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Blood protein residues on lithic artifacts from two archaeological sites in the De Long Mountains, northwestern Alaska   /   Gerlach, S.C.   Newman, M.   Knell, E.J.   Hall, E.S.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 1-10, ill., maps
ASTIS record 38330
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Immunological analysis of blood residues was performed on 25 lithic artifacts from two archaeological sites (DEL-166 and DEL-168) in the De Long Mountains of northwestern Alaska. Blood residues occur on five artifact types: retouched flakes; end scrapers; flake burins; bifaces; and wedge-shaped microblade cores. Fourteen (56%) of the 25 analyzed artifacts react positively to six animal antisera and to human blood. Besides human blood, identified residues include the blood of sturgeon (Acipenseridae), deer (Cervidae), rabbit (Leporidae), bear (Ursus), "cat" (Felidae) and "mouse" (Rodentia). Although the application of blood residue analysis to archaeological problems is a relatively new application of an old forensic method, it may provide useful information about artifact function and animal procurement from sites where faunal remains are not preserved.

On a procédé à une analyse immunologique de résidus sanguins sur 25 artefacts lithiques provenant de deux sites archéologiques (DEL-166 et DEL-168) dans les monts De Long du nord-ouest de l'Alaska. On a trouvé des résidus sanguins sur cinq types d'artefacts: éclats retouchés; grattoirs sur lame; burins faits d'éclats; bifaces; et nucléus microlames cunéiformes. Quatorze (56 p. cent) des 25 artefacts analysés ont réagi positivement à six antisérums de provenance animale et à du sang humain. Outre le sang de provenance humaine, les résidus identifiés comprennent le sang d'esturgeon (Acipenseridae), de chevreuil (Cervidae), de lapin (Leporidae), d'ours (Ursus), de «chat» (Felidae) et de «souris» (Rodentia). Bien que l'application de l'analyse de résidus sanguins à des questions d'ordre archéologique soit une application relativement nouvelle d'une ancienne méthode médico-légale, elle peut fournir des renseignements utiles sur la fonction de l'artefact et sur l'approvisionnement en animaux dans les cas de sites où les vestiges de la faune n'ont pas été conservés.


Use of Landsat TM imagery in determining important shorebird habitat in the outer Mackenzie Delta, Northwest Territories   /   Gratto-Trevor, C.L.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 11-22, ill., 1 map
ASTIS record 38331
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Landsat Thematic Mapper (TM) imagery was examined to determine important habitats for shorebirds in the outer Mackenzie Delta, Northwest Territories. In June and July 1991 and 1992, 89 ground plots (200 X 200 m) in different habitats were censused for breeding shorebirds. Habitat type in ground plots was determined by observation and compared to the type identified at the site by an unsupervised Landsat classification technique. The most common species of shorebirds breeding in the area were red-necked phalaropes (Phalaropus lobatus) and common snipe (Gallinago gallinago), followed by semipalmated sandpipers (Calidris pusilla), stilt sandpipers (C. himantopus), pectoral sandpipers (C. melanotos), whimbrel (Numenius phaeopus), Hudsonian godwits (Limosa haemastica), lesser golden plovers (Pluvialis dominica), and semipalmated plovers (Charadrius semipalmatus). Long-billed dowitchers (Limnodromus scolopaceus) were rarely seen. Most species were concentrated in areas of low-centre polygons, sedge, and "low terrain" upland tundra (damp and tussocky). However, snipe were most common in dense willow habitat, and semipalmated plovers were found breeding only on sparsely vegetated gravel. Average density of breeding shorebirds in low-centre polygon or "pure" sedge habitat was 82 pairs per km² in 1991 (SD=73.8), and 49 in 1992 (SD=49.5). Although the Landsat TM imagery analysis used here correctly identified habitat types near the original, intensively surveyed ("ground-truthed") area, it often misidentified habitats at some sites 10 to 30 km away, probably because of irregular flooding and subtle year-to-year differences in water levels in the active outer delta, and edge habitats too narrow to be distinguished by the satellite imagery. However, the technique can identify potential shorebird habitat roughly, and at least eliminate obviously unsuitable areas in large regions of the Arctic.

On a examiné des images prises avec le capteur TM Landsat, afin de déterminer quels sont les habitats importants pour les oiseaux de rivage dans le delta aval du Mackenzie (Territoires du Nord-Ouest). En juin et en juillet 1991 et 1992, on a étudié 89 parcelles de terrain (de 200 m sur 200) dans différents habitats pour y recenser les oiseaux de rivage en train d'y nicher. On a déterminé le type d'habitat des parcelles de terrain par examen visuel et on l'a comparé à celui identifié pour chaque parcelle par une technique de classification non dirigée au Landsat. Les espèces les plus courantes d'oiseaux de rivage en train de nicher dans la région étaient le phalarope hyperboréen (Phalaropus lobatus) et la bécassine des marais (Gallinago gallinago), suivies du bécasseau semipalmé (Calidris pusilla), du bécasseau à échasses (C. himantopus), du bécasseau à poitrine cendrée (C. melanotos), du courlis corlieu (Numenius phaeopus), de la barge hudsonienne (Limosa haemastica), du pluvier doré d'Amérique (Pluvialis dominica), et du pluvier semipalmé (Charadrius semipalmatus). Le bécasseau à long bec (Limnodromus scolopaceus) n'a été observé que de rares fois. La plupart des espèces étaient concentrées dans des zones de polygones concaves, de carex et dans la partie basse de la toundra de hautes-terres (humide et parsemée de buttes). Cependant, la bécassine des marais était plus commune dans un habitat de saules dense, et le pluvier semipalmé ne nichait que sur du gravier, où la végétation était éparse. Dans l'habitat de polygones concaves ou de carex «pur», la densité d'oiseaux de rivage nicheurs était en moyenne de 82 paires par km² en 1991 (écart-type = 73,8) et de 49 en 1992 (écart-type = 49,5). Bien que l'analyse des images prises avec le capteur TM Landsat que l'on a utilisée identifie les types d'habitats proches de la zone originale, qui ont été validés sur le terrain, elle donne souvent une fausse identification des habitats situés sur certains sites qui s'en éloignent de 10 à 30 km, en raison surtout d'inondations irrégulières et de légères variations d'une année à l'autre du niveau de l'eau dans le delta aval actif, et dans des habitats en lisière trop étroits pour être distingués dans l'imagerie par satellite. Cette technique permet d'identifier en gros l'habitat potentiel des oiseaux de rivage, et d'éliminer des zones qui, de toute évidence, ne conviennent pas dans de vastes régions de l'Arctique.


Effects of petroleum development on terrain preferences of calving caribou   /   Nellemann, C.   Cameron, R.D.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 23-28, ill., maps
ASTIS record 38332
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We investigated terrain preferences of caribou (Rangifer tarandus granti) in an oilfield region near Prudhoe Bay, Alaska. Under disturbance-free conditions, the distribution of calving caribou determined by aerial transect surveys was correlated with indices of terrain ruggedness based on map contours. Caribou preferred quadrats dominated by fine-textured rugged terrain, particularly when present in large clusters, and avoided quadrats with flatter terrain. Displacement of maternal females from a zone within 4 km of roads and production-related facilities reduced use of rugged terrain types in that zone by 52%; the remaining preferred terrain was scattered and less accessible. This reduction was accompanied by a 43% increase in caribou use of rugged terrain 4-10 km from surface development. Given that terrain ruggedness is positively correlated with forage quality and biomass availability, combined underuse and overuse of these important habitats may compromise summer nutrition of lactating female caribou, thereby depressing body condition and, hence, subsequent reproductive success.

On a étudié les préférences de terrain du caribou (Rangifer tarandus granti) dans une région pétrolifère près de Prudhoe Bay en Alaska. En l'absence de perturbations, la distribution du caribou gravide déterminée par des relevés aériens de transects était corrélée avec les indices d'inégalité du terrain établi d'après des courbes de niveau. Le caribou préférait des quadrats dominés par un terrain légèrement accidenté, surtout lorsque les quadrats formaient de grands groupes, et il évitait ceux où le terrain était plus plat. Le déplacement des femelles gravides hors de la zone située à moins de 4 km de routes et d'installations reliées à la production du pétrole a réduit de 52 p. cent l'utilisation de types de terrain accidenté dans cette zone; le reste du terrain privilégié était éparpillé et moins accessible. Cette réduction s'accompagnait d'une augmentation de 43 p. cent de l'utilisation par le caribou de terrain accidenté situé de 4 à 10 km de l'exploitation en surface. Vu que l'inégalité du terrain est corrélée de façon positive à la qualité de l'herbe et à la biomasse disponible, une sous-utilisation combinée à une sur-utilisation de ces habitats primordiaux peut compromettre la nutrition estivale de la femelle caribou en train d'allaiter, affectant ainsi de façon négative son état de santé et par conséquent ses chances de reproduction.


Marine Mollusca from Expedition Fiord, western Axel Heiberg Island, Northwest Territories, Canada   /   Aitken, A.E.   Gilbert, R.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 29-43, ill., maps
ASTIS record 38333
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Marine molluscs, including bivalves, gastropods and scaphopods, were recovered by dredging at depths of 3-82 m in Expedition Fiord, Axel Heiberg Island, Canada. Cluster analysis, based on presence/absence data at 27 stations, defined two mollusc associations within the fiord. A Portlandia-Thyasira association, characterized by the abundance of Portlandia arctica and Thyasira gouldi, inhabits silty clay substrates at depths of 32-82 m throughout the fiord. An Astarte association, characterized by the abundance of Astarte borealis and Astarte warhami, inhabits sandy mud substrates at depths of 3-32 m in the middle and outer fiord. The absence of this mollusc association at the fiord head suggests that the suspension-feeding molluscs that constitute this association, such as Astarte, Hiatella, Mya and Trichotropis, are intolerant of the lowered salinities and high suspended-sediment concentrations created by the discharge of Expedition River into the fiord-head environment. The Expedition Fiord molluscan fauna is compared to the molluscan fauna recorded in Jorgen Bronlund Fjord, Greenland. In the latter fiord, shallow-water (5-19 m) molluscan faunas are characterized by the abundance of Portlandia arctica and Hiatella arctica, while deep-water (22-48 m) faunas are characterized by the abundance of Thyasira dunbari. Molluscs recovered live in both of these fiords are distributed widely in high-latitude fiord and continental shelf environments.

On a recueilli des mollusques marins - comprenant des bivalves, des gastéropodes et des scaphopodes - par dragages effectués à des profondeurs allant de 3 à 82 m dans le fjord Expedition, situé dans l'île Axel Heiberg au Canada. Des analyses typologiques, établies sur les données de présence ou d'absence à 27 stations, ont permis de définir deux associations de mollusques à l'intérieur du fjord. Une association Portlandia-Thyasira, caractérisée par l'abondance de Portlandia arctica et de Thyasira gouldi, habite les substratums d'argile limoneuse à des profondeurs allant de 32 à 82 m dans le fjord tout entier. Une association Astarte, caractérisée par l'abondance de Astarte borealis et de Astarte warhami, habite les substratums de vase sableuse à des profondeurs allant de 3 à 32 m dans le milieu ou en aval du fjord. L'absence de cette association de mollusques à l'extrémité amont du fjord suggère que les mollusques se nourrissant d'éléments en suspension qui forment cette association, comme Astarte, Hiatella, Mya et Trichotropis, ne tolèrent pas les faibles salinités et les fortes concentrations de sédiments en suspension que crée le déversement de la rivière Expedition dans l'extrémité amont du fjord. On compare la faune des mollusques du fjord Expedition à celle enregistrée dans le fjord Jørgen Brønlund du Groenland. Dans ce fjord, les faunes de mollusques en eau peu profonde (de 5 à 19 m) sont caractérisées par l'abondance de Portlandia arctica et de Hiatella arctica, tandis que les faunes situées en eau profonde (de 22 à 48 m) sont caractérisées par l'abondance de Thyasira dunbari. Les mollusques recueillis vivants dans ces deux fjords sont largement répandus dans les fjords et les plates-formes continentales des latitudes élevées.


Distribution and abundance of Brant (Branta bernicla) on the central Arctic coastal plain of Alaska   /   Stickney, A.A.   Ritchie, R.J.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 44-52, ill., maps
ASTIS record 38334
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The distribution and abundance of brant (Branta bernicla) were surveyed on the central Arctic Coastal Plain of Alaska between 1989 and 1992. Numbers of nests ranged between 319 and 517 in 43 to 67 locations. More than 70% of the nesting locations consisted of >=5 nests; only one or two locations had >=100 nests in any year. Brant attempted to nest every year at primary sites, but less frequently at secondary and solitary nest sites. Estimated numbers of nesting brant averaged 800 birds (range=630-1064); failed and nonbreeding brant ranged between 293 and 740 birds. During brood-rearing, approximately 900 to 3200 brant (26% to 48% goslings) used coastal habitats within the study area. Some coastal habitats were used annually; others were used only intermittently. Inland lakes were used by only a few brant each year. The earliest comparable data from the mid-1970s suggest that the population of brant in the study area has remained fairly stable. Factors affecting distribution of brant within the study area included environmental conditions, such as snowmelt and persistent ice, and predators. Indirect effects of oil development on brant distribution may include temporarily altered hydrologic regimes and elevated predator populations.

Entre 1989 et 1992, on a établi un relevé de la distribution et de l'abondance de la bernache cravant (Branta bernicla) dans la partie centrale de la plaine côtière de l'Arctique en Alaska. Le nombre de nids allait de 319 à 517 dans 43 à 67 sites. Plus de 70 p. cent des sites de nidification comportaient <= 5 nids; seuls un ou deux sites abritaient >= 100 nids au cours d'une année. La bernache essayait chaque année d'établir son nid sur un site primaire, mais moins fréquemment sur un site secondaire ou solitaire. Le nombre estimé de bernaches qui nichaient était d'en moyenne 800 oiseaux (gamme: de 630 à 1064); le nombre de bernaches dont les oeufs n'éclosaient pas et de celles qui ne se reproduisaient pas allait de 293 à 740. Au cours de l'élevage de la couvée, environ 900 à 3200 bernaches (de 26 à 48 p. cent d'oisons) utilisaient les habitats côtiers situés dans la zone d'étude. Certains habitats côtiers étaient utilisés sur une base annuelle; d'autres de façon intermittente. Chaque année, les lacs intérieurs étaient utilisés par seulement quelques bernaches. Les données comparables les plus anciennes datant du milieu des années 1970 suggèrent que la population de bernaches constituant le sujet de l'étude est restée relativement stable. Parmi les facteurs qui influençaient la distribution de la bernache dans le périmètre de l'étude, on comptait les conditions environnementales comme la fonte nivale et la glace pérenne, ainsi que les prédateurs. Les répercussions indirectes de l'exploitation pétrolière sur la distribution de la bernache peuvent inclure des changements temporaires dans le régime des eaux et une augmentation de la population de prédateurs.


Marine birds in the marginal ice zone of the Barents Sea in late winter and spring   /   Hunt, G.L.   Bakken, V.   Mehlum, F.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 53-61, ill., maps
ASTIS record 38335
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We recorded the distribution and abundance of marine birds in the northern Barents Sea from 27 February to 8 March 1987 and from 20 to 31 May 1988. Birds were more abundant in waters associated with pack ice than in open water away from pack ice. Within the pack ice, thick-billed murres (Uria lomvia) were the most commonly encountered birds in both periods. Murre densities in the pack ice north of the zone proximate to the ice edge were positively correlated with distance of birds present. In spring, we found more birds along a well-defined ice edge than were present either in open water or in leads in the pack ice within 5 nautical miles of the ice edge. Transects along the ice edge revealed little correlation in abundance between species, or within species when coverage was repeated during the same day. We conclude that the birds showed considerable specificity of habitat choice within the habitat divisions that we recognized and that avian patches were of short duration. We need information on the distribution, abundance and movements of prey patches if we are to understand the changing distribution patterns of the birds.

Du 27 février au 8 mars 1987 et du 20 au 31 mai 1988, on a procédé à un relevé de la distribution et de l'abondance des oiseaux marins dans la partie septentrionale de la mer de Barents. Les oiseaux étaient plus abondants dans les eaux associées à la banquise que dans l'eau libre située loin de la banquise. La marmette de Brünnich (Uria lomvia) est l'oiseau que l'on retrouvait le plus souvent dans le périmètre de la banquise au cours des deux périodes de l'étude. La densité de marmettes sur la banquise, au nord de la zone proche de la lisière de glace, était corrélée de façon positive avec l'éloignement de la lisière de glace. Les grands chenaux étaient plus fréquemment occupés par les brunettes que les petits chenaux, et les oiseaux y étaient présents en plus grand nombre. Au printemps, on trouvait plus d'oiseaux le long d'une lisière de glace bien définie qu'on en trouvait soit dans l'eau libre, soit dans des chenaux présents dans la banquise à moins de cinq milles marins de la lisière de glace. Des transects longeant la lisière de glace n'ont révélé qu'une faible corrélation entre l'abondance des diverses espèces, ou au sein d'une même espèce lorsque le relevé était répété au cours de la même journée. On en conclut que les oiseaux manifestaient une grande spécificité dans le choix de leur habitat au sein des divisions de l'habitat établies par nous et que les regroupements aviens étaient de courte durée. Si l'on veut comprendre l'évolution des schémas de distribution des oiseaux, on doit avoir plus de renseignements sur la distribution, l'abondance et les mouvements des regroupements de proies.


The largest known maars on earth, Seward Peninsula, northwest Alaska   /   Begét, J.E.   Hopkins, D.M.   Charron, S.D.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 62-69, ill., maps
ASTIS record 38336
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The Espenberg Maars on the northern Seward Peninsula of Alaska were formed by a series of Pleistocene basaltic eruptions through thick permafrost. The maars were excavated as much as 300 m into older lithologies; ranging from 4 to 8 km in diameter, they are the four largest known maars on earth. Hydromagmatic eruptions which derive water from ground ice are evidently extremely explosive. The high heat capacity of ice in permafrost modulates the supply of water interacting with magma during the eruption, producing consistently low coolant-to-fuel ratios in an environment with a sustained, abundant water supply. The Espenberg Maars demonstrate that, under certain conditions, eruptions which involve the interaction of lava and permafrost are powerful enough to produce craters as large as small calderas.

Les maars de l'Espenberg situés dans la partie septentrionale de la péninsule Seward en Alaska ont été formés par une série d'éruptions basaltiques datant du pléistocène, à travers une forte épaisseur de pergélisol. Les maars ont été creusés à une profondeur allant jusqu'à 300 m dans d'anciennes roches; d'un diamètre variant entre 4 et 8 km, ils sont les quatre plus grands maars connus sur Terre. Les éruptions hydromagmatiques qui tirent l'eau de la glace de sol sont, comme on l'a déjà constaté, extrêmement explosives. La grande capacité thermique de la glace dans le pergélisol détermine l'approvisionnement en eau qui interagit avec le magma au cours de l'éruption, donnant régulièrement lieu à un faible rapport refroidissant / combustible dans un environnement où l'eau est constamment abondante. Les maars de l'Espenberg démontrent que, dans certaines conditions, les éruptions qui déclenchent une interaction lave-pergélisol sont suffisamment puissantes pour donner naissance à des cratères de la grandeur de petites calderas.


Characteristics and management implications of the spring waterfowl hunt in the western Canadian Arctic, Northwest Territories   /   Bromley, R.G.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 70-85, ill., maps
ASTIS record 38337
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The species composition, timing of the harvest, sex, age, breeding status, and numbers of geese and swans shot during the spring hunt by residents of Tuktoyaktuk, Paulatuk, and Sachs Harbour, Northwest Territories were studied in each community hunting area for three consecutive years (1987 to 1990). Investigators visited hunters repeatedly in the field, conducting interviews and examining >=27% of the reported harvest. Snow geese (Anser caerulescens caerulescens) accounted for 70% of the harvest, followed by white-fronted geese (Anser albifrons frontalis, 19%), Canada geese (Branta canadensis hutchinsii, 5%), brant (Branta bernicla nigricans, 4%), tundra swans (Cygnus columbianus, 2%), and Ross' geese (Anser rossii, <1%). Sex ratios varied by species and community. Age ratios (yearlings per adult) also varied, and were inversely correlated with the size of the previous year's continental recreational harvest for white-fronted geese. Breeding status of geese with adult plumage varied, but was generally near 80% breeders. Average annual harvest of geese and swans were estimated at 5986 for Tuktoyaktuk, 1605 for Paulatuk, and 2790 for Sachs Harbour. Regional spring harvests, as a percent of continental harvests of regional populations, were 19% for lesser snow geese and 15% for white-fronted geese. Harvest levels require consideration in all stages of management of the resource, from local to continental. Action is required in Canada, through cooperative wildlife management mechanisms of the Inuvialuit Final Agreement and other land claims legislation, and through new regional bodies, to ensure that the spring harvest is incorporated into regional, national and international management of migratory birds.

Durant trois années consécutives (de 1987 à 1990), on a étudié la composition des espèces, le moment des prélèvements, le sexe, l'âge, le statut de reproducteur et le nombre d'oies et de cygnes tués par balle au cours de la chasse printanière par les résidents de Tuktoyaktuk, de Paulatuk et de Sachs Harbour (Territoires du Nord-Ouest) dans la zone de chasse de chacune de ces communautés. Les chercheurs ont à plusieurs reprises rendu visite aux chasseurs sur le terrain, mené des entrevues et examiné >= 27 p. cent des prélèvements rapportés. L'oie des neiges (Anser caerulescens caerulescens) comptait pour 70 p. cent des prélèvements, suivie de l'oie à front blanc (Anser albifrons frontalis, 19 p. cent), de la bernache du Canada (Branta canadensis hutchinsii, 5 p. cent), de la bernache noire (Branta bernicla nigricans, 4 p. cent), du cygne siffleur (Cygnus columbianus, 2 p. cent), et de l'oie de Ross (Anser rossii, < 1 p. cent). Le taux mâle / femelle variait suivant les espèces et la communauté. Le taux entre les âges (nombre de petits d'un an par adulte) variait aussi, et était corrélé inversement pour l'oie à front blanc avec le nombre d'oiseaux prélevés au cours de la chasse sportive de l'année précédente à l'échelle du continent. Le statut de reproducteur des oies ayant un plumage d'adulte variait, mais en général, près de 80 p. cent étaient des oiseaux reproducteurs. On a évalué la moyenne des prélèvements annuels d'oies et de cygnes à 5986 pour Tuktoyaktuk, 1605 pour Paulatuk et 2790 pour Sachs Harbour. Les prélèvements printaniers régionaux, en tant que pourcentage des prélèvements de populations régionales à l'échelle du continent, étaient de 19 p. cent pour la petite oie des neiges et de 15 p. cent pour l'oie à front blanc. Il faut porter attention au niveau des prélèvements à tous les stades de la gestion des ressources, du niveau local au niveau du continent tout entier. Des mesures doivent être prises au Canada, par le biais des mécanismes de coopération de gestion de la faune contenus dans la Convention définitive des Inuvialuit et d'autres lois relatives aux revendications territoriales, ainsi que par le biais de nouvelles instances régionales, pour assurer que les prélèvements printaniers soient intégrés dans une gestion régionale, nationale et internationale des oiseaux migrateurs.


Staging and wintering areas of Snow Geese nesting on Howe Island, Alaska   /   Johnson, S.R.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 86-93, maps
ASTIS record 38338
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From July 1980 to July 1990, leg bands were put on 4556 adults, subadults, and goslings from the lesser snow goose (Chen caerulescens caerulescens) colony (~1000 nesting birds) on Howe Island, near Prudhoe Bay, Alaska. In addition, 1431 neck bands were put on 1714 of the leg-banded adults and subadults. During the period from September 1980 through May 1991, 3244 discrete, within-year resightings and recoveries were received of neck-banded and leg-banded birds during fall, winter, early spring, and late spring. During mid to late August each year, the Howe Island geese migrated eastward from the Prudhoe Bay area to staging/feeding areas in the Arctic National Wildlife Refuge, Alaska and in adjacent areas of the Yukon Territory. In mid to late September they moved southward down the Mackenzie Valley. Cluster analyses for the ten-year period 1980-90 revealed six separate distribution loci for the geese during the fall, with the largest proportion (84.7%) in one location in southeastern Alberta and southwestern Saskatchewan. Analyses revealed 11 separate distribution loci for the geese during winter from 1980 to 1991; the largest proportion (79.2%) was in northern California and southern Oregon. There were seven different distribution loci for the geese during early spring from 1981 to 1991; the largest proportion was in northern California and southeastern Oregon (81.4%). There were five distinct aggregations of the Howe Island geese during late spring from 1981 to 1991, with the largest proportion (79.1%) in staging/feeding areas in Montana, Alberta, and Saskatchewan. Most geese in both flyways were faithful to specific overwintering locations from one year to the next. Of 262 birds for which year-to-year data were available, 98% in the Pacific Flyway returned to the same region in subsequent winters, and 90% in the Central Flyway returned to the same region. Nevertheless, some geese from both flyways moved to the other flyway during subsequent winters, and a few moved from the Pacific to the Central Flyway during the same winter. In general, the migration routes and overwintering areas of the Howe Island snow geese formed a pattern similar to that documented several decades ago for the much larger Western Arctic population, which nests mainly on Banks Island, Northwest Territories, Canada. The Howe Island geese are likely a satellite colony of the Western Arctic population.

De juillet 1980 à juillet 1990, des bagues ont été posées aux pattes de 4556 petites oies des neiges (Chen caerulescens caerulescens) adultes, jeunes adultes et oisons faisant partie de la colonie (~1000 oiseaux nicheurs) de l'île Howe, près de Prudhoe Bay en Alaska. En outre, 1431 colliers ont été posés à 1714 des adultes et jeunes adultes déjà bagués. En automne, en hiver, au début et à la fin du printemps, durant la période allant de septembre 1980 à mai 1991, on a enregistré 3244 occurrences distinctes où des oiseaux bagués aux pattes et au cou ont été réaperçus dans l'année ou récupérés. Chaque année, durant la deuxième quinzaine d'août, les oies de l'île Howe migrent vers l'est depuis la région de Prudhoe Bay en direction des aires de repos / de nutrition du Arctic National Wildlife Refuge situé en Alaska et dans des régions avoisinantes du Territoire du Yukon. Durant la deuxième quinzaine de septembre, elles se déplaçaient vers le sud en suivant la vallée du Mackenzie. Des analyses typologiques portant sur la décennie allant de 1980 à 1990 ont révélé six lieux distincts où se répartissaient les oies au cours de l'automne, la proportion la plus importante (84,7 p. cent) se trouvant dans un site du sud-est de l'Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan. Les analyses montrent qu'il existe 11 lieux distincts où se répartissaient les oies durant l'hiver entre 1980 et 1991; la proportion la plus importante (79,2 p. cent) se trouvait dans le nord de la Californie et le sud de l'Oregon. Au début du printemps, de 1981 à 1991, il y avait sept sites différents où se répartissaient les oies; la plus grande proportion se trouvait dans le nord de la Californie et le sud-est de l'Oregon (81,4 p. cent). À la fin du printemps, de 1981 à 1991, les oies de l'île Howe composaient cinq concentrations distinctes, la plus grande proportion (79,1 p. cent) se trouvant dans les aires de repos / de nutrition du Montana, de l'Alberta et de la Saskatchewan. La plupart des oies empruntant les deux voies migratoires étaient fidèles à des sites d'hivernage spécifiques d'une année à l'autre. Sur les 262 oiseaux pour lesquels des données d'une année à l'autre étaient disponibles, 98 p. cent de ceux empruntant la voie du Pacifique revenaient dans la même région les hivers suivants, et 90 p. cent de ceux empruntant la voie du Centre revenaient dans la même région. Cependant, certaines oies empruntant l'une ou l'autre des routes changeaient de voie au cours des hivers suivants, et quelques-unes passaient de la voie du Pacifique à la voie du Centre durant le même hiver. En général, les voies de migration et les zones d'hivernage de l'oie des neiges de l'île Howe offrent un schéma similaire à celui rapporté il y a plusieurs dizaines d'années pour la population beaucoup plus nombreuse de l'Arctique occidental, qui niche surtout dans l'île Banks située dans les Territoires du Nord-Ouest (Canada). L'oie de l'île Howe est probablement une colonie satellite de la population de l'Arctique occidental.


A case of offspring adoption in free-ranging polar bears (Ursus maritimus)   /   Atkinson, S.N.   Cattet, M.R.L.   Polischuk, S.C.   Ramsay, M.A.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 94-96
ASTIS record 38339
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During a study of the reproductive ecology of polar bears (Ursus maritimus) in western Hudson Bay (Canada), we documented a case of litter adoption. In an eight-month period, a ten-year-old adult female lost a litter of two cubs-of-the-year and adopted three other cubs-of-the-year. This is the first reported case of natural offspring adoption in polar bears, and its significance as a reproductive strategy is unknown. Nevertheless, the observation raised questions regarding the social circumstances under which adoption may occur and the benefits or costs to maternal fitness in a solitary mammal such as the polar bear.

Au cours d'une étude portant sur l'écologie de la reproduction des ours polaires (Ursus maritimus) dans la partie ouest de la baie d'Hudson (Canada), on a documenté un cas d'adoption de litière. Au cours d'une période de huit mois, une femelle adulte de dix ans a perdu sa litière de deux petits âgés de moins d'un an et adopté trois autres petits de l'année. Cet événement est le premier cas d'adoption naturelle que l'on ait rapporté chez l'ours polaire, et on n'en a pas encore mesuré l'importance en tant que stratégie de reproduction. L'observation soulève cependant des questions concernant les conditions sociales dans lesquelles peut se produire l'adoption et les avantages ou les coûts pour la santé maternelle chez un mammifère solitaire tel que l'ours polaire.


John P. Kelsall (1924-1995)   /   Thomas, D.
Arctic, v. 49, no. 1, Mar. 1996, p. 104, ill.
ASTIS record 38340
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A long-time Fellow of the Arctic Institute of North America, John Kelsall, died in Vancouver, British Columbia on 24 July 1995. John was born in Nova Scotia and obtained a B.A. at Acadia University, an M.A. at the University of Toronto, and a Ph.D. at the University of Western Australia. He joined the Dominion (Canadian) Wildlife Service (CWS) in 1948, when it was a fledgling organization. From 1950 through 1959, from an office in Yellowknife (Northwest Territories), John conducted pioneer ecological studies on the great barren-ground caribou populations in northern Canada. His work culminated in a monograph published in 1968: The Caribou of Canada, which won the Wildlife Society's Outstanding Publication Award and remains one of the most-quoted references in caribou literature. The monograph summarized, to the early 1960s, all that was known about the morphology, behaviour, and ecology of the forest-tundra ecotype of caribou in Canada. ... John's interest in wildlife led him to form a consulting firm after his official retirement. His review of woodland caribou in Canada caused the committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada to list western woodland caribou as "rare" and, later, as "vulnerable". John continued to serve as an active reviewer for scientific journals up to the end. One accomplishment that gave him much satisfaction was helping to develop a curriculum for the first technical school in the Northwest Territories, Thebacha College in Fort Smith. John was a dedicated conservationist. He was active in local conservation societies up to his death. ...


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