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Shifts in plankton, nutrient and light relationships in small tundra lakes caused by localized permafrost thaw   /   Thompson, M.S.   Wrona, F.J.   Prowse, T.D.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 367-376, ill., maps
ASTIS record 77061
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Tundra lakes located in the Mackenzie Delta uplands, NWT, Canada, are increasingly being affected by permafrost thaw in the form of shoreline retrogressive thaw slumping. This form of thaw-induced disturbance is used as a surrogate indicator of landscape-related disturbance linked to regional climate warming. We compared 22 lakes, half affected by thaw slumping and half unaffected, to determine whether water column nutrient concentrations, light availability, and plankton biomass differed between these two lake types. Total phosphorus (TP), total dissolved nitrogen (TDN), dissolved organic carbon (DOC), and chlorophyll a concentrations were higher in unaffected lakes than in slump-affected lakes. Absorbance related to water colour of both UV and photosynthetically active radiation in the water column was also higher in unaffected lakes, but bacterioplankton abundance was not different between lake types. UV light absorbance was found to be the best predictor of pelagic chlorophyll a concentrations in unaffected lakes, whereas TDN (and to a lesser extent TP) were the best predictors of pelagic chlorophyll a in slump-affected lakes. These findings indicate that slumping arising from permafrost thaw produces a shift in tundra lake nutrient, light, and phytoplankton relationships. Given the projections of continued warming, this result has significant implications for the future biogeochemical and ecological states of Arctic tundra lakes.

Les lacs de toundra situés dans les hautes terres du delta du Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada, sont de plus en plus touchés par le dégel du pergélisol en ce sens qu'il y a glissement régressif du littoral dû au dégel. Cette forme de perturbation attribuable au dégel sert d'indicateur auxiliaire en matière de perturbation du paysage liée au réchauffement climatique de la région. Nous avons comparé 22 lacs, dont la moitié était touchée par le glissement dû au dégel et l'autre moitié ne l'était pas, afin de déterminer si les concentrations en nutriments des colonnes d'eau, la disponibilité lumineuse et la biomasse du plancton différaient entre ces deux types de lacs. Les concentrations de phosphore total (PT), d'azote dissous total (ADT), de carbone organique dissous (COD) et de chlorophylle a étaient plus élevées dans les lacs non touchés quand dans les lacs où il y avait glissement du littoral. L'absorbance liée à la couleur de l'eau du rayonnement actif photosynthétique et du rayonnement actif ultraviolet dans les colonnes d'eau était également plus élevée dans les lacs non touchés, mais l'abondance du bactérioplancton ne différait pas d'un type de lac à l'autre. On a déterminé que l'absorbance de lumière ultraviolette était le meilleur prédicteur de concentrations de chlorophylle a pélagique dans les lacs non touchés, tandis que l'ADT (et le PT, dans une moindre mesure) constituaient les meilleurs prédicteurs de chlorophylle a pélagique pour ce qui est des lacs faisant l'objet d'un glissement. Ces constatations indiquent que le glissement attribuable au dégel du pergélisol altère les relations qui existent entre les nutriments, la lumière et le phytoplancton des lacs de toundra. Compte tenu des projections à l'égard d'un réchauffement continuel, ce résultat revêt d'importantes incidences sur les états biogéochimiques et écologiques des lacs de la toundra arctique.


Ringed seals and sea ice in Canada's western Arctic : harvest-based monitoring 1992-2011   /   Harwood, L.A.   Smith, T.G.   Melling, H.   Alikamik, J.   Kingsley, M.C.S.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 377-390, ill., maps
ASTIS record 77062
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We examined the relationship between ringed seal body condition and reproduction and spring sea ice conditions in prime ringed seal habitat in Canada's western Arctic during 1992 - 2011. Since 1970, ice conditions in east Amundsen Gulf and west Prince Albert Sound have shown only a slight trend toward earlier ice clearance (breakup) in spring (3 - 7 days per decade) (p < 0.10) and no trend toward later freeze-up or increased variability in timing of spring ice clearance. A subsistence harvest-based sample of 2281 ringed seals was obtained during 1992 - 2011 from Masoyak, a traditional hunting camp located on the northwest shore of west Prince Albert Sound and less than 5 km from east Amundsen Gulf. The results revealed a statistically significant trend of decreasing mean annual body condition of ringed seals (using an index of length-mass-blubber depth [LMD]: adults, 0.14 m**1.5/kg**0.5/y; subadults, 0.24 m**1.5/kg**0.5/y) over the past two decades. A parallel result was that mean annual body condition of adults and subadults was correlated with the timing of fast ice clearance in spring (later ice clearance = worse condition). This correlation was most obvious in the extreme ice years in all sex/age groupings and was statistically significant for subadults. In mature females sampled since 1992, annual ovulation rates averaged 92.4 ± 16.3% (SD) and were greater than 80%, and mostly at 100%, in all years but two. Failure to ovulate was obvious in 2005, the most extreme late ice clearance year in our series, when only 30.0% of the mature adult females sampled ovulated. At the same time, values for seal body condition indices (adult females, LMD = 11.3; adult males, LMD = 12.4) and percent pups in the harvest (3.3%) were among the lowest recorded, and spring ice clearance was 38 d later than the 1992 - 2011 average. While this and previous studies indicate that the seal population in this core habitat has recovered from natural and extreme-year sea ice fluctuations over the past four decades, the potentially magnified effect of several consecutive extreme ice years, compounded by the concurrent decline in seal body condition that we have now detected over the past 20 years, is of particular concern.

Nous avons examiné le lien qui existe entre l'état corporel du phoque annelé, l'état de reproduction de ce phoque et l'état de la glace de mer printanière dans son habitat d'élection de l'ouest de l'Arctique canadien et ce, entre 1992 et 2011. Depuis 1970, l'état de la glace dans l'est du golfe Amundsen et dans l'ouest du détroit de Prince-Albert n'a affiché qu'une petite tendance vers une débâcle printanière plus hâtive (de 3 à 7 jours par décennie) (p < 0,10) et aucune tendance vers un englacement plus tardif ou une variabilité accrue caractérisant la période de la débâcle du printemps. Un échantillon recueilli à partir de 2 281 phoques annelés ayant fait l'objet d'une récolte de subsistance a été obtenu entre 1992 et 2011 à Masoyak, un camp de chasse traditionnel situé sur la côte nord-ouest de l'ouest du détroit de Prince-Albert et à moins de cinq kilomètres de l'est du golfe Amundsen. Les résultats ont permis de constater une tendance statistiquement significative sur le plan de la décroissance de l'état corporel annuel moyen des phoques annelés (en fonction d'un indice de la profondeur et de la longueur de la masse du petit lard [LMD] : reproducteurs, 0,14 m**1,5/kg**0,5/a; préreproducteurs, 0,24 m**1,5/kg**0,5/a) au cours des deux dernières décennies. Un résultat parallèle a permis de corréler l'état corporel annuel moyen des reproducteurs et des préreproducteurs à la période d'une débâcle printanière rapide (débâcle tardive = pire état). Cette corrélation était plus évidente au cours des années où la glace était extrême chez tous les groupements en fonction du sexe ou de l'âge, et elle était statistiquement significative chez les préreproducteurs. Parmi les femelles matures échantillonnées depuis 1992, les taux d'ovulation annuels atteignaient 92,4 ± 16,3 % (DS) en moyenne, et étaient plus grands que 80 %, et à près de 100 % au cours de toutes les années, sauf deux. L'anovulation était évidente en 2005, ce qui correspondait à l'année de notre série où la débâcle a été la plus tardive, lorsque seulement 30,0 % des femelles adultes et matures qui avaient été échantillonnées ont ovulé. En même temps, les valeurs relatives aux indices de l'état corporel des phoques (femelles adultes, LMD = 11,3; mâles adultes, LMD =12,4) et au pourcentage de petits faisant partie de la récolte (3,3 %) figuraient parmi les valeurs les plus basses à n'avoir jamais été enregistrées, et la débâcle printanière était plus tardive de 38 jours par rapport à la moyenne de 1992-2011. Bien que cette étude et des études antérieures laissent croire que la population de phoques de cet habitat important a réussi à se remettre des fluctuations naturelles et extrêmes des conditions de glace des quatre dernières décennies, l'effet potentiellement grossissant de plusieurs années consécutives de glace extrême, allié au déclin concurrent de l'état corporel des phoques que nous avons décelé au cours des 20 dernières années, présente une source d'inquiétude particulière.


The utility of harvest recoveries of marked individuals to assess polar bear (Ursus maritimus) survival   /   Peacock, E.   Laake, J.   Laidre, K.L.   Born, E.W.   Atkinson, S.N.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 391-400, ill., map
ASTIS record 77063
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Management of polar bear (Ursus maritimus) populations requires the periodic assessment of life history metrics such as survival rate. This information is frequently obtained during short-term capture and marking efforts (e.g., over the course of three years) that result in hundreds of marked bears remaining in the population after active marking is finished. Using 10 additional years of harvest recovery subsequent to a period of active marking, we provide updated estimates of annual survival for polar bears in the Baffin Bay population of Greenland and Canada. Our analysis suggests a decline in survival of polar bears since the period of active marking that ended in 1997; some of the decline in survival can likely be attributed to a decline in springtime ice concentration over the continental shelf of Baffin Island. The variance around the survival estimates is comparatively high because of the declining number of marks available; therefore, results must be interpreted with caution. The variance of the estimates of survival increased most substantially in the sixth year post-marking. When survival estimates calculated with recovery-only and recapture-recovery data sets from the period of active marking were compared, survival rates were indistinguishable. However, for the period when fewer marks were available, survival estimates were lower using the recovery-only data set, which indicates that part of the decline we detected for 2003 - 09 may be due to using only harvest recovery data. Nevertheless, the decline in the estimates of survival is consistent with population projections derived from harvest numbers and earlier vital rates, as well as with an observed decline in the extent of sea ice habitat.

La gestion des populations d'ours polaires (Ursus maritimus) nécessite l'évaluation périodique des mesures du cycle biologique, tel que le taux de survie. Cette information est souvent obtenue dans le cadre des efforts de capture et de marquage à court terme (par exemple, sur une période de trois ans) qui se traduisent par le marquage d'une centaine d'ours au sein de la population une fois les travaux terminés. En nous appuyant sur dix années supplémentaires de données de récoltes de reprises suivant une période de marquage actif, nous aboutissons à des estimations actualisées de la survie annuelle des ours polaires faisant partie de la population de la baie de Baffin du Groenland et du Canada. Notre analyse suggère qu'il y a eu un déclin sur le plan de la survie des ours polaires depuis la période de marquage actif qui a pris fin en 1997. Une partie de ce déclin en matière de survie peut être attribuable à la diminution de la concentration de glace printanière sur le plateau continental de l'île de Baffin. La variance entourant les estimations de survie est comparativement élevée en raison du nombre à la baisse de marquages disponibles. Il y a donc lieu de faire preuve de prudence dans l'interprétation des résultats. La variance des estimations de survie augmentait considérablement au cours de la sixième année suivant le marquage. Lorsque nous avons comparé les estimations de survie avec les ensembles de données de reprise seulement et celles de recapture et de reprise pour la période de marquage actif, les taux de survie étaient indistinguables. Cependant, pour la période pendant laquelle un moins grand nombre de marquages était disponible, les estimations de survie étaient moins élevées lorsque nous nous sommes appuyés sur l'ensemble des données de reprise seulement, ce qui indique qu'une partie du déclin que nous avons constaté pour les années 2003 à 2009 pourrait être attribuable au fait que nous n'avons utilisé que les données des récoltes de reprises. Néanmoins, le déclin en matière d'estimations de survie est conforme aux projections de population dérivées des résultats des récoltes et des indices vitaux antérieurs, ainsi qu'à la diminution qui a été observée sur le plan de l'étendue de l'habitat de la glace de mer.


Serum biochemistry and serum cortisol levels of immobilized and hunted muskoxen (Ovibos moschatus) from northern Canada   /   Harms, N.J.   Elkin, B.T.   Gunn, A.   Tracz, B.   Adamczewski, J.   Flood, P.   Leighton, F.A.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 401-410, ill.
ASTIS record 77064
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Muskoxen (Ovibos moschatus) are Arctic-adapted ruminants native to the Arctic regions of Canada, Alaska, and Greenland. Little is known about the serum biochemistry and serum cortisol of this species, or the effects of chemical immobilization on serum biochemical parameters. This study aimed to describe blood chemistry parameters and cortisol levels in hunted, tame, and chemically immobilized muskoxen and to examine differences in blood chemistry parameters and levels of stress associated with different capture techniques. Serum was collected from 91 adult female muskoxen in northern Canada. For analysis, these muskoxen were classified into six groups, five of free-ranging muskoxen (10 animals shot from snowmobiles near Kugluktuk, Nunavut; 18 chemically immobilized from a helicopter near Kugluktuk; 8 chemically immobilized from a helicopter near Norman Wells, Northwest Territories; 17 shot from snowmobiles near Cambridge Bay, Nunavut; 33 chemically immobilized from a snowmobile near Kugluktuk) and one of tame muskoxen (five tame animals maintained on pasture near Saskatoon, Saskatchewan). All samples were analyzed for cortisol, and 26 serum biochemistry parameters were measured in serum collected from three of the six groups (n = 36). Comparison of four groups showed that serum cortisol levels of muskoxen chemically immobilized from a helicopter near Kugluktuk were significantly higher(p < 0.05) than those of muskoxen chemically immobilized from snowmobiles or shot. A comparison of serum biochemistry from the groups of muskoxen shot and immobilized near Kugluktuk found that serum sodium, creatinine, phosphorus, magnesium, and creatine kinase were significantly higher (p < 0.05) in hunted muskoxen than in chemically immobilized animals, while urea, glucose and gamma glutamyl transferase were significantly higher (p < 0.05) in immobilized muskoxen. Most serum biochemical parameters, however, were similar to those of captive muskoxen. This evidence of differences between hunted and immobilized muskoxen in several serum biochemistry parameters will contribute to further research on the effects of immobilization and other health assessments in this species.

Le boeuf musqué (Ovibos moschatus) est un ruminant adapté à l'Arctique qui est natif des régions arctiques du Canada, de l'Alaska et du Groenland. On en sait peu à propos de la biochimie du sérum et du cortisol du sérum de cette espèce ou encore, à propos des effets de l'immobilisation chimique sur les paramètres biochimiques du sérum. Cette étude visait à décrire les paramètres de la chimie du sang et les taux de cortisol chez les boeufs musqués chassés, apprivoisés et chimiquement immobilisés, de même qu'à examiner les différences sur le plan des paramètres de la chimie du sang et des degrés de stress en fonction de diverses méthodes de capture. Du sérum a été prélevé auprès de 91 femelles adultes du nord du Canada. Aux fins de l'analyse, ces boeufs musqués ont été classés en six groupes, dont cinq des groupes étaient composés de boeufs musqués en liberté (10 des boeufs avaient été tirés depuis des motoneiges près de Kugluktuk, au Nunavut; 18 avaient été chimiquement immobilisés à partir d'un hélicoptère près de Kugluktuk; 8 avaient été chimiquement immobilisés à partir d'un hélicoptère près de Norman Wells, dans les Territoires du Nord-Ouest; 17 avaient été tirés depuis des motoneiges près de Cambridge Bay, au Nunavut; 33 avaient été chimiquement immobilisés depuis une motoneige près de Kugluktuk) et l'autre groupe était composé de boeufs musqués apprivoisés (5 bêtes évoluant dans des pâturages près de Saskatoon, en Saskatchewan). Dans tous les cas, le cortisol des échantillons a été analysé, puis 26 paramètres biochimiques du sérum ont été mesurés à partir du sérum recueilli chez trois des six groupes (n = 36). Les comparaisons établies pour quatre des groupes ont permis de constater que les taux cortisol du sérum des bœufs musqués chimiquement immobilisés à partir d'un hélicoptère prés de Kugluktuk étaient considérablement plus élevés (p < 0,05) que ceux des boeufs musqués qui avaient été chimiquement immobilisés depuis une motoneige ou qui avaient été tirés. La comparaison de la biochimie du sérum chez les boeufs musqués tirés et immobilisés près de Kugluktuk a permis de déceler que le sodium du sérum, la créatinine, le phosphore, le magnésium et la créatine kinase étaient considérablement plus élevés (p < 0,05) chez le boeuf musqué chassé que chez le boeuf musqué chimiquement immobilisé, tandis que l'urée, le glucose et la gamma-glutamyl-transférase étaient considérablement plus élevés (p < 0,05) chez le boeuf musqué immobilisé. Cependant, la plupart des paramètres biochimiques du sérum étaient semblables à ceux des boeufs musqués en captivité. Ces différences évidentes sur le plan de nombreux paramètres biochimiques du sérum entre le boeuf musqué chassé et le boeuf musqué immobilisé permettront d'approfondir les recherches sur les effets de l'immobilisation et d'autres évaluations de santé de cette espèce.


Shorebirds breed in unusually high densities in the Teshekpuk Lake Special Area, Alaska   /   Andres, B.A.   Johnson, J.A.   Brown, S.C.   Lanctot, R.B.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 411-420, maps
ASTIS record 77065
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On the Arctic Coastal Plain of the National Petroleum Reserve-Alaska (NPR-A), the Teshekpuk Lake Special Area (TLSA) was recognized to protect outstanding wildlife values. Although information has accumulated on the TLSA's value to caribou and waterfowl, its importance to breeding shorebirds remains largely unquantified. Therefore, we undertook a broad-scale ground study to estimate the population size and density of shorebirds breeding in the TLSA. From a series of plot surveys conducted from 2006 to 2008, we estimated a detection-adjusted total breeding population of more than 573 000 shorebirds and an overall density of 126 shorebirds/km². Most shorebird species had their greatest densities on the Outer Coastal Plain or had approximately equal densities on Outer and Inner Coastal Plains; only two species had their greatest densities on the Inner Coastal Plain. The greatest densities of breeding shorebirds occurred immediately around Teshekpuk Lake. The TLSA supported more than 10% of the biogeographic populations of black-bellied plover (Pluvialis squatarola), semipalmated sandpiper (Calidris pusilla), and dunlin (C. alpina). Breeding shorebird density in the TLSA is one of the highest in the NPR-A, on Alaska's North Slope, and throughout the circumpolar Arctic. Our results, coupled with previous information on waterfowl and caribou, indicate that the area around Teshekpuk Lake and the recognized goose molting area northeast of the lake should be protected from oil and gas development.

Sur la plaine côtière arctique de la réserve pétrolière nationale-Alaska (NPRA), la région spéciale du lac Teshekpuk (TLSA) a été créée dans le but de protéger les valeurs exceptionnelles de la faune. Même s'il existe beaucoup d'information sur la valeur du caribou et de la sauvagine de la TLSA, l'importance qu'elle revêt en matière d'oiseaux de rivage nicheurs demeure peu quantifiée. Nous avons par conséquent entrepris de faire une étude sur le terrain à grande échelle pour estimer la taille et la densité de la population d'oiseaux de rivage nichant dans la TLSA. À partir d'une série d'enquêtes réalisées de 2006 à 2008, nous avons estimé que le total redressé en fonction de la détection de la population nicheuse s'établissait à plus de 573 000 oiseaux de rivage, et que la densité générale s'élevait à 126 oiseaux de rivage/km². Les plus grandes densités de la plupart des espèces d'oiseaux de rivage se trouvaient sur la plaine côtière extérieure ou encore, les densités étaient environ égales entre les plaines côtières intérieure et extérieure. Seulement deux espèces avaient leurs plus fortes densités sur la plaine côtière intérieure. Les plus grandes densités d'oiseaux de rivage se manifestaient immédiatement autour du lac Teshekpuk. La TLSA accueillait plus de 10 % des populations biogéographiques de pluviers argentés (Pluvialis squatarola), de bécasseaux semipalmés (Calidris pusilla) et de bécasseaux variables (C. alpina). La densité d'oiseaux nicheurs dans la TLSA est l'une des plus élevées de la NPR-A, sur le versant nord de l'Alaska et à l'échelle de l'Arctique circumpolaire. Nos résultats, jumelés à l'information obtenue antérieurement au sujet de la sauvagine et du caribou, indiquent que la région autour du lac Teshekpuk et la région reconnue pour la mue des oies au nord-est du lac devraient être protégées contre la mise en valeur pétrolière et gazière.


Harvest-based monitoring in the Inuvialuit Settlement Region : steps for success   /   Bell, R.K.   Harwood, L.A.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 421-432, ill., maps
ASTIS record 77066
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We define harvest-based monitoring as the long-term collection of data or samples from a subsistence harvest in order to reveal, document, and track changes in biophysical resources. Our objective is to describe five practical steps that have guided us over the past two decades during delivery of harvest-based monitoring studies in the Inuvialuit Settlement Region (ISR). Studies have usually been designed to detect (but not necessarily explain) change, to involve local harvesters, and to incorporate indigenous and science-based knowledge. The five steps are to (1) formulate a scientific research or long-term monitoring question that can reasonably be answered by analyzing data from harvests or harvested specimens, (2) design the program according to scientific and indigenous protocols, (3) determine respective partner roles for delivery of the field program, (4) conduct the field work, and (5) analyze data and communicate results. At all steps, it is important to ensure that science and indigenous knowledge partners respect and trust each other's skills, knowledge, and abilities; that regular communication is fostered; and that provisions are in place to monitor progress. The credible blending of indigenous and scientific views and skills improves the likelihood of ultimately understanding the resource, its habitats, and its inherent ecological relationships.

Nous définissons la surveillance des captures comme la collecte à long terme de données ou d'échantillons provenant des captures ou récoltes de subsistance et ce, dans le but de révéler, de documenter et de suivre les changements caractérisant les ressources biophysiques. Notre objectif consiste à décrire cinq étapes pratiques qui nous ont servi de guides ces deux dernières décennies dans le cadre d'études de surveillance des captures dans la région désignée des Inuvialuit (RDI). Habituellement, les études sont conçues pour détecter (et non pas nécessairement pour expliquer) le changement, pour faire appel aux personnes faisant les captures dans la région et pour favoriser l'intégration des connaissances indigènes et scientifiques. Ces cinq étapes sont les suivantes : 1) formuler une question de recherche scientifique ou de surveillance à long terme à laquelle on peut raisonnablement répondre au moyen de l'analyse des données de captures ou des échantillons capturés; 2) concevoir un programme qui respecte les protocoles scientifiques et indigènes; 3) déterminer le rôle des partenaires respectifs en ce qui a trait à l'exécution du programme sur le terrain; 4) réaliser le travail sur le terrain; et 5) analyser les données puis communiquer les résultats. À toutes ces étapes, il est important de faire en sorte que les partenaires en matière de connaissances scientifiques et de connaissances indigènes respectent les compétences, les connaissances et les aptitudes de chacun, et se fassent confiance; que les partenaires communiquent régulièrement; et que des dispositions soient en place pour suivre les progrès. Le mélange crédible de points de vue et de compétences indigènes et scientifiques améliore la probabilité que l'on finisse par comprendre la ressource, ses habitats et ses relations écologiques inhérentes.


The naming of Kazan River, Nunavut, Canada   /   Sikstrom, C.B.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 433-438, maps
ASTIS record 77067
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The Kazan River in Nunavut was designated as a Canadian National Heritage river in 1990, but the reasons for its naming and the meaning of its name are unclear. The Canadian Geographical Names Data Base gives a different definition for another Kazan River and lake located near Île-à-la-Crosse, Saskatchewan. There is also a Mont de Kazan, Quebec, named for the Kazan Cathedral in Kazan, Tatarstan, Russia. After examining the records of the Roman Catholic missionary Oblates of Mary Immaculate (OMI) and the autobiographical notes and journals of J.B. Tyrrell, who first mapped the Kazan River in 1894, I conclude that "Kazan" was intended to mean "kasba" ('white partridge' in the Dene/Chipewyan language). Kasba is also the name of the lake at the river's headwaters. The reasons for the river name change from Kasba (on an 1892 Dene sketch map labeled by Tyrrell) to Kazan (on other Dene sketch maps labeled by Tyrrell in 1894) may be linked to the ministrations of OMI members who set up missions at Île-à-la-Crosse and Brochet in the mid-19th century. They likely named features near their missions to honour their faith and further their baptizing efforts. The similar sounds of Kasba and Kazan may have encouraged the naming. It is certain, however, that J.B. Tyrrell gave a new name to the river, and so changed the map of Canada.

La rivière Kazan, au Nunavut, fait partie du Réseau des rivières du patrimoine canadien depuis 1990, mais les origines et la signification de son nom ne sont pas claires. La Base de données toponymiques du Canada confère une définition différente à une autre rivière Kazan et à un lac situés près d'Île-à-la-Crosse, en Saskatchewan. Il existe également un mont de Kazan, au Québec, nommé ainsi en l'honneur de la cathédrale de Kazan à Kazan, dans le Tatarstan, en Russie. Après avoir étudié les dossiers des missionnaires catholiques romains des Oblats de Marie Immaculée (OMI) de même que les notes et journaux autobiographiques de J.B. Tyrrell, qui a été le premier à cartographier le rivière Kazan en 1894, j'en conclus que le terme « Kazan » voulait dire « kasba » (« perdrix blanche » en langue dénée et chippewyan). Kasba est également le nom que porte le lac tributaire de la rivière. Les raisons expliquant le changement de nom de la rivière, qui est passé de Kasba (sur une carte des Dénés dessinée en 1892 et marquée par J.B. Tyrrell) à Kazan (sur d'autres cartes des Dénés marquées par J.B. Tyrrell en 1894) pourraient être attribuables aux ministères des membres de l'OMI qui établissaient des missions à l'Île-à-la-Crosse et à Brochet au milieu du XIXe siècle. Ils nommaient vraisemblablement les caractéristiques géographiques situées dans les environs de leurs missions pour honorer leur foi et donner de l'ampleur à l'acte du baptême. La similarité entre les sons Kasba et Kazan pourrait avoir incité les membres de l'OMI à choisir ce nom. Il est toutefois certain que J.B. Tyrrell a donné un nouveau nom à la rivière, ce qui a eu pour effet de changer la carte du Canada.


Weathering changes : cultivating local and traditional knowledge of environmental change in Tr'ondëk Hwëch'in traditional territory   /   Roburn, S.   Tr'ondëk Hwëch'in Heritage Department
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 439-455, maps
ASTIS record 77068
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This paper explores a particular experience of cultural bridging between the Heritage Department of the Tr'ondëk Hwëch'in (TH) First Nation and academics and government funders taking part in the 2007 - 09 International Polar Year. The TH Heritage Department acted as lead researcher on the project entitled Documenting Traditional Knowledge in Relation to Climate Change. TH Heritage staff spearheaded and largely carried out the project work. Academic researchers, acting as contractors, collaborated in some project activities and produced academic papers summarizing the work. This collaboration provided a rare opportunity for the TH Heritage Department to share the research it has conducted for more than a decade in the broader, institutional context of university and government research. Its success highlights the fact that relationships between these partners are evolving and becoming more equitable: First Nations research is receiving more support, and the corpus of mainstream knowledge is changing, allowing different bodies of work to "count" as knowledge. This paper analyzes some of the differences between TH Heritage approaches to its mandate for gathering and sharing Traditional Knowledge (TK) and the understandings and uses of TK by other governments and by university-based academics. On the basis of project results and recent policy developments in northern governance and research, it makes practical recommendations for reconciling knowledge approaches and building mutually supportive research relationships between First Nations, academics, and government.

Le présent article porte sur une expérience particulière relativement à l'établissement de liens entre le département du patrimoine de la Première Nation des Tr'ondëk Hwëch'in (TH) et certains universitaires et bailleurs de fonds gouvernementaux qui ont participé à l'Année polaire internationale de 2007-2009. Le département du patrimoine de la Première Nation des TH a servi de chercheur principal dans le cadre du projet intitulé Documenting Traditional Knowledge in Relation to Climate Change. Le personnel du département du patrimoine a dirigé et effectué une grande partie du projet. Pour leur part, les chercheurs universitaires ont collaboré au projet à titre d'entrepreneurs à contrat, après quoi ils ont produit des articles pour résumer leur travail. Cette collaboration a procuré une rare occasion au département du patrimoine de la Première Nation des TH de faire part du fruit des recherches réalisées pendant plus d'une dizaine d'années dans le contexte institutionnel plus vaste de la recherche universitaire et gouvernementale. Le succès remporté par les recherches fait ressortir le fait que les relations entre ces partenaires évoluent et deviennent plus équitables. Ainsi, les recherches effectuées par les Premières nations reçoivent une plus grande reconnaissance, tandis que le corpus de connaissances grand public est en train de changer en ce sens qu'il permet à différents ensembles de connaissances de « compter » au nombre des connaissances. Cet article analyse certaines des différences qui existent entre la méthode adoptée par le département du patrimoine de la Première nation des TH en ce qui a trait à son mandat visant à recueillir et à partager les connaissances traditionnelles (CT) et les entendements et utilisations des connaissances traditionnelles par d'autres gouvernements et par les universitaires. À la lumière des résultats du projet et des récents développements sur le plan des politiques en matière de gouvernance et de recherche dans le Nord, l'article présente des recommandations pratiques en vue de la réconciliation des méthodes de recueil des connaissances et de l'établissement de relations de soutien mutuel entre les Premières Nations, les universitaires et les gouvernements.


Nesting Common Eider (Somateria mollissima) population quintuples in northwest Greenland   /   Burnham, K.K.   Johnson, J.A.   Konkel, B.   Burnham, J.L.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 456-464, maps
ASTIS record 77070
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Common eider (Somateria mollissima) populations in Greenland severely declined throughout the 20th century. As a result, in 2001, harvest regulations were changed and the length of the hunting season was reduced. Recent data suggest that these changes have been successful, and population regrowth is occurring. In the Avanersuaq District, northwest Greenland, only one systematic survey quantifying the number of nesting eiders had previously been conducted, in 1997 and 1998. Although this district had historically been identified as having the largest number of breeding eiders in Greenland, the 1997-98 survey results showed a relatively small estimated population of 5000 pairs. However, it is not known to what extent changes in hunting regulations have affected nesting abundance in this area. Therefore, the Avanersuaq District was systematically resurveyed during the 2009 breeding season, approximately 11 years after the previous survey. These results showed that the population had increased to 5.4 times its 1997-98 size, with an annual compounded growth rate of 15.3%. On a single island, nearly 4500 active nests were observed. Five islands had more than 2600 nests each and comprised 75% of the total nests counted. Along with historical information to account for additional nesting habitat not surveyed, the observed population growth rate from this study suggests that the overall Avanersuaq common eider breeding population size ranges from 25 000 to 30 000 pairs, or roughly half of the total estimated West Greenland breeding population. Despite the significance of the Avanersuaq District as a breeding area for common eiders, we have only limited information about this population. The effects of recent extensions of the hunting season on this population are also unknown, and the only wintering location information is based on a few individuals banded in the 1920s and 1940s. Additional research on migratory movements is suggested before any further changes are made to hunting regulations.

Au cours du XXe siècle, les populations d'eiders à duvet (Somateria mollissima) ont connu un déclin considérable au Groenland. C'est pourquoi en 2001, le règlement relatif à la chasse a été modifié et la saison de chasse a été raccourcie. Selon des données récentes, ces changements ont porté fruits en ce sens que la population s'est accrue. Dans le district d'Avanersuaq, dans le nord-ouest du Groenland, seulement un relevé systématique ayant pour but de quantifier le nombre d'eiders nicheurs a été fait, et c'était en 1997-1998. Bien qu'au fil des ans, ce district a compté le plus grand nombre d'eiders reproducteurs du Groenland, le relevé de 1997-1998 avait établi que la population était relativement petite, avec une estimation de 5 000 paires. On ne sait toutefois pas dans quelle mesure la modification du règlement sur la chasse a eu des effets sur l'abondance d'eiders nichant dans la région. Par conséquent, le district d'Avanersuaq a systématiquement fait l'objet d'un autre relevé pendant la saison de reproduction de 2009, soit environ 11 ans après le relevé d'origine. Les résultats ont permis de constater que la population s'était accrue dans une mesure de 5,4 fois par rapport à sa taille de 1997-1998, ce qui correspondait à un taux d'accroissement annuel composé de 15,3 %. Sur une seule île, près de 4 500 nids actifs ont été observés. Cinq îles comptaient plus de 2 600 nids par île, ce qui représentait 75 % du nombre total de nids répertoriés. Jumelé aux données historiques tenant compte de l'habitat de nidification supplémentaire et non relevé, le taux d'accroissement de la population observé à partir de cette étude suggère que la taille de la population globale d'eiders à duvet nicheurs d'Avanersuaq varie de 25 000 à 30 000 paires, ce qui correspond à environ la moitié du total estimé de la population nicheuse de l'ouest du Groenland. Malgré l'importance que revêt le district d'Avanersuaq comme aire de reproduction de l'eider à duvet, nous ne possédons que des renseignements restreints au sujet de cette population. Les effets qu'aura le prolongement récent de la saison de chasse sur cette population sont également inconnus, et la seule information concernant la localisation de l'aire d'hivernage dont nous disposons a trait à quelques individus qui avaient été bagués dans les années 1920 et 1940. Par conséquent, il est suggéré de pousser les recherches relatives aux mouvements migratoires plus loin avant d'apporter d'autres changements au règlement de chasse.


Renewable energy policies and programs in Nunavut : perspectives from the federal and territorial governments   /   McDonald, N.C.   Pearce, J.M.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 465-475
ASTIS record 77071
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Nunavut, the youngest Canadian territory, has developed a complete dependence on diesel-generated electricity over the last 50 years, which has led to environmental and economic stress on the territory. However, renewable energy technologies (RETs) could provide substantial electricity to communities, thereby reducing the use of diesel fuel. This study explored the perspectives of government policy-makers, northern energy consultants, and NGOs in order to understand the current status of renewable energy policy and development in Nunavut. Challenges identified included capacity gaps within the communities and government, bureaucratic barriers, barriers to financing RET projects, technological uncertainty, and development and infrastructure challenges. Opportunities explored include future RET funding options, strong renewable resources, increased community engagement through partnerships, and increased education opportunities. Respondents also discussed anticipated short- and long-term actions of each department. We recommend the establishment of a clear point of contact within the federal government: a group that would oversee all renewable energy policy and development in Nunavut. The group would also assess the full economic life cycle of renewable electricity to compare its true cost to that of unsubsidized, diesel-generated electricity.

Le Nunavut, soit le plus jeune territoire du Canada, a développé une dépendance complète à l'électricité produite à partir du diesel ces 50 dernières années, ce qui engendre du stress environnemental et économique au sein du territoire. Cependant, les technologies des énergies renouvelables (TER) pourraient fournir de bonnes quantités d'électricité aux collectivités, ce qui réduirait la consommation de diesel. Cette étude s'est penchée sur les perspectives des preneurs de décisions des gouvernements, des consultants en énergie du nord et des organismes non gouvernementaux afin de parvenir à comprendre l'état actuel de la politique sur les énergies renouvelables et le développement de ces énergies au Nunavut. Parmi les défis ayant dû être relevés, notons la détermination des écarts de capacité entre les collectivités et les gouvernements, les obstacles bureaucratiques, les obstacles au financement de projets de TER, les incertitudes sur le plan technologique de même que les défis propres au développement et aux infrastructures. Nous avons donc exploré les options de financement futures en vue des TER, la mise au point de ressources renouvelables très viables, la participation accrue des collectivités grâce à l'établissement de partenariats de même que de plus grandes possibilités d'éducation. Les intervenants ont également discuté des mesures que devraient prendre chaque ministère à court terme et à long terme. Nous avons recommandé l'établissement d'un point de contact clair au gouvernement fédéral, soit un groupe qui surveillerait toute la politique et le développement des énergies renouvelables au Nunavut. Ce groupe évaluerait également le cycle de vie économique complet de l'électricité renouvelable afin de comparer son coût réel à celui de l'électricité non subventionnée produite à partir du diesel.


Ernest William Hawkes (1881-1957)   /   Richling, B.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 476-478, ill.
ASTIS record 77072
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Over a career of more than four decades, Ernest William Hawkes was at times a schoolteacher, an anthropologist, a professor of biology and anatomy, and a poet. But he merits recognition in these pages for the pioneering work that engaged him from 1909 through 1915, at the outset of his professional life: documenting Inuit culture on the Alaskan side of the Bering Strait and in Labrador. ... The absence of resident missionaries and comparatively late (1908) appearance of a permanent government presence in their midst had left Little Diomede's people largely undisturbed in their subsistence economy and in the practice of shamanism and other customs, though they were hardly untouched by Western influences. With official duties that put him in daily contact with adults and youngsters alike, Hawkes soon developed a serious interest in local culture, and with it, a modest facility in the local Inupiaq dialect. Relying on Charles Menadelook, the school's Native assistant, as interpreter, he donned an unofficial hat as ethnographer, recording stories, photographing sundry facets of daily life, and most importantly, documenting ceremonial activities associated with the communal kashim, or dance house. These activities became the subject of two monographs published before the Great War, his first scholarly contributions, which recorded eyewitness accounts of winter rituals on Little Diomede and St. Michael (Hawkes, 1913b, 1914). ... Energized by the experience, Hawkes left Alaska for the University of Pennsylvania, where he earned an MA in anthropology in 1913. Awarded a fellowship at Columbia, he then studied Eskimoan linguistics with Franz Boas and began preparing to undertake fresh northern fieldwork. ...


Geoffrey Hattersley-Smith (1923-2012)   /   Kobalenko, J.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 488-491, ill.
ASTIS record 77073
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"There seems nothing in my background," wrote Geoffrey Hattersley-Smith at the start of his unpublished memoirs, "to suggest a future interest in the polar regions." Never-theless, Geoffrey - who died on July 21, 2012 at the age of 89 - became one of the giants of Canadian Arctic science. The High Arctic's first glaciologist, he led scientific expeditions every year from 1953 to 1972. He was the first to study the ice shelves of Ellesmere Island. He did pioneering work in Antarctica and wrote three books on place-names in the polar regions. Finally, he was a passionate mountaineer and amateur historian who in the course of his glaciology duties, always kept his well-read eyes open for historic cairns and camps. Though he had little patience for modern self-styled "explorers," believing that "exploration was already a joke when I came to Canada in 1951," he traveled in traditional style by dog team for months at a time during his research. ... In 1953, Geoffrey first visited northern Ellesmere Island, "which was to become my obsession for the rest of my time in Canada." ... The 1953 field season combined all the elements of Geoffrey's interests. He made a preliminary study of Ellesmere's ice shelves, lived the hard physical life that had made him so happy during his summers in the English woods, and connected with Arctic history in a way that few had done before. The 1954 season furthered Geoffrey's Renaissance interests. It was, he later said, "the most memorable of all my eighteen seasons in northern Ellesmere." Leading a four-man group that included Bert Crary, Bill Marshall, and Robert Christie, Geoffrey established a fixed camp on the ice shelf just west of Ward Hunt Island. The party cored into the ice shelf and installed thermo-couples. Still with an eye on historic sites, Geoffrey made a side trip to recover a 44-year-old note left by Godfred Hansen at Peary's Crane City depot, south of Cape Aldrich. He and Robert Christie then dogsledded all the way west to Lands Lokk, making Geoffrey the first person since Peary to travel the entire north coast. In an old Peary cairn near Lands Lokk, he found a Krüger note from 22 April 1930. Back at Ward Hunt Island, Geoffrey and Bert Crary manhauled north through rough ice to take ocean depths and temperatures and collect water samples for salinity. He sounded the lake on Ward Hunt Island and climbed the island's highest point, later known as Walker Hill. They were only the third party to set foot on Ward Hunt Island, after Aldrich in 1876 and Donald MacMillan in 1909. While recovering equipment on the ice shelf in late summer, they waded stoically through 47 meltwater troughs. They continued working until freeze-up in mid-September allowed an aircraft from Alert to pick them up. They had been out on the ice for five months. In that time, they had begun to address nearly all the main problems of the ice shelves and the geology and geomorphology of northern Ellesmere Island. ...


Richard George Bolney Brown (1935-2010)   /   Nettleship, D.N.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 492-494, ill.
ASTIS record 77074
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Richard ("Dick") G.B. Brown died on 26 March 2010 in Kings Regional Rehabilitation Centre, Waterville, Nova Scotia, Canada, at the age of 74 following a length 15-year battle with dementia. A research scientist with the Canadian Wildlife Service at the Bedford Institute of Oceanography, Dick was also a life member and long-time supporter of the Arctic Institute of North America. He was best known for his pioneering long-term study of the pelagic ecology of seabirds in the Northwest Atlantic, which included the first computerization of seabird at-sea data to analyze patterns of species' distributions over a large marine geographic area: the eastern Canadian Arctic and the Atlantic north of 40° N and west of 40° W. He was a towering figure in marine ornithology worldwide for showing the relationship between distributions of birds at sea through the annual cycle and the oceanographic characteristics of their marine habitat. ...


Exploring health and disease in northern Common Eiders in the Canadian Arctic   /   Harms, N.J.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 495-499, ill.
ASTIS record 77075
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Research on the ecology of wildlife diseases in recent decades has greatly improved our understanding of the effects of disease on individuals and host populations (Tompkins et al., 2011). It is now apparent that infectious pathogens play a role in the population dynamics of wildlife (Telfer et al., 2002), and infectious and non-infectious diseases have been implicated as causes of marked declines or even local extinctions of wildlife species (Oaks et al., 2004; Frick et al., 2010). In addition to the association of infection and disease with morbidity and mortality, there is mounting evidence that subclinical infections may influence various aspects of individual and population health (Tompkins et al., 2011). ... The role of health and disease in wildlife conservation cannot be overlooked, and indeed Munson and Karesh (2002:96) note that "devising conservation strategies that are practical in the current 'state of the earth' will require models that include diseases risks." Disease emergence has been somewhat ignored as a threat to conservation (Daszak and Cunningham, 2002), but it is clear that the health of wildlife populations is essential to maintaining biodiversity. Understanding disease in wild animals and the role it plays in populations requires a wide range of study, from diagnosing the cause of an outbreak, to measuring the effect of stress on host fitness, to identifying the role of climate in the response or exposure to a pathogen. Increasing knowledge of the health of wildlife populations is essential to the development of effective conservation goals and management strategies for wildlife. ... Through my PhD research project, I am examining several hypotheses related to disease reservoirs and the effects of stress and climate on eider survival in the face of an outbreak, as well as addressing some of the gaps in current understanding of disease dynamics of avian cholera in northern Canada. ...


Characterizing hydro-limnological relationships in the shallow thermokarst lakes of the Old Crow Flats, Yukon Territory   /   Balasubramaniam, A.M.
Arctic, v. 65, no. 4, Dec. 2012, p. 500-503, ill.
ASTIS record 77076
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... My research aims to assess the effect of varying hydrology on lake water chemistry and biota using the information gained from water isotope tracers as reported in Turner et al. (2010, 2012). Specifically, I am evaluating the response of various water chemistry variables and algal communities to different sources of input waters (i.e., snowmelt and rainfall), as well as evaporation over seasonal and interannual timescales, to answer the following questions: 1) Do physical and chemical conditions differ predictably between lakes that receive water input mainly from snowmelt and lakes fed mainly by rainfall? 2) If there are limnological differences between snowmelt input lakes and rainfall input lakes, do these trends persist throughout the ice-free season and between years? 3) What are the limnological effects of evaporation and do they equally affect lakes with different source waters? 4) Which physical and chemical variables within lake basins, if any, are most affected by hydrological processes? Answering these questions will elucidate key relationships between hydrology and limnology in thermokarst lakes of Old Crow Flats. The secondary objective of my research is to develop innovative tools that can efficiently and systematically measure the limnological responses of thermokarst lakes to hydrologic stressors over time. ... By studying the relationships between lake hydrology, water chemistry, and the composition of diatom communities, I aim to establish innovative methods to assess changes in the ecological integrity of the shallow thermokarst lakes in the Old Crow Flats. Specifically, I will identify linkages between diatom taxa and hydro-limnological characteristics by answering the following questions: 1) Does the composition of diatom communities in recently deposited surface sediments vary significantly among thermokarst lakes? 2) How much of this variation can be explained by differences in lake hydrology and water chemistry? 3) Which taxa, if any, are most highly associated with snowmelt-sourced, rainfall-sourced, and evaporation-dominated lakes? This knowledge will be useful in creating new approaches for ecological monitoring that can be used by future researchers who wish to track limnological responses to hydro-climatic drivers. ...


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