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Commentary : Frameworks for difference - North Slope Inupiaq women in Anchorage   /   Fogel-Chance, N.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. iii-iv
ASTIS record 35049
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... Findings in my Anchorage research indicate that Western views presuming that assimilation of non-Westerners is the proper outcome regarding the question of difference have little explanatory power. The success of Inupiaq women's adjustment to urban living resides not in rejecting one way of life for another, but in combining both worlds. These women have resisted being "melted" into the larger and dominant society through flexible, strategic choices based on heterogeneity. There is nothing natural or inevitable in beliefs or practices related to mutual aid. Sharing is not a cultural trait carried forward unchanged from a fixed past, but something that is continually forged and reconstituted in response to current needs and circumstances. One way of countering external pressures that threaten to extinguish North Slope Inupiaq culture is found in the loose solidarity fostered by sharing. It is a modern "take" on a cultural practice with historic significance. As such, contemporary urban sharing networks are modern pathways calling upon the traditional to define and maintain Inupiaq culture. In this sense, the modern world generates difference rather than erases it.


Changes in the numbers of cetaceans near the Pribilof Islands, Bering Sea, between 1975-78 and 1987-89   /   Baretta, L.   Hunt, G.L.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 321-326, ill.
ASTIS record 35050
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We compared the number of cetaceans seen during surveys of seabird distribution in the vicinity of the Pribilof Islands, Bering Sea, during two periods, 1975-78 (3867 km surveyed) and 1987-89 (6101 km surveyed). During the 1980s, we saw increased numbers of fin whales (Balaenoptera physalus) (0 to 66 individuals), minke whales (B. acutorostrata) (3 to 38 individuals), humpback whales (Megaptera novaeangliae) (0 to 24 individuals), killer whales (Orcinus orca) (5 to 58 individuals), and Dall's porpoises (Phocoenoides dalli) (101 to 241 individuals). It could not be determined whether these changes reflected changes in the numbers of these species in the Bering Sea, or simply local changes in their foraging or distribution patterns. Fin, humpback and minke whales were seen foraging in the vicinity of large flocks of birds that were eating euphausiids (Thysanoessa raschii and T. inermis).

On a comparé le nombre de cétacés aperçus durant des relevés de la répartition d'oiseaux marins dans le voisinage des îles Pribilof, dans la mer de Béring, durant deux périodes de trois ans, de 1975 à 1978 (3867 km de distance de relevés) et de 1987 à 1989 (6101 km de distance de relevés). Au cours des années 1980, on a aperçu un plus grand nombre de rorquals communs (Balaenoptera physalus) [de 0 à 66 individus], de petits rorquals (B. acutorostrata) [de 3 à 38 individus], de rorquals à bosse (Megaptera novaeangliae) [de 0 à 24 individus], d'épaulards (Orcinus orca) [de 5 à 58 individus] et de marsouins de Dall (Phocoenoides dalli) [de 101 à 241 individus]. On n'a pu déterminer si ces changements reflétaient une évolution du nombre de ces espèces dans la mer de Béring, ou simplement des modifications locales dans les schémas d'alimentation ou de répartition. On a aperçu des rorquals communs, des rorquals à bosse et des petits rorquals en train de se nourrir à proximité de grandes volées d'oiseaux qui se nourrissaient d'euphausiacés (Thysanoessa raschii et T. inermis).


Arctic fox (Alopex lagopus) dens in the Disko Bay area, West Greenland   /   Nielsen, S.M.   Pedersen, V.   Klitgaard, B.B.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 327-333, ill., 1 map
ASTIS record 35051
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Seventeen arctic fox (Alopex lagopus) dens in the Disko Bay area, West Greenland are described regarding location, type, size and vegetation cover. The dens were found in ridges, screes and level ground, mainly of dwarf-scrub heath. The mean number of entrances was 17.8±18.4 SD (range 1-63), with more than half of the dens having fewer than 10 entrances. For dens in slopes, there was a prevalence for south-facing slopes, but for dens with an open exposure, entrances were most frequently oriented towards the north and east. The dens were not found to be lush green, as reported from several other areas. A visual difference between the den vegetation and the surrounding vegetation could only be recognized at a few den sites. A vegetation analysis revealed a significant difference between the den and the surrounding area in the occurrence of eight plant species. Among the species occurring more frequently on the den than in the adjacent area, Stellaria longipes was the most conspicuous because of its white flowers. This species is therefore suggested as a guide species in the search for new dens in the Disko Bay area. Dens with recent fox activity were larger and more conspicuous than dens without sign of recent activity.

On donne une description des terriers de 17 renards arctiques (Alopex lagopus) dans la région de la baie de Disko, à l'ouest du Groenland, selon l'emplacement, le type, la dimension et le couvert végétal. Ces terriers avaient été creusés dans des crêtes, des éboulis et en terrain plat, surtout dans des zones où la végétation se composait d'arbustes nains. Le nombre d'entrées était de 17,8, avec un écart-type de 18,4 (gamme de 1 à 63), plus de la moitié des terriers ayant moins de 10 entrées. Les terriers creusés dans les talus étaient plutôt exposés au sud, mais ceux qui étaient ouverts avaient leurs entrées orientées le plus fréquemment vers le nord et vers l'est. On n'a pas trouvé de végétation très dense autour du terrier, comme cela avait été rapporté pour plusieurs autres endroits. On n'a pu faire de différence visuelle entre la végétation du terrier et la végétation à l'entour que sur quelques sites. Une analyse de la végétation a révélé une différence significative entre le terrier même et la zone à l'entour dans la présence de huit espèces de plantes. Parmi les espèces apparaissant plus fréquemment sur le site du terrier que dans la zone à l'entour, Stellaria longipes était la plus visible en raison de ses fleurs blanches. C'est pourquoi on suggère d'utiliser cette espèce comme un guide dans la recherche de nouveaux terriers creusés dans la région de la baie de Disko. Les terriers qui portaient des traces de la présence récente des renards étaient plus grands et plus visibles que les terriers qui ne montraient pas de traces de présence récente.


Organochlorine compounds in the plasma of Peregrine Falcons and Gyrfalcons nesting in Greenland   /   Jarman, W.M.   Burns, S.A.   Mattox, W.G.   Seegar, W.S.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 334-340, ill., maps
ASTIS record 35052
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Levels of organochlorine compounds in the blood plasma of after-second-year female peregrine falcons (Falco peregrinus) were determined from samples collected from southern Greenland in 1985 and western Greenland from 1983 to 1989, and from adult and nestling gyrfalcons (Falco rusticolus) from western Greenland in 1989 and 1990. Samples were taken during nesting. Levels of p,p'-DDE(DDE) in peregrine plasma were 140 µg/kg wet weight geometric mean (GM) for the southern samples, and 220 µg/kg GM for the western samples. Calculated levels of DDE for eggs from plasma levels are below those associated with declining peregrine populations. Only DDE was found in the gyrfalcon plasma; levels were below 20 µg/kg. In addition to DDE, other organochlorines quantified in peregrine plasma included p,p'-DDD, p,p'-DDT, polychlorinated biphenyls, six chlordane compounds, ß-HCH, HCB, and Mirex. There was no trend over time for any of the compounds reported in peregrines except HCB, which decreased over the study period. There was no significant difference in the levels of the compounds reported between the regions. Females, which were sampled more than once, showed no clear trends with respect to increasing or decreasing residues.

On a déterminé le niveau des composés organochlorés dans le plasma sanguin de faucons pèlerins (Falco peregrinus) femelles ayant plus de deux ans à partir d'échantillons provenant du Groenland méridional en 1985 et du Groenland occidental de 1983 à 1990, ainsi que de faucons gerfauts (Falco rusticolus) adultes et au nid prélevés dans le Groenland occidental en 1989 et 1990. Les échantillons ont été prélevés durant la période de nidification. Les niveaux de p,p'-DDE (DDE) dans le plasma des faucons pèlerins avaient une moyenne géométrique de 140 µg/kg de poids frais pour les échantillons provenant de la zone méridionale, et de 220 µg/kg pour les échantillons provenant de la zone occidentale. Les niveaux de DDE pour les oeufs, calculés à partir des niveaux de plasma, sont inférieurs à ceux que l'on associe avec les populations de faucons pèlerins en déclin. Seul le DDE a été trouvé dans le plasma du faucon gerfaut; les niveaux étaient inférieurs à 20 µg/kg. En plus du DDE, les autres organochlorés que l'on a quantifié dans le plasma du faucon pèlerin comprenaient le p,p'-DDD, p,p'-DDT, les polychlorés biphényls, six composés du chlordane, le ß-HCH, le HCB et le mirex. On n'a décelé de tendance pour aucun des composés trouvés dans les faucons pèlerins, sauf le HCB qui a diminué au cours de la période d'étude. On n'a noté aucune différence significative dans les niveaux des composés rapportés entre les diverses zones. Les femelles, qui ont fourni des échantillons plus d'une fois, n'ont pas montré de tendance nette en ce qui concerne une augmentation ou une diminution des résidus.


Route selection to minimize helicopter disturbance of molting Pacific Black Brant : a simulation   /   Miller, M.W.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 341-349, ill., 1 map
ASTIS record 35053
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I used a previously described simulation model to assess the effects of helicopter activity on approximately 18 000 molting Pacific black brant (Branta bernicla nigricans) near Teshekpuk Lake, Alaska. Bell 206 and Bell 412 helicopters were simulated flying across the molting grounds along six flight lines at various altitudes and frequencies between two airfields. The model determined the behavioral and energetic responses of every bird encountered by the aircraft during an overflight, then calculated the weight of these birds at the end of wing molt. Body condition of the brant, reflected in weight loss, was used to quantify the impact of helicopter disturbance. The number of birds in each of five risk categories was determined for each route, altitude, helicopter type, and overflight frequency. Flight lines and overflight patterns that minimized disturbance to the molting population were identified. Slightly altering the direct route between the two airfields resulted in up to 91% fewer birds experiencing heavy weight loss. Flying either helicopter type around the southern edge of the molting grounds caused the least disturbance; flying parallel to the coast, 1.6 km inland, caused the most. The Bell 412 caused up to 15% more weight loss than did the smaller helicopter. Weight loss along a given flight line can be reduced by 1) flying at altitudes greater than 1065 m altitude, 2) flying only when most brant are in their second week of molt, 3) minimizing flight frequency, and 4) avoiding use of the larger Bell 412 when possible.

On s'est servi d'un modèle de simulation décrit précédemment pour évaluer les répercussions de l'activité liée à l'utilisation d'un hélicoptère sur environ 18 000 bernaches noires (Branta bernicla) en période de mue près de Teshekpuk Lake en Alaska. On a simulé le vol d'hélicoptères Bell 206 et Bell 412 au-dessus des zones de mue le long de six trajectoires de vol à différentes altitudes et fréquences entre deux terrains d'aviation. Le modèle a déterminé les réactions comportementales et énergétiques de chaque oiseau rencontré par l'appareil durant un survol, puis a calculé le poids de ces oiseaux à la fin de la mue des ailes. On a utilisé l'état du corps de la bernache, reflété par la perte de poids, afin de quantifier les effets des perturbations causées par l'hélicoptère. Dans chacune des cinq catégories à risque, on a déterminé le nombre d'oiseaux pour chaque route, altitude, type d'hélicoptère et fréquence de survol. On a identifié les trajectoires de vol et les schémas de survol qui minimisaient les perturbations pour la population en période de mue. Une légère modification au trajet direct entre les deux terrains d'aviation a eu pour résultat que 91 p. cent moins d'oiseaux ont subi une importante perte de poids. Le survol de l'un ou l'autre des types d'hélicoptère dans la périphérie méridionale des aires de mue a produit le moins de perturbation; le survol parallèle à la côte, à 1,6 km à l'intérieur des terres en a causé le plus. Le Bell 412 a provoqué jusqu'à 15 p. cent de plus de perte de poids que l'hélicoptère plus petit. On peut réduire la perte de poids le long d'un trajet de vol donné en 1) volant à plus de 1065 m d'altitude, 2) en ne volant que lorsque la plupart des bernaches sont dans leur deuxième semaine de mue, 3) en minimisant la fréquence des vols et 4) en évitant d'utiliser le plus gros hélicoptère Bell 412 lorsque c'est possible.


Wildlife harvesting and sustainable regional native economy in the Hudson and James Bay Lowland, Ontario   /   Berkes, F.   George, P.J.   Preston, R.J.   Hughes, A.   Turner, J.   Cummins, B.D.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 350-360, ill.
ASTIS record 35054
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To assist the Omushkego Cree in planning a community and regional economic development strategy that takes into account the traditional economy, we developed appropriate methodologies to investigate the quantitative importance and economic value of hunting and fishing for the Mushkegowuk region, Hudson and James Bay Lowland. Harvests of wildlife by the 6500 aboriginal residents of eight communities - Moose Factory, Moosonee, New Post, Fort Albany, Kashechewan, Attawapiskat, Peawanuck and Fort Severn - were estimated by means of a questionnaire study. A total of 925 persons were interviewed for 56% coverage in a stratified sampling design. Four species (moose, Canada goose, caribou, lesser snow goose) accounted for about two-thirds of the 1990 bush food harvest of 687 000 kg, the equivalent of 402 g meat or 97 g protein per adult per day. The replacement value of the bush food harvested in the region was about $7.8 million in 1990. Including other products of the land (fur, fuelwood, berries), the total value of the traditional economy, $9.4 million for the region or $8400 per household per year, was about one-third as large as the total cash economy. The results show that the traditional economy is a cornerstone of the regional mixed economy, and that such a mixed economy may persist as a culturally and environmentally sustainable base for the region.

Dans le but d'aider les Cris Omushkego à planifier une stratégie de développement économique communautaire et régional qui tienne compte de l'économie traditionnelle, on a mis au point des méthodologies appropriées permettant d'enquêter sur l'importance quantitative et sur la valeur économique de la chasse et de la pêche pour la région de Mushkegowuk, dans les basses-terres de la baie d'Hudson et de la baie James. Une étude faite à l'aide d'un sondage a permis d'évaluer le nombre de prises d'animaux par les 6500 autochtones habitant les huit communautés de Moose Factory, Moosonee, New Post, Fort Albany, Kashechewan, Attawapiskat, Peawanuck et Fort Severn. Un total de 925 personnes ont été interviewées formant 56 p. cent d'un plan d'échantillonnage stratifié. Quatre espèces (l'orignal, la bernache du Canada, le caribou et la petite oie blanche) comptaient pour environ les deux tiers des prises provenant de la nature au cours de l'année 90. Le poids de ces prises était de 687 000 kg, soit l'équivalent quotidien de 402 g de viande ou de 97 g de protéine par adulte. La valeur de remplacement de la nourriture tirée de la nature dans la région était d'environ 7,8 millions de dollars en 1990. Si l'on inclut les autres produits de la nature (fourrure, bois de feu, baies), la valeur totale de l'économie traditionnelle - 9,4 millions de dollars pour la région ou 8400 dollars annuels par foyer - équivalait à environ un tiers de l'économie monétaire totale. Les résultats montrent que l'économie traditionnelle est un pilier de l'économie mixte régionale et que cette dernière peut persister en tant qu'assise durable sur le plan culturel et environnemental pour la région.


Terrain ruggedness and caribou forage availability during snowmelt on the Arctic coastal plain, Alaska   /   Nellemann, C.   Thomsen, M.G.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 361-367, ill., 1 map
ASTIS record 35055
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This paper reports a close link between terrain ruggedness and forage availability for caribou during snowmelt. Indices of terrain ruggedness based on contour characteristics from topographical maps were related to field measures of cover, biomass, and live/dead ratio of graminoids within the Kuparuk Oilfield, Alaska. Terrain ruggedness was found to be the most significant factor affecting forage availability during snowmelt within the study area. Terrain ruggedness was positively correlated to 1) graminoid cover within wet, moist and dry herbaceous tundra, 2) cover of four individual graminoid species, 3) height of Salix planifolia, 4) amount of Eriophorum vaginatum flowers, and 5) live/dead ratio of plant material during early and late snowmelt. The live/dead ratio of plant material varied among vegetation types during snowmelt, causing rugged areas to have sprouting green plant material available for forage throughout this period. While annual differences in snow depths and snowmelt will affect forage availability in a given year, indices of terrain ruggedness combined with vegetation maps can substantially improve our understanding of how forage availability for caribou may vary across the landscape during snowmelt.

Cet article rapporte le lien étroit qui existe entre le caractère accidenté du terrain et la disponibilité d'herbage pour le caribou durant la fonte nivale. On a relié les indices d'aspérité du terrain déterminés par les caractéristiques des courbes de niveaux sur les cartes topographiques aux mesures sur le terrain du tapis, de la biomasse et du rapport de graminées vivantes aux graminées mortes dans le champ pétrolifère Kuparuk en Alaska. On a trouvé que l'aspérité du terrain était le facteur le plus important affectant la disponibilité d'herbage durant la fonte nivale dans la zone d'étude. L'aspérité du terrain était corrélée de façon positive 1) au couvert de graminées de la toundra herbacée saturée d'eau, humide et sèche, 2) au couvert de quatre espèces individuelles de graminées, 3) à la hauteur de Salix planifolia, 4) à la quantité de fleurs de Eriophorum vaginatum et 5) au rapport du matériau végétal vivant au matériau végétal mort au début et à la fin de la fonte nivale. Le rapport de ces deux sortes de matériau végétal variait parmi les types de végétation durant la fonte nivale, ce qui faisait que les zones accidentées avaient de nouvelles pousses de matériau végétal disponibles comme herbage durant toute cette période. Bien que les différences d'une année à l'autre dans l'épaisseur de la neige et dans la fonte nivale aient des répercussions sur la disponibilité d'herbage au cours d'une année donnée, des indices de l'aspérité du terrain combinés aux cartes de végétation peuvent nous aider considérablement à comprendre comment la disponibilité d'herbage pour le caribou peut varier dans tout le territoire au cours de la fonte nivale.


The struck-and-lost factor in Alaskan walrus harvests, 1952-1972   /   Fay, F.H.   Burns, J.J.   Stoker, S.W.   Grundy, J.S.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 368-373, 1 map
ASTIS record 35056
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Struck-and-lost rates during hunts for walruses, Odobenus rosmarus (Linnaeus), in Alaska from 1952 to 1972 did not vary from year to year. On average, 42% of the animals struck by bullets were lost (i.e., not retrieved). About 55% of the struck-and lost animals died immediately; the rest were wounded. Apparently, most of the wounded died soon after they were struck. The sex-age composition of the struck-and-lost animals was about the same as that in the harvest, and the proportion lost did not vary with the size of the group encountered. Claims of reduction in loss rates in recent years, based on improved firepower, are open to question. Considerable improvement in weapons took place also during the 21-year period of this study, but it merely increased the proportion of outright kills among the struck-and-lost animals. It did not reduce the proportion lost of the animals that were struck.

Le taux d'animaux frappés et perdus au cours de la chasse au morse, Odobenus rosmarus (Linnaeus) en Alaska de 1952 à 1972 n'a pas varié d'une année à l'autre. En moyenne, 42 p. cent des animaux frappés par les balles ont été perdus (c.-à-d. non récupérés). Environ 55 p. cent des animaux frappés et perdus sont morts sur le coup et 45 p. cent ont été blessés. Il semble que la plupart de ces derniers soient morts peu de temps après avoir été frappés. La composition selon le sexe et l'âge des animaux frappés et perdus était environ la même que celle des prises, et la proportion des animaux perdus ne variait pas avec la taille du groupe chassé. On peut remettre en question les affirmations des dernières années concernant une réduction du taux de perte causée par l'amélioration de la puissance de feu. Durant les 21 années de l'étude, les armes ont subi de grosses améliorations, mais celles-ci ont tout simplement fait augmenter la proportion des bêtes tuées sur le coup, parmi les animaux qui avaient été frappés et perdus. Les améliorations apportées aux armes n'ont pas réduit la proportion des animaux perdus parmi ceux qui avaient été frappés.


Six strategies for rehabilitating land disturbed by oil development in Arctic Alaska   /   Jorgenson, M.T.   Joyce, M.R.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 374-390, ill., maps
ASTIS record 35057
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Oil development in arctic Alaska has left a range of disturbed lands that will eventually require rehabilitation. These lands include gravel roads and pads, gravel pits and overburden stockpiles, drilling reserve pits, occasional accidental spills, and other minor disturbances to the tundra. A long-term research program investigating site-specific and cost-effective methods for rehabilitating degraded lands for fish and wildlife habitat has developed six general strategies that are applicable to the range of disturbed conditions. These strategies include 1) flooding of gravel mine sites for fish habitat, 2) creation of wetlands in ponds perched on overburden stockpiles, 3) revegetation of thick gravel fill and overburden to compensate for lost wildlife habitat, 4) removal of gravel fill to help restore wet tundra habitats, 5) restoration of tundra on less severely modified habitats, and 6) remediation of areas contaminated by oil spills, seawater spills, and drilling mud. Although most techniques are in the early stage of evaluation, preliminary results suggest that successful methods are available to create diverse, productive, and self-sustaining communities that are useful to a range of wildlife.

L'exploitation du pétrole dans la zone arctique de l'Alaska a entraîné une gamme de perturbations sur des terrains qu'il va falloir un jour réhabiliter. Ces derniers comprennent les routes et plates-formes de gravier, les gravières et déblais des terrains de recouvrement, les bassins de réserve de forage, les terrains ayant été le site de déversements accidentels occasionnels et autres perburbations mineures de la toundra. Six stratégies générales applicables à la gamme des terres ayant subi des perturbations ont été développées grâce à un programme de recherche à long terme portant sur les méthodes - rentables et spécifiques à chaque site - de réhabilitation des terres dégradées pour la faune aquatique et terrestre. Ces stratégies comprennent 1) l'inondation de gravières pour l'habitat du poisson, 2) la création de terres humides dans les étangs situés en haut des déblais des terrains de recouvrement, 3) la restauration de la végétation sur les remblais de gravier et déblais épais, pour compenser la perte de l'habitat faunique, 4) l'enlèvement des remblais de gravier comme aide à la restauration des habitats de toundra humide, 5) la restauration de la toundra dans des habitats n'ayant pas subi de modifications aussi sérieuses, et 6) la décontamination de zones ayant subi des déversements de pétrole, d'eau de mer et de boue de forage. Bien que la plupart des techniques en soient au stade préliminaire de l'évaluation, les premiers résultats donnent à penser qu'il existe des moyens efficaces de créer des communautés diverses, productives et autorégulatrices qui permettent la présence d'une flore et d'une faune diversifiées.


Insect cold-hardiness : insights from the Arctic   /   Danks, H.V.   Kukal, O.   Ring, R.A.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 391-404
ASTIS record 35058
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Cold-hardiness and related adaptations of insects in the Arctic correspond to characteristic climatic constraints. Some species are long-lived and are cold-hardy in several stages. In the Arctic, diapause and cold-hardiness are less likely to be linked than in temperate regions, because life-cycle timing depends as much on the need to coincide development with the short summer as on the need to resist winter cold. Winter habitats of many species are exposed rather than sheltered from cold so that development in spring can start earlier. Several features of cold-hardiness in arctic species differ from the characteristics of temperate species: these include very cold-hardy insects with low supercooling points that are not freezing tolerant; freezing-tolerant species that supercool considerably rather than freezing at relatively high subfreezing temperatures; mitochondrial degradation linked with the accumulation of cryoprotectants; and the possibly limited occurrence of thermal hysteresis proteins in winter. Several interesting relationships between cold-hardiness and water have been observed, including different types of dehydration. Winter mortality in arctic insects appear to be relatively low. Adaptations to cold in summer include retention of cold-hardiness, even freezing tolerance; selection of warm sites; and behaviour such as basking that allows elevated body temperatures. Studies especially on the high-arctic moth Gynaephora groenlandica show that various factors including cold-hardiness and other summer and winter constraints dictate the structure of energy budgets and the timing of life cycles. Future work should focus on the biological and climatic differences between arctic and other areas by addressing habitat conditions, life-cycle dynamics, and various aspects of cryoprotectant production at different times of year. Even in the Arctic cold-hardiness is complex and involves many simultaneous adaptations.

L'endurance au froid et autres adaptations connexes des insectes de l'Arctique correspondent à des contraintes climatiques caractéristiques. Certaines espèces ont une grande longévité et sont résistantes au froid à plusieurs stades. Dans l'Arctique, il est moins probable que la diapause et l'endurance au froid soient reliées que dans les zones tempérées, parce que le cycle de vie dépend autant du besoin de faire coïncider la croissance avec le bref été que du besoin de résister au froid hivernal. Les habitats hivernaux de nombreuses espèces sont exposés au froid plutôt qu'abrités du froid de façon que la croissance débute plus tôt au printemps. Plusieurs caractéristiques de la résistance au froid chez des espèces arctiques diffèrent des caractéristiques des espèces tempérées: les premières comprennent des insectes très résistants au froid ayant des points de surfusion bas qui ne sont pas tolérants au gel; des espèces tolérantes au gel qui manifestent une surfusion considérable plutôt que de geler à des températures relativement hautes sous le point de congélation; la dégradation mitochondriale liée à l'accumulation de cryoprotecteurs; et l'occurrence peut-être limitée de protéines à hystérésis thermique en hiver. On a observé plusieurs rapports intéressants entre la résistance au froid et l'eau, y compris différents types de déshydratation. La mortalité hivernale chez les insectes de l'Arctique semble être relativement basse. Les adaptations au froid en été comprennent le maintien de la résistance au froid, et même de la tolérance au gel; le choix de sites tempérés et le comportement qui consiste à se chauffer au soleil, ce qui permet une élévation des températures du corps. Des études effectuées en particulier sur la noctuelle de l'Extrême-Arctique Gynaephora groenlandica montrent que divers facteurs y compris la résistance au froid et d'autres contraintes estivales et hivernales dictent la structure des bilans énergétiques et le rythme des cycles de vie. De futurs travaux devraient porter sur les différences biologiques et climatiques entre des régions arctiques et d'autres zones en étudiant les conditions de l'habitat, la dynamique des cycles de vie et divers aspects de la production de cryoprotecteurs à différentes époques de l'année. Même dans l'Arctique, la résistance au froid est complexe et implique bien des adaptations simultanées.


Joseph Wiggins (1832-1905)   /   Stone, I.R.
Arctic, v. 47, no. 4, Dec. 1994, p. 405-410, ill., 1 map
ASTIS record 35059
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Joseph Wiggins occupies an unusual niche in arctic history. While undoubtedly an explorer, he devoted most of his career in the North not specifically to exploration but to the development of commercial relations between Great Britain and Russia by the exploitation of the sea route to the Ob' and Yenisey Rivers and thence into the centre of Siberia. He was active in the period during which the technological development of ships enabled the route to be practicable for cargo vessels, but before the Russian Revolution closed the route to trade from the West.


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