AINA Logo
Publications

 


The bush harvest in Pinehouse, Saskatchewan, Canada   /   Tobias, T.N.   Kay, J.J.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 207-221
ASTIS record 34720
PDF

Hunting, trapping, fishing and gathering provide an important source of food and fuel for the Cree-speaking Metis of Pinehouse on the Churchill River in northern Saskatchewan. This paper reports the findings of a harvest survey based on one-year recall. The village's total harvest of fish, mammals, birds, berries, and fuelwood is documented by species from April 1983 through March 1984. Virtually all 145 adult male residents were interviewed. Respondents reported their harvest in units of their choice such as fish tub and truckload of fuelwood. Studies based on participant observation, monitoring programs involving short recall periods of a few days, and empirical measurement were done to determine conversion factors. These were used to translate harvesters' reporting units into numbers of animals by species (cords for fuelwood), and then to whole and edible weights. The total harvest was 84.5 tonnes of edible meat or 0.342 kg per day for each of the 676 residents. Three tonnes of berries and 682 cords of fuelwood were harvested. The village's gross income for the survey period is assessed and a dollar value assigned to the harvest. The bush harvest (income-in-kind and commodities) accounted for one-third of total village income, which contradicts the prevalent stereotype that resources from the land do not significantly contribute to the Pinehouse economy.

La chasse, le piégeage, la pêche et la cueillette fournissent une importante source de nourriture et de combustible pour les Métis de langue cri habitant Pinehouse sur la rivière Churchill, dans le nord de la Saskatchewan. Dans cet article, on rapporte les relevés des prises en se fondant sur le rappel d'une année. On donne par espèces le total des prises effectuées d'avril 1983 à mars 1984 pour le poisson, les mammifères, les oiseaux ainsi que les baies et le bois à brûler. Pratiquement tous les 145 résidents adultes de sexe masculin ont été interviewés. Ces répondants ont rapporté leurs prises en unités de leur choix telles que les baquets à poissons et les charges de camion pour le bois à brûler. On a effectué des études fondées sur l'observation des participants, des programmes de contrôle utilisant de courtes périodes de rappel de quelques jours, et des mesures empiriques, afin de déterminer les facteurs de conversion. On a utilisé ces derniers pour traduire les unités rapportées par les répondants en nombre d'animaux par espèces (en cordes pour le bois à brûler), puis en poids total et en poids comestible. Le total des prises était de 84,5 tonnes de chair comestible, soit 0,342 kg par jour pour chacun des 676 résidents. Trois tonnes de baies et 682 cordes de bois à brûler ont été recueillies. On évalue le revenu brut du village pour la période couvrant les relevés et on donne au total des prises une valeur exprimée en dollars. Les prises provenant de la nature (revenu non financier et denrées) comptaient pour un tiers du revenu total du village, ce qui contredit l'idée couramment admise que les ressources de la terre ne contribuent pas de façon significative à l'économie de Pinehouse.


Identification of tundra land cover near Teshekpuk Lake, Alaska using SPOT satellite data   /   Markon, C.J.   Derksen, D.V.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 222-231, ill.
ASTIS record 34721
PDF

Tundra vegetation in the Teshekpuk Lake area of the Alaskan Arctic Coastal Plain was mapped to assess distribution and abundance of waterfowl habitats. Three SPOT satellite scenes were acquired and registered to a 20 m Universal Transverse Mercator grid. Two clustering techniques were used to develop statistical parameters by which the SPOT data were spectrally classified. A maximum likelihood algorithm that correlated spectral classes with land cover types was applied to the SPOT data. Field data were used to assist in spectral class labeling and vegetation descriptions. Twelve cover classes were mapped. The most common type was moist sedge meadow tundra (13.5%); the least common was moss/peat shoreline (0.2%). The moss/peat shoreline type, important to moulting geese and other waterfowl, was spectrally identified using supervised clustering techniques. All other land cover types were identified using unsupervised clustering techniques. Cover classes were described, and a tundra landscape profile produced.

On a dressé une carte de la végétation de toundra dans la région du lac Teshekpuk de la plaine côtière arctique de l'Alaska afin d'évaluer la distribution et l'abondance de l'habitat de la sauvagine. On s'est procuré trois scènes prises par le satellite SPOT, qu'on a alignées sur un quadrillage de 20 m de la projection transverse universelle de Mercator. On a utilisé deux techniques d'agrégation pour élaborer des paramètres statistiques grâce auxquels on a classé en fonction du spectre les données provenant du SPOT. On a appliqué aux données du SPOT un algorithme de vraisemblance maximale corrélant les classes spectrales avec les types de couvert végétal. On a utilisé des données de terrain pour aider à nommer les classes spectrales et à décrire la végétation. On a cartographié 12 classes de couvert végétal, le plus commun étant la toundra de prairie à laîches humide (13,5 p. cent), et le moins abondant étant le littoral de mousse/tourbe (0,2 p. cent). On s'est servi de techniques d'agrégation dirigées pour identifier en fonction du spectre le type de mousse/tourbe, important pour les oies en période de mue et autre sauvagine. Tous les autres types de couvert végétal ont été identifiés à l'aide de techniques d'agrégation non dirigées. On a décrit les classes de couvert et établi un profil de paysage de toundra.


A large aggregation of bowhead whales (Balaena mysticetus) feeding near Point Barrow, Alaska, in late October 1992   /   Landino, S.W.   Treacy, S.D.   Zerwick, S.A.   Dunlap, J.B.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 232-235, maps
ASTIS record 34722
PDF

On 17 October 1992, during aerial surveys to monitor the bowhead whale migration across the Beaufort Sea, we encountered a large aggregation of feeding bowheads about 35 km NE of Barrow, Alaska. Nineteen sightings, for a total of 56 bowhead whales, were made over an area of open water and new ice. Most of the whales were engaged in bottom or near-bottom feeding. We returned to the area on 19 October and observed 16 groups and 11 singletons, for a total of 104 whales distributed over a 277 km² area. The largest single group contained at least 30 whales. To our knowledge, our fall 1992 observations of feeding activity by a large aggregation of bowhead whales were made later in the calendar year than previously reported in the scientific literature and further demonstrate the periodic importance of areas near and east of Point Barrow as a feeding area in the fall.

Le 17 octobre 1992, au cours de relevés aériens effectués en vue d'étudier la migration de la baleine boréale à travers la mer de Beaufort, on a rencontré une forte concentration de ces baleines en train de se nourrir, à environ 35 km au nord-est de Barrow, en Alaska. On a aperçu des baleines boréales 19 fois, pour un total de 56 individus, sur une superficie d'eau libre et de glace nouvelle. La plupart des cétacés étaient occupés à se nourrir sur le fond ou près du fond. On est retourné dans cette région le 19 octobre et on y a observé 16 groupes et 11 singletons, pour un total de 104 baleines, réparties sur 277 km². La concentration la plus forte comprenait au moins 30 baleines. À notre connaissance, nos observations menées en automne 1992 sur une forte concentration de baleines boréales occupées à se nourrir ont été faites plus tard dans l'année civile que ne l'avait précédemment rapporté la documentation scientifique, ce qui prouve bien que les zones voisines et situées à l'est de Point Barrow ont à l'automne une importance périodique en tant qu'aire d'alimentation pour les baleines.


The eighteenth century trade between the ships of the Hudson's Bay Company and the Hudson Strait Inuit   /   Barr, W.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 236-246, ill., 1 map
ASTIS record 34723
PDF

From an early stage in the history of the Hudson's Bay Company, the captains of the company's ships annually received specific instructions to make contact and trade with the Inuit of southern Baffin Island in the vicinity of the Upper and Middle Savage Islands in Hudson Strait during their annual voyages from London to the posts in Hudson Bay. Documents for a 20 year period in the mid-eighteenth century reveal that a wide range of trade goods, primarily tools and hunting weapons, was provided to each captain for this purpose. A comparison of the volume of trade goods with the probable number of Inuit involved in this trade suggests that the goods were probably thereafter disseminated through inter-group trade throughout a wide area of the Canadian Arctic. Baleen from the bowhead whale (Balaena mysticetus) represented an important item being traded by the Inuit in return, at least from 1737 until the end of the century. For the period 1737-1778 the average amount of baleen traded by the Inuit of southern Baffin Island was 1237 lb (559.7 kg), i.e., approximately the amount of baleen produced by an average adult bowhead whale. For this period the baleen from this source represented 78% of all the baleen handled by the Hudson's Bay Company. The records of the Hudson Strait trade thus provide some indication of the minimum numbers of bowheads being taken annually by the Inuit of the north shore of Hudson Strait in the eighteenth century and the amount of hunting effort being devoted to whaling.

Depuis le début de l'histoire de la Compagnie de la Baie d'Hudson, les capitaines des navires de la Compagnie, lors des voyages annuels qui les amenaient de Londres aux postes situés dans la baie d'Hudson, recevaient des directives précises afin d'entrer en contact et de commercer avec les Inuit de la partie sud de l'île Baffin située à proximité des îles Sauvages supérieures et moyennes, dans le détroit d'Hudson. Des documents datant du milieu du XVIIIe siècle et couvrant une période de 20 ans révèlent qu'une grande variété de marchandises, en majorité des outils et des armes de chasse, était mise à la disposition de chaque capitaine à cette fin. Une analyse comparant le volume des marchandises ainsi troquées au nombre probable d'Inuit participant à ces échanges suggère que ces marchandises étaient ensuite disséminées dans une grande partie de l'Arctique canadien par le commerce intergroupes. Les fanons de baleine boréale (Balaena mysticetus) représentaient un article important échangé par les Inuit, du moins de 1737 jusqu'à la fin du siècle. Entre 1737 et 1778, la quantité moyenne annuelle de fanons échangée par les Inuit de la partie sud de l'île Baffin était de 1237 livres (559,7 kg), soit environ la quantité de fanons provenant d'une baleine boréale adulte de taille moyenne. Durant cette période, les fanons provenant de cette source représentaient 78 p. cent de tous les fanons traités par la Compagnie de la Baie d'Hudson. Les documents portant sur le commerce effectué dans le détroit d'Hudson fournissent ainsi des indices sur le nombre minimum de baleines boréales capturées au XVIIIe siècle par les Inuit de la côte nord du détroit d'Hudson et sur l'importance des efforts visant la capture d'animaux consacrés à la pêche à la baleine.


Frequency of killer whale (Orcinus orca) attacks and ship collisions based on scarring on bowhead whales (Balaena mysticetus) of the Bering-Chukchi-Beaufort seas stock   /   George, J.C.   Philo, L.M.   Hazard, K.   Withrow, D.   Carroll, G.M.   Suydam, R.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 247-255, ill., 1 map
ASTIS record 34724
PDF

Bowhead whales of the Bering-Chukchi-Beaufort Seas stock harvested by Alaskan Eskimos were examined for scars from killer whale and ship-collision injuries. We estimated that the frequency of scars from killer whale attacks ranged from 4.1% to 7.9% (depending on our confidence that the whale was properly examined) while about 1% exhibited scars from ship collisions. The frequency of killer whale scars was considerably lower than for bowhead whales of the Davis Strait stock and for other baleen whales where data are available, and was significantly lower (P<0.05) for whales <13 m. Patterns of both types of scars were quite similar to those reported for other cretacean species. Spaces between rake marks were within the range of interdental measurements from four killer whale skulls. The occurrence of attempted killer whale predation and ship strikes inferred from scars has not prevented the BCBS stock from increasing.

On a examiné des baleines boréales provenant du stock des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort, prises par les Esquimaux de l'Alaska afin de voir si elles portaient des cicatrices résultant de morsures d'épaulards ou de blessures provoquées par des collisions avec des navires. On a estimé la gamme de fréquence des cicatrices venant d'attaques d'épaulards comme allant de 4,1 à 7,9 p. cent (compte tenu de notre niveau de certitude quant à la qualité de l'examen de la baleine), tandis qu'environ 1 p. cent des animaux montraient des cicatrices résultant de collisions avec des navires. La fréquence des cicatrices dues aux épaulards était bien inférieure à celle observée sur les baleines provenant du stock du détroit de Davis et d'autres cétacés à fanons pour lesquels on possédait des données. Les schémas des deux types de cicatrices étaient assez semblables à ceux rapportés pour d'autres espèces de cétacés. La fréquence des cicatrices dues aux épaulards était de beaucoup inférieure (P<0,05) pour les baleines mesurant moins de 13 m. Les espaces entre les éraflures se situaient dans la gamme d'écartement interdentaire mesuré sur le crâne de quatre épaulards. Les tentatives de prédation par les épaulards et les coups portés par les navires - déduits des cicatrices - n'ont pas empêché le stock des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort d'augmenter.


The SIMMS program : A study of change and variability within the marine cryosphere   /   LeDrew, E.F.   Barber, D.G.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 256-264, ill., 1 map
ASTIS record 34725
PDF

This paper describes the scientific context of an experimental program for an eight year study of change and variability within the marine cryosphere in the Canadian Arctic and summarizes the field program since its inception in 1990. The focus is on understanding the process linkages between the atmosphere, cryosphere and ocean at the sea ice interface and in establishing a method by which these processes can be modeled numerically. Remote sensing plays a significant role as a major source of temporally and spatially consistent data in this relatively inaccessible region. In this program, we combine in situ measurement of geophysical characteristics of the sea ice interface, electromagnetic radiation interactions with the interface, and numerical modeling of marine cryosphere processes operating across this interface. Our primary objective is to observe and simulate the mechanisms that may contribute to change and variability. We conclude by proposing a conceptual spatial signature of an icescape as the basis for integration of these processes and illustrate how remote sensing data can be used to identify these functional signatures.

Cet article décrit le contexte scientifique d'un programme expérimental consistant en une étude portant sur une période de huit ans des changements et de la variabilité au sein de la cryosphère marine dans l'Arctique canadien, et il résume le programme de terrain depuis sa création en 1990. On se concentre sur la compréhension des liens entre les processus à l'oeuvre, à l'interface de la glace de mer, qui impliquent l'atmosphère, la cryosphère et l'océan, ainsi que sur l'élaboration d'une méthode permettant de faire une modélisation numérique de ces processus. La télédétection joue un rôle important comme source principale de données cohérentes sur les plans temporel et spatial provenant de cette région relativement inaccessible. Dans ce programme on combine les mesures in situ des caractéristiques géophysiques de l'interface de la glace de mer, les interactions du rayonnement électromagnétique avec l'interface et la modélisation numérique des processus de la cryosphère agissant à cette interface. Notre objectif premier est d'observer et de simuler les mécanismes qui peuvent contribuer au changement et à la variabilité. On conclut en proposant sur le plan conceptuel une signature spatiale d'un panorama glaciaire comme base d'intégration de ces processus, et on illustre la façon dont les données obtenues par la télédétection peuvent servir à identifier ces signatures fonctionnelles.


Arctic sea ice microstructure observations relevant to microwave scattering   /   Shokr, M.E.   Sinha, N.K.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 265-279, ill., 1 map
ASTIS record 34726
PDF

Sea ice microstructure characteristics relevant to ice microwave scattering were studied during SIMMS'91 field experiment in Resolute Bay in May/June 1991. Thin sections of the top 300 mm layer of first-year ice (from hummocks and melt ponds) were prepared and examined. Analysis is based mostly on qualitative observations, although statistics on bubble dimensions and geometry were obtained from digital analysis of thin section photographs. First-year ice featured mostly an oriented columnar grain structure. Both spherical and needle-shaped brine pockets were observed. In multi-year ice, a variety of grain structures and inclusion patterns were observed from the same floe. Hummock and melt pond ice are different in terms of grain structure and air bubble contents. Air bubbles in hummock ice are highly random and interconnected, especially near the surface. At lower depths, they retain simpler shapes and become oriented parallel to the dominant grain growth direction. In melt pond ice, two types of air inclusions whose typical dimensions differ by an order of magnitude were observed. Significant spatial variability of multi-year microstructure within a single floe is demonstrated.

Au cours de l'étude de terrain SIMMS'91 menée dans la baie Resolute en mai/juin 1991, on a étudié les caractéristiques de la microstructure de la glace de mer pertinentes à la diffusion d'hyperfréquences par la glace. On a préparé et examiné de fines coupes transversales prélevées dans les 300 mm supérieurs de la glace de l'année et de la glace pluri-annuelle (provenant de hummocks et de mares de fonte). L'analyse s'appuie principalement sur des observations qualitatives, bien que les statistiques sur les dimensions et la géométrie des bulles aient été obtenues à partir du traitement numérique de photographies représentant de fines coupes transversales. La glace de l'année affichait principalement une structure granulaire prismée. On a observé des poches de saumure sphériques ainsi qu'aciculaires. Dans la glace pluri-annuelle, on a observé dans le même floe une diversité de structures granulaires et de schémas d'inclusion. Les hummocks et la glace des mares de fonte diffèrent quant à leur structure granulaire et au contenu des bulles d'air. Dans la glace de hummock, les bulles d'air sont distribuées au hasard et reliées entre elles, surtout près de la surface. À de plus grandes profondeurs, elles conservent des formes plus simples et s'orientent parallèlement à la direction dominante de la croissance granulaire. Dans la glace des mares de fonte, on retrouve deux types d'inclusions d'air dont les dimensions typiques diffèrent d'un ordre de grandeur. On démontre qu'il existe une importante variabilité spatiale de la microstructure de la glace pluri-annuelle à l'intérieur d'un même floe.


On the validation of satellite-derived sea ice surface temperature   /   Key, J.   Maslanik, J.A.   Papakyriakou, T.   Serreze, M.C.   Schweiger, A.J.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 280-287
ASTIS record 34727
PDF

The surface temperature of sea ice controls the rate of ice growth and heat exchange between the ocean and the atmosphere. An algorithm for the satellite retrieval of ice surface temperature has recently been published, but due to the lack of validation data has not been extensively tested. In this paper, data from a recent Arctic field experiment is used in an attempt to validate that algorithm. While the procedure is, in principle, straightforward, we demonstrate that validation is complicated by a variety of factors, including incorrectly assumed atmospheric conditions, undetected clouds in the satellite data, spatial and temporal variability in the surface temperature field, and surface and satellite measurement errors. Comparisons between surface temperatures determined from upwelling broadband longwave radiation, spatial measurements of narrow-band radiation, thermocouples buried just below the snow surface, and narrow-band satellite data show differences of 1 to 13° C. The range in these independent measurements indicates the need for specially designed validation experiments utilizing narrow-band radiometers on aircraft to obtain broad spatial coverage.

La température de la surface de la glace de mer contrôle le taux de croissance de la glace et les échanges thermiques entre l'océan et l'atmosphère. Un algorithme d'extraction par satellite de la température de la surface de la glace a récemment été publié, mais n'a pu être mis à l'essai sur une grande échelle, en raison du manque de données de validation. On tente, dans cet article, de valider cet algorithme à l'aide de données provenant d'une expérience de terrain menée récemment dans l'Arctique. Si la procédure est, en principe, simple, on démontre que divers facteurs viennent compliquer cette validation, dont une évaluation incorrecte des conditions atmosphériques, la présence de nuages non détectés dans les données obtenues par satellite, une variabilité spatiale et temporelle dans la température de surface de l'aire expérimentale, et des erreurs dans les mesures prises sur le terrain même et par satellite. Des comparaisons entre les températures de surface déterminées à partir du rayonnement ascendant des ondes longues à large bande, des mesures spatiales du rayonnement à bande étroite, des thermocouples placés juste sous la surface de la neige et des données de satellite dans la bande étroite révèlent des différences allant de 1 à 3 °C. La différence qui existe dans ces mesures prises indépendamment montre bien la nécessité de mettre sur pied des expériences de validation conçues à des fins spécifiques, qui utilisent des radiomètres à bande étroite sur les avions en vue d'obtenir une grande couverture spatiale.


Comparison of in situ and AVHRR-derived broadband albedo over Arctic sea ice   /   De Abreu, R.A.   Key, J.   Maslanik, J.A.   Serreze, M.C.   LeDrew, E.F.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 288-297
ASTIS record 34728
PDF

Advanced Very High Resolution Radiometer (AVHRR) data are used to extract broadband sea ice surface albedos from narrowband channel 1 and 2 top of the atmosphere (TOA) radiances. Corrections for the intervening atmosphere, viewing geometry and sensor spectral response are applied to the satellite data. Atmospheric correction increases TOA albedos by 27 to 32%. After removing the effects of viewing geometry, surface albedo variability between orbits decreases. The satellite-derived surface albedo over snow-covered sea ice corrected for viewing geometry ranged from 0.68 to 0.82. The residual diurnal variability is attributed to uncertainties in the atmospheric and anisotropic corrections of the satellite data. After comparison with coincidental in situ measurements, AVHRR pixel. In order to develop a reliable methodology for using these satellite data to derive sea ice albedo, an improved understanding of both the atmosphere's behavior over the long path lengths common to the Arctic and the anisotropic nature of snow-covered sea ice reflectance is required. Furthermore, any seasonal characteristics of these factors must be addressed.

On utilise des données obtenues par radiomètre perfectionné à très haute résolution pour extraire des albédos à large bande de la surface de la glace à partir de luminances du sommet de l'atmosphère du canal 1 et 2 à bande étroite. On applique aux données par satellite des corrections pour l'atmosphère intermédiaire, l'angle de prise de vue et la réponse spectrale des capteurs. La correction atmosphérique augmente les albédos du sommet de l'atmosphère de 27 à 32 p. cent. Après avoir éliminé l'influence de l'angle de prise de vue, la variabilité de l'albédo de la surface entre les orbites diminue. L'albédo de la surface obtenu par satellite sur la glace de mer couverte de neige après correction pour l'angle de prise de vue allait de 0,68 à 0,82. On attribue la variabilité résiduelle diurne à des incertitudes dans les corrections atmosphérique et anisotrope des données obtenues par satellite. Après comparaison avec des mesures correspondantes effectuées in situ, les albédos obtenus à l'aide du radiomètre perfectionné à très haute résolution et corrigés pour l'atmosphère intermédiaire et l'angle de prise de vue concordaient d'assez près avec les mesures effectuées à la surface même. La grande variabilité dans les mesures de surface reflète la difficulté qu'il y a à mesurer les albédos de surface dans des régions correspondant à celles d'un pixel typique obtenu à l'aide d'un radiomètre perfectionné à très haute résolution. De façon à développer une méthodologie fiable permettant d'utiliser ces données par satellite pour obtenir l'albédo de la glace de mer, on a besoin de mieux comprendre à la fois le comportement de l'atmosphère sur les grandes longueurs de couloir communes à l'Arctique et la nature anisotrope de la réflectance de la glace de mer couverte de neige. Il faut en outre tenir compte de toute caractéristique saisonnière pertinente à ces facteurs.


On the links between microwave and solar wavelength interactions with snow-covered first-year sea ice   /   Barber, D.G.   LeDrew, E.F.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 298-309
ASTIS record 34729
PDF

Electromagnetic (EM) energy at solar and microwavelengths will interact with a snow-covered sea ice volume as a function of its geophysical properties. The seasonal metamorphosis of the snow cover modulates the relative distribution of the three main interaction mechanisms of EM energy: reflection, transmission, and absorption. We use a combination of modeling and observational data to illustrate how the total relative scattering cross section (Sigma 0) at microwavelengths can be used to estimate the surface climatological shortwave albedo and the transmitted Photosynthetically Active Radiation (PAR) for a snow-covered, first-year sea ice volume typical of the Canadian Arctic. Modeling results indicate that both 5.3 and 9.25 GHz frequencies, at HH polarization and incidence angles of 20°, 30°, and 40° can be used to estimate the daily averaged integrated climatological albedo (Alpha). The models at 5.3 GHz, HH polarization, at 20 degree, 30 degree, and 40 degree incidence angles were equally precise in predications of Alpha. The models at 9.25 GHz were slightly less precise, particularly at the 40 degree incidence angle. The reduction in precision at the 40 degree incidence angle was attributed to the increased sensitivity at both 5.3 and 9.25 GHz to the snow surface scattering term (Sigma 0 ss) used in computation of the total relative scattering cross section (Sigma 0). Prediction of subsnow PAR was also possible using the same combination of microwave sensor variables utilized in prediction of Alpha, but because subice algal communities have evolved to be low light sensitive, the majority of the growth cycle occurs prior to significant changes in Sigma 0. A method of remote estimation of snow thickness is required to be scientifically useful. Observational data from the European ERS-1 SAR were used to confirm the appropriateness of the modeled relationships between Sigma 0, Alpha, and PAR. Over a time series spanning all conditions used in the modeled relationships, the same general patterns were observed between Sigma, Alpha, and PAR.

L'énergie électromagnétique à des ondes ultra-courtes et solaires va interagir avec un volume de glace de mer couverte de neige, en fonction de ses propriétés géophysiques. La métamorphose saisonnière du couvert nival module la distribution relative des trois grands mécanismes d'interaction de l'énergie électromagnétique: réflexion, transmission et absorption. On utilise une combinaison de résultats de modélisation et de données d'observation pour illustrer la façon dont la coupe transversale totale de diffusion relative (sigma-zero) à des longueurs d'onde ultra-courtes peut être utilisée pour estimer l'albédo climatologique en ondes courtes de la surface et le rayonnement photosynthétiquement utilisable (RPU) pour un volume de glace de mer nouvelle couverte de neige, typique de l'Arctique canadien. Les résultats de modélisation indiquent qu'on peut utiliser les deux fréquences de 5,3 et 9,25 GHz, ayant une polarisation HH et des angles d'incidence de 20, 30 et 40° pour estimer la moyenne quotidienne de l'albédo climatologique intégré (alpha). Les modèles à 5,3 GHz, ayant une polarisation HH et des angles d'incidence de 20, 30 et 40° prédisaient alpha avec le même degré de précision. Les modèles à 9,25 GHz étaient légèrement moins précis, surtout en ce qui concerne l'angle d'incidence de 40°. La réduction de précision à l'angle d'incidence de 40° était attribuée à une augmentation de sensibilité, aux deux fréquences de 5,3 et 9,25 GHz, au terme de diffusion de la surface nivale (sigma-zero-ss) utilisé dans le calcul de la coupe transversale totale de diffusion relative (sigma-zero). Pour prédire le RPU sous la couche nivale, on a également pu utiliser la même combinaison de variables de capteurs d'ondes ultra-courtes que celle utilisée pour prédire alpha. Mais parce que les communautés d'algues vivant sous la glace ont développé un niveau de photosensibilité élevé, la plupart du cycle de croissance se produit avant que des changements importants n'aient lieu dans sigma-zero. Il faut développer une méthode d'estimation de l'épaisseur nivale par la télédétection pour que cette méthode soit utilisable du point de vue scientifique. On a utilisé des données d'observation prises au RALS dans le cadre du ERS-1 européen pour confirmer la pertinence des rapports de modélisation entre sigma-zero, alpha et le RPU. Dans une série chronologique couvrant toutes les conditions utilisées dans les rapports de modélisation, on a observé les mêmes grandes tendances entre sigma-zero, alpha et le RPU.


Father Guy Mary-Rousselière (1913-1994)   /   Gordon, B.C.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 318, ill.
ASTIS record 34730
PDF

Father Guy Mary-Rousselière was 81 when he died in a house fire in Pond Inlet in April. Born in Le Mans, France, Father Mary-Rousseliere obtained a philosophy degree at the seminary of St. Sulpice, Paris in 1931, taking his first vows for the priesthood in the same year. He came to Canada a year after his ordination as an Oblate of Mary Immaculate in 1937, beginning his work with the Dene in northern Saskatchewan and Manitoba, and later ministering to the Inuit of Repulse, Pelly and Hudson bays, and Baffin Island. He told me that his 56 years in the North, with 36 years at Pond Inlet, had been rewarding as a priest. Father Mary-Rousselière was foremost a priest, but ever curious about the prehistory of the people he served. He learned much about Chipewyan and Inuit language and culture, later identifying their early tools and describing their past. ... Father Mary-Rousselière gave of himself in many ways. Archaeologists Hans Muller-Beck and Susan Rowley, and archaeology students from other countries visited or worked at Nunguvik or Saatut. He helped me in my Barrenland research by identifying Oblate archives as early sources of birth dates for my seasonality studies. Mary-Rousselière was a member of the Northwest Territories Historic Sites and Monuments Board for many years. His long years of scholarly service in the Arctic were publicly acknowledged when the Honourable Bill McKnight, Minister of Indian Affairs and Northern Development, presented him with the Northern Science Award in 1988. ...


Alexander Charles Aviugana (1945-1994)   /   Beck, T.
Arctic, v. 47, no. 3, Sept. 1994, p. 319, ill.
ASTIS record 34731
PDF

On May 1994, Arctic Canada lost a highly respected resident with the death of Alex Aviugana, age 49. Following a lengthy illness fought with selflessness and stoicism, Alex died in Inuvik, comforted by his wife Lena, their family, and close friends. Alex was born in the Mackenzie Delta near Aklavik and attended school at the Roman Catholic Mission in Aklavik for nine years, followed by high school in Inuvik. Alex's occupation as a hunter and trapper formed the basis for a deeply rooted sense of values that was successfully applied to the many roles and responsibilities he undertook on behalf of Inuvialuit society and Canada. Alex served with distinction on various Inuvialuit organizations including directorships with the Inuvialuit Regional Corporation, Inuvialuit Development Corporation, and the Inuvialuit Land Administration. He served as chairman and director of the Inuvik Community Corporation and the Hunters and Trappers Committee, director and chairman of the Inuvialuit Game Council, director of Umayot Corporation, as a valued member of the Fisheries Joint Management Committee since 1986, and a member of the Alaska/Inuvialuit Beluga Whale Committee. These roles encompassed a spectrum spanning economics to environmental protection and enabled Alex to perform a pivotal role in ensuring that the intent of the Inuvialuit Final Agreement, signed in 1984, was diligently pursued. The Mackenzie Delta-Beaufort Sea Regional Land Use Planning Commission was established in 1987, with Alex as its chairman. With Alex's leadership, the Commission set what has since been described as a world-class standard for community-based planning. It is worth noting that this was the broadest, if not the first, formal cooperative effort involving both Gwich'in and Inuvialuit society. The resulting land-use plan has since become a basic reference against which other development proposals are measured. ...


© Arctic Institute of North America. Records from this database may be used freely for research and educational purposes, but may not be used to create databases or publications for distribution outside your own organization without prior permission from ASTIS.