. No environmental contaminants measured in eggs occurred at concentrations known to result in sublethal or lethal effects, and most organochlorine pesticide and mercury concentrations were an order of magnitude lower than concentrations in bald eagle eggs elsewhere in the United States.

On fait la synthèse de l'information disponible sur l'histoire naturelle, l'inventaire, la distribution et le statut du pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) dans six régions de l'intérieur de l'Alaska: le Haut-Yukon, le Bas-Yukon, la Tanana, la Kuskokwim, la Copper supérieure et la Susitna. En utilisant l'information obtenue auprès de chercheurs locaux, un atlas sur les nids de rapaces, des rapports d'enquêtes non publiés sur les rapaces et nos propres enquêtes, on a identifié 347 territoires de nidification. Près de 85 p. cent de ces territoires se trouvaient dans les bassins de la Copper, de la Susitna et de la Tanana. En extrapolant à partir du nombre de nids connus et de la superficie approximative d'enquête pour chaque bassin hydrographique, on pense que de 525 à 725 paires de pygargues à tête blanche nichent dans l'intérieur de l'Alaska. Des observations suggèrent également que cette population a augmenté considérablement depuis le milieu du siècle et que les nombres continuent d'augmenter dans certaines régions. Plusieurs raisons expliquent ces augmentations, parmi lesquelles 1) une amélioration de la santé des individus dans cette population; 2) une persécution moindre en Alaska et dans les gîtes d'hivernage en dehors de l'État; 3) une immigration vers l'intérieur de l'Alaska de populations en train de reprendre le dessus ou de se développer; et 4) une évolution des conditions environnementales (réchauffement de la température p. ex.). Les données de baguage et de migration suggèrent qu'une partie de la population nichant au nord de la chaîne de l'Alaska hiverne peut-être dans d'autres régions que celles utilisées par les populations nichant au sud de cette chaîne. Aucun contaminant environnemental mesuré dans les oeufs n'était présent à une concentration connue pour des effets sublétaux ou létaux, et la plupart des concentrations de pesticides organochlorés et de mercure étaient un ordre de grandeur plus basses que les concentrations présentes dans les oeufs du pygargue à tête blanche ailleurs aux États-Unis.


Productivity of loessal grasslands in the Kluane Lake region, Yukon Territory, and the Beringian "Production Paradox"   /   Laxton, N.F.   Burn, C.R.   Smith, C.A.S.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 129-140, ill., maps
ASTIS record 38299
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The Beringian "Production Paradox" is posed by abundant evidence that large ungulates populated unglaciated portions of northwestern North America and adjacent northeast Asia during the late Pleistocene, while botanical data from the same period suggest a poorly productive tundra environment. It is not clear how the large animals sustained themselves, but portions of Beringia, locally in receipt of loess, may have harbored sufficient forage-producing plants to nourish these animals. Loessal soils in the region today are warm and dry in summer, and are often used as rangelands. The loessal hypothesis was examined on grasslands in the Kluane Lake area, southwest Yukon Territory, at sites which have recently received loess blown from the Slims River delta. The biomass and species diversity of grasslands around the lake increase with the quantity of silt in the soil. Likewise, soil fertility indices, including total nitrogen, available nitrogen (NH4), and total carbon, increase with silt content, particularly at sites where the soil surface has been stable for some time, and a "humified" loess (Ahk) horizon has developed. These results support the hypothesis that sites in receipt of loess may have played a significant role in the vegetative productivity of the Beringian ecosystem.

Le paradoxe de production Béringien signale que de nombreux indices témoignent de la présence de larges ongulés dans des régions non-glaciées du nord-ouest de l'Amérique du Nord et du nord-est de l'Asie adjacente durant le Pléistocène supérieur, alors que des données botaniques datant de la même époque suggèrent l'existence d'une toundra peu productive. Comment d'aussi larges animaux ont pu subvenir à leurs besoins n'est pas absolument clair mais certaines portions de la Béringie recevant des apports en loess ont pu récéler suffisamment de plantes fourragères pour les nourrir. Aujourd'hui, les sols loessiques de la région sont chauds et secs durant l'été et sont souvent utilisés comme pâturages. L'hypothèse loessique est examinée pour les prairies des environs du lac Kluane, en particulier dans les sites où des loess provenant du delta de la rivière Slims se sont récemment accumulés. La biomasse et la diversité des espèces dans les prairies avoisinant le lac accroissent avec la quantité de silt contenue dans le sol. De même, les indices de fertilité du sol, incluant l'azote total, l'azote libre (NH4) et le carbone total accroissent avec le contenu en silt, particulièrement dans les sites où la surface est demeurée stable durant un certain temps et où un horizon loessique humifié (Ahk) s'est developpé. Ces résultats confirment l'hypothèse que les sites ayant eu des apports en loess ont pu jouer un rôle significatif dans la productivité végétale de l'écosystème Béringien.


Plant communities of archaeological sites, abandoned dwellings, and trampled tundra in the eastern Canadian Arctic : a multivariate analysis   /   Forbes, B.C.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 141-154, ill., 1 map
ASTIS record 38300
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Arctic terrestrial ecosystems subjected to anthropogenic disturbance return to their original state only slowly, if at all. Investigations of abandoned settlements on three islands in the eastern Canadian Arctic Archipelago have detected striking similarities among contemporary and ancient human settlements with regard to their effects on tundra vegetation and soils. Ordination procedures using 240 quadrats showed the plant assemblages of Thule (ca. 800 B.P.) winter dwellings on northern Devon and southern Cornwallis Islands to be floristically similar to pedestrian-trampled meadows on northeast Baffin Island last used ca. 1969. Comparisons from the literature made with other North American sites in the Low Arctic reveal similar findings. The implication is that the depauperate flora of the Arctic has a limited number of species able to respond to disturbance, and that anthropogenically disturbed patches may be extremely persistent.

Les écosystèmes terrestres arctiques soumis à une perturbation anthropique ne retournent que lentement - lorsqu'ils le font - à leur état initial. Des études faites sur des établissements abandonnés dans trois îles de l'archipel Arctique canadien oriental ont permis de constater des ressemblances frappantes entre les établissements humains contemporains et anciens en ce qui concerne leurs effets sur la végétation et les sols de la toundra. Les procédures d'ordination portant sur 240 quadrats ont montré que les communautés végétales des habitations d'hiver de Thulé (v. 800 BP) situées dans le nord de l'île Devon et le sud de l'île Cornwallis, sont similaires au plan de la flore aux prairies piétinées par l'homme v. 1969 dans le nord-est de la terre de Baffin. Des comparaisons établies à partir de documentation réalisée sur d'autres sites nord-américains dans le Bas-Arctique révèlent des constatations similaires. L'implication est que la flore souffreteuse de l'Arctique possède un nombre limité d'espèces capables de réagir aux perturbations, et que les endroits perturbés anthropiquement pourraient demeurer tels quels très longtemps.


Colonialism and language in Canada's North : a Yukon case study   /   Smyth, S.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 155-161
ASTIS record 38301
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The relationship between the federal and territorial governments in Canada has been described as colonial because important decisions affecting the territories can be, and have been, imposed upon them by the federal government. In the 1980s, the federal government utilized its power to unilaterally impose constitutional changes which were perceived by Northerners as being contrary to their interests. This Yukon case study exemplifies that colonial relationship in the context of language rights.

On a décrit la relation entre les gouvernements fédéral et territoriaux au Canada comme coloniale parce que les décisions importantes affectant les territoires peuvent être - et ont été - imposées à ces derniers par le gouvernement fédéral. Au cours des années 1980, le gouvernement fédéral a utilisé son pouvoir pour imposer de façon unilatérale des changements constitutionnels qui ont été perçus par les habitants du Grand Nord comme contraires à leurs intérêts. Cette étude de cas au Yukon illustre cette relation coloniale dans le contexte des droits linguistiques.


Otolith microstructure in young-of-the year Dolly Varden, Salvelinus malma, from American and Asian populations : resolution of comparative life history characteristics   /   Radtke, R.L.   Fey, D.P.   DeCicco, A.F.   Montgomery, A.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 162-169, ill., 1 map
ASTIS record 38302
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Sigittal otoliths from young-of-the-year Dolly Varden, Salvelinus malma, captured from Cripple River, Alaska and Cha'atam River, Russia were prepared and observed with transmitted light microscopy. Distinct microstructure in samples from both locations indicated daily growth increments, hatching checks and first feeding checks that confirm literature findings in other salmonids. We used increment counts to estimate the ages of individual juveniles and calculated hatch dates and times of first feeding from those ages. Increments deposited before the first feeding mark were significantly smaller then those formed after this mark. Alaskan and Russian fish showed a significant difference in hatching times and the period of first feeding. Summer growth rates of the Russian population, calculated from length-at-the-age data, were faster (0.356 mm/day) than those of the Alaskan population (0.301 mm/day). However, when the average growth rate was calcualted with the formula GR=(Lcapture-Lhatching)/age, the values were higher for the Alaskan population (0.25 mm/day) than for the Russian population (0.20 mm/day). When otolith radius-fish size relationships were estimated, Alaskan otoliths were found to be larger for the same size fish, because wider increments were deposited in fish from Alaska. Increment width also was related to time of the year: wider increments were deposited during the warmer months. Otolith microstructure provided insights into the early life history of young-of-the-year Dolly Varden from American and Asian populations.

Des sagittas provenant de Dolly Varden (Salvelinus malma) de l'année capturées dans la Cripple en Alaska et dans la Cha'atam en Russie ont été préparées et étudiées au microscope pour examen par transmission. Une microstructure distincte dans les échantillons provenant des deux sites révélait une croissance quotidienne, des repères de l'éclosion et des repères de la première phase alimentaire, qui confirment les résultats consignés dans la documentation sur d'autres salmonidés. On s'est servi du comptage des unités d'accroissement pour estimer l'âge des individus juvéniles et on a calculé la date d'éclosion et la date de la première phase alimentaire à partir de cet âge. Les unités d'accroissement formées avant le repère signalant le début de la phase alimentaire étaient nettement moindres que celles qui se sont formées après ce repère. Les poissons d'Alaska et ceux de Russie montraient une nette différence dans leurs dates d'éclosion et dans celles signalant le début de la phase alimentaire. Les taux de croissance estivaux de la population russe, calculés à partir des données sur la longueur à un âge précis, étaient plus rapides (0,356 mm/jour) que ceux de la population alaskienne (0,301 mm/jour). Cependant, quand on calculait le taux moyen de croissance à l'aide de la formule TC = (Lcapture - Léclosion)/âge, les valeurs étaient supérieures pour la population alaskienne (0,25 mm/jour) que pour la population russe (0,20 mm/jour). Lorsqu'on a estimé la relation entre le rayon de l'otolithe et la grosseur du poisson, on a trouvé que les otolithes alaskiennes étaient plus grosses pour la même taille de poisson, parce que les unités d'accroissement chez les poissons alaskiens étaient plus grandes. La taille des unités d'accroissement était aussi reliée à la période de l'année, le plus fort de l'augmentation ayant lieu durant les mois chauds. La microstructure des otolithes a permis de mieux comprendre la première étape de la vie de la Dolly Varden de l'année, venant de populations américaine et asiatique.


Summer solar radiation in the Canadian High Arctic   /   Woo, M.-K.   Young, K.L.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 170-180, ill., maps
ASTIS record 38303
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The limited number of weather stations in the Canadian Arctic Islands has prevented the mapping of incoming shortwave radiation. A cloud layer model, using cloud observations reported by summer field camps supported by the Polar Continental Shelf Project, allows the computation of solar radiation for these widely scattered arctic sites. The calculated values were combined with the measured data from the weather stations to examine the temporal and spatial variations of summer radiation. For the years studied (1974-93), incoming shortwave radiation was the highest in June and declined afterwards. On a local scale, coastal low clouds that are prevalent during the open-water periods reduce the solar radiation receipt, but local variability is unlikely to mask the regional trends. At a regional level, most field camps are highly correlated with their closest weather stations. The short-term field camp data were adjusted with the long-term means of the weather stations to map the distribution of solar radiation for the months of June to August. Throughout these months, the northern Queen Elizabeth Islands, have relatively high radiation, which decreases towards the western sector. Both seasonal and spatial variations of solar radiation may be related to the distribution of clouds.

En raison du nombre limité de stations météorologiques dans l'archipel Arctique canadien, on n'a pas pu établir une cartographie de la radiation incidente à ondes courtes. Le modèle d'une couche de nuages, réalisé à partir d'observations nuageuses rapportées par des études estivales sur le terrain effectuées dans le cadre de l'Étude du plateau continental polaire, permet de calculer le montant de radiation solaire pour ces sites de l'Arctique dispersés sur un vaste territoire. Les valeurs calculées ont été combinées aux valeurs mesurées dans les stations météorologiques afin d'examiner les variations temporelles et spatiales de la radiation estivale. Pour les années de l'étude (1974-93), la radiation incidente à ondes courtes était la plus forte en juin et déclinait ensuite. À échelle locale, les nuages bas le long de la côte qui sont présents en abondance durant les périodes d'eau libre réduisent la réception de radiation solaire, mais la variabilité locale ne masque probablement pas les tendances régionales. À échelle régionale, la plupart des camps sur le terrain ont une forte corrélation avec les stations météorologiques les plus proches. Les données à court terme obtenues sur le terrain durant l'été ont été ajustées avec les moyennes à long terme des stations météorologiques pour établir la cartographie de la radiation solaire pour les mois de juin à août. Durant ces mois, la partie septentrionale des îles de la Reine-Élisabeth a une radiation relativement élevée, qui décroît lorsqu'on s'éloigne vers l'ouest. Les variations saisonnières comme spatiales de la radiation solaire peuvent être reliées à la distribution des nuages.


Quantitative studies of arctic cod (Boreogadus saida) schools : important energy stores in the arctic food web   /   Crawford, R.E.   Jorgenson, J.K.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 181-193, ill., maps
ASTIS record 38304
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Aggregations of Arctic cod (Boreogadus saida) in Allen Bay, on the southern coast of Cornwallis Island, Lancaster Sound were studied with fishery acoustics techniques in 1989 and 1990. Nonschooling fish were also examined in several Cornwallis and Devon Island bays. Although acoustic signal shading within the schools minimized abundance estimates (error may exceed 50%), measurements in 1989 indicated that two aggregations of adult Arctic cod together comprised at least 900 million individuals. Combined surface area of these two schools was 59 hectares, and total biomass was 30 715 tonnes (520 t/ha). Mean density in one school was 91 fish/m³. In the other it was 307 fish/m³, each fish occupying a space equivalent to about one body length cubed. A smaller school studied in the same location a year later had a mean density of 72 fish/m³. Mean length of net-captured fish from that school was 18.7 cm (TL), and mean weight was 44.5 g. School surface area was about 4.6 hectares, and it contained an estimated 2835 t of biomass (616 t/ha). Given that significant concentrations of biomass occurred in this small portion of the Lancaster Sound region, we concluded that, in theory, sufficient biomass was sequestered in fish schools within the region to support energy flows through the food web. Acoustic measurements indicated that fish at a school edge were larger (target strength [TS] = -44.7 dB, equivalent size = 19.3 cm) than nonschooling fish elsewhere (TS = -53.4 dB, equivalent size = 8.4 cm). Zooplankton abundance near a school was markedly reduced. Near Cornwallis Island, where water temperatures throughout the water column were >-1.3 C, fish were scattered from surface to bottom. But near Devon Island, fish were common only in warmer surface waters (>2.0 C) above a marked thermocline at about 35 m, but not deeper, where water temperature was -1.5 C.

En 1989 et 1990, on s'est servi de techniques acoustiques utilisées dans l'industrie de la pêche pour étudier des concentrations de morue arctique (Boreogadus saida) dans Allen Bay, sur la côte méridionale de l'île Cornwallis (détroit de Lancaster). On a également étudié des poissons non rassemblés en bancs dans plusieurs baies des îles Cornwallis et Devon. Bien que l'ombre acoustique due aux bancs ait réduit les estimations de l'abondance (la marge d'erreur peut dépasser 50 p. cent), les mesures de 1989 montraient que deux concentrations de morue arctique adulte totalisaient au moins 900 millions d'individus. La superficie combinée de ces deux bancs était de 59 hectares et leur biomasse totale d'environ 30 000 tonnes (520 t/ha). La densité moyenne dans un banc était de 91 poissons/m³. Dans l'autre, elle était de 307 poissons/m³, chaque individu occupant un volume équivalent à un cube dont l'arête mesure environ la longueur de son corps. Un plus petit banc étudié au même endroit un an plus tard avait une densité moyenne de 72 poissons/m³. La longueur moyenne des individus capturés au filet dans ce banc était de 18,7 cm (longueur totale), et le poids moyen était de 44,5 g. La superficie occupée par le banc était d'environ 4,6 hectares, et elle contenait une biomasse approximative de 2835 tonnes (616 t/ha). Vu que d'importantes concentrations de biomasse existent dans ce secteur restreint de la zone du détroit de Lancaster, on conclut qu'en théorie il y avait, dans la région, suffisamment de biomasse fixée dans les bancs de poissons pour soutenir des transferts d'énergie dans le réseau trophique. Les mesures acoustiques indiquaient que les poissons situés à la périphérie du banc étaient plus gros (intensité de cible [IC] = 44,7 dB, taille équivalente = 19,3 cm) que les poissons non rassemblés en bancs ailleurs (IC = 53,4 dB, taille équivalente = 8,4 cm). L'abondance du zooplancton près d'un banc était nettement réduite. Près de l'île Cornwallis, où la température de l'eau dans toute la colonne d'eau était > -1,3 °C, les poissons étaient répartis de la surface au fond. Mais près de l'île Devon, les poissons étaient abondants seulement dans les eaux de surface plus chaudes (> 2,0 °C) au-dessus d'un thermocline établi à environ 35 m, mais pas plus, où la température de l'eau était de -1,5 °C.


Revegetation of an airstrip and dirt roads in central East Greenland   /   Schwarzenbach, F.H.
Arctic, v. 49, no. 2, June 1996, p. 194-199, ill., 1 map
ASTIS record 38305
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Revegetation of an airstrip and associated dirt roads on Pingo Pass, central East Greenland (71 48 N, 24 15 W), was studied in 1991, 34 years after their construction and abandonment. Sixty-two of the 103 species occurring on the Pass were found on the study sites. This relatively fast rate of recolonization might be partially explained by the fact that the ecological conditions of the surrounding area with windswept and rather stony terraces are similar to the dry and compressed soil on the airstrip and on the dirt roads. Therefore, the species of the dry barren grounds and of the dry heath could reach the airstrip easily and start the process of recolonization as pioneer plants. For most species, two phases of colonization can be recognized: the initial establishment of pioneer individuals followed by the establishment around them of their progeny.

En 1991, on a étudié la régénération de la végétation d'une piste d'atterrissage et de deux chemins de terre connexes au col Pingo - centre du Groenland oriental (71° 48' de latit. N., 24° 15' de longit. O.) -, 34 ans après leur construction et leur abandon. On y a trouvé 62 des 103 espèces présentes au col. Cette reconstitution relativement rapide peut être en partie expliquée par le fait que les conditions écologiques de la région avoisinant le site (terrasses plutôt pierreuses balayées par le vent), sont semblables à celles du sol sec et comprimé de la piste d'atterrissage et des chemins de terre. Les espèces de la toundra claire et de la lande aride pouvaient donc atteindre facilement la piste et commencer le processus de reconstitution en tant que plantes pionnières. Pour la majorité des espèces, on peut distinguer deux phases de reconstitution: l'implantation initiale d'individus pionniers, puis l'établissement, dans le périmètre immédiat, de leurs descendants.


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