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Population genetics of bowhead whales (Balaena mysticetus) in the western Arctic   /   Givens, G.H.   Huebinger, R.M.   Patton, J.C.   Postma, L.D.   Lindsay, M.   Suydam, R.S.   George, J.C.   Matson, C.W.   Bickham, J.W.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 1-12, ill., map
ASTIS record 69620
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Bowhead whales (Balaena mysticetus) in the Bering, Chukchi, and Beaufort seas experienced a severe reduction as a result of commercial whaling in the 19th century. Since the cessation of commercial whaling, the population has recovered to a size that is approaching pre-whaling estimates. Inupiat and Yupik communities in northern and western Alaska hunt these Western Arctic (WA) bowheads along their migratory path during spring and fall. This hunting is regulated by the International Whaling Commission. Recent but preliminary analysis of available genetic data (207 whales and 10 microsatellite markers) raised the question of the presence of multiple, genetically distinct populations within the WA bowheads. Here we re-examined this question on the basis of a study of 414 whales and 22 newly developed microsatellite loci. We identified widespread departures from Hardy-Weinberg equilibrium; however, we were unable to detect significant evidence of multiple genetic populations within the WA bowheads that could explain this Hardy-Weinberg disequilibrium, particularly when compared to the strength of evidence for differentiation between WA bowheads and other populations from distant regions such as the Okhotsk Sea and eastern Canada. There was conclusive evidence of genetic differentiation among the three regions. The statistical rejection of panmixia within the WA improves our understanding of bowhead whale biology, and the lack of evidence for multiple populations within the WA enables risk-averse management of aboriginal hunting of Western Arctic bowhead whales.

La population de baleines boréales (Balaena mysticetus) des mers de Béring, de Tchoukotka et de Beaufort a enregistré un grave déclin en raison de la pêche commerciale à la baleine au XIXe siècle. Depuis que la pêche commerciale à la baleine a cessé, la population de baleines boréales a connu un certain essor au point où elle approche maintenant les estimations de la taille qu'elle avait avant la pêche commerciale à la baleine. Les collectivités Inupiat et Yupik du nord et de l'ouest de l'Alaska chassent les baleines boréales de l'ouest de l'Arctique le long de leur voie de migration au printemps et à l'automne. La chasse est réglementée par l'International Whaling Commission. Des analyses récentes, bien que préliminaires, des données génétiques disponibles (207 baleines et 10 marqueurs microsatellites) ont soulevé la question de la présence de multiples populations génétiquement distinctes au sein de la population de baleines boréales de l'ouest de l'Alaska. Ici, nous avons réexaminé cette question en fonction de l'étude de 414 baleines et de 22 locis microsatellites nouvellement mis au point. Nous avons remarqué d'importantes déviations de l'équilibre de Hardy-Weinberg; toutefois, nous n'avons pas pu trouver de preuve significative de populations génétiques multiples au sein des baleines boréales de l'ouest de l'Alaska qui pourrait expliquer ce déséquilibre de Hardy-Weinberg, plus particulièrement en comparaison avec la force de la preuve de différenciation entre les baleines boréales de l'ouest de l'Arctique et d'autres populations de régions distantes telles que la mer d'Okhotsk et l'est du Canada. Il y avait des preuves concluantes de différenciation génétique entre les trois régions. Le rejet statistique de la panmixie au sein de l'ouest de l'Arctique améliore notre compréhension de la biologie des baleines boréales, et le manque de preuves de populations multiples dans l'ouest de l'Arctique donne lieu à la gestion de l'aversion au risque de la chasse à la baleine boréale de l'ouest de l'Arctique par les Autochtones.


Forty-seven years of research on the Devon Island ice cap, Arctic Canada   /   Boon, S.   Burgess, D.O.   Koerner, R.M.   Sharp, M.J.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 13-29, ill., maps
ASTIS record 69622
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The Devon Island ice cap has been the subject of scientific study for almost half a century, beginning with the first mass balance measurements in 1961. Research on the ice cap was the first to investigate (1) the role of meltwater in seasonal ice-velocity variations on a polythermal Arctic ice cap, (2) the use of air temperature rather than net radiation as a proxy for the energy driving surface melt, and (3) the influence of the changing frequency of specific synoptic weather configurations on glacier melt and mass balance. Other research has included investigations of ice cap geometry, flow dynamics, and mass balance; ice core analyses for records of past climate and contaminant deposition; and studies of changes in ice cap area and volume and their relationship to surface mass balance and ice dynamics. Current research includes ground studies connected to efforts to calibrate and validate the radar altimeter that will be carried by the European Space Agency's (ESA) CryoSat2 satellite, and a major collaborative Canadian International Polar Year (IPY) project focused on the Belcher Glacier, on the northeast side of the ice cap, that examines hydrodynamics of large tidewater glaciers. This paper summarizes our current knowledge of the Devon Island ice cap and identifies some of the outstanding questions that continue to limit our understanding of climate-ice cap interactions in Arctic regions.

La calotte glaciaire de l'île Devon fait l'objet d'une étude scientifique depuis près d'un demi-siècle, les premières mesures du bilan massique remontant à 1961. C'est la première fois que des travaux de recherche sur la calotte glaciaire permettent de faire enquête sur 1) le rôle de l'eau de fonte dans les variations caractérisant la vélocité de la glace d'une calotte glaciaire polytherme de l'Arctique; 2) l'utilisation de la température de l'air au lieu du bilan radiatif en surface en guise d'approximation pour la fonte superficielle conductrice d'énergie, et 3) l'influence exercée par la fréquence changeante de configurations climatiques synoptiques spécifiques sur la fonte du glacier et le bilan massique. Parmi les autres travaux de recherche, notons des enquêtes sur la géométrie de la calotte glaciaire, la dynamique des débits d'écoulement et le bilan massique; l'analyse des enregistrements relatifs aux carottes glaciaires en ce qui a trait à d'anciens dépôts climatiques et dépôts de contaminants; et l'étude des changements caractérisant l'aire et le volume de la calotte glaciaire de même que leur relation par rapport au bilan massique en surface et à la dynamique des glaces. Par ailleurs, les travaux de recherche actuels prennent la forme d'études sur le terrain se rapportant aux efforts visant à calibrer et à valider l'altimètre radar, études qui seront effectuées par le satellite CryoSat2 de l'Agence spatiale européenne (ASE), et un projet d'envergure en collaboration avec l'Année polaire internationale (API) au Canada portant sur le glacier Belcher, du côté nord-est de la carotte glaciaire, projet qui examine l'hydrodynamique des gros glaciers de marée. La présente communication résume nos connaissances actuelles de la calotte glaciaire de l'île Devon de même que certaines des questions en suspens qui continuent de restreindre la façon dont nous comprenons les interactions entre le climat et la calotte glaciaire dans les régions arctiques.


Arctic energy in EU policy : arbitrary interest in the Norwegian High North   /   Offerdal, K.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 30-42
ASTIS record 69624
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In challenging times for European energy security, the European Union (EU) is seeking to extend its energy policy powers. At the same time, with its message that the High North represents diversification away from less stable energy regions, Norway is trying to get attention in Brussels. This article inquires into the place of Norway and its Arctic oil and gas in the processes of developing an Energy Policy for Europe and the Northern Dimension Initiative. Central questions to be addressed are whether Norwegian Arctic areas are emerging as a new energy region to rely on for diversified oil and gas imports for the European Union, and whether Norway, as a small state but a major energy exporter with a considerable part of the Barents Sea shelf, is able to take advantage of this position in its diplomatic relations with Brussels. The study shows that Norway has managed to use its Arctic oil and gas to create awareness of the Norwegian High North in Brussels between 2006 and 2008, but these efforts have not resulted in more active political interest on the part of the EU. A combination of institutional confusion in the EU, lack of coherence and clarity in the Norwegian High North initiative, and Norway's established reputation as an energy supplier place important constraints on the prospects for more concrete political attention from the EU, and thus on Norway's ability to take advantage of its High North oil and gas in a foreign policy context.

En période difficile sur le plan de la sécurité énergétique en Europe, l'Union européenne (UE) cherche à étendre ses pouvoirs en matière de politique de l'énergie. Par la même occasion, grâce au message qu'elle envoie et selon lequel le Grand Nord représente une diversification loin des régions énergétiques moins stables, la Norvège essaie d'attirer l'attention à Bruxelles. Cet article se penche sur le rôle de la Norvège de même que sur celui du gaz et du pétrole de l'Arctique dans les processus d'élaboration d'une politique de l'énergie pour l'Europe et dans le cadre de l'initiative de la Dimension septentrionale. Parmi les questions centrales à aborder, notons celle à savoir si les régions arctiques de la Norvège sont en train d'émerger comme nouvelle région énergétique dont on pourra dépendre pour les importations diversifiées de pétrole et de gaz de l'Union européenne, de même que la question à savoir si la Norvège, en tant que petit État mais que grand exportateur d'énergie ayant un accès considérable à la plateforme de la mer de Barents, est en mesure de profiter de cette situation dans le cadre de ses relations diplomatiques avec Bruxelles. Cette étude montre que la Norvège a réussi à utiliser son pétrole et son gaz de l'Arctique pour bien faire connaître le Grand Nord norvégien à Bruxelles entre 2006 et 2008, mais que ces efforts n'ont pas donné lieu à un plus grand intérêt politique actif de la part de l'EU. Un ensemble de confusion institutionnelle au sein de l'EU, de manque de cohérence et de clarté sur le plan de l'initiative du Grand Nord norvégien de même que de la réputation établie de la Norvège en tant que fournisseur d'énergie imposent d'importantes contraintes aux possibilités d'avoir une attention politique plus concrète de la part de l'EU et, par conséquent, à l'aptitude de la Norvège à miser sur son pétrole et son gaz du Grand Nord dans un contexte de politique étrangère.


Population, sex ratios and development in Greenland   /   Hamilton, L.C.   Rasmussen, R.O.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 43-52, ill.
ASTIS record 69625
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During the 20th century, Greenland society experienced a dramatic transformation from scattered settlements based on hunting, with mostly turf dwellings, to an urbanizing post-industrial economy. This transformation compressed socioeconomic development that took centuries to millennia elsewhere into a few generations. The incomplete demographic transition that accompanied this development broadly followed the classical pattern, but with distinctive variations relating to Greenland's Arctic environment, sparse population, and historical interactions between two cultures: an indigenous Inuit majority and an influential Danish minority. One heritage from Danish colonial administration, and continued more recently under Greenland Home Rule, has been the maintenance of population statistics. Time series of demographic indicators, some going back into the 18th century, provide a uniquely detailed view of the rapid hunting-to-post-industrial transition. Changing sex ratios - an early excess of females, shifting more recently to an excess of males - reflect differential impacts of social, economic, and technological developments.

Au cours du XXe siècle, la société du Groenland a connu une transformation dramatique, passant ainsi de peuplements de chasse éparpillés composés principalement d'habitations en tourbe à une économie urbanisée post-industrielle. Cette transformation a eu pour effet de comprimer le développement socioéconomique qui s'était échelonné sur des siècles, voire des millénaires ailleurs, en quelques générations. La transition démographique incomplète qui a accompagné ce développement a largement suivi le modèle classique, en étant toutefois assortie de variantes distinctives en ce qui a trait à l'environnement arctique du Groenland, à sa population rare et aux interactions historiques entre deux cultures : une majorité indigène inuite et une minorité danoise influente. Le maintien de statistiques sur la population découle de l'administration coloniale danoise, ce qui se continue en vertu de l'autonomie interne du Groenland. Les analyses chronologiques des indicateurs démographiques, dont certaines remontent au XVIII e siècle, fournissent une vue unique et détaillée de la transition entre les peuplements de chasse et l'économie post-industrielle, transition qui s'est faite rapidement. Les rapports hommesfemmes changeants - un ancien excédent de femmes est devenu récemment un excédent d'hommes - sont le reflet des répercussions différentes en matière de progrès sociaux, économiques et technologiques.


Walruses attack Spectacled Eiders wintering in pack ice of the Bering Sea   /   Lovvorn, J.R.   Wilson, J.J.   McKay, D.   Bump, J.K.   Cooper, L.W.   Grebmeier, J.M.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 53-56, ill.
ASTIS record 69627
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We observed walruses (Odobenus rosmarus) pursuing spectacled eiders (Somateria fischeri) within pack ice of the Bering Sea, 70-90 km from the nearest land. We used both direct observations from a helicopter and a heligimbal camera system that can film animals from a helicopter at high altitudes. The eiders were in monospecific flocks of thousands of birds within large leads. The walruses apparently tried to catch the eiders from below; the eiders responded with a “flash expansion” (explosive radial movement), wing-flapping and running along the water surface to escape. Disturbance by individual walruses could restrict flocks of thousands of birds to small portions of the open water. In eight such events that we witnessed over 75 min of observations, we were unable to confirm that walruses captured any of these full-grown, flight-capable eiders. However, the high rate of attacks and the eiders' dramatic escape response suggest that walruses can at times be effective predators on them, and may affect the eiders' dispersion and energy balance.

Nous avons observé des morses (Odobenus rosmarus) en train de pourchasser des eiders à lunettes (Somateria fischeri) sur la banquise de la mer de Béring, soit à une distance de 70 à 90 kilomètres de la terre ferme la plus près. Nous nous sommes servis à la fois d'observations directes faites à partir d'un hélicoptère et d'un appareil héligimbal capable de filmer les animaux à partir d'un hélicoptère à haute altitude. Les eiders se tenaient en bandes monospécifiques constituées de milliers d'oiseaux faisant partie de gros groupements. Il semblait que les morses essayaient d'attraper les eiders par en-dessous; les eiders réagissaient en faisant une « expansion éclair » (un mouvement radial explosif), en battant des ailes et en courant le long de la surface de l'eau afin de s'échapper. Les perturbations exercées par les morses individuels pouvaient avoir pour effet de restreindre les bandes de milliers d'oiseaux à de petites nappes d'eau libre. Dans huit cas de telle nature dont nous avons été témoins pendant plus de 75 minutes d'observation, nous n'avons pas été en mesure de confirmer si les morses avaient réussi à capturer des eiders adultes en état de voler. Cependant, le taux élevé d'attaques de même que la réaction dramatique des eiders qui tentaient de s'échapper laissent entrevoir que les morses pourraient être des prédateurs efficaces en ce qui les concerne, ce qui pourrait exercer une influence sur l'expansion des eiders et sur leur bilan énergétique.


Cruise tourism and sea ice in Canada's Hudson Bay region   /   Stewart, E.J.   Tivy, A.   Howell, S.E.L.   Dawson, J.   Draper, D.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 57-66, ill., maps
ASTIS record 69630
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Tourism in the Hudson Bay region of central northern Canada generally is associated with non-consumptive forms of nature-based activities (such as polar bear viewing). However, the region has experienced variable growth in the cruise sector in recent years. This paper examines patterns of cruise activity in all subregions of the Hudson Bay region during three cruise seasons (2006, 2008, and 2009) and mainly reveals a pattern of decline. Since the prevalence of sea ice is an important part of visitor experiences of polar cruises, we examine sea ice change and occurrence of icebergs in the Hudson Bay region. Our sea ice analysis suggests that the length of the navigable shipping season is increasing in this region, which may facilitate both earlier and later shipping. But in terms of cruise traffic, we suggest that the demise of ice coverage signals a possible decline in cruise activity in most of the Hudson Bay region because ice-supported wildlife may shift north with the diminishing ice regime. Given the possible environmental and socio-cultural implications of changing cruise activity patterns in the Arctic and the absence of broad-scale monitoring and surveillance of the industry, use of these available data sources is vital to building a clearer picture.

De manière générale, le tourisme dans la région de la baie d'Hudson du centre-nord du Canada se rapporte à des activités non consomptibles en plein air (comme l'observation des ours polaires). Toutefois, ces dernières années, le secteur des croisières de cette région a enregistré un taux de croissance variable. La présente communication se penche sur les tendances en matière de croisières dans toutes les sous-régions de la région de la baie d'Hudson au cours de trois saisons de croisière (2006, 2008 et 2009), ce qui laisse principalement entrevoir un déclin à cet égard. Puisque l'existence de glace de mer revêt une grande importance pour les visiteurs des croisières polaires, nous avons examiné les changements en matière de glace de mer et l'occurrence d'icebergs dans la région de la baie d'Hudson. Notre analyse de la glace de mer laisse voir que la longueur de la saison de navigation augmente dans cette région, ce qui peut avoir pour effet de faciliter la navigation en début et en fin de saison. Cela dit, sur le plan de la circulation de croisière, nous donnons à penser que la disparition de la couche de glace laisse entrevoir un déclin possible des activités de croisière dans la plupart de la région de la baie d'Hudson parce que la faune qui évolue sur la glace pourrait s'en aller vers le nord en raison du régime de glaces à la baisse. Compte tenu des incidences environnementales et socioculturelles susceptibles de découler des tendances changeantes relativement aux activités de croisière dans l'Arctique et de l'absence de suivi et de surveillance à grande échelle de l'industrie, il est essentiel de recourir aux sources de données disponibles afin d'obtenir un meilleur aperçu de la situation.


Sustainability of High Arctic ponds in a polar desert environment   /   Abnizova, A.   Young, K.L.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 67-84, ill., maps
ASTIS record 69634
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Arctic wetland environments are sensitive to ongoing climate change as seen by the recent loss of lakes and ponds in southern Alaska, Siberia, and northern Ellesmere Island, Canada. A clearer picture of the mechanisms accounting for these losses or the persistence of ponds is presently required. To better understand and quantify the hydrologic processes that are leading to the sustainability or demise of High Arctic ponds, a detailed study was conducted during the summer seasons of 2005 and 2006 at Somerset Island, Nunavut (72'43' N, 94'15' W). A water balance framework that quantifies water inputs, losses, and storage was employed on four ponds situated in three broad geomorphic areas (coastal, bedrock, and glacial terrain, which includes plateau and moraine). The initial snow cover amount influenced the water level pattern for the summer season. Large end-of-winter snow accumulations in the deep Bedrock pond ensured large initial water storage and seasonal sustain- ability despite variable climatic conditions and a coarse substrate, which encouraged subsurface outflow. Connectivity to a stream draining an upland area and a melting late-lying snowbed nearby allowed the small Moraine pond to maintain stable water levels throughout both years. Sandy soils typical of the Coastal and Plateau ponds favored seepage and subsurface water losses, leading to desiccation of these ponds during dry periods. Lateral water losses from the Coastal pond were enhanced by the presence of a downslope frost crack that formed a steep hydraulic gradient with the pond. High initial snowfall and substantial rain maintain pond water levels, but in years with low snowfall and dry conditions, ponds are vulnerable to disappearance unless a range of dependable hydrological linkages exists.

Les milieux humides de l'Arctique sont sensibles aux changements climatiques continus, tel que l'atteste la perte récente de lacs et d'étangs du sud de l'Alaska, de la Sibérie et du nord de l'île d'Ellesmere, au Canada. À l'heure actuelle, il faut obtenir une meilleure idée des mécanismes à la source de ces pertes ou à la source de la persistance des étangs. Afin de mieux comprendre et de quantifier les processus hydrologiques qui entraînent la durabilité ou la disparition des étangs de l'Extrême arctique, une étude détaillée a été réalisée au cours des étés 2005 et 2006 à l'île Somerset, au Nunavut (72'43' N, 94'15' O). À quatre étangs situés dans trois grandes zones géomorphologiques (côtière, roche de fond et terrain glaciaire, ce qui comprend plateaux et moraines), on a utilisé un cadre de référence de bilan hydrique quantifiant les gains, les pertes et le stockage d'eau, La quantité de couverture de neige initiale exerçait une influence sur le modèle de niveau d'eau pendant la saison d'été. Les fortes accumulations de neige en fin d'hiver dans la profonde roche de fond des étangs donnaient lieu à un important stockage initial de l'eau et à la durabilité saisonnière malgré des c'nditions climatiques variables et un substrat grossier, ce qui favorisait l'écoulement en-dessous de la surface. La connectivité à un cours d'eau drainant une zone plus élevée et un lit de neige tardif et fondant situé tout près a permis au petit étang de la moraine de maintenir des niveaux d'eau stables au cours des deux années. Les sols sableux typiques des étangs de la côte et du plateau favorisaient le suintement et la perte d'eau en-dessous de la surface, ce qui a mené à la dessiccation de ces étangs pendant les périodes sèches. Les pertes latérales d'eau de l'étang côtier étaient rehaussées par la présence d'une gélivure de pente descendante qui formait un gradient hydraulique prononcé dans l'étang. D'importantes chutes de neige initiales et une pluie considérable ont pour effet de maintenir les niveaux d'eau des étangs, mais pendant les années où les chutes de neige sont faibles et où les conditions sont sèches, les étangs sont susceptibles de disparaître à moins qu'il n'existe une gamme de liaisons hydrologiques fiables.


Baffin Bay narwhal population distribution and numbers : aerial surveys in the Canadian High Arctic, 2002-04   /   Richard, P.R.   Laake, J.L.   Hobbs, R.C.   Heide-Jørgensn, M.P.   Asselin, N.C.   Cleator, H.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 85-99, ill., maps
ASTIS record 69637
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Aerial surveys of narwhals (Monodon monoceros) were conducted in the Canadian High Arctic during the month of August from 2002 to 2004. The surveys covered the waters of Barrow Strait, Prince Regent Inlet, the Gulf of Boothia, Admiralty Inlet, Eclipse Sound, and the eastern coast of Baffin Island, using systematic sampling methods. Fiords were flown along a single transect down the middle. Near-surface population estimates increased by 1.9%- 8.7% when corrected for perception bias. The estimates were further increased by a factor of approximately 3, to account for individuals not seen because they were diving when the survey plane flew over (availability bias). These corrections resulted in estimates of 27 656 (SE = 14 939) for the Prince Regent and Gulf of Boothia area, 20 225 (SE = 7285) for the Eclipse Sound area, and 10 073 (SE = 3123) for the East Baffin Island fiord area. The estimate for the Admiralty Inlet area was 5362 (SE = 2681) but is thought to be biased. Surveys could not be done in other known areas of occupation, such as the waters of the Cumberland Peninsula of East Baffin, and channels farther west of the areas surveyed (Peel Sound, Viscount Melville Sound, Smith Sound and Jones Sound, and other channels of the Canadian Arctic archipelago). Despite these probable biases and the incomplete coverage, results of these surveys show that the summering range of narwhals in the Canadian High Arctic is vast. If narwhals are philopatric to their summering areas, as they appear to be, the total population of that range could number more than 60 000 animals. The largest numbers are in the western portion of their summer range, around Somerset Island, and also in the Eclipse Sound area. However, these survey estimates have large variances due to narwhal aggregation in some parts of the surveyed areas.

Des levés aériens ont été effectués dans l'Extrême arctique canadien dans le but de répertorier les populations de narvals (Monodon monoceros) et ce, du mois d'août 2002 à août 2004. Les levés, réalisés à l'aide de méthodes d'échantillonnage systémiques, visaient les eaux du détroit de Barrow, de l'inlet Prince-Régent, du golfe de Boothia, de l'inlet de l'Amirauté, du détroit d'Éclipse et de la côte est de l'île de Baffin. Les fiords ont été survolés le long d'un simple transect situé dans le milieu. Les estimations de population près de la surface augmentaient de 1,9 % à 8,7 % une fois redressées pour tenir compte du biais de perception. Par ailleurs, les estimations ont été de nouveau révisées à la hausse moyennant un facteur d'environ 3 afin de tenir compte des individus qui n'ont pas été vus parce qu'ils se mettaient à plonger en présence de l'avion effectuant les levés (biais de disponibilité). Ces redressements ont donné lieu à des estimations de 27 656 (SE = 14 939) pour la région de l'inlet Prince-Régent et du golfe de Boothia, de 20 225 (SE = 7 285) pour la région du détroit d'Éclipse et de 10 073 (SE = 3 123) pour la région du fiord de l'est de l'île de Baffin. Quand à l'inlet de l'Amirauté, l'estimation s'est chiffrée à 5 362 (SE = 2 681), mais l'on croit que cette estimation pourrait être biaisée. Des levés n'ont pas pu être effectués dans d'autres zones d'occupation connues, comme dans les eaux de la péninsule Cumberland dans l'est de Baffin de même que dans les chenaux plus à l'ouest des régions examinées (détroit de Peel, détroit du Vicomte de Melville, détroit de Smith, détroit de Jones et d'autres chenaux de l'archipel Arctique canadien). Malgré la possibilité que les données soient biaisées et que certaines zones n'aient pas été examinées, les résultats de ces levés montrent que la répartition d'été des narvals dans l'Extrême arctique canadien est vaste. Si les narvals sont philopatriques à leurs aires d'été, comme il semblerait être lecas, la population totale de ce parcours pourrait dépasser les 60 000 individus. Les plus grands nombres se trouvent dans la partie ouest de cette répartition, soit près de l'île Somerset et dans la région du détroit d'Éclipse. Cependant, les estimations découlant de ces levés ont de grandes variances en raison du regroupement des narvals dans certaines parties des régions visées par les levés.


Growth rate of an aquatic bryophyte (Warnstorfia fluitans (Hedw.) Loeske) from a High Arctic lake : effect of nutrient concentration   /   Riis, T.   Olesen, B.   Katborg, C.K.   Christoffersen, K.S.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 100-106, ill.
ASTIS record 69640
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The High Arctic is one of the regions most susceptible to climate change on a global scale. Increased temperature, precipitation, and cloud cover are anticipated in the region, with consequent increases in nutrient runoff to surface waters. Mosses are often the dominant submerged macrophyte in Arctic and High Arctic lakes. If the growth rate of mosses in these lakes is nutrient-limited, then production could increase with climate changes that result in higher nutrient concentrations. We conducted a laboratory study to 1) measure the growth response of Warnstorfia fluitans (Hedw.) Loeske from a High Arctic lake to nitrogen and phosphorus availability; and 2) determine whether growth rate was N- or P-limited by examining its relationship to internal P and N content. The growth rates of W. fluitans were generally low, ranging from 0.003 to 0.012/day. The growth rates increased with increasing plant P content, but not with increasing N content, indicating that moss growth was P-limited at low P availability in the experiment. Critical plant P concentration for maximum growth rate was 0.086% dry weight. This is the first time a critical P threshold has been calculated. The results imply that if climate changes result in increased P concentrations in surface waters, a higher production of moss could occur in High Arctic lakes.

L’Extrême arctique est l’une des régions du monde les plus susceptibles au changement climatique. La région devrait enregistrer des hausses de températures, de précipitations et de couvertures nuageuses, ce qui se traduira par des augmentations conséquentes d’écoulement des nutriments dans les eaux de surface. Dans les lacs de l’Arctique et de l’Extrême arctique, les mousses constituent souvent le macrophyte submergé prédominant. Si le taux de croissance des mousses de ces lacs est restreint par les nutriments, la production pourrait alors augmenter avec les changements climatiques qui donnent des concentrations de nutriments plus grandes. Nous avons réalisé une étude en laboratoire dans le but 1) de mesurer la réponse de croissance de Warnstorfia fluitans (Hedw.) Loeske d’un lac de l’Extrême arctique vis-à-vis de la disponibilité en azote et en phosphore; et 2) de déterminer si le taux de croissance était restreint par N ou par P en examinant sa relation par rapport à sa teneur interne en N et en P. Les taux de croissance de W. fluitans étaient généralement faibles, allant de 0,003 à 0,012/jour. Les taux de croissance augmentaient en même temps que la teneur en N des plantes augmentait, mais pas en même temps que la teneur en P augmentait, ce qui laisse entrevoir que la croissance des mousses était restreinte par P en fonction de la faible disponibilité en P dans le cadre de l’expérience. La concentration critique en P dans les végétaux donnant lieu à un taux de croissance maximal était de 0,086 % du poids sec. Il s’agit de la première fois qu’un seuil critique de P a été calculé. Les résultats laissent entendre que si des changements climatiques se traduisent par des concentrations accrues en P dans les eaux de surface, une plus grande production de mousse pourrait se produire dans les lacs de l’Extrême arctique.


Glaucous Gulls kleptoparasiting arctic foxes in Magdalenefjorden, NW Spitsbergen   /   Stempniewicz, L.   Iliszko, L.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 107-111, ill.
ASTIS record 69656
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Observations were made of glaucous gulls (Larus hyperboreus) stealing little auks (Alle alle) stored in a den by arctic foxes (Vulpes lagopus) in Magdalenefjorden, northwest Spitsbergen. Before stealing the spoil, the gulls observed and followed foxes transporting little auks hunted in a nearby colony. Skill in detecting and successfully taking over the food cached by arctic foxes may help glaucous gulls to survive critical periods of lowered prey availability and enhanced energy demands, such as the little auk incubation period, when the auks are well hidden in the nests and inaccessible for gulls feeding their own large nestlings. These observations are the first documented instances of the glaucous gulls kleptoparasiting arctic foxes and provide additional evidence of the complex nature of interactions occurring between these two opportunistic Arctic predators.

On a observé des goélands bourgmestres (Larus hyperboreus) en train de voler des mergules nains (Alle alle) qui avaient été placés dans une tanière par des renards arctiques (Vulpes lagopus) à Magdalenefjorden, dans le nord-ouest de Spitsbergen. Avant de voler les mergules, les goélands observaient les renards et les suivaient en train de transporter les mergules nains chassés dans une colonie située tout près. L'aptitude à détecter la nourriture cachée par les renards arctiques et à s'en accaparer pourrait aider les goélands bourgmestres à survivre pendant les périodes critiques où il y a peu de proies et où le besoin en énergie est plus grand, telle que la période d'incubation des mergules nains, soit lorsque les mergules sont bien cachés dans les nids et qu'ils ne sont pas accessibles aux goélands qui nourrissent leurs propres nichées d'envergure. Ces observations constituent les premiers cas documentés de goélands bourgmestres en train de faire du cleptoparasitisme chez le renard arctique, en plus de présenter des preuves supplémentaires de la nature complexe des interactions entre ces deux prédateurs opportunistes de l'Arctique.


Arnold James (Moose) Kerr (1921-2008)   /   Usher, P.J.   Brody, H.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 121-123, ill.
ASTIS record 69657
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Arnold James (Moose) Kerr died suddenly on 17 September 2008, in Ottawa, shortly after lunching with old colleagues from his days at the Department of Indian Affairs and Northern Development. He was 87. Those of us who knew Moose when he was Chief of the Northern Science Research Group will long remember his calm yet engaged manner. He would spend many hours talking with his staff, sharing experience and ideas. He had a unique ability to bring out the best in everyone around him. ... Moose completed his undergraduate degree ... and then enrolled in a master's program in anthropology at the University of Toronto. ... Needing to support his family, and hearing that teachers were needed, Moose earned a teaching certificate and found a job at the new federal day school in Aklavik. Being the only male teacher there, he was shortly named principal. He and his family lived in Aklavik for 12 years. The new school at Aklavik was part of a fundamental change in the Canadian North after the war, when the federal day schools began supplanting the residential school system run by religious orders. At the same time, the administration of public services was taken over from the RCMP by northern service officers. Moose, with his awareness of anthropology and strong beliefs in the need for social justice, was an ideal person to represent this shift from religious to secular education. ... These were, by his own account, the best years of his life. He maintained contact with the school long after he left, and he held on to the memory of those rich, intense times in the North when both the place and his role in that place made every kind of sense to him. He is remembered for his innovative approach to education, which incorporated local knowledge, culture, and language. Yet the great contribution Moose made to the understanding of the Canadian North came with his move to Ottawa to head what would become the Northern Science Research Group (NSRG) in the Department of Indian Affairs and Northern Development. The Research Group's mandate was to assist in the development of the Canadian North by collecting and disseminating technical and scientific information, to sponsor research on northern subjects, to encourage northern research by non-governmental agencies, and to coordinate the government's northern research. Because this mandate precluded research already assigned to other agencies (such as the Canadian Wildlife Service and the National Museum), the Research Group's central focus became social anthropology. ... Moose and his team shared a faith (more common then than now) in the possibility, and indeed the obligation, for government to implement honourable and equitable development in the Arctic. ... Everyone who worked in the North knew Moose Kerr. And everyone who knew him was warmed by his gentle and considerate personality, moved by his remarkable modesty, impressed by the depth of his understanding of the Arctic, and delighted by his reflections on the human condition. ... His contributions to Canadian scholarship and administration, as well as to education in Aklavik and beyond, were immense. ...


It's not just about bears : a problem-solving workshop on aboriginal peoples, polar bears, and human dignity   /   Clark, D.A.   Clark, S.G.   Dowsley, M.   Foote, L.   Jung, T.S.   Lemelin, R.H.
Arctic, v. 63, no. 1, Mar. 2010, p. 124-127, ill.
ASTIS record 69658
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Throughout the Arctic, the conservation of polar bears (Ursus maritimus), based on the goals and principles of the 1973 International Agreement for the Conservation of Polar Bears and Their Habitat, has long been considered a wildlife management success story (Fikkan et al., 1993; Prestrud and Stirling, 1994; Ross, 2000). Recently, however, a rapidly warming climate and accelerating social changes in the Arctic have raised increasingly difficult questions not only about conserving polar bears (e.g., Derocher et al., 2004), but also about the polar bear management system itself, particularly the roles of northern aboriginal peoples in making decisions about wildlife (Berkes et al., 2005; Tyrrell, 2006; Clark et al., 2008; Dowsley and Wenzel, 2008; Lemelin et al., 2008). Conserving polar bears has now become a complex and sometimes volatile issue with social, political, and ecological dimensions spanning a range of geographic and institutional scales. Multiple competing perspectives are expressed by different participants in a decision-making system that has become increasingly fragmented and symbolically charged by issues such as the 2008 listing of polar bears as Threatened under the U.S. Endangered Species Act. Human dignity is important for all people involved with or affected by wildlife management decisions, and it is a policy goal to be considered alongside biological conservation. However, this objective is especially important in the polar bear situation because of northern aboriginal peoples' subsistence needs and their historical identity as wildlife users (e.g., Keith et al., 2005; Freeman and Wenzel, 2006; Foote and Wenzel, 2009). Over the past three decades, aboriginal people in northern Canada have gained in general a greater measure of authority and control over natural resources through land-claim agreements. The co-management regimes resulting from those agreements have not only changed the distribution of power in wildlife management systems, but also introduced traditional ecological knowledge, alongside science, as a basis for decision making (Treseder et al., 1999; Armitage and Clark, 2005). In the case of polar bear management, these ongoing trends have led to successes (Brower et al., 2002; Johnson, 2002) as well as controversies (Tyrrell, 2006; Dowsley and Wenzel, 2008; Nirlungayuk and Lee, 2009). Further, different regions have had different experiences as their co-management systems evolved, and consequently one cannot say that any specific definition of a management problem - or indeed any specific proposed solution - holds across the entire range of polar bears in Canada, let alone worldwide. Similarly, appeals to simply substitute “top-down” management with a “grassroots” approach overlook not only the complexity of situations on the ground and the considerable strengths of the existing management system (Berkes et al., 2005), but also the real and diverse roles that aboriginal people have long been playing in polar bear conservation across the Canadian North. Clearly, as the challenges of conserving polar bears become increasingly complicated, there is an urgent need to build on the acknowledged successes and move beyond the divisive controversies. The overall goal of our project was to facilitate the development of polar bear conservation policies that are adaptive, cognizant of biophysical and social realities in the North, and broadly supported by the people they affect. The approach to achieving that goal was pragmatic: to engage northern institutions in collaborative assessment of polar bear conservation policy processes and to build project participants' individual and collective capacities to create informed, reasonable, and justifiable policies that are informed and respectful of differing perspectives. ...


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