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Wolf-sightings on the Canadian Arctic Islands   /   Miller, F.L.   Reintjes, F.D.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 313-323, ill., maps
ASTIS record 36809
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A wolf-sighting questionnaire was sent to 201 arctic field researchers from many disciplines to solicit information on observations of wolves (Canis lupus spp.) made by field parties on Canadian Arctic Islands. Usable responses were obtained for 24 of the 25 years between 1967 and 1991. Respondents reported 373 observations, involving 1203 wolf-sightings. of these, 688 wolves in 234 observations were judged to be different individuals; the remaining 515 wolf-sightings in 139 observations were believed to be repeated observations of 167 of those 688 wolves. The reported wolf-sightings were obtained from 1953 field-weeks spent on 18 of 36 Arctic Islands reported on: no wolves were seen on the other 18 islands during an additional 186 field-weeks. Airborne observers made 24% of all wolf-sightings, 266 wolves in 48 packs and 28 single wolves. Respondents reported seeing 572 different wolves in 118 separate packs and 116 single wolves. Pack sizes averaged 4.8±0.28 SE and ranged from 2 to 15 wolves. Sixty-three wolf pups were seen in 16 packs, with a mean of 3.9±2.24 SD and a range of 1-10 pups per pack. Most (81%) of the different wolves were seen on the Queen Elizabeth Islands. Respondents annually averaged 10.9 observations of wolves/100 field-weeks and saw on average 32.2 wolves/100 field-weeks/yr between 1967 and 1991. Average rates of wolf observations/100 field-weeks (28.5, 13.6 vs 5.7; p<0.005) and mean numbers of different wolves seen/100 field-weeks (92.3, 37.5 vs. 15.4; p<0.005) were markedly greater during 1967-75 and 1989-91 than in 1976-88. Relative differences in the reported rates of wolf observations on the Queen Elizabeth Islands in 1967-75, 1976-88, and 1989-91 follow the relative abundance of the wolf's major prey, Peary caribou (Rangifer tarandus pearyi) and muskoxen (Ovibos moschatus), on those islands during those periods.

Un questionnaire portant sur l'observation de loups a été envoyé à 201 chercheurs de divers domaines travaillant dans l'Arctique, dans le but de solliciter de l'information sur la présence de loups (Canis lupus sp. plur.) notée par des groupes sur le terrain dans l'archipel Arctique canadien. Des réponses utilisables ont été obtenues pour 24 des 25 années allant de 1967 à 1991. Les répondants ont rapporté 373 cas d'observations au cours desquels ils ont vu 1203 loups. De ces derniers, 688 loups ont été jugés être des individus distincts, comptés lors de 234 cas d'observations; parmi les autres 515 loups aperçus au cours des 139 autres cas d'observations se retrouvaient sans doute 167 des 688 loups mentionnés ci-dessus. Les observations de loups rapportées ont été faites durant 1953 semaines de travail sur le terrain passées sur 18 des 36 îles de l'archipel Arctique sur lesquelles portait la recherche; aucun loup n'a été vu sur les autres 18 îles au cours de 186 semaines de travail supplémentaires sur le terrain. Vingt-quatre p. cent des cas d'observations de loups ont été faits par des observateurs aéroportés, qui ont noté 226 loups en 48 bandes et 28 loups solitaires. Les répondants ont dit avoir vu 572 loups différents répartis en 118 bandes distinctes et 116 loups solitaires. La taille des bandes était en moyenne de 4,8 ± 0,28 ES et allait de 2 à 15 loups. Soixante-trois louveteaux ont été aperçus dans 16 bandes ayant de 1 à 10 louveteaux par bande et une moyenne de 3,9 ± 2,24 EMQ louveteaux par bande. La plupart (81 p. cent) des loups différents ont été aperçus sur les îles de la Reine-Élisabeth. Les répondants ont vu des loups en moyenne 10,9 fois / 100 semaines sur le terrain et ont compté en moyenne 32,2 loups / 100 semaines sur le terrain / an entre 1967 et 1991. La fréquence moyenne d'observations de loups / 100 semaines sur le terrain (28,5, 13,6 c. 5,7; p < 0,005) et le nombre moyen de loups différents aperçus / 100 semaines sur le terrain (92,3, 37,5 c. 15,4; p < 0,005) étaient nettement plus élevés au cours des années 1967 à 1975 et 1989 à 1991 qu'au cours des années 1976 à 1988. Les différences relatives entre les fréquences d'observations de loups rapportées sur les îles de la Reine-Élisabeth en 1967-1975, 1976-1988 et 1989-1991 s'accordent avec l'abondance relative des proies principales du loup, le caribou de Peary (Rangifer tarandus pearyi) et le boeuf musqué (Ovibos moschatus), sur ces îles au cours de ces périodes.


Soils of some Norse settlements in southwestern Greenland   /   Rutherford, G.K.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 324-328, 1 map
ASTIS record 36810
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Soils of some former Norse settlements in southwestern Greenland were investigated and found to have well-developed, brightly coloured soil profiles in spite of the high latitude. The soils are generally acidic, sandy, strongly organic and high in exchange cations. Iron extraction data suggest a moderate degree of pedologic activity. The presence of smectite and interstratified hydroxy-aluminum vermiculite is likely representative of an early stage of neomineral formation in an area which has probably been ice-free for at least 8000 years. In the areas visited, there was no evidence in the soil to suggest that extensive soil erosion was responsible for the abandonment of these settlements.

Lors de l'étude des sols de quelques sites primitifs de peuplement norois dans le sud-ouest du Groenland, on a trouvé des horizons pédologiques aux couleurs vives bien accumulés malgré la latitude élevée. Les sols sont en général acides, sableux, fortement organiques et riches en cations d'échange. Des données concernant l'extraction du fer suggèrent qu'il existe un degré moyen d'activité pédologique. La présence de smectite et de vermiculite d'hydroxyaluminium interstratifiée est probablement l'indice d'une formation néominérale à ses débuts, dans une région qui pourrait avoir été libre de glace pendant au moins 8000 ans. Dans les zones visitées, on n'a trouvé dans le sol aucune preuve portant àcroire qu'une importante érosion du sol aurait entraîné l'abandon de ces sites de peuplement.


A ten-year history of the demography and productivity of an arctic wolf pack   /   Mech, L.D.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 329-332
ASTIS record 36811
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A pack of two to eight adult wolves (Canis lupus arctos) and their pups was observed during ten summers (1986-95) on Ellesmere Island, Northwest Territories, Canada. The author habituated the wolf pack to his presence in the first summer and reinforced the habituation each summer thereafter. The first alpha female produced four to six pups each year between 1986 and 1989. However, her daughter, who succeeded her as the alpha female, produced only one to three pups each year between 1990 and 1992 and in 1994, and apparently did not whelp in 1993 or in 1995. The tenure of the first alpha male was at least two years, and his successor was alpha male for the remaining eight years of the study. The wolf pack was characterized by highly variable annual productivity. The second alpha male-and-female breeding pair likely was an older brother and a younger sister. Early survival of wolf pups was high and constant, with all pups surviving through August of their first year. The pack's demography was consistent with what is known for wolf packs in other regions of North America, but its productivity was more typical of arctic packs.

On a observé une bande comprenant de deux à huit loups adultes (Canis lupus arctos) et leurs louveteaux au cours de dix étés (1986-95), dans l'île d'Ellesmere située dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada. L'auteur a accoutumé la bande à sa présence durant le premier été et a renforcé l'accoutumance durant chaque été subséquent. La première femelle alpha a produit de quatre à six louveteaux chaque année entre 1986 et 1989. Cependant, sa fille, qui lui a succédé en tant que femelle alpha, a produit seulement de un à trois louveteaux chaque année entre 1990 et 1992 et en 1994, et n'a apparemment pas mis bas en 1993 ni en 1995. Le premier mâle alpha a conservé son statut au moins deux ans, et son successeur a été le mâle alpha durant les huit autres années de l'étude. La bande de loups était caractérisée par une productivité annuelle extrêmement variable. Le deuxième couple reproducteur mâle et femelle alpha était probablement constitué d'un frère et de sa soeur plus jeune. La survie précoce des louveteaux était élevée et constante, tous les louveteaux étant toujours en vie à la fin du mois d'août de leur première année. La démographie de la bande s'accordait avec ce que l'on connaît des bandes de loups dans d'autres régions de l'Amérique du Nord, mais sa productivité était plus typique des bandes arctiques.


The preservation of Inuit clothing collected during the Fifth Thule Expedition (1921-24)   /   Carlsen, L.   Feldthus, A.   Schmidt, A.L.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 333-337
ASTIS record 36812
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Preparation procedures as well as ordinary use apparently cause changes in the appearance of Inuit skin clothing. These changes may alter the inherent properties of skin, such as fatty acid composition and shrinkage temperature. The present paper describes studies of fatty acid distribution and shrinkage temperature in a series of items of Inuit origin collected during the Fifth Thule Expedition (1921-24). The skins used for the clothing originate from ringed seal (Phoca hispida) and caribou (Rangifer tarandus). For comparison, fresh prepared skins were studied, as were samples of sealskins found in the mummy burial ground in Qilakitsoq, Greenland. It appeared that ordinary use changed the fatty acid distribution to some extent, as well as the shrinkage temperature, indicating slow deterioration. However, more significant deterioration was observed for samples exposed for longer periods to daylight as, for example, when placed on exhibition. The effect of light was verified by studying samples deliberately exposed to full daylight for ca. 6 months. In contrast to these samples, the 500-year-old skins appeared, on the basis of fatty acid distribution and shrinkage temperature, to be in good condition, possibly because of the lack of ordinary use in combination with low storage temperatures.

Les méthodes de préparation ainsi que l'utilisation normale provoquent, semble-t-il, des changements dans l'aspect des vêtements de peau inuit. Ces changements peuvent modifier les propriétés inhérentes de la peau, telles que la répartition des acides gras et la contractilité thermique. Cet article décrit les études portant sur la répartition des acides gras et la contractilité thermique dans une série d'objets d'origine inuit recueillis au cours de la cinquième expédition de Thulé (1921-24). Les peaux servant à l'habillement viennent du phoque annelé (Phoca hispida) et du caribou (Rangifer tarandus). À des fins de comparaison, on a étudié des peaux récemment préparées, ainsi que des échantillons de peaux de phoque trouvées dans le cimetière de momies de Qilakitsoq, au Groenland. Il semble que l'utilisation normale ait changé, dans une certaine mesure, la répartition des acides gras ainsi que la contractilité thermique, indiquant une détérioration lente. On a toutefois observé une détérioration plus importante pour des échantillons exposés durant de plus longues périodes à la lumière naturelle comme, par exemple, lorsqu'ils sont mis en exposition. On a vérifié l'effet de la lumière en étudiant des échantillons délibérément exposés au grand jour pendant environ six mois. Par contraste avec ces échantillons, les peaux de 500 ans semblaient, si l'on se fiait à la répartition des acides gras et à la contractilité thermique, en bon état, et ce, en raison peut-être du manque d'utilisation courante combiné à un entreposage à basse température.


Movements of a polar bear from northern Alaska to northern Greenland   /   Durner, G.M.   Amstrup, S.C.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 338-341, 1 map
ASTIS record 36813
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Using satellite telemetry, we monitored the movements of an adult female polar bear (Ursus maritimus) as she traveled from the Alaskan Beaufort Sea coast to northern Greenland. She is the first polar bear known to depart the Beaufort Sea region for an extended period, and the first polar bear known to move between Alaska and Greenland. This bear traveled for four months across the polar basin and came within 2° of the North Pole. During the first year following her capture, she traveled 5256 km. Evidence to suggest her use of maternity dens in northern Alaska and in northern Greenland demonstrates the potential for genetic exchange between two widely separate populations of polar bears. The long life spans of polar bears and the rarity of their long-range movements means the significance of interpopulation movement can be assessed after long-term monitoring of individuals.

En utilisant la télémétrie par satellite, on a suivi les déplacements d'une ourse polaire (Ursus maritimus) alors qu'elle allait de la côte de la mer de Beaufort en Alaska au Groenland septentrional. À notre connaissance, elle est la première des ours polaires à avoir quitté la région de la mer de Beaufort pour une longue période, et la première à s'être déplacée entre l'Alaska et le Groenland. Cette ourse a traversé le bassin polaire durant quatre mois et s'est approchée à moins de 2° du pôle Nord. Au cours de la première année suivant sa capture, elle a parcouru 5256 km. Des preuves suggérant qu'elle a utilisé les tanières de mise bas dans l'Alaska septentrional et dans le Groenland septentrional démontrent le potentiel d'échanges génétiques existant entre deux populations d'ours polaires séparées par une grande distance. La longévité importante des ours polaires et la rareté des déplacements lointains signifient que les déplacements entre diverses populations ne peuvent être évalués qu'après une surveillance à long terme des individus.


Erosion of the Geodetic Hills Fossil Forest, Axel Heiberg Island, Northwest Territories   /   Bigras, C.   Bilz, M.   Grattan, D.W.   Gruchy, C.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 342-353, ill., 1 map
ASTIS record 36814
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Studies on the erosion of the Geodetic Hills Fossil Forest on the east side of Axel Heiberg Island, Northwest Territories have indicated that erosion by wind averaged a depth of 1.3 cm for the period 1988 to 1992. The fossil wood and leaf litter tend to dry on exposure, resulting in shrinkage and fragmentation - sometimes in less than a year. Frost, especially at the boundaries of polygons, repeatedly compresses and disrupts the fossil-bearing strata. Erosion by water takes place as rills on the sides of hills. Solifluction displaces surface sediment on the sides of the hills in the range of 6 to 45 cm per year. In the last few years the physical disruption of stumps, tree trunks and forest mat has been caused mainly by people: by walking on the site, by excavating it, and by flying over and landing helicopters on it. Natural processes - including wind, freezing and thawing, rainfall, and wandering animals - also cause damage. In 1992, 62 stumps recorded in the 1988 survey (ca. 10% of the total) could not be relocated. There are problems in accounting for this discrepancy, because only a few stumps are known to have been removed by investigators for study, and it seems unlikely (although it is possible) that others may have been removed by unknown visitors. Some of the "missing" stumps may still be present, but disturbance in the surface sediment caused by scientific excavation or wind-driven accretion have made them untraceable. Vestigial stumps may simply have weathered away in the period between surveys, and finally some of the losses may be accounted for by errors in the initial surveying. Since preservation is important both for long-term scientific interpretation and for public access, the site should be better managed. The authors advocate that the site be managed by the Canadian Parks Service as an annex to Ellesmere Island National Park Reserve.

Des études sur l'érosion de la forêt fossile des collines géodésiques du côté est de l'île Axel Heiberg dans les Territoires du Nord-Ouest ont révélé que l'érosion éolienne était d'en moyenne 1,3 cm au cours de la période allant de 1988 à 1992. Le bois et la couche de feuilles mortes fossiles ont tendance à sécher s'ils sont exposés aux éléments, ce qui aboutit au retrait et à la fragmentation - parfois en moins d'un an. Le gel, en particulier aux limites des polygones, comprime et disloque les strates fossilifères de façon répétée. L'érosion hydrique se produit sous forme de rigoles sur les pentes des collines. La solifluxion déloge les sédiments de surface sur les pentes des collines à une vitesse de 6 à 45 cm par an. Au cours des dernières années, la perturbation physique des souches, des troncs d'arbre et du tapis forestier a été causée principalement par les humains: piétinement et excavation du site, survols et atterrissages des hélicoptères. Les processus naturels - y compris le vent, le gel et dégel, les précipitations et le déplacement des animaux - causent également des dommages. En 1992, 62 souches consignées dans le relevé de 1988 (environ 10 p. cent du total) n'ont pu être retrouvées. On a de la difficulté à expliquer cet écart, car on sait que quelques souches seulement ont été enlevées par les chercheurs pour effectuer leurs travaux, et il semble peu probable (bien que ce soit possible) que d'autres souches aient été enlevées par des visiteurs inconnus. Il se peut que certaines des souches «absentes» soient toujours présentes, mais la perturbation des sédiments de surface causée par des excavations scientifiques ou l'accrétion éolienne fait qu'elles sont impossibles à retracer. Des souches résiduelles ont peut-être tout simplement été détruites par les éléments durant les périodes entre les relevés, et finalement, certaines des pertes peuvent être expliquées par des erreurs dans le relevé initial. Vu que la conservation est importante à la fois pour l'interprétation scientifique à long terme et pour l'accès du public, le site devrait être mieux géré. Les auteurs recommandent que la gestion en soit remise au Service canadien des parcs, en tant qu'annexe à la réserve de parc national de l'île-d'Ellesmere.


Peat deposits and Thick-billed Murre colonies in Hudson Strait and northern Hudson Bay : clues to post-glacial colonization of the area by seabirds   /   Gaston, A.J.   Donaldson, G.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 354-358, ill., maps
ASTIS record 36815
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Deposits of peat moss are found in association with several major seabird colonies in the area of Hudson Strait and northern Hudson Bay. Because such deposits are absent from similar ground away from seabird colonies, they seem to have developed as a result of manuring by the birds. Consequently dates for the base of the peat provide minimum dates for the establishment of bird colonies. Dates obtained at three colonies suggest that they were established 1500-3800 years ago, well after the opening up of Hudson Strait. The colony at Akpatok Island, in Ungava Bay, was established earlier than the two colonies farther west, at Digges and Coats Islands, which accords with the idea that colonization of the region took place from the Atlantic.

On trouve des dépôts de mousse de tourbe associés à plusieurs grandes colonies d'oiseaux marins dans la zone du détroit d'Hudson et la partie septentrionale de la baie d'Hudson. Vu que de tels dépôts sont absents de terrains similaires éloignés des colonies d'oiseaux marins, il semble que leur formation soit due aux déjections des oiseaux. Les âges donnés pour la base de la tourbe fournissent donc les âges minimaux pour l'établissement des colonies d'oiseaux. Les âges obtenus pour trois colonies suggèrent que celles-ci ont été établies il y a de 1500 à 3800 ans, bien après l'ouverture du détroit d'Hudson. La colonie située sur l'île Akpatok, dans la baie d'Ungava, a été établie plus tôt que les deux colonies plus à l'ouest, dans l'île Digges et l'île Coats, ce qui s'accorde avec l'idée que la colonisation de la région s'est faite depuis l'Atlantique.


Multiyear fast ice along the Taymyr Peninsula, Siberia   /   Reimnitz, E.   Eicken, H.   Martin, T.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 359-367, ill., maps
ASTIS record 36816
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A 20 km wide zone of fast ice, reaching offshore to the 20 m isobath and sealing off coastal embayments along the Taymyr Peninsula, survived until at least 23 November 1993, becoming multiyear land-fast sea ice (MLSI). Barrier islands show characteristic recurved spits indicating dominant southeastward direction of longshore transport in intermittent years. At the time of observation, the fast ice was undisturbed, only heaving vertically with tides, protecting the coastal zone from wave reworking. The 1 to 2 m thick ice cover affects light and oxygen, creating profound effects on marine life in the zone. A herd of walrus, in other summers reported to haul out on local beaches, was displaced by the fast ice. We saw no evidence for sediment loading of the ice by rivers or eolian deposition on ice. MLSI is considered an incipient ice shelf, which could grow in thickness and strength in successive winters. Salinity and delta 18O profiles in ice cores from some smaller areas of MLSI provide a record of environmental conditions during the first year of ice growth, such as local hydrography and contribution of congealed snow to the solid fast ice. On ice charts we found no record of waxing and waning MLSI in the area, and do not know whether the observed ice survived the next summer. Since arctic ice shelves have developed from MLSI in the past, the observed phenomenon permits a view of how transitions from interglacial to full glacial conditions can begin.

Une zone de banquise côtière large de 20 km, atteignant au large l'isobathe de 20 m et obturant les anses de la côte le long de la presqu'île de Taïmyr, est restée en existence au moins jusqu'au 23 novembre 1993, devenant ainsi une banquise côtière pluriannuelle. Le cordon d'îles montre des flèches recourbées caractéristiques indiquant une direction dominante sud-est pour la dérive littorale au cours des années intermittentes. Au moment de l'observation, la banquise côtière n'était pas perturbée, témoignant seulement d'un pilonnement vertical dû aux marées, et protégeait le littoral du remaniement par les vagues. La couverture de glace de 1 à 2 m d'épaisseur affecte la lumière et l'oxygène, et a des répercussions importantes sur la vie marine dans cette zone. Un troupeau de morses, qu'on avait vus les autres étés terrir sur les plages locales, a été délogé par la banquise. On n'a pas trouvé de preuve d'une charge solide de la glace par les rivières ou d'une sédimentation éolienne sur la glace. La banquise côtière pluriannuelle est vue comme l'amorce d'une plate-forme glaciaire, qui pourrait croître en épaisseur et en résistance au cours des hivers subséquents. Les profils de salinité et de delta18O dans les carottes de glace provenant de quelques zones plus petites de banquise côtière pluriannuelle fournissent un relevé des conditions environnementales au cours de la première année de croissance de la glace, telles que l'hydrographie locale et l'apport de neige congelée à la banquise solidifiée. Sur les cartes des glaces, on ne trouve aucune donnée de l'avancée et du recul de la banquise côtière pluriannuelle dans la région, et on ne peut savoir si la glace observée était toujours présente l'été suivant. Vu que, dans le passé, les plates-formes de glace arctique se sont formées à partir de glace pluriannuelle, le phénomène observé permet de voir comment peut débuter la transition des conditions de phase interglaciaire aux conditions de phase glaciaire proprement dite.


First record of Greenland halibut (Reinhardtius hippoglossoides) in the Beaufort Sea (Arctic Ocean)   /   Chiperzak, D.B.   Saurette, F.   Raddi, P.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 368-371, 1 map
ASTIS record 36817
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Eleven Greenland halibut (Reinhardtius hippoglossoides) were captured in two longline sets in the offshore waters (71 45 N, 127 08 W) of Sachs Harbour, Banks Island, Northwest Territories. This is the first record of Greenland halibut in the Beaufort Sea and Arctic Ocean. The Greenland halibut were captured in the Atlantic water layer of the Beaufort Sea at a depth of approximately 430 m, with a temperature of 0.3 C and salinity of 34.8 parts per million.

On a capturé onze flétans du Groenland (Reinhardtius hippoglossoides) dans deux jeux de palangres placés dans les eaux au large (par 71°45' de latit. N. et 127°08' de longit. O.) de Sachs Harbour, dans l'île Banks située dans les Territoires du Nord-Ouest. C'est la première fois que l'on enregistre la présence du flétan du Groenland dans la mer de Beaufort et l'océan Arctique. Les flétans du Groenland ont été pris dans la couche d'eau de l'Atlantique de la mer de Beaufort à une profondeur d'environ 430 m, avec une température de 0,3°C et une salinité de 34,8 p. mille.


The basis of wind chill   /   Osczevski, R.J.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 372-382, ill.
ASTIS record 36818
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The practical success of the wind chill index has often been vaguely attributed to the effect of wind on heat transfer from bare skin, usually the face. To test this theory, facial heat loss and the wind chill index were compared. The effects of wind speed on heat transfer from a thermal model of a head was investigated in a wind tunnel. When the thermal model was facing the wind, wind speed affected the heat transfer from its face in much the same manner as it would affect the heat transfer from a small cylinder, such as that used in the original wind chill experiments carried out in Antarctica fifty years ago. A mathematical model of heat transfer from the face was developed and compared to other models of wind chill. Skin temperatures calculated from the model were consistent with observations of frostbite and discomfort at a range of wind speeds and temperatures. The wind chill index was shown to be several times larger than the calculated heat transfer, but roughly proportional to it. Wind chill equivalent temperatures were recalculated on the basis of facial cooling. An equivalent temperature increment was derived to account for the effect of bright sunshine.

La popularité de l'indice de refroidissement du vent a souvent été expliquée par le fait qu'on peut la relier plus ou moins à l'effet du vent sur le transfert thermique à partir de la peau nue, le plus souvent celle du visage. Afin de mettre cette théorie à l'essai, on a comparé la perte de chaleur du visage et l'indice de refroidissement du vent. On a étudié l'effet de la vitesse du vent sur le transfert thermique à partir d'une maquette thermique de la tête placée dans une soufflerie. Lorsque la maquette thermique faisait face au vent, la vitesse du vent affectait le transfert thermique à partir du visage à peu près comme il affecterait le transfert thermique à partir d'un petit cyclindre, comme celui utilisé dans les premières expériences de refroidissement dû au vent, menées dans l'Antarctique il y a cinquante ans. On a créé un modèle mathématique de transfert thermique à partir du visage et on l'a comparé à d'autres modèles de refroidissement dû au vent. Les températures de la peau calculées à partir du modèle correspondaient à l'observation de gelures et de sentiments d'inconfort à une gamme de vitesses et de températures éoliennes données. L'indice de refroidissement du vent s'est révélé plusieurs fois plus important que le transfert thermique calculé, mais en gros proportionnel à lui. On a recalculé les températures équivalentes à l'indice de refroidissement du vent en s'appuyant sur le refroidissement du visage. Une augmentation de température équivalente a été déduite, qui tient compte de l'effet de l'insolation.


Habitat use by brood-rearing waterfowl in Subarctic Québec   /   Décarie, R.   Morneau, F.   Lambert, D.   Carrière, S.   Savard, J.-P.L.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 383-390, ill., 1 map
ASTIS record 36819
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Aerial surveys of waterfowl were conducted in subarctic Quebec in 1989 and 1990 on randomly selected 100 km² plots. We used logistic regression for modelling relationships betweren the presence of waterfowl broods and habitat characteristics. For each species, models of habitat use were generated with one data set and tested with two others. We also compared the frequency distributions of broods of each species in different habitat types. Correct-classification rates of models varied betweren 0.53 and 0.77. Sensitivity of models generally increased when applied to validation data sets. Models showed that green-winged teals (Anas crecca) avoided lakes >501 ha and used vegetated lakes, ponds and fens or bogs more than predicted by their availability. Black scoters (Melanitta nigra) and surf scoters (M. perspicillata) were found mostly on small lakes (<10 ha) and medium lakes (10-100 ha). Black scoters were associated with the presence of ponds and lakes with sedge and grass, whereas surf scoters were not. The presence of scaup (Aythia spp.) broods was associated with the presence of vegetation. Green-winged teals were observed more often on bogs than were either scoters or scaups. Black scoters were observed more often on ponds and less often on medium-sized lakes than surf scoters and scaups. The latter differed in their use of lakes <10 ha: surf scoters, like black scoters, mostly used unvegetated lakes, while scaups and green-winged teals mostly used vegetated lakes. The accuracy and precision of logistic models may be enhanced by additional habitat variables, careful selection of sample-cell size and further investigation of the breeding biology of the surveyed species.

Des inventaires aériens de sauvagine dans des parcelles de 100 km² sélectionnées aléatoirement ont été réalisés dans le Québec subarctique en 1989 et en 1990. La régression logistique fut utilisée pour modéliser les relations entre la présence de couvées et des paramètres d'habitat. Des modèles d'utilisation d'habitat ont été générés à l'aide d'une série de données et validés à l'aide de deux autres. Nous avons aussi comparé les distributions de fréquences des couvées des espèces étudiées dans divers types de biotopes. Les taux de classification correcte des modèles ont varié entre 0.53 et 0.77. De façon générale, la sensibilité des modèles augmentait lorsque ces derniers étaient appliqués aux données de validation. Les modèles montrent que la Sarcelle à ailes vertes (Anas crecca) a utilisé les plans d'eau avec de la végétation, les étangs et les tourbières et a évité les lacs > 501 ha. Les macreuses (Melanitta nigra, M. perspicillata) ont surtout été vues sur des lacs de petite (< 10 ha) et moyenne (10-100 ha) superficies. Les Macreuses à bec jaune se démarquaient des Macreuses à front blanc en étant associées à la présence d'étangs et de lacs avec des herbaçaies. La présence de couvées de morillons (Aythia spp.) dans les cellules était associée à celle de végétation. La Sarcelle à ailes vertes fut observée plus souvent dans les tourbières que les autres espèces. La Macreuse à bec jaune fut observée plus souvent sur des étangs et moins souvent sur des lacs de superficie moyenne que la Macreuse à front blanc et les morillons. Ces dernières espèces différaient dans leur utilisation de lacs <10 ha: les Macreuses à front blanc, comme les Macreuses à bec jaune, utilisaient surtout les lacs aux rives sans végétation alors que les morillons et les sarcelles utilisaient surtout des lacs avec végétation. La précision des modèles de régression logistique pourrait être augmentée par l'utilisation de paramètres d'habitat supplémentaires, un choix différent de la taille de l'unité de mesure et une meilleure connaissance de l'écologie des espèces cibles.


The M.V. Calanus   /   Grainger, E.H.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 391-392, ill.
ASTIS record 36820
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One night in Hudson Strait the Calanus lay in the midst of an ice field. It was dark, the ice floes swirled and ground together, and open water was nowhere to be seen. Some hours after the vessel was caught and rendered largely powerless by the ice, an immense floe with a high overhang struck; it pressed against the port quarter, hooked itself over the gunwale, and forced the boat downward. At the same time, another floe moved against the starboard bow near the water line and lifted that side of the vessel. As the starboard bow rose and the Calanus heeled farther and farther to port, there appeared to be no way to prevent her loss. But just at that moment a patch of open water appeared directly astern. Reverse power slipped the vessel back off the starboard ice and out from under the port ice to the open water, where she again floated and regained her stability. She traversed the rest of the ice field by daylight the next morning. Most vessels would not have survived that 1953 night in Hudson Strait. The Calanus, however, is no ordinary vessel; had it been, the story above might have had a different ending. ... [This history of the Calanus describes her design and construction and service in the eastern Canadian arctic waters and makes a plea for her reconstruction and preservation.]


Bezal Jesudason (1941-1995)   /   Welch, H.E.
Arctic, v. 48, no. 4, Dec. 1995, p. 401-402, ill.
ASTIS record 36821
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Bezal Jesudason is celebrated as the man who put the Canadian High Arctic on the tourist map. Through his business, High Arctic International Explorer Service Ltd. in Resolute, Bezall organized sled trips between Resolute and Grise Fiord, with local Inuit guiding and servicing the expeditions. Over the years the business slowly evolved, with organized package tours and day trips to Bathurst Island, Beechey Island, Ellesmere Island, and the North Magnetic and Geographic Poles. "Canada owes a debt to Bezal for his work in making the North accessible and friendly for all who ventured there. His efforts produced benefits for airline, communications, and travel industries, the physical and social infrastructure of the North, Nunavut, and the scientific community."


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