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An Arctic execution : Private Charles B. Henry of the United States Lady Franklin Bay Expedition 1881-84   /   Stein, G.M.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 399-412, ill., map
ASTIS record 75081
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Private Charles B. Henry, of the United States Lady Franklin Bay Expedition, was put to death by a summary military execution on 6 June 1884, at Camp Clay, near Cape Sabine, Ellesmere Land, in the High Arctic. An execution is an extremely rare event in Arctic and Antarctic history. Shrouded in mystery for over 125 years, Henry's execution has been told in two contradicting accounts. By considering the actions of key persons, presenting new details, and identifying related artifacts for the first time, the author concludes that the lesser-known account is likely more accurate and that the participants in the execution had their reasons for not sharing the actual version publicly until many years later.

Le soldat Charles B. Henry, de l'expédition américaine de la baie Lady Franklin, a été mis à mort lors d'une exécution militaire sommaire le 6 juin 1884, au camp Clay, près du cap Sabine, Ellesmere Land, dans l'Extrême-Arctique. Les exécutions se font extrêmement rares dans l'histoire de l'Arctique et de l'Antarctique. Entourée de mystère pendant plus de 125 ans, l'exécution du soldat Henry a été racontée dans le cadre de deux récits contradictoires. En tenant compte des gestes de deux personnes-clés, en présentant de nouveaux détails et en identifiant les artefacts connexes pour la première fois, l'auteur en conclut que le récit le moins connu est vraisemblablement plus exact et que les intervenants de l'exécution avaient des raisons de ne pas vouloir faire connaître publiquement la version réelle des faits pendant de nombreuses années.


Over-winter oceanographic profiles in Jones Sound, Canadian Arctic Archipelago, November 1961 - June 1962 : temperature, salinity, oxygen, and nutrients   /   Apollonio, S.   Townsend, D.W.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 413-420, ill., maps
ASTIS record 75082
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Vertical profiles of temperature, salinity, dissolved oxygen, and inorganic nutrients (nitrate, phosphate, and silicate) were measured at five depths (2, 10, 25, 50, and 80 m) beneath the ice off the southern shore of Jones Sound, north of Devon Island, through the winter of 1961 - 62. Additional data were collected from the north side of the sound off Grise Fiord, Ellesmere Island, on 13 May 1962 and 12 May 1969. The over-winter data set is used here to characterize the transition of Arctic waters from autumn to late-spring-early summer. Minimum temperatures (< -1.8°C) and maximum salinities (>33.2) were reached in late winter and early spring. Oxygen levels declined over the same fall-to-late-spring period and increased markedly in June. Nitrate, phosphate, and silicate concentrations all increased from their lowest values in fall to overall highest values in late spring, after which each nutrient showed evidence of biological uptake. A deep pycnocline, between 50 and 80 m, persisted from November to February, isolating a bottom-water layer that showed evidence of microbially mediated silicate regeneration (silicate concentrations increased, phosphate decreased, and nitrate concentrations were variable). In early spring (19 March to 1 May), nitrate concentrations dropped abruptly at all depths from more than 10 µM to less than 7 µM, apparently in response to the growth of ice algae. Temperature-salinity (T-S) analyses found little evidence of significant water-mass replacements during the study period, but interpretations of coherent variations in nutrient concentrations, as well as observed salinities slightly different from those expected on the basis of ice formation, suggest otherwise. Comparison of results from north of Devon Island with those from sampling off Grise Fiord in May 1962 indicate both higher salinities and lower nutrient concentrations at the latter site; however, data collected at the same site off Grise Fiord in May 1969 showed lower salinities and more variable nutrient concentrations than in 1962.

Les profils verticaux de la température, de la salinité, de l'oxygène dissous et des éléments nutritifs inorganiques (nitrate, phosphate et silicate) ont été mesurés à cinq profondeurs (2, 10, 25, 50 et 80 m) en-dessous de la glace, sur la rive sud du détroit de Jones, au nord de l'île Devon, au cours de l'hiver 1961-1962. Des données supplémentaires ont été recueillies à partir du côté nord du détroit à la hauteur du fjord Grise, à l'île d'Ellesmere, le 13 mai 1962 et le 12 mai 1969. L'ensemble de données prélevées l'hiver sert à caractériser ici la transition des eaux de l'Arctique de l'automne à la fin du printemps et au début de l'été. Les températures minimales (<-1,8 °C) et les salinités maximales (> 33,2) ont été atteintes à la fin de l'hiver et au début du printemps. Au cours de cette même période de l'automne à la fin du printemps, les taux d'oxygène ont baissé, puis ont connu une hausse considérable en juin. Les concentrations de nitrate, de phosphate et de silicate ont toutes connu une augmentation par rapport à leurs valeurs les plus basses de l'automne jusqu'à leurs valeurs générales les plus élevées à la fin du printemps, après quoi chaque élément nutritif a montré des signes d'implantation biologique. Une pycnocline profonde, soit entre 50 et 80 m, a persisté de novembre à février, ce qui a eu pour effet d'isoler une couche d'eau de fond laissant voir des signes de régénération du silicate assistée par les microbes (les concentrations de silicate se sont accrues, celles de phosphate ont baissé et les concentrations de nitrate étaient variables). Au début du printemps (du 19 mars au 1er mai), les concentrations de nitrate ont chuté considérablement à toutes les profondeurs de plus de 10 µM à moins de 7 µM, apparemment en réaction à la croissance des algues des glaces. Les analyses de température et de salinité (T-S) ont permis de déceler peu de signes d'importantes substitutions de la masse d'eau au cours de la période visée par l'étude, mais l'interprétation des variantes cohérentes caractérisant les concentrations d'éléments nutritifs, de même que les salinités observées qui différaient légèrement de celles escomptées en fonction de la formation des glaces, laissent entendre autrement. La comparaison des résultats du nord de l'île Devon avec les résultats de l'échantillonnage prélevé au fjord Grise en mai 1962 indique dans les deux cas des concentrations de salinité supérieures et des concentrations d'éléments nutritifs inférieures au dernier emplacement. Toutefois, les données recueillies au même emplacement du fjord Grise en mai 1969 ont montré des salinités moins élevées et des concentrations d'éléments nutritifs plus variables qu'en 1962.


Lemming-food plant interactions, density effects, and cyclic dynamics on the Siberian tundra   /   Erlinge, S.   Hasselquist, D.   Högstedt, G.   Seldal, T.   Frodin, P.   Svensson, M.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 421-428, ill., map
ASTIS record 75083
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Theory predicts that trophic interactions can produce cyclic dynamics of microtine rodents, but that in addition, social interactions are necessary to create the cyclicity. We tested the induced defence hypothesis as a component driving multi-annual cycles by analyzing data on Siberian lemming (Lemmus sibiricus Kerr) populations and the levels of trypsin inhibitors (TI) and free proteins (SPP) in their food plants. We collected data at 12 sites along the Palaearctic tundra coast in 1994 and correlated these measures with lemming density and cycle phase. A negative correlation between lemming density and TI/SPP in Carex was found at the 12 sites. Cycle phase tended to correlate significantly with TI/SPP, and plants being grazed by lemmings respond with some delay. Mass of pancreas, the organ producing proteolytic enzymes, co-varied negatively with TI/SPP. These findings are in accord with predictions from the induced defence hypothesis. In contrast, reproductive effort did not conform to the predictions but co-varied strongly with density. Data are in accord with theory predicting that, in addition to trophic interactions, some self-regulation is necessary to create cyclic dynamics. Our data show that the plant defence hypothesis alone is not a sufficient explanation for the cyclicity. Several factors interact, including predation, food quality (including induced defence chemicals), and intra-specific competition.

En théorie, les interactions trophiques peuvent produire une dynamique cyclique de rongeurs microtinés, mais en plus de cela, il faut des interactions sociales pour donner lieu à la cyclicité. Nous avons mis à l'épreuve l'hypothèse induite de défense en tant que composante intégrale des cycles multi-annuels en analysant les données relatives aux populations de lemming brun (Lemmus sibiricus Kerr) et les taux d'inhibiteurs de la trypsine (TI) et de protéines libres (SPP) se trouvant dans leur nourriture végétale. Nous avons recueilli des données à 12 emplacements le long de la côte paléarctique des toundras en 1994 et avons corrélé ces mesures à la densité des lemmings ainsi qu'à la phase du cycle. Une corrélation négative entre la densité des lemmings et TI/SPP dans Carex a été trouvée à 12 emplacements. La phase du cycle avait tendance à donner une corrélation significative avec TI/SPP, et les végétaux faisant l'objet d'un pâturage par les lemmings réagissaient avec un certain retard. Les masses de pancréas, soit l'organe producteur des enzymes protéolytiques, co-variait négativement avec TI/SPP. Ces constatations cadrent avec les prédictions émanant de l'hypothèse induite de défense. Par contre, les efforts de reproduction ne se conformaient pas aux prédictions mais co-variaient fortement en fonction de la densité. Les données sont en accord avec la théorie prédisant qu'en plus des interactions trophiques, il faut une certaine autorégulation pour créer une dynamique cyclique. Nos données montrent qu'à elle seule, l'hypothèse de défense des végétaux ne constitue pas une explication suffisante à la cyclicité. Plusieurs facteurs entrent en interaction, dont la prédation, la qualité de la nourriture (ce qui comprend les produits chimiques induits de la défense) et la compétition intraspécifique.


History of polar bears as summer residents on the St. Matthew Islands, Bering Sea   /   Klein, D.R.   Sowls, A.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 429-436, ill., maps
ASTIS record 75084
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Polar bears were found as summer residents on the St. Matthew Islands in the northern Bering Sea from the time of their discovery in the mid-18th century until the late 19th century, when the last bears were presumably shot by crews from Canadian and American sealers and a U.S. revenue cutter. Historical documents suggest that the killing of the last summer-resident polar bears on the St. Matthew Islands was an indirect consequence of the controversy between the United States and Great Britain over management of the fur seal harvest and the associated pelagic hunting of these seals. Although polar bears have continued to be present near the St. Matthew Islands in winter, when sea ice is present, a metapopulation of summer-resident bears has not reestablished on these islands. In 1972, the State of Alaska considered a proposal to reestablish a summer-resident polar bear population on the St. Matthew Islands, and since 2008, when the United States listed the polar bear as a threatened species, such reestablishment has been suggested as a conservation strategy. However, given the observed changes in local Bering Sea ice conditions in recent decades, the lack of detailed information on the population ecology and habitat dependencies of the historical St. Matthew bears, and the unavailability of an analogous extant metapopulation of polar bears for comparison, it is highly unlikely that reestablishment of summer-resident polar bears on the St. Matthew Islands could be realized.

Des ours polaires résidaient l'été sur les îles St. Matthew, dans le nord de la mer de Béring, du moment où ils ont été découverts vers le milieu du XVIIIe siècle jusque vers la fin du XIXe siècle, lorsque les derniers ours auraient été tués par les équipages de phoquiers canadiens et américains ainsi que par des pataches de la douane américaine. Des documents historiques laissent entendre que la mise à mort des derniers ours polaires d'été sur les îles St. Matthew était une conséquence indirecte de la controverse entre les États-Unis et la Grande-Bretagne au sujet des récoltes d'otaries à fourrure et de la chasse pélagique connexe de ces otaries. Bien que la présence des ours polaires se soit poursuivie dans les environs des îles St. Matthew l'hiver, lorsqu'il y a de la glace de mer, une métapopulation d'ours d'été ne s'est pas réimplantée sur ces îles. En 1972, l'État de l'Alaska a considéré une proposition en vue du rétablissement de la population d'ours polaires résidant sur les îles St. Matthew l'été, et depuis 2008, lorsque les États-Unis ont ajouté les ours polaires à la liste des espèces menacées, ce rétablissement a été suggéré en guise de stratégie de conservation. Cependant, compte tenu des changements observés dans le régime des glaces de la mer de Béring ces dernières décennies, de l'absence de renseignements détaillés sur l'écologie de la population et sur les dépendances à l'habitat des ours historiques de St. Matthew, de même que de l'absence d'une métapopulation analogue historique à des fins de comparaison, il est peu vraisemblable que le rétablissement des ours polaires en résidence d'été sur les îles St. Matthew puisse se concrétiser.


Integrating traditional and scientific knowledge through collaborative natural science field research : identifying elements for success   /   Huntington, H.P.   Gearheard, S.   Mahoney, A.R.   Salomon, A.K.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 437-445, ill., map
ASTIS record 75085
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We discuss two recent projects to examine the role of collaborative environmental fieldwork both in research and in the interactions between academically trained researchers and experienced local residents. The Bidarki Project studied black leather chitons (Katharina tunicata) in the lower Kenai Peninsula, Alaska. Its conclusion that chiton declines are part of a serial decline of intertidal invertebrates drew on collaborative fieldwork, archaeological data, historical records, and interviews with local residents. The Siku-Inuit-Hila Project studied sea ice in Barrow, Alaska; Clyde River, Nunavut; and Qaanaaq, Greenland. Quantitative data from locally maintained observation sites were supplemented by knowledge exchanges among hunters from the communities and by discussion in local working groups to develop an understanding of the physical dynamics and human uses of sea ice at each locale. We conclude that careful planning and preparation, along with the effort to build strong personal relationships, can increase the likelihood that collaborative fieldwork will be productive, enjoyable, and rewarding.

Nous discutons de deux récents projets ayant eu pour but d'examiner le rôle d'études environnementales collaboratives sur le terrain, tant sur le plan de la recherche que sur le plan des interactions entre les chercheurs universitaires et les résidents expérimentés des localités visées. Le projet Bidarki se penchait sur les chitons noirs (Katharina tunicata) de la basse péninsule Kenai, en Alaska. La conclusion selon laquelle le déclin des chitons fait partie d'un déclin en série d'invertébrés intertidaux s'appuie sur des études collaboratives sur le terrain, sur des données archéologiques, sur des dossiers historiques ainsi que sur des entrevues de résidents des localités. Pour sa part, le projet Siku-Inuit-Hila a eu comme objectif d'étudier la glace de mer à Barrow, en Alaska; à Clyde River, au Nunavut; et à Qaanaaq, au Groenland. Les données quantitatives provenant de lieux d'observation entretenus localement ont été supplémentées par les échanges de connaissances des chasseurs des collectivités et par les discussions de groupes de travail locaux visant à mieux comprendre la dynamique physique et l'utilisation humaine de la glace de mer à chaque endroit. Nous en concluons que des travaux de planification et de préparation attentionnés, accompagnés d'efforts visant à nouer des liens personnels étroits, peuvent accroître la possibilité que les études collaboratives sur le terrain soient productives, agréables et valorisantes.


Radial-growth response of forest-tundra trees to climate in the western Hudson Bay Lowlands   /   Mamet, S.D.   Kershaw, G.P.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 446-458, ill., maps
ASTIS record 75086
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The effects of climate on radial growth of Larix laricina (Du Roi) K. Koch, Picea glauca (Moench) Voss, and Picea mariana (Mill) BSP were investigated in the Hudson Bay Lowlands of northern Manitoba. The objective was to characterize spatial and temporal variations in growth of trees across the forest-tundra ecotone. Along a 250 km transect, 299 trees were sampled in three zones: northern forest, central tundra, and southern forest. Ring-width indices were compared with climate through correlation- and response-function analyses. Numerous years of suppressed growth at the three locales resulted from cooling that followed major volcanic eruptions at much lower latitudes. Temperatures during July of the current year and autumn of the previous year were most limiting, particularly for L. laricina, which was temperature-sensitive across the region. A weakened growth response to temperature during the 1940-60 period was likely due to atmospheric circulation shifts. Most chronologies were intercorrelated, which suggests common environmental forcing, though environmental influences differed in the southern forest (particularly for P. mariana). The source of this disparity has yet to be determined.

Les effets du climat sur la croissance radiale de Larix laricina (Du Roi) K. Koch, de Picea glauca (Moench) Voss et de Picea mariana (Mill) BSP ont fait l'objet d'une étude dans les basses-terres de la baie d'Hudson, au nord du Manitoba. L'objectif de cette étude consistait à caractériser les variations spatiales et temporelles en matière de croissance des arbres à l'échelle de l'écotone de la toundra forestière. Le long d'un transect de 250 km, 299 arbres ont été échantillonnés dans trois zones : la forêt septentrionale, la toundra centrale et la forêt méridionale. Les indices de la largeur des cernes ont été comparés aux données climatiques au moyen d'analyses de corrélation et de fonction de réponse. De nombreuses années de croissance affaiblie aux trois endroits découlaient du refroidissement ayant suivi d'importantes éruptions volcaniques à des latitudes beaucoup moins élevées. Les températures enregistrées en juillet de l'année courante et à l'automne de l'année précédente étaient plus restrictives, particulièrement dans le cas de L. laricina, qui était sensible aux températures dans toute la région. La réponse de croissance affaiblie enregistrée par rapport aux températures au cours de la période allant de 1940 à 1960 était vraisemblablement attribuable aux décalages de circulation atmosphérique. La plupart des chronologies ont fait l'objet d'inter-corrélations, et celles-ci laissent entrevoir un forçage environnemental courant, bien que les influences environnementales différaient dans la forêt méridionale (particulièrement dans le cas de P. mariana). La source de cette disparité n'a toujours pas été déterminée.


Toponymy of Herschel Island (Qikiqtaryuk), western Arctic coast, Canada   /   Burn, C.R.   Hattendorf, J.B.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 459-464, ill., maps
PCSP/PPCP contribution, no. 024-11
ASTIS record 75087
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The official names for several of the features on Herschel Island are derived from the visit to the island by USS Thetis, Lt. Cdr. Charles Stockton commanding, on 15 - 16 August 1889. In 24 hours, Stockton and his crew surveyed the coast sufficiently to compile and publish a map, which included the bathymetry of Pauline Cove and the strait between the island and the mainland, now called Workboat Passage. Stockton named features after two whaling ships that were in the vicinity when he arrived (Orca and Thrasher), his own Thetis, his wife (Pauline Lethilhon King), three ensigns to whom he assigned bathymetric surveys (Robert Lopez, Edward Simpson, and Rogers Wells, Jr.), two of his other officers (Lt. Arthur Osborn and Ensign John Bell), and an officer of the Royal Navy (Capt. Sir Richard Collinson). Only one feature, Avadlek Spit, has an Inuvialuktun official name.

Le nom officiel de plusieurs des accidents géographiques de l'île Herschel découle de la visite de l'île par le capitaine de corvette Charles Stockton en tête du USS Thetis, les 15 et 16 août 1889. En 24 heures, Charles Stockton et les membres de son équipage ont fait des levés de la côte suffisamment approfondis pour pouvoir compiler et publier une carte, qui comprenait notamment la bathymétrie de l'anse Pauline et le détroit séparant l'île de la terre ferme, qui porte maintenant le nom de Workboat Passage. Charles Stockton a nommé les accidents géographiques d'après deux baleiniers qui se trouvaient dans les environs à leur arrivée (Orca et Thrasher), ainsi que d'après son propre bateau, soit le Thetis, sa femme (Pauline Lethilhon King), trois porte-étendards auxquels les levés bathymétriques avaient été confiés (Robert Lopez, Edward Simpson et Rogers Wells, fils), deux de ses autres officiers (le lieutenant Arthur Osborn et le porte-étendard John Bell) et un officier de la Marine royale (le capitaine Sir Richard Collinson). Un seul accident géographique, soit l'Avadlek Spit, porte un nom inuvialuktun officiel.


Sea-ice distribution in the Bering and Chukchi seas : information from historical whaleships' logbooks and journals   /   Mahoney, A.R.   Bockstoce, J.R.   Botkin, D.B.   Eicken, H.   Nisbet, R.A.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 465-477, ill., maps
ASTIS record 75095
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Satellite data have revealed dramatic losses of Northern Hemisphere sea ice since the end of the 1970s. To place these changes in a longer-term context, we draw on daily observations taken from logbooks and journals of whaling vessels cruising in the Bering and Chukchi seas to investigate sea-ice conditions in this region of the Arctic between 1850 and 1910. We compare these observations to sea-ice data from 1972 to 1982, which predate the majority of the recent changes and cover a period recognized as a relative maximum in recent Bering Sea ice extent. Records from May indicate that end-of-winter sea-ice extent in the Bering Sea during the mid 19th century closely resembled that in the 1972 - 82 data. However, the historical data reveal that sea ice was more extensive during summer, with the greatest difference occurring in July. This pattern indicates a later and more rapid seasonal retreat. These conclusions highlight the value of historical data, which we have far from exhausted in this study.

Des données satellitaires révèlent que l'hémisphère nord a enregistré des pertes dramatiques de glaces de mer depuis la fin des années 1970. Afin de mettre ces changements dans un plus long contexte, nous nous appuyons sur les observations quotidiennes tirées de journaux et de carnets de bord de baleiniers ayant parcouru la mer de Béring et la mer des Tchouktches dans le but d'étudier les glaces de mer de cette région de l'Arctique entre les années 1850 et 1910. Nous comparons ces observations aux données sur les glaces de mer recueillies de 1972 à 1982 - soit avant que la plupart des récents changements n'aient été enregistrés - ce qui couvre une période reconnue comme un maximum relatif en matière d'étendue récente des glaces dans la mer de Béring. Les données enregistrées en mai laissent entrevoir que l'étendue des glaces de mer en fin d'hiver dans la mer de Béring au milieu du XIXe siècle ressemblait beaucoup à l'étendue des glaces dont témoignent les données prélevées entre 1972 et 1982. Cependant, les données historiques révèlent que les glaces de mer étaient plus considérables au cours de l'été, la plus grande différence se manifestant au mois de juillet. Cette tendance indique donc un retrait saisonnier plus tardif et plus rapide. Les conclusions mettent en évidence l'importance des données historiques, que nous sommes loin d'avoir épuisées dans le cadre de cette étude.


Observations of cannibalism by polar bears (Ursus maritimus) on summer and autumn sea ice at Svalbard, Norway   /   Stirling, I.   Ross, J.E.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 478-482, ill.
ASTIS record 75088
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We report three instances of intraspecific killing and cannibalism of young polar bears by adult males on the sea ice in Svalbard in summer and autumn. During breakup and melting in summer, the area of sea ice around the Svalbard Archipelago declines to a fraction of the winter total, and in many areas it disappears completely. As the area of sea ice that polar bears can use for hunting declines, progressively fewer seals are accessible to the bears, and therefore the bears' hunting success likely declines as well. Thus, at this time of year, young polar bears may represent a possible food source for adult males. As the climate continues to warm in the Arctic and the sea ice melts earlier in the summer, the frequency of such intraspecific predation may increase.

Nous signalons trois cas d'ours polaires adultes qui ont tué de jeunes ours polaires et fait du cannibalisme intra-spécifique sur la glace de mer de Svalbard à l'été et à l'automne. Pendant la débâcle et les fontes de l'été, la zone de glace de mer aux environs de l'archipel de Svalbard n'occupe qu'une fraction de la superficie totale atteinte en hiver et dans bien des endroits, elle disparaît complètement. Puisque la zone de glace de mer dont les ours polaires se servent pour leur activité de chasse devient plus petite, il y a de moins en moins de phoques à la disposition des ours, ce qui fait que la récolte de chasse des ours est susceptible de chuter par le fait même. Par conséquent, à ce moment-là de l'année, les jeunes ours polaires peuvent représenter une source de nourriture possible pour les adultes mâles. Au fur et à mesure que le climat de l'Arctique continuera de se réchauffer et que la glace fondra plus tôt en été, la fréquence de cette prédation intraspécifique sera susceptible d'augmenter.


Zooplankton community structure in Arctic ponds : shifts related to pond size   /   O'Brien, W.J.   Luecke, C.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 483-487, ill.
ASTIS record 75090
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A multi-year experiment in which zooplankton species were manipulated in 12 ponds indicated that the presence of the carnivorous copepod Heterocope septentrionalis eliminated Daphnia pulex whenever H. septentrionalis became established. In contrast, the congener D. middendorffiana was able to persist only in ponds where H. septentrionalis became established. The fact that Daphnia middendorffiana could not successfully colonize ponds that did not contain H. septentrionalis indicates that this predator was necessary for D. middendorffiana to thrive. These results suggest that D. pulex is able to outcompete D. middendorffiana when H. septentrionalis is absent. Pond size was a key determinant of colonization success, in that H. septentrionalis and D. middendorffiana were able to persist only in ponds with volumes greater than 10 m³. Results of these investigations support the pattern of zooplankton community composition observed in ponds in the western Nearctic and provide insight into the mechanisms responsible for these observations.

Une expérience échelonnée sur plusieurs années dans le cadre de laquelle les espèces de zooplancton de 12 étangs ont été manipulées a permis de déterminer que la présence du copépode carnivore Heterocope septentrionalis a éliminé le Daphnia pulex lorsque le H. septentrionalis s'était établi. En revanche, le congénère D. middendorffiana n'a pu persister que dans les étangs où H. septentrionalis s'était établi. Le fait que Daphnia middendorffiana n'a pas réussi à coloniser les étangs qui ne renfermaient pas H. septentrionalis indique que la présence de ce prédateur s'avérait nécessaire pour que D. middendorffiana puisse prospérer. Ces résultats laissent croire que D. pulex est capable de déplacer D. middendorffiana lorsque H. septentrionalis est absent. La taille de l'étang représentait un déterminant-clé en matière de réussite de la colonisation, en ce sens que H. septentrionalis et D. middendorffiana n'ont réussi à persister que dans les étangs dont le volume était supérieur à 10 m³. Les résultats de ces enquêtes viennent appuyer le modèle entourant la composition de la communauté de zooplancton observé dans les étangs néarctiques occidentaux et permettent de comprendre les mécanismes responsables de ces observations.


The Arctic phoenix   /   Elliott, K.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 497-500, ill.
ASTIS record 75091
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... Despite the prediction that survival should decrease at higher latitudes, many of the longest-lived warm-blooded animals live in the polar regions. For example, the longest-lived wild birds (albatrosses, Ricklefs, 2008) and mammals (bowheads/arviq, George et al., 2011) live at high latitudes. Similarly, the longest-lived animal, the quahog clam Arctica islandica, is found in Arctic waters (Strahl et al., 2007). These animals, like the phoenix, keep the fire of life alive for decades or centuries, returning each spring from the ashes of an Arctic winter. How they do so is the focus of my doctoral dissertation, entitled "How can Arctic birds work hard and live long?" Both physiological and behavioural mechanisms likely underlie the ability of Arctic birds to live extraordinarily long in pulsed-resource systems. ... Of particular interest is the possibility that older birds may acclimate or adjust to contaminant burdens. For example, a recent review based on comparisons between adults and nestlings (Cesh et al., 2010) suggested that the effect of PCBs and PBDEs on thyroid hormones is reduced in old birds. The difference between young and old birds may represent adjustments in the role of the thyroid axis during development. Thyroid hormones in the adult bird are related to metabolism, and old birds may be able to adjust receptivity to hormones so that a constant net effect is achieved. In contrast, thyroid hormones in young birds are associated with growth and may help regulate specific timing of different growth stages. Thus, it may be more difficult to make those adjustments rapidly. I will be investigating these ideas in two species of long-lived seabirds, thick-billed murres (Uria lomvia) and black-legged kittiwakes (taateraaqs, Rissa tridactyla). I will study murres at Coats Island, Nunavut, the location of the longest-running thick-billed murre study in the world, and the only place in the world where I can study senescence in banded murres of known age (Fig. 1). My study site for kittiwakes is the long-term banding site at Middleton Island in Alaska, where nesting on a radar tower facilitates observation. ...


Avian cholera in the eastern Canadian Arctic : investigating disease origins and reservoirs   /   Harms, N.J.
Arctic, v. 64, no. 4, Dec. 2011, p. 501-505, ill.
ASTIS record 75094
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... The main objective of my research is to evaluate hypotheses about avian cholera reservoirs and origins and the ecology of the disease in common eider populations in the eastern Canadian Arctic. Additionally, because avian cholera is a disease of migratory birds, I am interested in determining the geographic and temporal scope of avian cholera in the North and in mapping potential movements of the pathogen, both within eider breeding and wintering locations and in other potential carrier species. My specific objectives are 1) to investigate whether common eiders or other sympatric avian species (e.g., lesser snow geese) are carriers of Pasteurella multocida and therefore a source of the organism for annual avian cholera outbreaks in the Arctic, 2) to investigate whether the Arctic environment is a source of P. multocida for initiating or perpetuating avian cholera outbreaks (or both), 3) to determine the spatial and temporal distribution of P. multocida in Canada's eastern Arctic, 4) to investigate the ultimate origins of the bacteria causing recent outbreaks in northern Canada, 5) to examine the impact of P. multocida carrier status and avian cholera on common eider survival and reproduction, and 6) to examine the effect of stress on survival and reproductive success in the face of avian cholera outbreaks. To address these objectives, this project is divided into three main components. The first involves investigating the geographic and temporal distribution of avian cholera in the eastern Arctic, while examining the host range, origins, and movement of P. multocida throughout the North. Field-work and sample collection for this project have been ongoing since 2005. Common eider colony surveys have been conducted in 2010 and 2011 in a number of breeding sites throughout the eastern Canadian Arctic in collaboration with researchers from Carleton University, Environment Canada, and Makivik Corporation, as well as members of the communities of Cape Dorset, Coral Harbour, Kangiqsujuaq, and Aupaluk. The majority of samples, however, have been collected on East Bay Island, where my colleagues have been banding more than 500 eiders prior to the beginning of the breeding season each year since 1996, and then following the birds through the breeding season to gather data on their survival, reproduction, and physiology. Samples from lesser snow geese have been collected in conjunction with annual Arctic goose banding operations and during community-based harvesting on Southampton Island, near Cape Dorset on Baffin Island, in the Queen Maud Gulf Migratory Bird Sanctuary, and on the Great Plain of the Koukdjuak. To augment the collection of samples from Nunavut, I hope to collect samples from eiders in Greenland and the eastern Atlantic coast in order to investigate the presence of P. multocida in eiders on their wintering sites. In addition to collecting and examining samples from live birds, I have also been working with other pathologists at the Canadian Cooperative Wildlife Health Centre to examine bird carcasses found on colonies or collected by biologists or local residents and to determine the cause of death. As part of the surveillance for avian cholera in the North, we also attempt to isolate P. multocida from any birds that have died of the disease. The second component of the project is investigating the presence and distribution of carrier birds (common eiders, snow geese, or both) and the role of environmental reservoirs in initiating and perpetuating avian cholera outbreaks. ... For the final component of this study, I plan to examine the implications of avian cholera outbreaks for common eiders by exploring the relationships among measures of health and infection status in individual eiders. ... To date, samples have been collected from more than 6000 birds in the eastern Arctic since 2005. In addition, more than 1500 environmental samples have been collected from fresh-water ponds on East Bay Island and other field locations in the eastern Arctic. Preliminary results of the PCR screening indicate between 3% and 6% of apparently healthy common eiders on East Bay Island carry some strain of P. multocida, suggesting that birds are potential carriers of P. multocida. However, further bacterial characterization is required to determine whether the strains from carrier birds are similar to those initiating outbreaks.


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